08/10/2014

Nouveau recteur pour l'uni: à quel jeu jouent les autorités pour écarter le candidat canadien ?

Dans son suivi de la nomination du nouveau recteur, la Tribune précise que le prof. Vinet - tiens, le nom du grand réformateur vaudois - a renoncé à se présenter à cause de son âge (61 ans) qui l'empêcherait de se présenter pour un second mandat - qu'en a -t-il été pour l'actuel recteur Vassalli ? - et pour des raisons liées à sa caisse de pension. Or, ces deux "raisons" ne sont que des prétextes. Il serait intéressant de savoir qui les lui a fait gober.

En tant qu'auteur des amendements de la loi sur l'université permettant de rester au delà de 65 ans et d'obtenir des rachats pour sa caisse de pension, sans même évoquer des compléments salariaux pour des cas exceptionnels, je peux affirmer qu'il suffisait de peu de bonne volonté pour expliquer au candidat canadien que les raisons qu'on lui a données n'étaient que des prétextes qui ont servi à l'écarter.

A quel jeu jouent nos autorités ? Sinon à fermer le champ du possible.

Au surplus, contrairement à ce que j'écrivais hier, je ne suis pas certain que les nettoyeurs puissent être élus à l'Assemblée de l'université pour raisons de responsabilité exercée par un autre département, une situation qui durera aussi longtemps que l'uni ne sera pas propriétaire de ses bâtiments. En revanche, les "petits" électriciens et autres cols bleus peuvent y donner de la voix et voter pour le futur doyen. Acceptable, même pour qui n'est pas maniaquement élitiste ?

Deux précisions pour terminer.

Contrairement à ce que j'écrivais dans ma dernière note, je ne suis pas certain que des nettoyeurs puissent être élus à l'Assemblée de l'université, pour des raisons de partage des compétences entre départements de l'Etat. Raisons pour donner cette compétence en transférant à l'uni la propriété des bâtiments qu'elle occupe, pour en faire des propriétaires comme les TPG et les SIG. Mais peut-on admettre des de "petits" techniciens et autres cols bleus participent à l'élection du recteur, quel que soit le nombre de leurs voix ? A ce degré d'égalitarisme, on se pose des questions. Encore plus quand on étudie la participation desdits corps, de groupes voire de groupuscules aux élections internes qui adorent les listes uniques, surtout du côté des étudiants (CUAE) où l'on adore les monopoles...  

D'autre part, deux chaires de théologie genevoises vont être financées par des fonds privés. Ce qui permettra à l'uni de Neuchâtel de se passer de son historique faculté de théologie. Et d'accepter encore plus son statut d'université non généraliste.

 

00:50 Publié dans Culture, Formation, Genève, Politique, Science, Société - People, Université | Tags : uni, genève | Lien permanent | Commentaires (17) | |  Facebook | | | |

07/10/2014

Conseil de gourmet: lire Gabriel Aubert (et pas seulement l'écouter)

A qui a envie d'en savoir plus sur les intrigues internes à l'université concernant le choix de son prochain recteur, la lecture du dernier chapitre de l'ouvrage partiellement critique, "Regards sur l'Université de Genève" (Slatkine, 2009) opportunément intitulé, à propos du choix du recteur, "Qu'il soit élu par bon accord de tous", mais surtout avec le conseil cardinal "Que le recteur soit pris de la compagnie des ministres et professeurs", sous le titre plus général de "Conversation drolatique entre Jean Calvin et Théodore de Bèze" - qui fait un peu penser aux interviews presqu'imaginaires du Canard enchainé - qu'on me pardonne cette comparaison hardie sinon indécente, est vivement recommandée. Rien ne vaut de méditer les leçons du passé, surtout quand elles sont glorieuses.

Cet ouvrage fait de contributions réunies par le professeur Gabriel Aubert à l'occasion du 450ème anniversaire de la Maison qui en a assuré l'édition et la diffusion - mais ne vaut-il pas mieux un ouvrage critique qu'un autre qui ne vint jamais ?... - permettra de mieux comprendre les causes de la mauvaise gouvernance à la tête de l'alma mater.

Après 4 recteurs dont les règles de désignation ont dérogé à celles fixées en 1559 et qui ont fonctionné jusqu'en 1995, soit pendant 436 ans - "et pourquoi?", demande ingénument Calvin, - parce qu'une conseillère d'Etat voulait un recteur fort, lui répond Bèze,  et qu'elle était sûre (elle était souvent sûre) d'avoir trouvé l'oiseau rare" avant les nominations des recteurs Boum-Boum (Fulpius), Legris (Bourquin), Narcisse (Hurst), le premier de l'histoire de l'uni de Genève acculé à démissionner, et l'actuel Hodiernus (Vassalli). précédé de Cincinnatus (Weber), sur lesquels le prof. Aubert ne tire pas à vue, contrairement à son analyse de l'action d'une ancienne conseillère d'Etat (Brunschwig, libérale), contrastant avec celle de son pré-prédécesseur (Chavanne, socialiste) comme celle de son successeur direct (Beer, socialiste). Au passage, y a-t-il, au regard de l'histoire, pire jugement que l'oubli réservé par le prof. Aubert à un discret mélomane PDC (Föllmi), pire encore que les oublis de la R'vue...  

Alors que l'élection du prochain recteur est à bout touchant (le 29 octobre 2014 et d'ici à janvier 2015 au plus tard, pour une entrée en fonction prévue pour le 15 juillet 2015), qu'un candidat extérieur de très bonne qualité, ancien recteur d'une université montréalaise de pointe - Mc Gill - s'est retiré dans la plus absolue discrétion, ce qu'on regrettera, que restent en lice un vice-recteur patient, habile, mais du sérail et de qualité - auquel vont les faveurs de la cote et les miennes, si j'ose m'exprimer ès qualités d'ancien enseignant aujourd'hui retraité d'une institution à laquelle j'ai donné, peu ou prou, 40 ans de ma vie - et un ancien doyen (de qualité) de la faculté de droit, l'Assemblée de l'université où même les nettoyeurs ont leur mot à dire - si au moins elle était propre à l'intérieur... Parler de corporatisme, comme la Tribune du 4 octobre tient de la litote, c'est de l'autisme pur et simple !

Sans revenir sur l'excellent dossier consacré à ce choix, voici la liste des défis auquel sera confronté le lauréat de l'une des meilleures universités du monde (top 100 sur 20 000):

  • ne pas se laisser distancer, voire améliorer sa position, quelles que soient les critiques que méritent ces rankings;
  • s'assurer de la solidité de ses financements tout en en recherchant de nouveaux, sans snober le secteur financier, comme a réussi la gageure de le faire le présent recteur, ni le dépôt de brevet
  • conserver son ouverture européenne et internationale, en souhaitant que les étudiants s'engagent par leur votes davantage pour des défis politiques - eussent-ils tous voté non le 9 février plutôt que de geindre par la suite ! - que pour des fêtes sans lendemain offertes par un rectorat spécialiste du panem et circenses (du pain et des jeux);
  • à défaut d'argent, se résoudre, au nom de l'excellence, à faire des choix douloureux en préservant les meilleures branches - sciences et médecine, voire lettres et droit, et qui sait, HEC rebaptisée, en sachant que les facultés et centres délestés des charges de recherche coûtent peu, sinon (peut-être) à court terme à l'assurance-chômage, mais rapportent encore moins;
  • améliorer la qualité de l'enseignement, grâce notamment aux cours en ligne;
  • se positionner face à la concurrence des HES qui montent par bonheur en puissance;
  • ne pas oublier que l'uni, c'est près de 17 000 étudiants et de 4 300 collaborateurs, un budget de 750 millions dont 325 pour la canton. Lui demander neuf millions d'économies, c'est à peine plus d'un pour-cent d'effort. Ce qui reste dans la marge d'erreur, aurait dit mon prof. de statistique... mais qui change du toujours plus des enfants gâtés par la permissivité et l'absence de rigueur de la FPSE !

 

 

 

 

12/09/2014

Génocides : une solution grâce à l'élégance neuchâteloise ?

Devenu lundi 8 septembre 2014 le lauréat de la Fondation pour Genève, le président de la Confédération M. Didier Burkhalter a non seulement offert aux personnes venues lui rendre l'hommage que mérite cet exceptionnel politicien suisse la preuve de son sens politique hors pair, il a aussi proposé une esquisse de solution à un problème qui empoisonne les relations entre la Suisse, la Turquie, l'Arménie, l'Azerbaïdjan et l'ONU,

Il s'agit de l'érection d'un mémorial dans le cadre du parc de l'Ariana qui jouxte celui de l'ONU pour rappeler aux générations futures la mémoire des terribles persécutions infligées à l'un des plus vieux peuples chrétiens établis dans le Caucase le génocide arménien qui célèbrera son premier centenaire en 2015.

En proposant "un monument universel pour toutes les victimes, tous les génocides", son humanisme se référant "aux droits des victimes, aux devoirs des États" ne connaît ni frontières dans l'espace, ni limites dans le temps. La proposition semble avoir été favorablement accueillie du côté de l'ONU puisqu'un concours de projets est annoncé.

Peut-on modestement se permettre de proposer à chaque peuple concerné de réfléchir à cette suggestion dont l'aspect universel et intemporel est à coup sûr l'atout fondamental ?

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Bannissement et incohérence

Pour la première fois de ma vie de blogueur de la Tribune, après 259 notes, j'ai décidé d'une mesure de bannissement à l'égard d'une personne dont je connais l'identité. Donc pas contre un de ses trolls honteux qui se cachent derrière des pseudos. Ce qu'à ce jour je considérais comme la pire des lâchetés !

Quel crime a donc commis "mon" banni ? Tout simplement celui de délation. Donner le nom de famille d'un autre de mes correspondants et en attribuer un faux à un troisième relève pour moi d'une drôle de perversion. Alors loin du bal !

Avis aux amateurs. Je ne suis pas un justicier de l'Ouest, mais les mœurs de Venise qui envoyait aux Plombs les victimes de la Buca delle denunzie" appartiennent, comme les tondues de la Libération, à des temps de passion et pas de raison.

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07/09/2014

Voile et cerceau: inégalité de traitement !

Oskar (Freysinger) a raison, mais il joue (pour une fois) petit bras.

Alors que l'administration fédérale admet pour le moment des photos passeport de femmes portant le voile, au nom de la liberté de religion, elle refuse le port d'un bandeau ou d'un serre-tête voire d'une casquette, dite couvre-chef. Au nom de quoi, on se le demande ?

On en trouve la démonstration dans 20 Minutes du 6 septembre 2014, p.6, en bas à gauche.

Alors Oskar, améliore ta Motion ! Fais autoriser les bandeaux qui ne cachent pas le visage.

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30/08/2014

Secret exagéré des débats parlementaires: effets pervers entre liberté d'opinion et liberté de la presse, il faut choisir

Organisée cette année à Genève par la société suisse pour les questions parlementaires, en collaboration avec notre Grand Conseil, une réunion était consacrée à "parlement et medias: des compagnons de route en opposition".

Siégeant sous la présidente experte du Prof. Andreas Auer, "exilé" pour diverses raisons de notre Alma Mater en terres alémaniques, entouré d'une brochette de spécialistes, du Prof. Saxer, de Zurich, au Prof. Cottier, de Neuchâtel et du Tessin (USI), en passant par une passionaria de la défense du secret des débats en commission parlementaire, Maria Bernasconi Roth, et un docteur en droit, journaliste au Temps, Denis Masmejean, n'hésitant pas à commencer son intervention par la maxime juridique latine: "Et audiatur altera pars" (que l'autre partie soit (aussi) écoutée), une discussion passionnante put suivre, nourrie de l'expérience de dizaines de députés venus de toute la Suisse comme de Berne.

