13/10/2009

La rigueur, toute !

Face à la nouvelle configuration du Grand Conseil, le respect de l'Etat de droit s'impose plus que jamais. Ivre de sa victoire - ou ignorant des dispositions formelles ? -, le co-chef du MCG - l'autre, transfuge du PDC, se tait encore - entend déjà tordre la loi en exigeant des sièges en commissions quand la simple arithmétique les lui refuse. Certes, il serait tentant de les lui accorder, pour voir le mésusage qui en serait fait, mais la démocratie n'est pas un jeu, et ses règles ne sont pas un chiffon de papier. Ce sera donc la rigueur, toute, qui devra régir l'attribution du nombre de sièges. Une rigueur qui n'en attribuera donc que deux au MCG, qui permettra à l'Entente de continuer à en détenir sept, à l'UDC de n'en avoir plus qu'un - le tout permettant une solide majorité de droite, du moins en théorie - et à l'Alternative d'en recevoir cinq, sans changement.

Au passage, ajoutons, pour passer de la forme au fond, que cet esprit de rigueur continuera d'inspirer ceux qui n'ont eu de cesse de s'élever contre son absence dans la gestion de l'Etat. Il est inutile de revenir aujourd'hui sur les exemples de dérapages que la commission des finances a réussi à éviter, sous l'impulsion le plus souvent des libéraux. 

Il vaut toutefois la peine de relever que l'engagement personnel manifesté par certains députés a trouvé un encouragement supplémentaire dans les résultats des élections du Grand Conseil de 2009. Face aux manoeuvres d'intimidation, dans la rue ou les blogs, la réponse s'inspirera de valeurs qui résistent à la démagogie. Elles ont pour noms courage, cohérence, équité, et aussi sens de l'Etat. Et s'il le faut, elles seront répétées à ceux qui entendraient s'en affranchir.

Quant aux compromis nécessaires, parfois, pour faire une majorité, ils ne pourront se faire que sur la base de positions de départ claires et après discussions sans compromissions. Comme dans n'importe quelle négociation entre partenaires sociaux. Car on ne peut plus négocier ce que l'on déjà abandonné comme position de départ. Donc rigueur dans la méthode aussi, évidemment. Cela peut ne pas plaire, mais, dans le long terme, c'est la seule manière convaincante de démontrer et la force d'une conviction, et la justesse d'une ligne. On ne fait pas de la politique pour être aimé, on en fait pour promouvoir une vision de la société. Une société de liberté, de responsabilité et de solidarité. Et si, à l'arrivée de l'étape, au jour du jugement ...populaire, on est confirmé dans son mandat, c'est là la plus belle des satisfactions.

Merci donc à tous ceux qui me permettent de continuer à mettre en oeuvre une politique de rigueur, encore plus nécessaire en période difficile. Une rigueur qui n'exclut pas l'humanité, au contraire. Car sans rigueur, il n'y a plus de justice possible dans les arbitrages fatalement nécessaires entre politiques publiques. Une rigueur qui rend possible l'innovation, les réformes, l'adaptation aux besoins d'une société qui change, dans laquelle les décisions nécessaires d'hier peuvent parfois se transformer en contraintes superflues pour demain. C'est dans cet esprit qu'il conviendra d'aborder les réformes et propositions législatives qui marqueront cette nouvelle législature. Sans jamais en négliger et les coûts, et l'efficience. Gageons qu'il pourrait y avoir du sport, dès le départ !    

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Commentaires

Je me réjouis de mesurer, dans la rigueur, votre degré d'humanité, à travers l'innovation, les réformes, l'adaptation aux besoins (sociaux) d'une société qui change, ce que vous arrivez à constater du haut de votre position.

Quant aux compromis nécessaires,parfois, pour faire une majorité, ils ne pourront se faire que sur la base de positions de départ claires et après discussions sans compromission .. Une phrase qui laisse peu de place à la discussion, juste à un soupçon d'humanité je suppose !

Heureusement, vous parlez aussi d'équité, et là, une lueur d'espoir apparaît !

Bon mandat à vous, dans le respect des valeurs qui sont les nôtres et des gens qui servent l'Etat, sans compter leur temps, sans rompre leur serment, qui voudront eux aussi démontrer la force d'une conviction, la justesse d'une ligne, les réalités d'une injustice, et sur le long terme les erreurs de la dernière législature.

Walter SCHLECHTEN
Président de l'UPCP

Écrit par : Minet | 13/10/2009

Par contre, Minet reste en attente du mémorial du 26 juin 2009, juste pour vous lire, n'ayant pas pu vous entendre, pour ce qui était probablement un dérapage que la commission n'a pas su éviter sur ce coup là !

Pour certains, c'est dans les blogs que l'on peut y lire des choses déplaisantes, pour d'autre dans un document officiel de l'Etat, mais où vous avez raison, on ne fait pas de la politque pour être aimé !

Minet.

Écrit par : Minet | 13/10/2009

C'est étonnant comme vous savez si bien reprocher aux autres, ce que vous excercer si bien quand vous êtes en majorité!

Aulieu de vous remettre en question et de vous demander comment se fait-il que l'on en arrive là!

Alors revoyez votre politique et peut-être vous retrouverez votre place.

Écrit par : Patrice Rochat | 14/10/2009

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