30/04/2007

Le bilinguisme est possible et nécessaire

Le DIP répond nécessairement oui à la question qu'il a demandé à Pascal Décaillet de lui poser: une école exigeante pour tous. Bravo! Une école aussi adaptée à notre temps, pas seulement dans ses pédagogies comme certains se sont limités à penser. Mais aussi dans ses contenus. Une école adaptée aussi aux demandes d'une majorité de ses élèves qui ont envie d'apprendre, de découvrir de nouveaux horizons.

Or, il est un besoin que l'école publique genevoise ne couvre qu'imparfaitement, sinon presque pas : l'immersion des élèves dans une autre langue et dans la culture qui l'accompagne. Elle donne l'impression d'être à la traîne de l'offre des écoles privées. Elle ne remplit pas son rôle social.

Certes, il est possible de passer une maturité bilingue français-allemand et français-anglais, dans un nombre limité de classes. Mais rien n'existe pour le cycle (et encore moins à l'école primaire). Or, ce ne sont pas les professeurs de langue maternelle anglaise et allemande qui y manquent. Un cycle, rien qu'un pour commencer, et les élèves comme leurs parents seraient rassurés, qui se soucient d'être des Suisses capables de converser avec la majorité de leurs concitoyens, des citoyens du monde capables de ne pas baragouiner l'anglais au travail ou en voyage. Car plus tôt on commence, et mieux c'est.

Et puis, tant qu'à faire, pourquoi ne pas faire l'inventaire complet des compétences linguistiques des enseignants - ou de ceux qu'un tel renouveau de l'école pourrait motiver. Peut-être que l'italien, l'espagnol, le portugais voire d'autres langues pourraient entrevoir un avenir radieux ! A quand une décision audacieuse du chef du DIP ?

Petit avantage: la maîtrise du français aurait tout à y gagner.

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