Elle permit de nuancer quelque peu l'opposition théorique initiale et de déboucher sur certaines pistes pragmatiques permettant d'arrondir les angles dans le futur. Pour autant que les parlementaires cantonaux surtout acceptent d'entrer en matière, dans le respect des normes supérieures du droit, dont celles que fixe la Cour européenne des droits de l'homme (CEDH). Espérons que la Suisse ne s'en affranchisse pas, pour d'autres raisons...

Etat de la situation. En acceptant de siéger dans un Parlement, un député ou même un conseiller municipal s'engage à respecter certaines règles. Dont celle du respect absolu du contenu des débats en commission. Un point particulièrement essentiel dans certaines commissions, par exemple celles chargées de surveiller la gestion de l'Etat. Maria Bernasconi la préside à Berne. J'y siège modestement à Genève. Nous avons le privilège d'y entendre des collaborateurs de l'Etat qui doivent avoir l'assurance que leurs propos ne franchiront pas nos murs. Sauf à leur donner des raisons de celer des parts de la réalité.

De l'autre côté du mur - une métaphore - les médias protégés par le secret des sources, au nom justifié de la protection de la liberté de la presse, une conquête libérale difficile du XIXème siècle qui n'a pas encore gagné la partie sur notre planète. En Suisse, tant la CEDH que la Constitution fédérale et celles des cantons sont des remparts indestructibles.

Il en va de même à l'étranger. Et Denis Masmejean de donner quelques exemples particulièrement indiscutables de non respect du secret par les médias, pour des raisons morales, où les contrevenants furent approuvés tant par la CEDH que par la très chatouilleuse Cour suprême américaine, avant de faire un intéressant distinguo entre règles légitimes et acceptées par les élus, en prêtant serment, et intérêt public pour les médias d'informer leur lectorat. Ou ce qui en reste.

Quelques précautions s'imposent toutefois, comme un menu à trois plats.

A commencer par un minimum de raison dans l'appellation "confidentiel" ou "secret", un "Stempel" qui attire l'attention sur ce qui, plus souvent que parfois, ne le mérite pas. Trop de secret tue le secret. Souvenons-nous en ! En outre, raison garder, en pensant en particulier au caractère éphémère de l'information. Toutes les commissions ne surveillent pas la gestion de l'Etat. Le discernement ne doit pas être interdit.

A suivre par la possibilité théorique mais néanmoins réelle que la liberté d'expression ne déclenche pas un cercle vicieux sur les prises de parole des témoins entendus en commission, tentés de surjouer leur rôle, sous réserve d'un examen de la véracité de leurs propos. Avec des conséquences à l'appui.

A finir par des communicationspubliques sur l'ordre du jour des commissions, pour désamorcer une attente fébrile des médias ou au contraire la satisfaire, même partiellement.

Restera à vérifier dans le futur la place prise par les médias "asociaux". Et à pacifier - même marginalement - l'opposition entre Parlements et médias.

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24/08/2014

Le bourreau islamiste du journaliste a un (premier) nom, selon The Sunday Times

Selon le MI5 et le MI6 britannique, que mentionnent le Sunday Times de ce jour, le bourreau du journaliste américain n'est pas un pauvre, mais vient d'un quartier où ses parents habitent dans une maison valant un million de livres !

"While sources gave no details of the man they have identified, a key suspect is Abdel-Majed Abdel Bary, 23, who left his family’s £1m home in Maida Vale, west London, last year. He recently tweeted a picture of himself holding up a severed head".

Prudence, prudence, face aux théories qui mettent en cause la pauvreté. Un an à peine après le meurtre d'un soldat anglais en pleine rue. Où est le respect de nos valeurs ?

A propos, l'assassin albanais pour crime d'honneur qui a mis en oeuvre les principes barbares du "kanoun"
peut-il être considéré comme intégré à la société suisse ?

On peut toutefois faire preuve d'un chouïa d'optimisme humaniste quand on lit la condamnation des exécutions publiques de membres du Fatah à Gaza. Toujours dans le Sunday Times de ce 23 septembre 2014.

http://www.thesundaytimes.co.uk/sto/news/article1450765.ece.

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Une solution pour stopper toute victime à Gaza ?

Alors que tant de monde se préoccupe - à juste titre - des morts causés par l'extrémisme du Hamas, une organisation terroriste aux yeux de l'Egypte et de la Jordanie aussi, une proposition venant d'un important journaliste israélien mérite un minimum d'attention: il s'agit ni plus ni moins que de stopper la fourniture d'électricité à Gaza !

http://www.al-monitor.com/pulse/originals/2014/08/israel-hamas-deterrence-disconnect-gaza-strip-electricity.html?utm_source=Al-Monitor+Newsletter+%5BEnglish%5D&utm_campaign=bc2ac65823-August_22_2014&utm_medium=email&utm_term=0_28264b27a0-bc2ac65823-93112925

Certes, la question de la conformité avec le droit international se pose, mais celle de la survie d'Israël aussi. Aux grandes causes, les grands moyens, si possible sans armes. Un peu dans la tradition de Gandhi.

Et puis, pour qui, dont les lecteurs de la Tribune, veut se faire une image correcte du nombre de victimes dans la guerre (de l'information) en cours, je ne peux que recommander la lecture du (long) article qui suit de la revue Forbes. Il remet les pendules à l'heure. Notamment celles du New York Times, naguère présenté comme reflétant le lobby juif outre-Atlantique.

http://www.forbes.com/sites/richardbehar/2014/08/21/the-media-intifada-bad-math-ugly-truths-about-new-york-times-in-israel-hamas-war/

Pour sa (mal)chance, la presse suisse n'est pas citée ! C'est vrai qu'elle préfère se ranger de manière acritique derrière Geri Müller (!) ou Carlo Sommaruga.

Pierre Weiss
président de l'Association Suisse - Israël, section de Genève

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20/08/2014

Les barbares de l'EI et le Hamas ont coupé les ponts avec la civilisation

Ce 20 août 2014, des esprits fanatisés coupent la tête d'un premier journaliste dans le ¨califat ¨de l'EI syro-irakien (qui vise aussi l'Espagne et la France jusqu'à Poitiers, la Grèce et la Sicile) parce qu'américain, dans un conflit menaçant de supprimer de cette partie du monde non seulement les minorités chrétiennes, qui y vivent depuis près de 2000 ans, mais aussi cette minorité yézidie qui y compte quasi 6000 ans de présence et dont la terre entière a appris l'existence et la fragilité cet été. Un autre journaliste américain est menacé du même sort. On en viendrait à soutenir El-Assad, un comble !

A Genève, un esprit dérangé et haineux compare devant la Grande Synagogue Hitler à Netanyahu. Voici un pas supplémentaire vers l'abjection: certains comparent Gaza à une prison, personne à Auschwitz-Birkenau ! Raison de plus d'aller manifester notre soutien à la Communauté juive ce samedi matin à la Grande Synagogue.

Demain, peut-être, le Hamas tirera ses missiles sur des avions souhaitant atterrir sur l'aéroport Ben Gourion de Tel-Aviv. Comme si le drame du jet de Malaysia Air en Ukraine n'était pas suffisant ! Pourtant, il avait soulevé une large indignation, quelle qu'en aient été les tireurs responsables, russes ou ukrainiens.

Pendant ce temps, les premiers témoignages de la barbarie du Hamas font surface. Pour qui veut les entendre. Ca a commencé avec les civils - la moitié des 2000 morts palestiniens de l'opération ¨bordure protectriceë
s. dont des enfants, utilisés comme boucliers humains. Un fait désormais documenté et expliqué avec cynisme et pragmatisme par la configuration urbaine de la ville de Gaza. Nécessité fait loi, en quelque sorte.

Ainsi, après avoir admis sur la TV libanaise Al-Mayadeen, par la bouche de la responsable du ministère des informations étrangères du Hamas, Isra Al-Mudallal, intimider la presse étrangère pour qu'elle ne soit pas trop curieuse des points de lancement de ses missiles (600 rockettes sur 3300 tirées sur Israël depuis des zones résidentielles, y compris depuis des écoles et des mosquées, selon des sources israéliennes): ¨ce que ces journalistes faisaient était immoral, tout sauf du journalisme professionnel¨, il semblerait, selon les agences AP et Fox News, que plus de 160 enfants soient morts ces 2 dernières années en étant obligés de creuser les tunnels dirigés contre Israël. Sans compter ceux qui ont été exécutés pour ne pas révéler l'emplacement de ces tunnels. Dire que certains osent s'en plaindre, par lettre anonyme !

Certes, il ne s'agit là que d'opinions encore minoritaires, mais la force propagandiste du Hamas dans son ¨émirat¨ commence paradoxalement à montrer ses limites. Malgré sa montée en puissance en Occident.

A la fin, l'esprit de liberté finira par prévaloir. D'ici là, combien de morts du Hamas faudra-t-il pour que l'opinion publique occidentale ouvre les yeux ?

Et y a-t-il vraiment une différence de nature entre l'EI et le Hamas ? Dans les deux cas, les dictateurs des consciences et des âmes roulent les mécaniques. Et les humains meurent. Des deux côtés.

Dernière révélation: un sheik du Hamas, Saleh al-Aruri, reconnait la responsabilité de son mouvement dans l'assassinat des trois adolescents d'Hebron, l'étincelle qui a embrasé le ciel de Gaza cet été. http://www.i24news.tv/fr/mobile#content/40907. Voilà qui déconsidère pas mal d'¨idiots utiles¨ à Genève.

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06/06/2014

Que sont devenus les jeunes jihadistes genevois ?

 

L’actualité récente montre que le drame se joue des frontières et peut forcer notre porte. De Toulouse à Bruxelles, on a ainsi vu de jeunes jihadistes fanatisés tuer des innocents sans la moindre hésitation.

Or l’on sait qu’il y a aussi des jihadistes suisses qui opèrent par dizaines au Moyen-Orient. Combien parmi eux sont Genevois ? Le contrôle de la Police s’exerce-t-il sur eux à l’aune de ce que l’on a appris des publications proposées sur des stands, autorisés par la Ville, tenus par des représentants du groupe salafiste Ansar Al-Charia sur la Place du Molard, selon le quotidien « 20 Minutes » du 4 juin 2014 ? 

 

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27/03/2014

voile islamique à l'école: l'UDC valaisanne persiste et fait signer

Il fallait s'y attendre. Quand on refoule dans le silence parlementaire un non-problème, aux yeux d'une petite majorité d'élus du Grand Conseil valaisan (63 non, 56 oui, 4 abstentions), il rentre par la grande porte, avec mille fois plus de bruit.

En annonçant ce 27 mars 2014 le lancement d'une initiative populaire cantonale, l'UDC valaisanne fait ce qu'elle avait annoncé depuis la publication de l'Arrêt du Tribunal fédéral du 11 juillet 2013 concernant la commune thurgovienne de Bürglen (http://www.humanrights.ch/fr/Suisse/interieure/Groupes/Culturel/idart_10481-content.html). En cause, sur le plan formel, l'absence de base légale cantonale qui empêche l'édiction de dispositions réglementaires permettant à une école d'interdire à des élèves le port du voile dit "islamique".

Sans vouloir m'immiscer dans la discussion valaisanne, je ne saurais toutefois trop conseiller à ce stade aux initiants de réfléchir au risque d'invalidation par le Tribunal fédéral de leur texte au motif d'une discrimination entre les différentes traditions religieuses qui ont imprégné ce pays, du christianisme au judaïsme en passant dorénavant par l'islam, pour cause d'inégalité de traitement.

