11/01/2009

le docteur Guillotin n'est pas une légende urbaine

Les Suisses tiennent dans leurs mains leur avenir européen immédiat. Un engagement décidé en faveur du oui est nécessaire. Mais une victoire du non est possible jusqu’au décompte de la dernière voix, car deux logiques, incompatibles, s’entrechoquent.

Celle de l’ouverture, de l’espoir que l’avenir de notre pays se bâtisse grâce aux expériences positives de notre histoire, dont le libre-échange. Celle des craintes liées à la conjoncture, de la peur des étrangers, d’un protectionnisme qui ne fait que repousser les problèmes en les aggravant.

Des Suisses pourraient donc dire non le 8 février à la poursuite et à l’extension de la libre circulation des personnes avec tous les Etats membres de l’UE. A ceux qui le feraient par souci de précaution, sans conviction profonde, il importe de dire que leur décision aurait de graves conséquences. Car elle équivaudrait à une dénonciation de l’ensemble des accords qui nous lient à nos partenaires.

Un sondage, publié le 9 octobre, montre qu’une légère majorité des Suisses est consciente de ce risque, alors qu’un tiers des sondés en doute. Ce doute doit être absolument levé.

C’est l’honneur de ce pays que de voter sur des sujets qui engagent son avenir. Et c’est le devoir de ses citoyens de prendre une décision en étant éclairés quant à ses conséquences. Or voter non le 8 février revient à tirer nous-mêmes sur la chaîne qui laissera tomber sur nos emplois le couperet de l’instrument inventé par le docteur Guillotin. 

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Commentaires

Je dois dire que je ne comprend pas le discours de l'UDC, qui d'un côté dit qu'il faut voter non, et de l'autre, dans la presse alémanique, mais aussi à Genève, dit que si le non triomphe, il faut faire comme si c'était OUI et ratifier les accords quand même !
C'est la première fois que je vois un truc pareil !

Écrit par : Je vote à droite | 12/01/2009

Cette votation sur la libre circulation des personnes est en effet déterminante pour l'avenir de la Suisse! Si le non emporte le 8 février, notre pays entrera dans une période d'insécurité, car tous les accords des Bilatérales I qui sont vitales pour notre économie tomberont! Au contraire, un OUI à la libre circulation des personnes nous assure la continuité de la voie bilatérale qui a été déterminante pour la prospérité de la Suisse ces dernières années. Il est donc crucial - particulièrement dans une période de crise économique - que nous gardons les avantages que les accords bilatéraux nous offrent!

Écrit par : tinu | 14/01/2009

Il est detestable de bannir toutes reflections objectives sur ce sujet en enfermant la discussion entre un 'OUI' soit disant d'ouverture et un 'Non' soit disant xenophobique.

Personnelement je suis pour le libre echange et la mondialisation. Et il n'est pas interdit d'envisager que la Suisse pourrait mieux tirer son epingle du jeu en se detachant de la dinosoresque bureaucratie de Bruxelle afin piloter ses propres interêts avec plus d'agilité.

L'economie a besoin de main d'oeuvre etrangère ? A la bonne heure, la Suisse peut parfaitement delivrer des permis de travail adhoc sans l'aide de l'UE.

De plus la propagande sectaire pro-oui voudrait nous faire croire qu'en cas de NON tout echange commercial avec l'UE deviendrait impossible. Il n'en est rien, les règles du jeu changerait certes, mais ça ne rime pas forcement avec apocalypse economique. Après tout la Suisse existait aussi avant les bilaterales.

Écrit par : Eastwood | 15/01/2009

Monsieur Weiss,

Et si l'on se donnait la peine de s'arrêter de temps à autre, se poser et discuter, au lieu de se déplacer sans arrêt entre vos trois lieux, Soral, Genève et Berne ?

A-t-on encore le droit de dire non au Parlement et leur demander (par non massif) de nous poser deux questions, bien distinctes, au lieu du paquet, si bien ficelé et contre l'avis du Conseil Fédéral ?

Je veut bien comprendre que ce sont les conseillers nationaux qui élisent les conseillers fédéraux (et nous, à l'UDC, nous en savons quelque chose), mais est-ce pour cela qu'on les élit ?

A quoi cela sert-il de les élire, si en définitive, l'on ne les écoute même pas ?

Écrit par : Victor DUMITRESCU | 16/01/2009

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