11/01/2010

Les taxis voisins à la rescousse, en deux temps, trois mouvements !

Quelques taxis ont débrayé ce matin à Genève. S'ajoutant à la grève qui affecte l'aéroport international de Genève, et quelles qu'en soient les raisons, cette perturbation fait désordre. Pour une ville internationale, fière à juste titre de sa vocation et de sa tradition d'accueil, toutes les voies doivent être explorées pour trouver des solutions permettant à Genève d'offir des services dignes de son rang.

On ne peut en particulier évacuer l'hypothèse qu'un jour, les perturbations pour ce service public ne soient plus graves. La responsabilité des élus est en tout cas de se préparer à cette éventualité. Dans le cadre de la révision de la loi sur les taxis qui permet, dans ses dispositions actuelles, des commandes de service préalables pour des taxis extérieurs au canton, on pourrait imaginer, dans le futur, à titre exceptionnel, face à l'urgence, d'élargir le rayon géographique des personnes habilitées à offrir cette prestation. En commançant par les taxis vaudois. Le marché intérieur suisse existe, que diable !

Et puis, diable pour diable, si la situation se détériorait à un point jugé trop grave par l'autorité, pourquoi ne pas ouvrir, dans les mêmes conditions, le canton aux taxis des départements français limitrophes ?

Ce serait la réponse du taxi extérieur au taxi intérieur. Moins romantique que celle du berger à la bergère, mais assurément aussi efficace, qui permettrait de retrouver le chemin de la raison. Après tout, Swissport va bien chercher du renfort hors du canton.

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Commentaires

Ca c'est vrai, Monsieur Weiss, pourquoi Swissport serait-il le seul à pratiquer le dumping salarial que le Conseil d'Etat nous avait promis d'empêcher grâce à des contrôles drastiques ?

Écrit par : ORSINI Magali | 11/01/2010

Cher Monsieur,

Je suis taxi genevois depuis 18 ans, les diverses lois qui se sont succédées depuis que j'exerce ma profession nous ont plongé petit à petit à la situation actuelle. Il serait temps que l'état prenne de réelles dispositions pour le bien des clients, et non pas des réformes contraignantes pour les chauffeurs qui servent cette clientèle.
Quand une corporation fait une matinée de grève, très rare chez les taxis Genevois, essayez de juger le fond de leurs revendications. Prenez connaissance de l'avant-projet de loi, et essayez d'imaginer ce qu'il adviendra du service de taxi à Genève si il est appliqué. Je doute fort que les taxis Vaudois ou Français accepterai ces conditions, et même si c'était le cas ce ne sont pas les 12 taxis d'Annemasse (la plus grande ville frontalière) qui pourront assurer notre clientèle de "ville internationale, fière à juste titre de sa vocation et de sa tradition d'accueil". Dans vos préconisations je ne vois que la totalité taxis de Lausanne et environ, voir mieux ceux de Lyon pour vous satisfaire.
Il est évident qu'une revalorisation de notre profession est nécessaire, nous traînons nos brebis galeuses, je les compte au nombre de 10% environ, il en est certainement de même des taxis voisins.
Contrairement à ce que voudrais faire croire certains journalistes avec des articles succincts et mal informés en relatant quelques fait divers, condamnant ainsi tout une profession, élevons les débats sur des questions de fond, 90% de chauffeurs vous y invitent, moi le premier.

Écrit par : Fasel | 11/01/2010

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