Pour l'heure, après avoir en effet échoué à la mi-mars 2014 à interdire le port de voile islamique dans les écoles valaisannes, par le biais d'une motion (même transformée en postulat), l'UDC valaisanne vient de décider du lancement d'une initiative populaire qui permettra aux citoyens du Vieux Pays de se prononcer sur la pertinence d'une disposition voulant que les élèves aillent "têtes nues dans les écoles".

Il reste notamment à analyser le texte précis de cette initiative - le diable étant dans le détail... - et son exposé des motifs. Pour l'heure le député Jeaan-Luc Ador a indiqué à la RSR (journal de 7 heures http://download-audio.rts.ch/la-1ere/programmes/le-journal-du-matin/2014/le-journal-du-matin_20140327_standard_le-journal-de-7h_9091e66a-449a-4696-9e73-d4e382f68cd5-128k.mp3) son souci de lutter contre l'islamisation (de la Suisse ?) et pour la préservation des valeurs chrétiennes (du Valais), un canton qui ne connait pas de séparation entre Eglise et Etat, contrairement à Genève et Neuchâtel, ni a fortiori d'école laïque.

Les choses se déroulent comme cela avait été prévu (voir les notes publiées ici même en été 2013 - pierreweiss.blog.tdg.ch). A savoir qu'une discussion parlementaire aurait été préférable à une dispute populaire, reprenant un argument développé par le professeur Grisel.

Gageons, en première approximation, que le corps électoral des deux côtés de la Raspille va signer d'abondance cette occasion de donner son avis sur un problème de société plus que d'école, et que le succès populaire sera au rendez-vous. Dans quelle ampleur? Il n'est pas exclu que le score tessinois pour l'interdiction de la burka dans l'espace public soit atteint, sinon dépassé.

Rappelons qu'il y a 26 cantons en Suisse, et que d'autres pourraient aspirer à un succès aussi facile à atteindre. A cet égard, signalons que le Grand Conseil genevois a déjà été saisi d'un projet de loi analogue déposé par l'UDC dont on peut parier qu'il sera refusé en séance plénière, après l'avoir déjà été en commission (http://www.ge.ch/grandconseil/data/texte/PL11266.pdf).

Reste avant cela à débattre en plénière d'un texte "angélique" dû au député de l'ancien président du Grand Conseil Guy Mettan "Pour un code de bonne conduite des religions à Genève" (http://www.ge.ch/grandconseil/data/texte/M02162.pdf), d'ores et déjà inscrit en position 192/242 à son ordre du jour de cette présente session du 27 mars 2014.

Mais tôt ou tard, le peuple genevois, à la réputation bavarde, risque de s'exprimer. Quelle que soit l'opinion des partis.

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25/01/2014

Quel est le ranking de l’Uni de Genève sur le plan de la sécurité ?

L’université de Genève se flatte à juste titre de sa position dans les classements internationaux que l’on pourrait immodestement qualifier de spectaculaire, notamment pour ses facultés les meilleures (médecine et sciences). Ceux-là ne portent heureusement que sur l’essentiel, singulièrement la qualité de l’enseignement, la recherche et la renommée scientifique de notre alma mater.
En revanche, personne n’a eu par bonheur l’idée d’un classement des universités sous l’angle de la propreté ou, pire, de la sécurité. Y compris par faculté. Or il s’agit là aussi d’une condition-cadre de la formation.
Il n’est ainsi pas rare de voir dans les bibliothèques des étudiants à la recherche de leurs ordinateurs portables (sans exclure que les voleurs ne soient d’autres étudiants !), des clochards faire les poubelles à Uni-Mail, voire des hôtes d’une nuit seulement, espérons-le, plier leur matelas à Uni-Bastions, sitôt les portes ouvertes. Au fond, il y a confusion entre université et hall de gare, voire cour des miracles. Cet état de fait n’est pas sans conséquence non plus sur l’état des sanitaires.
Or les étudiants, le personnel administratif et les enseignants sont désormais tous dotés d’une carte électronique. Les portes des classes pourraient être fermées électroniquement. Celles des bâtiments principaux aussi, et ne s’ouvrir que pour eux. Comme à Harvard.
Y a-t-il un plan des autorités universitaires pour sécuriser les bâtiments, à l’image de ce qu’offrent les meilleures universités ? Et si oui, quel est-il et quel en est le coût ? A noter que des dépenses supplémentaires pour la sécurité pourraient réduire le budget affecté au nettoyage !
Plus généralement, de quelle façon le DIP se préoccupe-t-il de cette question pour les HES et autres établissements dont il a la responsabilité ?
Et pendant ce temps, sur un site web, des étudiants lancent une pétition pour s’inquiéter de la dégradation du bâtiment Bastions (« 20 Minutes » du 20 janvier 2014, p. 5).
On notera avec malice que le classement évoqué pourrait montrer une corrélation significative entre les meilleures facultés sur le plan académique et la sécurité et la propreté qui y règnent. Resterait à trouver la variable explicative : un recrutement différentiel des étudiants, peut-être. Ou des professeurs…

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23/01/2014

L’onde verte sur les pénétrantes de la Ville de Genève se cacherait-elle sous le tsunami vert aux dernières élections ?

 Dans son numéro de novembre 2013, TCS Genève consacre son toujours intéressant dossier du mois (pp. 10-13) aux questions de l’onde verte. Il en résume les enjeux en affirmant : « les feux de circulation hachent le trafic. Cela cause énervement et hausse de la consommation de  carburant et de la pollution ».

Qui revient de Buenos-Aires (3 millions d’habitants) ou de Santiago du Chili (5 millions d’habitants) ne peut qu’être frappé par l’existence et les bienfaits de l’onde verte dans ces métropoles, corroborée par les conversations avec les chauffeurs de bus ou de taxi, et son inexistence à Genève, au nom de mille prétextes et d’interventions humaines volontaires qui l’ont fait disparaître et en empêchent le retour.

Sans nullement vouloir proposer un déplacement outre-Atlantique de la Direction générale de la mobilité, pour apprendre que « it takes two to tango » (il faut être deux pour danser le tango), comme disent les anglo-saxons, ou pour gouter aux délices du pisco…, cette question veut aller un pas plus loin que la motion MCG (déposée en août 2012 et acceptée par le Grand Conseil) « Pour un retour aux ondes vertes ».  

Il s’agit en d’autres termes de revenir à l’onde verte, même modérante (cf. « la double priorité de l’onde verte », p. 11), et d’abandonner « l’onde rouge » chère aux Verts genevois et aux experts qui, à ce jour, mettent encore en œuvre leurs principes d’immobilité. Une onde rouge à fréquences multiples qui régit la circulation à Genève, notamment sur la route de Chancy que connaissent bien les Soraliens.  

La question dédoublée vaut essentiellement pour les pénétrantes du centre-ville, et non pour celui-ci, et a fortiori encore moins pour l’hyper-centre. Elle est simple :

-          Dans quel délai le nouveau Conseil d’Etat entend-il revenir à l’onde verte et abandonner l’onde rouge nuisible à l’environnement ?

-          Quelle réponse donne-t-il plus largement aux conclusions du TCS (« L’avis du TCS : peut mieux faire !) (p. 13, « Autres voies »).

 Merci d’avance à l’exécutif pour sa double réponse.

Que notre exécutif me permette d’ajouter que le prétexte de la saturation du centre ne vaut pas pipette, ce qui est l’excuse traditionnelle des anti-voitures qui ont réussi à réduire à l’excès la voirie urbaine (cf. la rue de l’Ecole-de-Médecine et sa double file pour vélos !).

Sauf à prétendre que Buenos Aires et Santiago seraient des villes où ne circuleraient que des gauchos en poncho sur leurs caballos...     

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29/11/2013

Ignorance de la norme pénale sur l'antisémitisme

Sauf s'il ignore le sujet, Jean-François Mabut se trompe en écrivant que "Le fait que quelques élus genevois excités titillent à l'occasion les veilleurs locaux de l'antisémitisme n'a pas valeur de référence. La Licra fait son boulot, elle n'a pas vocation à imposer sa pensée à toute la société".

La Licra n'impose pas sa pensée à toute la société. Elle demande simplement que la loi soit respectée par les membres de la société. Notamment l'article 261 bis du code pénal sur l'antisémitisme. Mais il est vrai que certains en contestent l'existence.

Faut-il désormais penser que Monsieur Mabut en fait partie ?

Pour ceux qui ignorent notre droit, la voici:

Antisémitisme

Article 261 bis du Code Pénal Suisse:

- Celui qui, publiquement, aura incité à la haine ou à la discrimination envers une personne ou un groupe de personnes en raison de leur appartenance raciale, ethnique ou religieuse ;

- celui qui, publiquement, aura propagé une idéologie visant à rabaisser ou à dénigrer de façon systématique les membres d'une race, d'une ethnie ou d'une religion ;

- celui qui, dans le même dessein, aura organisé ou encouragé des actions de propagande ou y aura pris part ;

- celui qui aura publiquement, par la parole, l'écriture, l'image, le geste, par des voies de fait ou de toute autre manière, abaissé ou discriminé d'une façon qui porte atteinte à la dignité humaine une personne ou un groupe de personnes en raison de leur race, de leur appartenance ethnique ou de leur religion ou qui, pour la même raison, niera, minimisera grossièrement ou cherchera à justifier un génocide ou d'autres crimes contre l'humanité ;

- celui qui aura refusé à une personne ou à un groupe de personnes, en raison de leur appartenance raciale, ethnique ou religieuse, une prestation destinée à l'usage public, sera puni de l'emprisonnement ou de l'amende.

À bon lecteur !

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27/11/2013

Réponse à Jean-François Mabut qui a des problèmes d'ouïe et ne distingue pas la voie (sic !) du patronat et la voix de la LICRA

Voici ma réaction suscitée par la dernière note du blog Vu du Salève.

Cher Jean - Francois Mabut,

C'est vous qui avez un problème de géométrie où tout se confond à l'infini. Tout n'est pas dans tout. Mais en ajoutant encore la question de ma lutte pour un budget équilibré l'an passé, les mauvais résultats du PLR et le fait que j'habite Soral, vous le donnez à penser.

Vous connaissant, je n'ose penser que vous soutenez ou tolérez les propos du MCG.. Ni que vous voulez discréditer mon action de gardien de l'antiracisme, où je suis fidèle à ma mission. Je vous laisse la liberté évidemment d'avoir une appréciation différente que la mienne de la prose du MCG, mais vous noterez que je n'ai nulle part cité M. Stauffer.

J'agis en tant que président de la Licra Genève face à M. Rappaz. Et je ne dépose pas une plainte pénale contre le MCG. Vous feriez mieux de me contacter avant d'écrire n'importe quoi.

Je vous demande formellement de changer dès réception de cette réaction votre titre.dans la mesure où ces questions ne sont en rien liées à mes activités professionnelles. Souhaitez-vous un monde d'hommes unidimensionnels, sans activités associatives publiques, sans réaction face à des propos inqualifiables ? Vous êtes bien mal placé pour ce faire, en écrivant du pied du Salève en plus de votre autre blog professionnel.

Je m'étonne au passage de ne pas vous voir vous insurger contre les propos de M. Menoud sur FB qui évoque la carbonisation d'Israel.

Quant à mes prétendues erreurs de mon édito d'Entreprise romande, je signale à l'expert Mabut que ne pas avoir mentionné le rôle du tunnel du Mont Cenis pour transporter le fret n'est pas une erreur. Et que la question d'une ligne ferroviaire rapide sur le plateau sera un point sur lequel je me prononcerai en rapport avec le vote sur le fonds ferroviaire.

À disposition pour en parler, une tasse de tisane à la main qui soigne aussi les yeux !

