20/10/2007

Genève-Berne et au-delà.. Bravo M. Mange !

Ajouter aux 4 pistes autoroutières - insuffisantes - qui traversent le Plateau suisse, 2 voies de TGV, voilà une idée à étudier, sinon à creuser... C'est celle d'un ancien professeur de l'EPFL, Daniel Mange, par ailleurs responsable vaudois de la CITRAP, une association qui oeuvre au développement des transports publics. Il s'est peut-être inspiré de la solution retenue par l'Italie entre Turin et Milan où s'est construite, à côté de l'autostrada une direttissima qui continuera vers Trieste.

Toutes les objections sont possibles. Le projet Mange oublie Fribourg, Boncourt ou Cudrelien, il ne dessert pas le centre des villes, il arrive tard. Mais il a l'avantage d'exister, de proposer au lieu d'ergoter, d'être améliorable, par exemple vers Bâle et l'Allemagne, et peut-être même plus facilement finançable que le Swissmetro dans lequel certains ont tant investi et d'autres espéré. Il relierait du même coup Cointrin et Kloten, contribuerait à la diminution du trafic aérien sur courtes distances, permettrait l'interconnection avec le réseau européen de TGV sans rupture de charge, sans devoir donc changer de véhicules. Bref, il ferait des villes du Plateau les quartiers d'une agglomération. En changeant l'échelle, il nous installerait dans le XXIe siècle.

Que ceux qui seront élus par les Genevois à Berne le 21 octobre songent que leurs successeurs pourraient y arriver plus vite. L'altruisme commande donc de dire bravo au professeur Mange!

 

 

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17/10/2007

Elections: la raison l'emportera, malgré tout!

Le suspense est grand, les candidats tremblent, et pourtant une chose est sûre: les Suisses auront appris quelque chose de cette campagne électorale. Et apprendre, ce n'est pas simplement sentir, seulement ressentir, uniquement dégouliner de bons sentiments qui confinent à l'hypertrophie cardiaque. C'est, au contraire, le résultat d'une réflexion.

Ce qu'ils auront appris ne plaira pas nécessairement aux docteurs en correction politique: la volonté de redéfinir l'identité nationale parfois au risque du nationalisme, le souci d'indépendance confinant au protectionnisme, le culte du chef avant le ronron des idées, et aussi le développement durable érigé en catéchisme. Bref, ils auront passé par où les libéraux s'engagent: par la liberté de penser leur avenir. Sans tabou. Parfois aussi sans frein, et cela s'est vu par des exagérations inadaptées à la qualité de citoyen. 

Ils ne donneront pas nécessairement toutes les réponses souhaitées par les premiers défenseurs d'une société ouverte, d'une économie dynamique, d'une recherche audacieuse. D'une vie politique où la recherche du consensus l'emporte sur l'anathème, le respect des minorités sur l'exclusion majoritaire, le fédéralisme sur le centralisme.

Mais l'on peut être confiant, notamment à cause du caractère cantonal des élections fédérales, qu'ils composeront les futures Chambres avec un lot non seulement maintenu, mais encore renforcé d'esprits qui donnent la priorité aux vrais défis de la Suisse en ce début de 21è siècle: la qualité de la formation, l'aménagement d'une société donnant envie d'entreprendre pour soi et avec les autres, une sécurité sociale adaptée aux mutations démographiques et économiques. C'est dans cet esprit, si je suis élu, que j'entends aller sièger à Berne, pour contribuer au futur de ce pays au fond si attachant, réflexion faite! 

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14/10/2007

SIG transit gloria...

Le problème de la gouvernance des établissements publics autonomes (SIG, TPG, AIG, HUG, Hospice général, notamment) mérite mieux que l'obstructionnisme érigé en vice partisan. Il faudra donc attendre un mois de plus pour offrir aux citoyens de ce canton des lois permettant des conseils d'administration plus efficaces, moins politisés - l'un pouvant aller avec l'autre! Mais à toute chose malheur est bon.

Car ces réformes sont insuffisantes. L'actualité a montré que l'opacité pouvait être mise à profit. Et que l'occasion fait le larron. Et le citoyen de découvrir que le président (socialiste) de SIG a pu faire grimper son revenu pour ses activités de service privé au service public jusqu'à 1000 francs par jours, samedis, dimanches et jours fériés compris.

