29/09/2007

Elections: le droit de savoir, le devoir de se prononcer

Les questions de la Cicad "déplaisent à la gauche", dixit la Tribune de Genève du 28.09.2007. Soit. Un point de vue libéral n'est donc pas superflu. Car j'ai décidé de répondre à ce sondage, comme à de nombreux autres,  fort en l'occurrence de mes convictions qui m'ont amené à devenir vice-président de la Licra (ligue internationale contre le racisme et l'antisémitisme)  à Genève. Voici mes raisons.
1. Certes, les candidats voient les questionnaires se multiplier dans leur courrier à l'approche d'une échéance. Mais n'est-ce pas normal que des associations tiennent à connaître leurs opinions sur les causes qu'elles promeuvent ? Si l'on a envie de représenter notre canton à Berne, il faut donner de son temps, pas seulement dans les stands, mais aussi derrière son écran. Le temps des comices agricoles de Flaubert n'est plus. Le respect du citoyen, de l'électeur passe ainsi par le dialogue électronique. 
J'ai ainsi répondu récemment, entre autres - la liste n'est pas exhaustive -, aux questionnaires de l'AMG (association des médecins de Genève - voir ma réponse sur le site www.amge.ch), du Nomes, de la Chambre de commerce et d'industrie. Et à celui de la Cicad.
Il y a donc, qu'on le regrette ou qu'on s'en réjouisse, un droit de savoir de la part de la société dite civile. Je considère même que le fait qu'elle prenne le pouls des candidats oblige et honore ces derniers. 
2. De même il y a un devoir de se prononcer, quand on est candidat, pour aider à la formation de l'opinion publique, au choix ultime du citoyen.
Dans certains pays, les citoyens votent avec leurs pieds. Dans le nôtre, le cerveau est l'instrument usuel, qui n'exclut pas les tripes! Pour bien faire, il faut s'informer évidemment grâce aux médias, mais aussi par tous les moyens dont dispose une société libre, dont les courriers des associations. Or ces associations ont aussi besoin de l'avis des politiciens.
3. Certes, l'on peut être gêné par les questions fermées. Mais, même en faisant abstraction de la possibilité de lles commenter, comme le permettait le questionnaire de la Cicad, la cristallisation de l'opinion qu'elles exigent suppose le minimum de ce qui doit être exigé d'un candidat, à savoir le courage de son opinion, au service de causes où l'on n'hésite pas à prendre parti.
4. La vie amène à choisir son camp. Je n'hésite pas à choisir le mien, et à assumer mes choix, face à la Cicad comme face à d'autres associations. Et à faire preuve dans la durée d'une constance et dans mon intérêt pour les causes qui m'ont motivé, et dans les positions défendues. J'espre le faire avec le maximum d'esprit critique et de réflexion que ne doit pas obscurcir l'engagement pour les causes que je crois justes.
C'est l'occasion de rappeler que je m'engage dans cette marche vers Bene - encore trois semaines ! - pour la promotion de certaines valeurs. Au premier rang, les libertés, sous toutes leurs formes. Celle de penser, celle de croire. Celle de s'exprimer, et donc de critiquer. Celle de s'associer encore, notamment pour lutter contre les discriminations. Voilà, quelles que puissent être les reproches formels que l'on puisse faire à un questionnaire, pourquoi je n'ai pas pris le prétexte de la forme pour refuser d'entrer en matière sur le fond. Et que j'ai donc répondu.
Et j'ajouterai que j'ai d'autant mieux fait de répondre que, contrairement à d'autres associations, la Cicad ne juge pas les réponses, ne distribue ni bons ni mauvais points. Elle se contente de mettre à disposition une base de données permettant au ciotoyen intéressé et patient... de voir les réponses brutes de décoffrage de près de trois candidats romands sur cinq.

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Commentaires

Je serais plutôt du côté de Sommaruga dans ce coup là. On en assez de voir un pays peuplé de personnes qui ont tant souffert faire souffrir des corrélégionaires. Car il ne faut surtout pas oublier que les palestiniens sont eu-uassi des sémites! Les juifs n'ont pas l'exclusive de cette origine. Il me semble que nous devrions tous nous mobiliser et faire en sorte que ces peuples puissest s'exprimer librement. Car il ne faut pas oublier non plus que lorsqu'on les prend séparément, famille à famille israéliens et palestiniens s'entendent très bien. C'est donc deux malheurs qu'il faut supprimer. Les politiciens qui mettent de l'huile sur le feu et ces satanées religions d'un autre âge qui font croire que l'un à l'exclusive de la vérité sur l'autre. C'est détestable et infantile.

La paix ne peut se construire que par le respect. Et là les deux ont tort c'est vrai mais il faut dire que du côté sioniste on arrange vraiement pas les choses en découpant à travers les terres occupées par les palestiniens au mépris de leur histoire.
Honte à ceux qui soutiennent une telle politique. Et honte aussi à ceux qui font du racolage politique autour de ces thèmes. C'est bien plus grave que la campgane directe faite par Cerutti à Vernier, coryoez-moi!

Écrit par : Elie | 30/09/2007

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