Pierre Weiss
Député, président de Suisse-Israel, président de la LiCRA, habitant de Soral, directeur à la FER et convalescent.




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22/11/2013

Corridors ferroviaires : La Suisse a quasi terminé. L’UE s’y met enfin !

Les travaux européens des Hercules ferroviaires arrivent quasiment à leur terme en Suisse. Ils ne font que débuter dans l’Union européenne, et notamment entre la France et l’Italie qui ont ratifié le 20.11. 2013 un Accord historique (Le Figaro) pour la construction à l’horizon 2028 (décidée en 2001 !) d’un tunnel ferroviaire à 26 milliards d’euros reliant Lyon à Turin.

Intégrés les uns aux autres, ils donneront à l’Europe de 2050 un espace commun d’infrastructures de transport. Et l’UE d’engager ses membres pour une dépense de 250 milliards d’euros pour la période 2014-2020, demain ! Un espace dont elle aura besoin pour s’affirmer face à ses concurrents, de la Chine, tissant sur son empire un réseau de TGV, à l’Amérique centrale, rêvant d’un doublement, au minimum, du canal de Panama.

Un compliment pour le bon élève d’abord. Les NLFA, décidées par le peuple suisse en 1998 pour un coût de 12,2 milliards de francs, avancent… comme sur des rails, selon Le Temps du 30 avril 2013. Le Lötschberg (4,2 milliards) est en exploitation depuis 2007. L’ouverture du Gothard (12,4 milliards) est à bout de tunnel touchant (décembre 2016) ; seul le tunnel complémentaire du Ceneri accuse un peu de retard. La facture totale prévisionnelle, selon les chiffres de 2012 (18,7 milliards, soit + 53%), est même en léger recul (-72 millions), grâce à des chiffres stables depuis 2007. Qui dit mieux?

De son côté, l’Union européenne qui vient de décider d’investir d’ici à 2020 (EUROPA: communiqué de presse) mille milliards d’euros (et pas de sabords…), a compris l’enjeu stratégique pour elle que sont les transports (Parlement européen: budget 2014-2020).  D’ici à 2020, elle consacrera 26 milliards d’euros (EUROPA: Commission Européenne) en leur faveur, soit le dixième environ du montant total de la facture pour ses membres.

Elle offrira alors une inter-connection entre, d’une part, un réseau ferroviaire fait de neuf corridors (avec la traversée de la Suisse mentionnée, ouf ! - voir carte) totalisant 15 000 kilomètres de voie ferrée à très grande vitesse et, d’autre part, 94 de ses principaux ports ainsi que 38 aéroports figurant parmi les plus grands du continent (EUROPA: Commission Européenne).

Un seul commentaire pour l’UE : c’était le moment. Et un seul regret pour la Suisse : d’en être restée à des trains circulant à la même vitesse qu’au XIXème siècle, alors que le Swissmetro aurait pu être au train suisse ce que Solar impulse est à l’avion!  

(Editorial paru sans la carte dans Entreprise Romande du 22.11.2013) 

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06/11/2013

Mauro Poggia, le dénonciateur dénoncé par la CICAD

Le texte qui suit est un communiqué de presse de la Cicad paru le 25 octobre 2013 sur son site (www.cicad.ch). Malheureusement, aucun media ne l'a repris. Hypothèse: l'incertitude électorale en inquiète plus d'un, et les médias peuvent craindre sinon des représailles, du moins de la mauvaise humeur d'un possible vainqueur du scrutin de dimanche. Alors motus et bouche cousue. Je dirais même plus: botus et mouche cousue....

Il est toutefois intéressant car révélateur d'un mode étonnant de faire de la politique que semble affectionner Mauro Poggia. Par insinuation. Par sous-entendu. Par amalgame. Par absence de vérification de ses affirmations. Comme celle, dans l'Illustré, concernant mon prétendu judaisme.

Je n'entends pas entrer ici dans un coming out religieux, faisant plonger le lecteur de cette note dans l'histoire d'une famille venue d'Alsace en Suisse après la Guerre de 1870. L'Ordre professionnel, ancêtre d'Entreprise romande, l'avait fait jadis en interviewant mon grand-père, alors directeur (on ne disait pas général) de Sodeco, une fabrique de compteurs électriques ayant appartenu au groupe zougois aujourd'hui disparu Landis & Gyr qui se trouvait au Grand-Pré.

Je laisse le lecteur curieux fouiller dans les archives de l'ex-BPU pour en savoir plus sur notre saga familiale. Peut-être remontera-t-il plus loin dans le temps et s'intéressera-t-il aux lois de Vichy pour calculer des fractions. Une chose est certaine: ma mère est suisse, d'origine savoyarde; elle est aussi catholique-romaine. Or comme "sola mater certa est", Mauro Poggia et ses émules feraient bien de méditer le sens de ce proverbe latin avant de sauter aux conclusions comme on dit cette fois en anglais.

Au moins, Éric Stauffer est plus franc de collier, qu'il a épais...



"Mauro Poggia désigne des personnalités politiques juives : La CICAD déplore cette prise de position publique.
Dénonçant à juste titre la question des medias sur son appartenance religieuse, Mauro Poggia, candidat MCG au Conseil d’État, n'hésite pourtant pas à désigner des personnalités politiques appartenant ou supposées appartenir à la communauté juive.

Le politicien a argué à de multiples reprises que cette question relève de la sphère privée tant qu'elle n'interfère pas dans la vie politique. La CICAD partage ce point de vue. Dès lors, comment ne pas être consterné lorsque ce dernier use du même procédé comme stratégie de défense.

Pour preuves les propos tenus lors de l’émission Mise au Point (RTS1) du 6 octobre 2013.

Le Journaliste : Mauro Poggia, vous êtes candidat au Conseil d’État à Genève, vous avez un parcours un peu atypique [...] Autre caractéristique : je crois que vous êtes musulman. C’est juste ? Vous êtes de confession musulmane ?
Mauro Poggia : Oui, vous n’avez rien trouvé de plus intéressant à mettre sur le tapis? [...] Effectivement, concernant ma religion, si j’étais Mme Brunschwig-Graf vous ne me demanderiez certainement pas si je suis de confession juive…

Plus récemment, dans le magazine L’Illustré en date du 16 octobre, répondant à une question sur ses orientations religieuses, il rétorque:
« Pour moi, c’est une chose privée. Je ne suis pas pratiquant, je ne vais pas à la mosquée et ne m’arrête pas de travailler pour prier. La religion est dans le coeur des gens. Je n’aime pas trop en parler, car je sais que mes adversaires politiques l’utilisent avec malveillance en allant racler une islamophobie ambiante. On ne demande pas à Pierre Weiss comment il vit son judaïsme. »

Quelles curieuses réponses d’un candidat se disant offusqué lorsqu’il est interpellé sur sa religion. Une position que la CICAD déplore. Mauro Poggia opte ainsi pour la nomination de nouvelles cibles, étonnamment juives ou supposées l’être. Le public aura-t-il droit à de nouvelles révélations sur l’appartenance au judaïsme d’autres personnalités politiques ?

La CICAD s’interroge face à de telles prises de positions d’un candidat briguant un siège au Conseil d’État. Elle rappelle que les élus auront pour mission d’assumer des responsabilités visant au bien-être de tous les Genevois, sans distinction et sans discrimination, quelle que puisse être leur appartenance religieuse. Elle espère que Mauro Poggia saura accueillir avec lucidité cette réaction, pour prendre de la hauteur et ne pas tomber dans de viles et pitoyables désignations.

La CICAD attend une réaction et une prise de position ferme de sa part."


- See more at: http://www.cicad.ch/fr/cicad-news-press-releases-and-feedback/mauro-poggia-d%C3%A9signe-des-personnalit%C3%A9s-politiques-juives-la#sthash.1jX9UCav.dpuf

02:43 Publié dans Economie | Lien permanent | Commentaires (5) | |  Facebook | | | |

04/11/2013

Interpellé par la LICRA, le Conseil d'Etat condamne les propos anti-frontaliers du MCG

                                                                                                                           Au Président du Conseil d’Etat

                                                                                                                           Rue de l’Hôtel-de-Ville, 2

                                                                                                                           1211 Genève 3

 

                                                                                  Genève le 07 octobre 2013

 

Monsieur le Président,


Lors de sa dernière séance (mercredi 2 octobre), le comité de la LICRA a décidé, à l'unanimité, de réagir aux propos inacceptables concernant les frontaliers,  imprimés et diffusés par un tous-ménages du MCG, lors de la campagne de 2013 pour les élections au Grand Conseil et au Conseil d'Etat. On peut ainsi lire en page 2 de cette brochure un article dont le titre est : " L'épidémie de frontaliers n'est de loin pas éradiquée !".

 

Notre comité estime que les écrits publiés dans ce tous-ménages du MCG incitent au rejet et à l'exclusion  de milliers de travailleurs et employés qui viennent chaque jour dans notre canton et que les termes utilisés relèvent d'un champ lexical criminogène. 

 

La LICRA reste attachée à la liberté d'expression d'un Etat de droit et d'une démocratie comme la nôtre, dont nous sommes fiers. Elle affirme toutefois avec force que de tels écrits, publiés dans le cadre de la campagne électorale, induisent gravement à la discrimination, à la haine, à la violence et qu'ils nécessitent une réaction en haut lieu.


La question que nous nous permettons de vous poser est la suivante: le Conseil d'Etat envisage-t-il de réagir publiquement, en tant qu'Autorité suprême de ce Canton garantissant nos libertés et le respect qu'on doit à chacun et à chacune, à des écrits qui menacent gravement notre cohésion sociale?

Le Comité de la LICRA vous remercie d'avance de votre prompte réponse. A la lecture de celle-là, il définira l'action et les dispositions qu'il pourrait prendre afin que de tels dérapages cessent ou soient condamnés. En cela, la LICRA continuera à appliquer  les principes et convictions qu'elle porte depuis de nombreuses années en tant qu'association.

En vous remerciant d'avance d'avoir porté attention à notre requête, nous vous prions de croire, Monsieur le Président, en notre respectueuse considération.

Pierre Weiss        Manuel Tornare        Michaël Bitton

 

Président             Vice-président          Vice-président




RÉPUBLIQUE ET CANTON DE GENÈVE

                                                                                                                                  Genève, le 30 octobre 2013

Le Conseil d'Etat

8224-2013

                                                                                                                               Ligue internationale contre le racisme                                                                                                                                    et l'antisémitisme - LlCRA

                                                                                                                               Monsieur Pierre WEISS

                                                                                                                               Président

                                                                                                                               1204 Genève


Concerne: votre correspondance du 7 octobre 2013


Monsieur le Président,

Notre Conseil se réfère à votre courrier du 7 octobre dernier dans lequel vous sollicitez la position de notre Conseil relativement au « tous-ménages» du Mouvement Citoyen Genevois lors de la campagne des élection-s-d-es autorités genevoises de 2013. 

Notre Conseil entend tout d'abord réaffirmer sa résolue opposition à toute démarche discriminatoire contraire à l'esprit de notre Constitution et aux valeurs de la République. Dès lors, il condamne les propos tenus par le parti susmentionné à l'encontre des travailleurs frontaliers.

Cette position de fond, politique, n'autorise pas pour autant notre Conseil à s'ériger en « autorité suprême de ce Canton». Dans le contexte électoral que nous vivons, notre Conseil doit être particulièrement attentif à ne pas sortir du rôle institutionnel que la Constitution lui confère. Il appartient aux personnes qui se sentent discriminées, respectivement aux associations qui agissent en la matière, de porter les propos querellés devant la justice de manière à ce que celle-ci puisse se déterminer.