Pareille rémunération est peut-être justifiée, voire insuffisante. Mais elle manque singulièrement de transparence, en une période où cette valeur prend une importance accrue. Raison pour laquelle il est nécessaire de compléter les projets de loi en question. Ce sera chose faite dès demain grâce aux propositions de trois députés - dont l'auteur de ce blog - qui ont à coeur d'offrir aux Genevois un Etat efficace, irréprochable et transparent à la fois.

Morale partisane de l'histoire: au PS, on aime faire la morale... aux autres. ça ne coûte pas cher, ça n'empêche pas de rapporter gros, à court terme. Mais ça peut décourager ce qui reste d'électorat populaire à voter avec leurs pieds en direction des partis populistes. Ou bien, espérons-le, de ceux qui prônent et assument la responsabilité individuelle. 

  

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12/10/2007

Politique et amitié: merci Mario!

La politique crée des liens d'amitié. Au sein de son parti, cela va -ou devrait- aller de soi. Mais aussi avec les membres d'autres partis. Mario Cavaleri est ainsi devenu mon ami, au fil des ans. C'est un homme pondéré, fin, intelligent. Mais aujourd'hui, j'aimerais dire que je fais plus que ressentir les liens que nous avons tissés. Je ressens aussi une certaine colère pour tous les coups qu'il a reçus cette année.

Les derniers sont les plus mesquins. Une néo-conseillère administrative, qui semble ennivrée de son pouvoir, n'est pas plutôt élue qu'elle commence une chasse à l'homme. Et de mettre à pied, à son pied pour les expulser de son dicastère, plusieurs de ses cadres. Parmi ceux-là, Mario.

Outre que ces pratiques sont étrangères à nos moeurs, elles sont surtout indignes. Elles font fi de la qualité d'engagements professionnels, elles humilient ceux contre qui elles sont dirigées. Elles ont un seul avantage: elles mettent à nu l'âme de celle qui les a prises. Et en montre la couleur. Noire comme un mouton.

 Mario, je suis convaincu que tu rebondiras. Grandi par celle qui a cru pouvoir t'abaisser.

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07/10/2007

Un champignac d'or pour le dernier précieux ridicule de la FAPSE

Pauvres élèves qui ignorent, tel Monsieur Jourdain, qu'ils sont désormais des "apprentis compreneurs" pour un des maîtres de leurs maîtres, professeur à la FAPSE. Et qui sont le prétexte à un double gâchis: financier et linguistique.

Car il y a des instituteurs genevois qui ont encore du bon sens. Ce sont ceux ont été choqués par le coût de l'organisation, sur leur horaire de travail, de trois conférences données par un enseignant de la faculté de psychologie et des sciences de l'éducation (FAPSE), qui ont rendu nécessaire l'engagement de remplaçants pour un coût estimé à 80 000 F. Certains ont même proposé que les conférences de recyclage se tiennent dorénavant le mercredi, jour de congé. Au DIP, on dit y réfléchir pour le futur. Vaut mieux tard que jamais, au coût de l'heure de réflexion!

Mais ces conférences, par leur titre, étaient en elles-mêmes une provocation rare: "Tout ce qu'il faut savoir pour aider l'apprenti compreneur". D'autant qu'elles faisaient partie, précise la Tribune de Genève, d'un plan lecture.

Une chose est sûre, il n'y avait personne en salle pour la relecture. Car un tel titre ne peut qu'encourager tous les préjugés que la FAPSE avait nourris par le soutien de certains (la moajorité?) de ses membres à la lutte contre le retour des notes à l'école primaire. Si cette faculté se sentait la vocation de passer pour un avatar des "Précieuses ridicules", elle ne pouvait mieux tomber !

Au surplus, le dernier précieux professeur ridicule de la FAPSE semble ignorer que le terme d'apprenti n'a plus droit de cité en Suisse, et donc à Genève, depuis la nouvelle loi sur la formation professionnelle. Les apprenants l'ont remplacé. Aidons donc l'apprenant compreneur de la FAPSE à relire ses classiques, dans l'attente de son Champignac d'or.

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