07/10/2007

Un champignac d'or pour le dernier précieux ridicule de la FAPSE

Pauvres élèves qui ignorent, tel Monsieur Jourdain, qu'ils sont désormais des "apprentis compreneurs" pour un des maîtres de leurs maîtres, professeur à la FAPSE. Et qui sont le prétexte à un double gâchis: financier et linguistique.

Car il y a des instituteurs genevois qui ont encore du bon sens. Ce sont ceux ont été choqués par le coût de l'organisation, sur leur horaire de travail, de trois conférences données par un enseignant de la faculté de psychologie et des sciences de l'éducation (FAPSE), qui ont rendu nécessaire l'engagement de remplaçants pour un coût estimé à 80 000 F. Certains ont même proposé que les conférences de recyclage se tiennent dorénavant le mercredi, jour de congé. Au DIP, on dit y réfléchir pour le futur. Vaut mieux tard que jamais, au coût de l'heure de réflexion!

Mais ces conférences, par leur titre, étaient en elles-mêmes une provocation rare: "Tout ce qu'il faut savoir pour aider l'apprenti compreneur". D'autant qu'elles faisaient partie, précise la Tribune de Genève, d'un plan lecture.

Une chose est sûre, il n'y avait personne en salle pour la relecture. Car un tel titre ne peut qu'encourager tous les préjugés que la FAPSE avait nourris par le soutien de certains (la moajorité?) de ses membres à la lutte contre le retour des notes à l'école primaire. Si cette faculté se sentait la vocation de passer pour un avatar des "Précieuses ridicules", elle ne pouvait mieux tomber !

Au surplus, le dernier précieux professeur ridicule de la FAPSE semble ignorer que le terme d'apprenti n'a plus droit de cité en Suisse, et donc à Genève, depuis la nouvelle loi sur la formation professionnelle. Les apprenants l'ont remplacé. Aidons donc l'apprenant compreneur de la FAPSE à relire ses classiques, dans l'attente de son Champignac d'or.

21:16 Publié dans Général | Lien permanent | Commentaires (8) | |  Facebook | | | |

Commentaires

"Aidons donc l'apprenant compreneur de la FAPSE à relire ses classiques, dans l'attente de son Champignac d'or."

Vous pensez réellement qu'il sache lire? En attendant que l'appreneur devienne un comprenant de la chose écrite, son Champignac dort.


Écrit par : L'anar de droite | 08/10/2007

quand se débarrassera-t-on enfin de ces "professeurs" !!! Ils bafouent le titre accordé aux autres

Écrit par : arken | 08/10/2007

Combien de temps, combien d’exemples de ce genre faudra-t-il pour que le DIP et l’ensemble de la classe politique genevoise deviennent enfin des « compreneurs » ? « Compreneurs » que le cas de la FAPSE est désespéré. Que la formation des enseignants du primaire mérite beaucoup mieux, qu’elle ne peut plus, ne doit plus être inhérente à cette faculté prisonnière de ses gourous aux pédagogies douteuses. Il est grand temps de retirer à la FAPSE son rôle de formation des maîtres et de rendre à la pédagogie ce qu’il lui revient. Comme c’est le cas dans tous les autres cantons suisses, la formation des instituteurs doit être assurée par une HEP qu’il faut créer à Genève, au plus vite ; une haute école basée en priorité sur la pratique. L’Arle (Association Refaire L’Ecole) s’est largement penchée sur les problèmes de la formation actuelle et sur l’utilité, le bien-fondé d’une HEP, je vous invite à lire son rapport sur le lien : www.arle.ch (news, nouveauté, juillet 2007)
André Duval

Écrit par : Duval André | 08/10/2007

Et en mettant le pied à la ceinture et la main à l'étrier, les champignaciens se lèvent ensemble comme un seul homme pour le progrès! Les FAPSIENS sont toujours enfermés dans leurs laboratoires expérimentaux et n'entendent pas le grondement invisible des masses laborieuses qui font la sieste!

Écrit par : Rob Degudy | 08/10/2007

Oui, Pierre Weiss, vous avez raison. On ne sait s’il faut en rire ou s’il faut pleurer. La Fapse est la nourrice principale de l’échec de notre école ; et cette nourrice y déverse ses sottises à plein temps, sans plus aucune retenue, vu qu’elle est soutenue par le DIP.

La langue n’est pas un instrument, c’est un lieu de vie. Comment apprendre à lire à qui que ce soit si on est soi-même un Trissotin ?

Si nous voulons refaire l’école, si nous pensons qu’il en va de la santé de notre république de la défendre, si nous ne voulons pas larguer en chemin ceux qui peinent à se maintenir à flot, il est impératif d’éloigner tous ces pédagogistes de l’école : plus ils seront à distance, mieux l’école se portera. Pour une HEP digne de ce nom : voilà ce autour de quoi nos politiques devraient s’entendre.

Écrit par : Jean Romain | 09/10/2007

Effectivement, cette république aux relents médiévaux, qui n'a pas connu de Renaissance, se fout de l'école. A l'instar du clergé, il est des puissants Diafoirus, bien payés, qui bafouent le métier de prof et endorment les élèves. A l'heure où on connaît une génération d'enseignants parmi les plus qualifiées, on n'a jamais autant méprisé ce métier, qui est à la fois un art libéral et une vocation. Mais force est de constater que cette tradition pédagogo a vu le jour sous le règne d'une conseillère d'Etat libérale, qui n'a eu de cesse de casser cette profession jusqu'à affamer les enseignants (obligés de suivre ce genre de formation humiliante, ils sont condamnés à n'être rémunérés qu'à mi-temps pour des semaines dépassant les quarante heures de travail effectif); cette catégorie professionnelle a perdu ainsi en vingt ans environ 30% de son pouvoir d'achat. Quel gâchis tant financier que spirituel! Qui paiera la note?
Micheline PACE, spécialiste en philosophie politique et en éthique

Écrit par : Micheline Pace | 09/10/2007

Madame Pace... vous rappelez-vous les vagissements initiaux de la FAPSE - alors l'EPSE? C'était au début des années 70 et le conseiller d'Etat en charge n'était autre qu'André Chavanne...

Écrit par : Rob Degudy | 09/10/2007

Oui, c’est vrai, c’était Chavanne.

Mais ce qui caractérise notre époque (et on le voit aussi dans les débats politiques actuels) c’est la surenchère. On se veut plus extrême que l’extrême, on veut aller plus loin que le déjà loin. Les Grecs appelaient cela l’hybris, la démesure. Plus déchet que le déchet : le nucléaire. Plus culturel que la culture : le centre Pompidou. Plus violent que la violence : le terrorisme. Plus identique que l’identique : le clone. Plus pédagogique que la pédagogie : la FAPSE.

Et c’est justement ce système de démesure qui, dépassant la limite, pousse brusquement les choses à leur contraire : là où il n’y a plus d’identité c’est dans le clone ; là où il n’y a plus de pédagogie, c’est à la Fapse.

Écrit par : Jean Romain | 11/10/2007

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