Tout en relevant la gravité politique des propos en question, le Conseil d'Etat entend combattre ce type de discours ainsi, comme il l'a toujours fait, sur le plan de l'action politique.

Nous vous prions d'agréer, Monsieur le Président, nos salutations distinguées.


AU NOM DU CONSEIL D'ÉTAT

La chancelière:                                                             Le président:

Anja Wyden-Guelpa                                                  Charles Beer


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26/10/2013

Isabelle Chevalley et SIG: suite d'une cacade en trois questions pour un mauvais karma

Quand on lit ce qu'on lit (en page 3 de la Tribune de ce matin samedi, sous la plume de l'excellent Marc Moulin) et quand on sait ce qu'on sait sur les vrais honoraires d'Isabelle Chevalley, on se dit que c'était de la roupie de sansonnet en comparaison des largesses d'Ennova, une filiale de SIG, à l'égard de ses dirigeants. Ou encore de la talentueuse Lara Gut. Le tout avec de l'argent confisqué à la source à hauteur de la participation de SIG à des clients genevois captifs.

Juste une petite question mesquine au passage, et pour commencer: SIG a-t-il aussi payé les frais de leasing de la voiture à gaz, sauf erreur, de la passionaria du pied du Jura, qui sait tout, connait tout (par exemple les OGM mieux que le professeur Duboule) et parle de tout dans des médias complaisants, peut-être parce qu'ils sont eux aussi quasi-monopolistes et qu'ils sont faits par des journalistes majoritairement repus de politiquement correct ?

Savait-elle surtout que le potentiel énergétique des sites qu'elle avait retenus et fait proposer par SIG à Ennova, grâce à ses compétences stratosphériques, était nettement surestimé ? Ainsi de 9 des 14 éoliennes de Delémont (une ville gouvernée - c'est un hasard, certainement - par celui dont elle fut l'assistante parlementaire et qui la précéda à la tête de Suisse-Eole) qui gênent un radar de Météo-France et ne peuvent de ce fait être mis en service, pour autant qu'ils soient construits un jour, ou encore de 2 des 5 turbines de Saint-Brais frappés par une épidémie aviaire ... Certes, errare humanum est. Mais dans le cas d'Isabelle Chevalley, sa persévérance dans l'erreur tient du "diabolicum" ...

Autre question, plus importante: que faudra-t-il encore au bon peuple vaudois pour comprendre que cette brave vendeuse d'éolien (il n'y a pas de sot métier- d'autres essaient bien de proposer des idées basées sur des valeurs de rigueur et d'éthique) n'est au fond qu'une faiseuse, comme il y en a tant, des deux sexes, en affaires. Sauf que la conseillère nationale des Vers libéraux avait commencé par trahir le parti grâce auquel elle avait été élue pour assouvir ses ambitions dans une création de son fait. En comparaison Mauro Poggia ferait figure d'enfant de chœur (qu'il a peut-être été dans sa jeunesse !).

Mauvais karma, assurément, pour Isabelle ! Pour qui la vraie préoccupation, maintenant, devrait être de justifier de la qualité de son travail et de ses compétences, mises en cause par la firme anglaise - citée par la Tribune de Genève - en sa qualité d'auteur d'un des audits demandés par le president de SIG.

Gageons que l'on va trouver un député genevois, membre de la commission de l'énergie et des SI, qui à peine arrivé dans cette commission, posera la question de la restitution des honoraires d'Isabelle Chevalley pour la partie fantaisiste de ses "expertises" ! Et peut-être le même qui demandera des auditions par la commission de contrôle de gestion, où il va aussi siéger, des responsables de ce vent mauvais.

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25/10/2013

Du fendant pour le Père Noël !

A Rovaniemi, la ville du Père Noël, tout juste sur le 66 ème parallèle, manger une fondue avec une bouteille de fendant tient du chemin de croix. Même quand on est finlandais et qu'on connait tous les trucs !


Katri Kerola, responsable du marketing de la superbe salle de concert (http://www.korundi.fi/in-english/For-the-organiser/Rentin...de l'Orchestre de chambre de Rovaniemi, connu dans toute la Laponie - et même nominé par Gramophone, la plus fameuse, voire la plus ancienne revue de musique classique au monde - en a fait l'expérience. Elle vaut la peine d'être contée.  


Elle a tout d'abord essayé d'acheter du fendant au magasin Alko de sa ville, 60 000 habitants. En effet, Rovaniemi est aussi la capitale administrative de la Laponie, reconstruite (après sa destruction par les Allemands en 1944) en forme de bois de renne par Alvar Aalto, le célèbre architecte finlandais. Et Alko, c'est "le" magasin du monopole d'Etat où l'on peut acheter des vins. Mais à Rovaniemi, pas de chance, le stock de fendant était épuisé. 


Elle a donc fait effectuer une recherche par le big brother d'Alko. Résultat: à Oulu, à 194 kilomètres plus au sud, sur le golfe de Bothnie, il restait les deux dernières bouteilles de fendant de toute la Finlande. Les deux dernières, car pour quelque mystérieuse raison, Alko a décidé de stopper l'importation de ce nectar valaisan par excellence.


Et pourtant, dans le restaurant Monte-Rosa (dont je vois le sommet de mon balcon en ce moment!) du très accueillant hôtel City de Rovaniemi, on peut boire du vin autrichien. Serait-ce que les vignerons d'Outre-Aarlberg seraient plus efficaces pour commercialiser leurs vins à l'étranger ? Ou qu'ils en auraient plus besoin ? Car ils ne sont pas meilleurs. En tout cas pas pour Katri et pour moi.   


Katri se fit donc envoyer les deux flacons rarissimes à Rovaniemi. Elle ne m'a pas dit si la livraison avait été faite par des rennes... Pour la modique somme de 18 euros par bouteille pour sentir le soleil du Valais dans son palais. Et manger sa fondue. 


Il faut dire que Katri n'est pas n'importe quelle finlandaise. Elle a fait un stage à Genève, quand elle était étudiante, où elle a appris un bon français qu'elle n'écrit malheureusement pas, comme en témoignent les lignes suivantes où elle dit son rêve de Cornalin: 



"The fabulous Cornalin I guess you can only get from CH, that’s why I enjoy it when I have the occasion to visit your beautiful country. The white vines from your region are also very nice, unfortunately I cannot remember the names of the Lac Leman vines".




M'annonçant une reprise des vols directs Zurich-Rovaniemi dès cet hiver (grâce à l'agence Kontiki), je me prends à espérer que je pourrais y retourner pour y voir les aurores boréales visibles une nuit sur deux, qu'on se le dise !  Le nombre de Suisses tentés par la nature lapone est en effet important, et pas fait seulement d'essayeurs de pneus d'hiver !


Une dernière raison d'aller à Rovaniemi: c'est là-bas que sont fabriqués à la main les très beaux vêtements en peaux de renne et fourrure de loup de Duohtavuohta (ce qui veut dire "vérité" en langue inuit, traduit par "pravda" en Carélie russe voisine...). Des vêtements qui sont aussi disponibles à Genève ou à Zermatt. Avis aux amateurs !

Rovaniemi n'est donc pas que la ville du père Noël qui y reçoit pourtant, en sa résidence officielle d'hiver, quelque 500 000 lettres (38 000 par jour en période de pointe) avec la simple adresse "Père Noël, Finlande". On raconte qu'il aurait une résidence officieuse dans le sud de la Suède. Ce qui est loin d'être certain, car il ne me l'a pas confirmé.


Et à toutes les lettres une réponse est donnée ! L'idéal serait qu'il puisse y joindre une pub pour du fendant...





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11/10/2013

Le "pirate" suisse de Greenwar mérite punition sévère et grâce partielle

A 400 kilomètres au nord de Rovaniemi (et 10 heures de bus), la ville du Père Noël, se trouve Mourmansk, capitale de l'arctique russe. Et à Mourmansk croupit dans une geôle un Suisse depuis le 19 septembre 2013. Son méfait: "piraterie en bande organisée", selon l'article 227 du Code criminel russe, pour avoir tenté d'escalader, avec une trentaine de ses amis de Greenpeace, dont 4 Russes, une plateforme pétrolière en mer de Barents depuis un bateau battant pavillon néerlandais. Mourmansk, 300 000 habitants, la plus grande ville à l'intérieur du Cercle polaire, avant Anchorage et Reykjavik, ses immeubles soviétiques souriants et ses prisons glaciales, tout un programme. Brrrrr !!!

Marco Weber, un charpentier et activiste bernois, y risque jusqu'à 15 ans de prison. Pas parce qu'il est suisse. Mais parce qu'il a violé la loi russe. Déjà trois de ses camarades d'infortune se sont vus refuser une remise en liberté. Il est depuis ce vendredi 11 octobre formellement inculpé, comme la moitié de ses amis.

On ne sait pas quand se tiendra son procès. Mais on sait la justice russe intraitable. Les "pussy riots" ont fait l'amère expérience des conséquences du blasphème dans un État qui est redevenu religieux. Malgré des protestations internationales et une grève de la faim, l'exécution des peines infligées va de l'avant. Sans sortie accompagnée.

Pourtant, son sort pourrait ne pas être dramatique, grâce à son père, aux autorités suisses, aux manifs et à Poutine.

Son père, membre lui aussi de cett'ONG connue pour ses provocations, ne tarit pas d'éloges sur son action: il a "un coeur de battant". D'ailleurs, il l'a aussi béni. Comme on le faisait au Moyen-Âge de ceux qui partaient pour la Crioisade devant libérer Jérusalem des infidèles. Celai lui a peut-être évité, depuis 4 ans qu'il navigue sur l'Arctic Sunrise, de s'être fait arrêter, qui sait ?

Selon les autorités consulaires suisses, qui lui ont remis des habits adéquats -espérons pour lui que le paquet-cadeau ait inclus une veste chaude de la marque islandaise "66 North Clothing"- et des journaux de la mère-patrie, sa santé physique serait bonne. En revanche, le représentant suisse n'a pu se prononcer sur son moral. Une dépêche parle d'état mental inconnu, comme s'il fallait être fou pour faire ce qu'il a fait.

Des manifs ont déjà été organisées dans une cinquantaine de pays pour obtenir la libération des "pirates" de Greenpeace. En Occident, la réaction russe passe pour disproportionnée. C'est d'ailleurs l'opinion officielle des Canadiens et des Australiens dont des ressortissants font aussi partie de la liste des compagnons d'infortune de Marco Weber. Quant aux Néerlandais, ils ont initié une procédure d'arbitrage pour récupérer le bateau portant leur drapeau. un bateau arraisonné par un commando de garde-frontières russes, puis remorqué jusqu'au grand port de Mourmansk.

Pour l'ONG, ces arrestations sont du pain béni, car elles donnent à sa provocation une visibilité internationale inespérée. Ou calculée, les membres de l'équipage de l'"Arctic Sunrise" étant au fond l'équivalent fonctionnel des boucliers humains du Hamas, de la chair à canon envoyée en premievère ligne que l'organisation sacrifie pour que l'on parle d'elle.

Par la bouche de son porte-parole, le président Poutine doute qu'il soit un pirate, lui comme ses codétenus. Tout en ajoutant perfidement n'être "ni un enquêteur, ni un procureur, ni un juge, ni un avocat". Juste un bourreau ? Nul doute qu'au moment où il pourra entrer en scène, comme détenteur du pouvoir régalien de la grâce, il pensera aussi au fait que la mer de Barents, infestée d'excellents King Crabs depuis leur introduction par les savants fous de l'ère soviétique -un délicieux produit que l'on achetait à la Migros dans les annees soixante-dix sous le nom de Chatka- recèle 51000 milliards de mètres cubes de gaz naturel, le quart des réserves mondiales actuelles, outre 80 millions de barils d'or noir. Peut-être aussi que son degré bien connu de tolérance bienveillante sera affecté par les révélations les plus récentes de la police russe qui prétend avoir trouvé à bord du bateau des "stupéfiants" et autres "équipements suspects".

