11/11/2008

Université: une autonomie incomplète mais nécessaire et réelle

Une histoire d’autonomie, certes incomplète, mais réelle, porteuse d’espoirs, d’avenir fait de réformes, mais aussi de craintes favorisant une crispation conservatrice. Tel pourrait être le résumé des réactions que suscite la nouvelle loi sur l’université.

Les plus de cette nouvelle loi se ramassent à la pelle, c’est de saison…Car l’autonomie voulue par les partis du Grand Conseil, pour une fois unanimes, doit permettre à l’université de tenir son rang dans le champ de la recherche mondiale. D’attirer à elle des étudiants et des enseignants étrangers, contribuant ainsi à sa place dans les classements internationaux. De gérer ses ressources au mieux. De clarifier ses structures de gouvernance.

Les moins tiennent de l’exagération, sinon du fantasme. Avec la loi actuelle, aucune limite n’est fixée à une hausse des taxes (9 millions sur un budget de 630 millions) ; à l’avenir, en revanche, une nouvelle loi spécifique la limitera, outre l’arme du référendum. La liberté académique sera garantie par un comité d’éthique et de déontologie. Le statut du personnel ne subira aucune modification, sinon un brin de souplesse pour des professeurs réellement extraordinaires.

Cette loi n’est qu’un pas dans la marche délicate vers davantage d’autonomie. Elle réussit l’exploit d’être portée tant pas la gauche que par la droite. Ce pas mérite un soutien résolu. On ne joue pas au poker menteur avec une institution qui fait, qui est Genève depuis 450 ans. La formation de 15 000 étudiants, l’emploi de 8 000 collaborateurs sont en jeu.

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Commentaires

Franchement, l'autonomie en tant que but en soit, je ne comprend pas. Si en plus cela implique la dégradation des conditions d'accès pour les étudiants, j'espère que cette loi sera refusée.

Écrit par : Djinius | 12/11/2008

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