06/08/2007

Fiançailles ou mariage islamique ?

La question n'est pas anodine. La réponse pourrait signifier que la charia (droit islamique) a supplanté le droit suisse. Ou bien qu'il vaut mieux connaître l'arabe avant de signer un document, concernant, peut-être, de simples cadeaux de fiançailles !

La mise en cause du nouveau directeur de la mosquée de Genève par Madame Pastoor, un nom prédestiné pour cette femme de 59 ans, convertie à l'islam des pieds à la tête, mais apparemment pas arabophone, est grave. Elle prétend avoir dû contracter un marige à la va-vite. Or, rappelons que le droit au mariage fait partie des libertés garanties par notre constitution, quel que soit l'âge des personnes concernées. Il rétorque s'être simplement fiancé à une femme semble-t-il très pressante.

Derrière le prétexte, qui semble peu plausible compte tenu des explications dudit directeur, d'avoir utilisé Madame Pastoot pour obtenir un permis de séjour, de trouve posée la question du respect du droit suisse.

Les exortations d'un iman saoudien de la mosquée de Genève, vendredi 3 août, intimant les femmes à obéir à leurs maris et rester silencieuses, surtout en public, peuvent certes être interprétées contre le directeur. A l'inverse, la fougue de la conseillère de la fiancée-mariée, la représentante locale de Ni putes, ni soumises, laisse subsister le doute quant au sérieux de l'étude du cas. Voire quant aux mobiles de la mise en cause.

Le directeur de la mosquée genevoise a donc tout intérêt à démontrer que le document en question n'est pas un contrat de mariage. Il lui suffit de le remettre aux médias. Sinon, la population pourrait nourrir le doute, malgré les apparences abracadabrantesques, que Madame Pastoor a contracté mariage, en violation du droit suisse. Celui-ci exige en effet, pour ceux qui entendent se marier religieusement, que les fiancés ou, pour faire simple et moderne, les futurs mariée passent à la mairie avant de se rendre à l'église, au temple, à la synagogue ou la mosquée.

A quand la réponse ?

14:54 Publié dans Général | Lien permanent | Commentaires (2) | |  Facebook | | | |

Commentaires

Excellente suggestion.
Bien préférable à l'attitude du candidat aux Etats Soli Pardo, qui si je comprends bien (parce qu'il procède comme souvent à l'UDC par sous-entendus), estime que Mme Pastoor n’a qu’à s’en prendre à elle-même puisqu’elle a choisi la confession musulmane et s’est en plus entichée d’un envoyé spécial de la Mecque. Il est vrai qu’elle aurait pu se renseigner et apprendre qu’il existe dans les pays islamiques, du Pakistan au Maroc en passant par l’Iran, un moyen très pratique de légaliser par le mariage une forme assez voisine de ce que l’on appellerait chez nous l’aventure sexuelle, voire la prostitution. Certaines veuves ou divorcées s’en font une spécialité auprès desquelles les hommes pieux (et le cas échéant déjà mariés, grâce à la polygamie) peuvent consommer en toute quiétude et en toute légalité, le temps qu’il faut, quelques heures ou quelques semaines. Les formalités très simplifiées du mariage musulman et plus encore du divorce rendent en effet la chose facile. Evidemment, si les hommes qui ont les moyens de pratiquer ainsi, sont souvent bien placés socialement, leurs partenaires féminines sont nettement moins bien considérées, même si à certaines époques, certaines de ces hétaïres ont pu devenir célèbres.
Je trouve en tout cas tout à fait déplacé de s'en prendre aux militantes de Ni Putes ni Soumises qui ont soulevé le lièvre. Ces femmes, souvent d’origine musulmane, mênent l’un des rares combats réellement courageux dans nos sociétés, même si je suis en opposition frontale avec leur dirigeante genevoise en matière d'économie politique.
Philippe Souaille

Écrit par : Philippe Souaille | 06/08/2007

salam ca va je cherche femme de hlal pour marié chui de 26ans

Écrit par : a majid nasri | 30/11/2008

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