Pour l'heure, malgré Amnesty International qui est dans son rôle en envoyant une protestation ainsi que le violoniste Gidon Kremer (20 Minutes du 9 octobre), le pouvoir russe envoie en asile psychiatrique Mikhail Kossenko, un homme légèrement schizophrène selon ses médecins, accusé d'avoir porté un coup de pied à un policier lors d'une manif. Une peccadille en comparaison de l'acte de "piraterie en bande organisée". Une peccadille qui réveille de fâcheux souvenirs et ne laisse d'inquiéter pour le sort de l'intrépide Bernois, en fait surtout imprudent, mais conscient de l'être. Selon un mail transmis au Matin dimanche de ce 13 octobre, il est en train découvrir la sévérité du régime carcéral russe. Son père aussi !   

Bref, cette affaire pose en toute lumière les limites aux provocations dont Greenwar est coutumière. Ce qui est toléré, tant le laxisme est grand, dans nos démocraties -cela fait leur charme comme cela signe leur faiblesse- ne l'est pas ailleurs dans le monde. Un chewing-gum jeté et même mâché, depuis 1992, peut coûter cher à Singapour, où son importation est interdite, sauf pour raison thérapeutique. Sans même évoquer la détention de drogues qui peut y valoir la prison à perpétuité voire la peine de mort, pour prendre un exemple asiatique d'une république démocratique quoiqu'un brin autoritaire. Et les adeptes de la charria en connaissent les rigueurs sur les autres, notamment en Afghanistan.

Et puis, quelle que soit la condamnation -que l'on espère exemplaire- de ces pirates des temps modernes, et quelle que soit la grâce, que l'on souhaite au mieux partielle, que le nouveau Tsar leur octroiera, Marco Weber pourra toujours se dire qu'il l'a échappé belle: du temps béni de l'Union soviétique, la déportations au goulag aurait été garantie. Le progrès du genre humain est en marche, rien ne l'arrêtera.

Mais pourquoi distinguer entre bons et mauvais pirates, comme on le fait plus ou moins artificiellement pour le cholestérol ? Probablement pour éviter de voir que Greenpeace n'est que Greenwar, une organisation orwellienne. L'absence de violence, de morts de cette action -ce qui distingue l'"Arctic Sunrise" du "Navi Marmara"-, les buts poursuivis -sauver l'écosystème de la mer de Barents et non se transformer en supplétifs du Hamas- n'excusent pas la violation des lois des pays où l'on se rend. Sans y être ni invité, ni même désiré. On se prend à espérer plus de prudence de la part des croisés de la secte Greenpeace. Tout est possible !

Mais on est vite déçu par la réaction de la porte-parole de Greenpeace à l'annonce de l'inculpation de Marco Weber. Son "ne nous laissons pas intimider - continuons le combat ! - a comme un relent de slogan soixante-huitard. Au fond, comment mieux dire que ce militantisme date, comme la piraterie, on a affaire à un type d'action d'un autre âge.


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04/10/2013

SIG: une vocation enrichissante à (quasi) plein temps pour Isabelle Chevalley

Scoop (et bingo !) : deux cent quatre-vingt neuf mille francs (289 000 F) entre 2008 et 2013 (en réalité 2012). Voilà le montant perçu par l'experte Isabelle Chevalley pour les mandats que lui avait attribués SIG, en fait André Hurter et sa garde rapprochée, selon les calculs précis et officiels du Conseil d'Etat communiqués ce jour aux députés genevois et disponibles sur le site internet de l'Etat, en réponse à ma question écrite du 28 juin 2013 (http://www.ge.ch/grandconseil/data/texte/Q03726A.pdf).

Le gouvernement genevois précise (cruellement ?) dans sa réponse que les mandats d'Isabelle Chevalley ont consisté en "une assistance sur les dossiers éoliens, (aujourd'hui pour le moins redimensionnés, à la suite de la démission encore toute chaude du directeur général et de l'enquête administrative lancée contre deux membres de sa direction), l'analyse des plans directeurs cantonaux, la recherche de nouvelles opportunités de création de parcs (d'éoliennes), l'identification d'opportunités d'affaires, de contacts exploratoires avec les collectivités publiques et les entreprises privées, l'élaboration d'argumentaires sur l'éolien, ainsi que la responsabilité de projets de mini-hydraulique. Elle a par ailleurs reçu le mandat de coordination du fonds COGENER (http://www.sig-ge.ch/clients/particuliers/les-energies/mon-electricite/les-produits-electricite-sig/sig-vitale-vert/fonds-sig-ner) qui est un fonds des SIG consacré aux NER (nouvelles énergies renouvelables)".

Le moins que l'on puisse dire, après lecture de cette énumération longue comme un jour sans pain (bio), est que les objectifs visés n'ont pas été atteints, subsidiairement que le rapport coût/bénéfice des mandats de l'experte du pied du Jura tend vers zéro ! En langage de l'homme et de la femme de la rue, surtout quand il est contribuable à Genève et client quasi captif des SIG, cela s'appelle jeter l'argent par les fenêtres !

C'est du reste la conclusion qu'en tire aussi le gouvernement quand il ajoute noir sur blanc dans sa réponse à ma question : "Bien que les effets de ses activités de lobbying soient difficilement mesurables, Mme Chevalley était censée apporter un soutien aux SIG, notamment politique, au travers de ses différentes fonctions et comme élue fédérale". "Était censée", une litote !

"Après un examen circonstancié de la part du président du conseil d'administration, sur injonction du département de tutelle en début d'année, il a été décidé de mettre un terme à cette pratique de mandats de lobbyings en général, et de terminer tous les contrats existants dans le cas particulier de Mme Chevalley". Si ce n'est pas une oraison, je ne sais pas comment définir ce verdict définitif, expression d'une volonté sans faille et sans pitié.

Je laisse par ailleurs le lecteur calculer le temps consacré par Isabelle Chevalley de 2008 à 2012 à ses mandats pour SIG, sachant que ses exigences horaires ne s'élèvent, selon ses dires, qu'à 85 francs, en prenant bien entendu en considération que depuis 2011, elle est aussi conseillère nationale, une occupation à mi-temps au minimum.

Dans une note ultérieure, soucieux de laisser Isabelle Chevalley réagir à ces révélations exclusives, je reviendrai sur les montants journaliers qu'Isabelle Chevalley exige réellement. Et l'on verra que la générosité associative feinte de ce docteur... en chimie (et pas en "gestion de l'énergie et développement durable" - http://developpement-durable.epfl.ch/bama) n'est qu'une... feinte pour cacher les effets d'une potion purgative de sa concoction qui aurait enchanté Molière...

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03/10/2013

La DGM traite par dessus la jambe les communes de la Champagne et leurs bus

Parfois, le local peut renvoyer à l'universel. Ainsi du dédain des Grands de ce monde pour les petits, la Suisse en sait quelque chose. Il en va de même dans notre canton entre le centre et sa périphérie. Vous trouverez ainsi ci-dessous le relais donné à un problème rencontré par la commune de Laconnex à la suite de la modification de la ligne K et L, par le biais d'une question écrite urgente déposée ce jour au Gerand Conseil et posée à la cheffe du DIME avant le verdict de dimanche !

Cette question urgente concerne l'absence de considération voire le mépris dans lequel sont tenues les petites communes de la Champagne, in casu, par le DIME, et pour lui la DGM, comme on dit dans les formules administratives françaises. Cela ne peut, ni ne doit plus durer ! 

Dans un courrier du 16 septembre 2013 adressé à la mairie de Laconnex, la conseillère d’Etat responsable du DIME informe le maire de cette commune de la Champagne des modifications apportées aux trajets aux lignes K & L en réponse « aux vœux de nombreux usagers » et « à la demande des autorités de la commune de Bernex, en précisant que « la desserte du Cycle du Vuillonnex est maintenue », et subsidiairement que « la liaison avec le centre de Bernex sera toujours possible moyennant un transbordement sur les lignes 42 et 47 à Bernex-Place ». Et d’ajouter que la DGM « reste à votre disposition en cas de questions ou demandes de précisions ».

Par courrier du 3 octobre 2013, le maire de la commune de Laconnex se dit tout d’abord, à la forme, « surpris du caractère unilatéral de ces décisions de changement sur notre unique ligne de transport public, puisque vous (la conseillère d’Etat) pas jugé utile de consulter les mairies concernées. Pourtant nous aurions eu à cœur de compléter les informations des TPG quant aux usages constatés de notre ligne ».

Et d’ajouter, quant au fond, « mettre en doute l’analyse faite au paragraphe trois de votre lettre mentionnant que « la desserte ne remplissait pas la mission de rabattement attendu » à travers Bernex. La réalité est tout autre puisque notre bus L est quotidiennement très fréquenté par les usagers qui y montent depuis les arrêts entre Vailly et Bernex-Place. Il semble donc que son passage est un complément utile à la navette 47 ».

A titre personnel, j’ajoute l’avoir aussi constaté ce printemps, alors que j’étais obligé d’utiliser les transports publics pour me rendre régulièrement aux HUG.

Il en découle, comme le relève encore le maire de Laconnex, que l’accès direct aux commerces et services administratifs de la commune qui fait office, à mes yeux, de chef-lieu de la Champagne, sera rendu plus compliqué. Est-ce là une façon de favoriser l’usage volontaire des TPG ou ceux-ci ne comptent-ils que sur des publics captifs pour remplir leurs véhicules ? Je crains que la réponse ne soit positive que pour la seconde question.

Mais il y a plus grave, qui concerne les écoliers de notre région : « au vu du nouveau tracé retenu via la route de Chancy entre le giratoire de Laconnex et celui d’Aire-la-Ville, il est à prévoir que l’encombrement quotidien de ce secteur aux heures des pendulaires (entre dix à quinze minutes de bouchon sur ce parcours) retardera à coup sûr l’arrivée du bus, notamment pour les élèves fréquentant le cycle d’orientation du Vuillonnex et le Collège de Saussure, ce qui, vous en conviendrez, est inacceptable ».

Inacceptable, certainement, mais pas inconcevable semble-t-il, pour la DGM qui n’en est pas à une mesure contestée près ! La condamnation du Pont-Wilsdorf à n’être qu’un objet d’art en est un autre exemple coûteux.

« Les parents de ces élèves se plaignent déjà régulièrement que leurs enfants sont notés en arrivée tardive à cause des retards du bus (idem d’ailleurs pour le bus scolaire ».

Cette remarque du maire de Laconnex m’amène à suggérer à la DGM de transformer les bulletins scolaires en indicateurs de ponctualité matinale pour les TPG dans la Champagne. On y verra d’année en année les effets catastrophiques des modifications de la voirie de notre région, à séparer de celui de l’augmentation de sa population. Et à demander si cet élément a été pris en compte dans des discussions transversales menées avec le DIP, pour autant qu’elle aient eu lieu, ce qui serait aussi intéressant de savoir.

Le maire de Laconnex souhaite in fine pouvoir « répondre aux inquiétudes exprimées par nos habitants ».

Ayant interpellé la conseillère d’Etat sur ce problème en commission des finances, je me suis vu répondre que le changement avait été fait à la suite d’une pétition des élèves et d’une demande de Bernex, et que les communes concernées avaient été consultées.

