24/04/2007

Les SIG ne font pas la lumière sur Rhino

Depuis trois ans, les SIG savaient, grâce à un avis de droit qu'ils avaient eux-mêmes commandé, que la fourniture d'électricité aux squatters de Rhino et d'ailleurs pourrait constituer "une complicité à violation de domicile".

Depuis, motus, bouche cousue, bref, la nuit complète. Et leur promesse dans la Tribune du 24 avril de "s'expliquer lundi" 23 avril tient plus des pratiques d'Eole que de la glasnost qui devrait inspirer une entreprise publique, propriété des citoyens qui y sont notamment représentés par leurs partis.

Les Genevois ne savent donc toujours pas qui au sein du Conseil d'administration ou, plus vraisemblablement compte tenu de l'aspect "opérationnel" de cet avis de droit, au sein de la direction des SIG, a décidé de ne pas rendre public ce document pendant trois longues années. Un proche des squatters? Un "simple" allié objectif? Un responsable trop occupé par d'autres tâches?

Pour mémoire, on rappellera que dans le cas des affaires de l'uni, le DIP avait aussi eu des problèmes d'interprétation d'avis de droit. Les avis de droit, c'est si compliqué... à s'en dépétrer!

Puisque les SIG ne veulent pas répondre à la presse sur ce point, il faudra que le Conseil d'Etat, en tant qu'autorité de surveillance, leur intime de le faire. C'est ce que je ne manquerai pas de demander à l'exécutif, dès la prochaine session du Grand Conseil. 

 

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Commentaires

Bonjour,

Une chose que j'aimerais bien comprendre, c'est comment les squatteurs du Rhino ont pu rester aussi longtemps. Comment se fait-il aussi que le propriétaire n'est pas demandé que les SIG coupent les robinets de l'immeuble dès les premiers temps de cette occupation illégale? Je ne soutiens pas ces squatteurs qui, pour la plupart, sont issus de milieux ayant largement les moyens de les loger légalement, et qui, à mon avis, sous couvert d'idéologie gauchisante, se comportent comme de vrais parasites pourris-gâtés, estimant que l'Etat leur doit tout. Mais, en même temps, je trouve le comportement du propriétaire, toutes ces années, un peu ambigu. Je sais que j'ai des informations fragmentaires, dans la mesure aussi où je suis relativement jeune et était encore petite quand cette histoire à commencer, mais j'aimerais mieux comprendre comment ce genre de situation ubuesque peut se développer.

Je ne peux que vous encourager dans votre décision d'en appeler à l'Exécutif pour qu'il contribue activement à mettre de l'ordre dans cet imbroglio légal et politico-administratif.

Écrit par : Hitomi | 25/04/2007

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