Le Conseil d’Etat peut-il être plus spécifique que la responsable actuelle du DIME sur

a)       Le côté formel de la consultation à laquelle fait allusion le DIME;

b)       Les réponses apportées à la consultation par les communes concernées de la Champagne autres que Bernex ;

c)       La teneur et le nombre de signatures de cette pétition remise par des élèves qui, apparemment, a été préférée à l’écoute des élus (pétition qui, à ma connaissance, n’a pas fait l’objet d’une étude à la commission des pétitions) ;

d)       Plus généralement, sur la préférence donnée à ce qui semble être un exemple de « démocratie participative » préférée par le Département de l’intérieur, et donc des communes, à la prise en compte des représentants élus de la population de la Champagne.

 

L’ensemble de ces éléments devrait permettre au Conseil d’Etat de répondre de façon circonstanciée à la question posée. Peut-être en proposant aux TPG une routine, comme on disait en informatique, pour repousser d’année en année, l’heure du début des classes, les élèves étant apparemment peu aptes à suivre les cours le matin, selon une déclaration (probablement) humoristique, quoique d’un goût incertain. 

 

Qu’il en soit remercié, au nom des usagers volontaires et involontaires des transports publics et privés d’une région singulièrement négligée par le DIME, car on préfère y construire des pistes cyclables inutilisées plutôt que d’investir dans le contournement des villages traversés par les flux de véhicules des frontaliers nécessaires et bienvenus pour le bien-être de notre canton, et on oublie la promesse d’augmenter la fréquence du tram 14 au profit d’une commune parlant plus fort. Un bon bilan, assurément !

 

 

 

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01/10/2013

Le voile et la burqa: distinguons les débats !

Le voile et la burka sont les vedettes médiatiques de l’été, et pas seulement en Suisse. Le Québec et l’Angleterre communautaristes comme la France laïque, placardant sa Charte de la laïcité à l’école, sont aussi touchés. Les disputationes causées par l’islamisme se succèdent dans nos démocraties.

En Suisse, le Tribunal fédéral a ouvert le bal le 11 juillet ; le peuple tessinois l’a suspendu ce 22 septembre en plébiscitant l’interdiction de dissimuler son visage dans l’espace public, dans les faits : de porter la burqa ; la reprise de la valse prendra la forme d’une initiative populaire fédérale dont la date de lancement est inconnue, même si ses porteurs ont déjà fourbi leurs armes avec l’initiative anti-minarets. Les femmes du PS se réveillent enfin et veulent entrer dans la danse en punissant par une norme pénale les maris qui imposent la burqa. Bref, la question de l’islamisme s’est invitée dans les foyers helvétiques. Et pas seulement pour un été.

Tout a commencé par une décision du Tribunal fédéral (TF). Une commune scolaire thurgovienne entendait interdire le port du voile islamique dans ses écoles. Un avocat et conseiller national vert s’y est opposé. Le TF a tranché. Ses considérants viennent d’être publiés.

Ils n’ont guère suscité l’intérêt des médias. On peut les comprendre. Les juges ne s’y prononcent que sur la question de la base légale de la décision de Bürglen. Soit sur la première des conditions cumulatives de l’article 36 de la Constitution traitant de la restriction des droits fondamentaux ; ils laissent ainsi ouverte la question de savoir si la mesure peut être jugée d’intérêt public (deuxième condition) et proportionnée (troisième condition, la plus sensible). Une réponse ne sera possible que si une loi cantonale amène le TF à se prononcer sur le fond.

Il n’est pas exclu que ladite loi soit genevoise. Les membres du PLR seront en effet invités, à l’occasion d’Assises consacrées à l’école, prévues pour le début de 2014, à se prononcer sur le projet de loi que j’ai élaboré dans la foulée immédiate de la décision du TF. L’issue du débat reste ouverte. Par ce projet, il s’agissait de couper l’herbe sous les pieds aux promoteurs de la voie de l’initiative populaire. Ailleurs, d’autres la proposent déjà, en Thurgovie et à Saint-Gall, peut-être en Valais. Mais, comme avait conclu avec sagesse dans ces colonnes le 30 septembre 2010 le professeur Etienne Grisel, mieux vaut débattre, et vite, au Parlement que dans la rue : « Si les autorités élues restent inactives, on peut craindre une nouvelle demande populaire qui ne serait pas équilibrée ».

Mon projet, presque aussi rapidement critiqué voire déformé - le voile islamique aurait été seul visé - qu’il a été présenté, vise à interdire jusqu’au terme de l’école obligatoire publique, et ceci dans le cadre des activités scolaires, le port des signes religieux ostentatoires, sans la moindre discrimination entre religions. Avec l’interdiction du voile qui est aussi concerné, il s’agit d’abord d’une volonté de protection des jeunes filles. Voulons-nous accepter leur stigmatisation ?

Ce projet trouve son fondement dans le rappel de valeurs essentielles : le respect et la dignité de la femme, la liberté religieuse, qui ne peut - pas plus que d’autres libertés - être illimitée, de même que l’égalité entre les sexes, comme entre adolescentes - les voilées et les autres - sont ainsi convoqués au banc des témoins. Car il en va in fine de l’intégration sociale de populations étrangères. La cause a pour nom universalisme des valeurs, elle s’oppose à la « tolérance indistincte », comme l’a nommée Elisabeth Badinter, qui débouche sur le communautarisme. Dont il serait angélique d’oublier qu’il a pour effet pervers le rejet indistinct de tous les musulmans.

Cela explique probablement la raison pour laquelle la Licra France s’est prononcée en faveur de l’introduction de cette interdiction dans les écoles françaises, en 2004. Et vient d’endosser, à la majorité relative de son dernier Conseil fédéral, le projet gouvernemental d’interdire le voile islamique à l’université. Un projet qui serait quasi hérétique en Helvétie, car l’université est fréquentée par des adultes.

Le moment venu, il sera temps de répondre aux craintes que suscite mon projet de loi. Mais il n’est pas impertinent de souligner que le peuple a priori est dans sa très grande majorité pour cette interdiction. Un sondage ouvert par la Tribune de Genève à ses lecteurs a ainsi donné un résultat de 82% des 4000 participants en sa faveur. Ce score est fort proche de ce que l’on observe en France où cette mesure recueille l’appui de neuf Français sur dix, et encore plus au sein de l’UMP. La question politique est de savoir qui est prêt à abandonner cet élan populaire à des forces dites populistes. Et à en payer un prix qui ne cessera de monter.

Les « étranges lucarnes » n’ont en effet cessé de mettre en évidence, toujours cet été, les excès auxquels conduit toute religion portée à son incandescence par des fanatiques. Actuellement, c’est l’islam revu et corrigé par des fous d’Allah. La guerre de 40 ans voire de 100 ans entre extrémistes catholiques et protestants en Irlande du Nord - avec la paix signée en 2007 - est largement oubliée.

Depuis le 11 septembre 2001, la violence vient indéniablement de l’islamisme. Les Frères musulmans, bien représentés à Genève, sont en cette année 2013 les destructeurs de plus de 80 églises coptes, en plus que des libertés et du bien-être du peuple égyptien. Le massacre commis à Nairobi par des shebabs n’était, selon leur chef somalien, qu’un « avertissement » donné aux Occidentaux et au Kenya. Ajoutons-y le changement d’orientation de la guerre civile syrienne qui vire de plus en plus à la guerre inter-religieuse, et les tueries de chrétiens au Pakistan et au Nigeria.

Ce contexte doit être pris en considération pour expliquer le rejet par le peuple de manifestations d’identité prises à raison pour un refus d’intégration. Ainsi de la burqa inacceptable pour tout démocrate, car elle signifie la négation de la personne, murée dans sa prison d’habits ; quant au hijab, il est pour moi une image de la mort. Mais peut-on interdire un enfermement volontaire d’adultes dotés de leur libre-arbitre ? Poser la question, c’est y répondre. Pour certains, d’ici à l’automne 2015, date des prochaines élections fédérales.

(Article paru Le Temps du 1er octobre 2013)

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29/09/2013

La gauche dérape. Le MCG ferait mieux de balayer devant sa porte

"Oui aux Grippen, bombardons Cologny !". Cette inscription à l'humour très Hara-kiri retenue pour une pancarte d'un militant de gauche (http://demirsonmez.blog.tdg.ch/archive/2013/09/29/manifestation-pour-le-logement-fichage-massif-a-geneve-24775.html) et lue par un candidat MCG au Grand Conseil lors d'une manif sur le droit au logement (qui a rassemblé quelques petites centaines de manifestants samedi 27 septembre à Genève), le scandalise. Il se demande quelles seraient les réactions à gauche si un militant du MCG proposait de bombarder un camp de Roms.(http://ronaldzacharias.blog.tdg.ch/archive/2013/09/29/manif-de-gauche-pour-le-logement-oui-aux-grippen-bombardons.html). On imagine déjà les bien-pensants de "gôôôche" se draper dans leur indignation humaniste en refusant d'y voir la moindre trace d'humour Minute.

Pour ma part, je suis évidemment candalisé par cette déclaration de violence qui pue les pires heures de la lutte des classes. J'écris cette note un regardant un excellent reportage sur Staline et ses descendats diffusé par la "deux". Le stalinisme, 30 millions de morts ! Quelle association s'en soucie ici, à la manière de "Memorial" en Russie (http://www.planete-libertes.info/memorial.htm) ? Pendant ce temps, les épigones communistes, trotzkistes voire staliniens de l'extrême-gauche genevoise s'apprêtent à revenir au Grand Conseil. Et peu nombreux sont ceux qui s'en inquiètent. L'accusation d'anti-communisme réussit toujours à culpabiliser les bien-pensants de la majorité... silencieuse.

Je suis tout autant scandalisé par le tous-ménages du MCG qui en appelle, sans la moindre intention humoristique, à l'"éradication des frontaliers", comme j'ai eu l'occasion de le dire à divers media (Le Temps du 26 septembre, la Tribune de Geneve et le Courrier du 27 septembre). Une déclaration considérée comme "pénalement répréhensible" par le conseiller national Mauro Poggia et qui pourrait faire l'objet de (pour)suites ! Précisons que M. Poggia ignorait le contenu des tous-ménages qu'il distribuait. Probablement parce qu'il lui est difficile de maîtriser les dossiers bernois - en étant exclu de toute commission - et de suivre en même temps la campagne électorale genevoise. Peut-on imaginer cet homme au Conseil d'Etat ?

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28/09/2013

Les Verts voilent un voile vert

Émilie Flamand-Lew, la présidente des Verts genevois, délire, pour reprendre son propre terme, quand elle m'accuse dans le courrier des lecteurs de la Tribune de Geneve du 27 septembre de vouloir "interdire aux jeunes filles qui portent le foulard de fréquenter l'école publique". Je la mets au défi de trouver un seul texte signé par moi où j'aurais proposé pareil crime contre l'esprit.

Elle a en fait beaucoup de peine à lire ce qui ne lui plait pas, en l'occurrence que j'entends interdire le port du voile islamique à l'école obligatoire. Comment ? Tout simplement par le biais d'un projet de loi en gestation au PLR, qui doit encore faire l'objet d'une discussion suivie, je l'espère, d'une approbation par la base lors d'Assises sur l'école qui se tiendront au début de 2014.

En fait Émilie Flamand-Lew a juste un problème de lecture: elle est dyslexique et inverse donc l'ordre des mots. Elle aurait dû écrire "interdire le foulard aux jeunes filles qui fréquentent l'école publique" si elle avait lu correctement ce que j'écris depuis le début de l'été. Faut-il lui rappeler que la dyslexie se soigne ? Mais au moins elle m'a donné l'idée de ce titre en forme de virelangue.

On pourrait en rester là, si cette présidente apparemment débordée par sa charge, un peu comme Mauro Poggia qui ne sait pas le contenu de la propagande de son propre parti, ne confondait pas islamophobie avec anti-islamisme. C'est vrai que c'est un peu compliqué à comprendre. Alors expliquons la différence. L'islamisme est à l'islam ce que l'Inquisition est au catholicisme, ou la persécution puritaniste des Sorcières de Salem au protestantisme. Bref, l'exagération déviante des fous de Dieu face aux messages de paix, d'amour, d'espérance et de salut des religions dont l'Islam, que je connais moins bien qu'elle, ou le christianisme héritier naturel du judaïsme sont les porteurs. Suis-je clair sur la différence et ses implications ? Où est alors le défaut d'humanisme dont elle m'accuse ? C'est comme si je lui disais qu'elle trahit les idéaux de son parti toutes les fois (nombreuses) où elle voyage en avion et en avertit ses amis facebook.

En revanche, je ne nie pas vouloir mener une lutte sur le plan des idées contre l'islamisme. Je l'ai fait depuis ma jeunesse politique contre le communisme. C'est d'ailleurs cela qui m'a amené en politique. Contre le nazi-fascisme évidemment, ce qui explique mon engagement à la LICRA, qu'elle souligne en louant cette organisation, ce dont je la remercie. Et maintenant contre l'islamisme. Mais je pourrais y ajouter demain le verdisme, une autre dérive inquiétante. La lutte contre l'hydre des "ismes" pourrait nous occuper pendant 7 fois 7 vies.

Et je serais même prêt à mener ce combat avec elle, s'il n'y avait une hypocrisie pour le moins mal venue qui pourrit la campagne des Verts pour les élections du 6 octobre. Comme pour éviter d'effrayer une partie de leur électorat. C'est le grisé qui nimbe leur affiche collective et empêche de bien distinguer le voile que porte leur candidate islamiste (http://www.verts-ge.ch/grand-conseil/item/1166.html#.UkbgEcsaySM). Comme si ce parti vert voulait voiler un voile vert (comme l'islam ?) et avait honte de sa candidate de la diversité !

Diversité oui, tant que vous la voulez, mais proximité idéologique avec l'Union des organisations musulmanes de Genève qui organisent demain une réunion de pur prosélytisme dans une école publique genevoise, non merci ! Une réunion ouverte par Hani Ramadan, le représentant de facto des Frères musulmans à Genève et clôturée par un exposé de son frère Tariq. A qui fera-t-on croire que l'on est proche des valeurs humanistes des Verts si l'on y participe ? Une tâche presque aussi difficile que de faire croire que la politiique des transports aurait été bien gérée pendant cet interlude de quatre ans !

Ce sont au contraire les opposants à cette réunion qui sont dans le vrai de l'humanisme quand ils mettent en garde les Genevois quant à la réalité et au danger de l'endoctrinement islamiste.

A propos, en cas d'élection, cette candidate participera-t-elle voilée aux sessions de notre Grand Conseil, montrant par là qu'elle considère ses collègues masculins comme des prédateurs, pour reprendre l'image forte du Rabbin Garaï à la RTS ? Je rappelle ici qu'un ancien Grand Rabbin de France enlevait sa kippa quand il allait voter, par respect pour les institutions républicaines. Chapeau !

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27/09/2013

Ziegler: le menteur récompensé, la Suisse deshonorée

La Fontaine en aurait fait une fable. La Suisse en a fait une farce. Jean Ziegler (JZ) a été élu comme prévu "expert" à la commission des droits de l'homme (CDH) de l'ONU par un vote où est apparu un concurrent, un juriste espagnol. Bien que le poste ne soit que consultatif, il a revêtu une importance symbolique particulière, cette année, car pour la première fois depuis 1989, année où JZ devient partie-prenante de la Fondation Kadhafi des droits de l'homme il a pu être démontré qu'il était accordé à un menteur qui fait preuve d'un attachement maniaque aux prébendes du pouvoir, au mépris des règles de fonctionnement internes de l'ONU.

(Développements suivront)

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24/09/2013

Le menteur Ziegler profère un autre mensonge. Le Courrier n'était pas dupe

Derniers Minute 9:57:

Selon nos informations, le quotidien Le Courrier a été approché par Jean Ziegler personnellement pour se voir proposer le prix Kadhafi des droits de l'homme pour un montant d'au moins 150000 francs au début des années quatre-vingt-dix. Ce journal avait alors refusé, ce qui est tout à son honneur.

Jean Ziegler s'était alors tourné vers le CETIM, une ONG tiers-mondiste où il jouait un rôle dirigeant, celle-là avait accepté l'argent du dictateur.

Quelques mois plus tard - est-ce pour féliciter Le Courrier de sa réaction ? - Edipresse avait fait un don au Courrier en faveur de l'indépendance de la Presse. Le Courrier l'avait évidemment accepté.

Cette info prouve 2 choses:

Primo, Jean Ziegler jouait déjà un rôle actif au nom de Kadhafi à Genève il y a 20 ans. Et ment quand il prétend le contraire. Au fond, cet homme n'est pas un bonimenteur sympathique, ce n'est qu'un comédien pathétique et vénal, vendu aux pays du sud. Ses mensonges lui permettent de traverser toutes les crises en le dotant d'une cuirasse à toute épreuve !

Secundo, Le Courrier était, et reste certainement, fait de gens honnêtes. Qui en doutait ? Avec leurs opinions qui n'étaient et ne sont toujours pas les miennes. Un journal pauvre qui, contrairement à Ziegler, n'est pas prêt à se vendre au plus offrant ! Pierre Dufresne, son ancien rédacteur-en-chef avait même été mon parrain de stage en journaliste, avec Daniel Cornu. C'est si j'ai pour ce journal des yeux particulièrement attentifs.


Ziegler a capitulé. Confronté à l'ultimatum de l'ONG UN Watch qui a prouvé que Ziegler avait bel et bien reçu le Prix Kadhafi des droits de l'homme, le vieux politicien reconnait désormais ce (mé)fait, mais prétend dans le même souffle avoir rendu le prix dans les 48 heures, sur le conseil d'un ami aujourd'hui décédé. Pas de chance. Soit le contraire de ce qu'il a prétendu avec constance, la main sur le cœur, le trémolo dans la voix et les yeux larmoyants, depuis 2002 !

Le Lance Armstrong des vacataires de la diplomatie suisse n'a plus qu'à prouver avoir réellement rendu le prix Kadhafi. Voilà un nouveau défi pour le jeunot des Nations Unies. Si son honnêteté importait à la Mission suisse, il devrait même être sommé de démontrer la réalité de la restitution du prix en produisant une pièce comptable, subsidiairement en démontrant que l'ex-gouvernement libyen en avait pris acte. Après tout, c'est bien ce qu'a fait le nouveau gouvernement libyen qui a remercié un écrivain espagnol d'avoir "rendu l'argent du dictateur au peuple libyen", pour recourir à la rhétorique zieglerienne. Mais pas de chance à nouveau, les archives de la Fondation ont probablement brûlé !

Le montant n'est pas des plus importants. Selon deux aveux freudiens de l'"expert" onusien (pauvre ONU !), il aurait touché 100 000 dollars de feu le dictateur. Là aussi, pas de chance de vivre entouré de tant de morts et de disparus -on se croirait à Palerme dans le Parrain. Du même coup, il pourrait expliquer ce qu'il est advenu du principal, comme on disait du temps de Molière, du capital de dotation (10 millions - env. 4 millions distribués en prix en 12 ans à coups de 250 000 dollars par an = env. 6 millions sans les intérêts). Comme ancien vice-président de la Fondation qui s'occupait de ce prix, il doit le savoir !

A moins que le néo-député socialiste Melik Özden, collaborateur du Cetim - un antre tiers-mondiste lui aussi récipiendaire du Prix Kadhafi (voir ci-dessus) - puisse nous en dire davantage, le temps de son passage espérons-le éclair au Grand Conseil...

Pour l'heure, nous craignons que le mensonge perpétuellement réinventé ne soit la seule stratégie que Ziegler entende mettre en œuvre. Au moins jusqu'à son élection, ce jeudi 26 septembre. Ce sera là un jour de grande tristesse pour la Suisse, car un citoyen au-dessous de tout soupçon aura été choisi pour déshonorer la réputation d'honnêteté et d'expertise de notre pays, au profit du mensonge et de l'esbroufe.

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23/09/2013

SIG: Alberto Velasco n'est pas au courant

Interrogé par Antoine Grosjean dans la Tribune de ce jour sur les problèmes de SIG, lequel note que pas grand monde n'accorde de crédit à sa théorie du complot PLR au sujet de l'éviction de l'ex-direction, Alberto Velasco se trompe doublement.

Primo, peu importe que maintenant le conseiller d'Etat de tutelle, le President du CA et le député curieux des dépenses pour les éoliennes et de la faisabilité des projets retenus soient tous PLR, l'essentiel en ce qui me concerne est que ma rencontre d'il y a au moins 2 ans avec M Hurter ait eu lieu devant témoin. J'y avais fait notamment part de mes réserves quant au choix de la mandataire qui ne remplit pas selon moi les compétences nécessaires pour ce type de travail. Être lobbyiste ne fait pas de vous un expert, et je sais de quoi je parle. Or à cette époque le président du CA était le devenu riche M. Mouchet, la meilleure cible jamais atteinte par Eric Stauffer.

Secundo, Philippe Roch, qui n'est pas PLR et que j'estime néanmoins beaucoup, m'a dit très récemment avoir fait part à M. Hurter des mêmes réserves que les miennes sur l'idoneité du choix de Madame Chevalley comme mandataire et de la stratégie déployée. Il serait bon que Philippe Morel le contacte, pour avoir un avis éclairé, à transplanter utilement.

Au fond, nous avons été l'un et l'autre très aimablement reçus, écoutés attentivement, mais pas vraiment entendus. C'est la vie !

01:27 Publié dans Femmes | Lien permanent | Commentaires (1) | |  Facebook | | | |

21/09/2013

Alors, Isabelle Chevalley, les éoliennes, combien d'heures de travail ?

La modestie d'Isabelle Chevalley est connue de tous. Il suffit de songer à ses honoraires: 85 F de l'heure pour les mandats que lui avaient attribués SIG, selon ses déclarations à La Tribune du 12 septembre 2013 où elle refute mes critiques à son égard (http://www.tdg.ch/geneve/actu-genevoise/Isabelle-Chevalley-defend-le-directeur-demissionnaire-des-SIG/story/11616563). Soit un tarif nettement inférieur à ce que demanderait un consultant ne travaillant pas dans une perspective associative, de défense d'une cause où l'idée de profit personnel n'a pas droit de cité.

Son énergie aussi est visible de tous les citoyens intéressés à la vie politique. Au Conseil national, où elle siège désormais,mais aussi dans les médias où elle se démène comme une lionne pour défendre la cause des énergies électriques renouvelables, dont l'éolien en sa qualité de présidente de Suisse Eole.

Au nom de la transparences, et pour l'édification du public, pour ne pas invoquer son droit à l'information - une manie rhétorique et pour le moins intrusive, à la limite d'une exigence d'exhibitionnisme faisant fi de la protection de la sphère privée, de la gauche dont ni elle ni moi ne faisons partie -, il serait intéressant de savoir combien d'heures par année, en moyenne, Isabelle Chevalley a consacré à SIG. Juste pour le fun !

Après tout, n'était-ce pas Staline qui demandait "le Vatican, combien de divisions ?", pour mettre en doute la force de l"Église catholique, romaine et apostolique ? Ici, il s'agit plus banalement de prier Isabelle Chevalley de nous renseigner sur l'ampleur de son engagement. En espérant qu'elle lise cette note qui ne paraît pas sur 24 heures,mais qui est certainement référencée par Google puisque son nom est mentionné en titre.

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