23/07/2010

le Prince du bonneteau

Il y a les escrocs de rue qui profitent de la naïveté des passants pour leur soutirer leurs billets. Il y a M. Quark aux pommes (ou Quarcoopome), soi-disant organisateur de concerts, qui profite d'une législation lui permettant d'organiser un concert à distance et même avec distance. Et, pour la deuxième fois, de l'annuler. A coup sûr, il mérite d'être nommé Prince du bonneteau.

Quant aux CFF, au Stade de Genève et aux fans de Prince, ils sont les... pommes de ce sieur. Ceux-ci seraient-ils trop peu nombreux pour y trouver une raison d'annulation ? Si c'était le cas, cela montrerait qu'en matière d'organisateurs de spectacles, il est temps de séparer l'ivraie du bon grain. Il ne reste qu'à espérer que les promesses de remboursement ne soient pas "parole, parole", comme aurait dit Dalida !  

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Commentaires

Monsieur,

Pour une fois je suis d'accord avec vous. Mais ce M. Quark, comme tout organisateur de spectacles qui danse bien seulement si la forture chante, n'a-t-il pas agi avec cette prudence qui sait se rétracter quand le robinet ne coule pas comme prévu ? On appelle cela le libéralisme, ce que vous continuez de défendre bec et ongles malgré les nombreux avatars que ce système génère. Tant qu'il en sera ainsi, la profession d'hypocrite a encore de merveilleux avantages à obtenir.

Écrit par : lappal | 23/07/2010

C'est un peu comme en politique : les électeurs paient "cash" et ne sont jamais remboursés des promesses non tenues de certains politiciens !

Au fond, la politique n'est-elle pas une forme de spectacle ? Avec ses bonimenteurs...

Écrit par : Anaxagore | 23/07/2010

Dans le même registre, qui ne se souvient pas de cet escroc, il y a environ 22 années en arrière, assez malin pour faire croire à plusieurs entreprises genevoise qu'il avait l'exclusivité pour le parfum "Michael Jackson", réussissant par ses répétés mensonges à louer des locaux au WTC à Cointrin, à se faire livrer des meubles, des fleurs, du matériel d'enregistrement audio-vidéo, des automobiles, de l'informatique, à engager plein de collaborateurs dévoués sans les rémunérer, à passer à la TV, bref : à rouler tout le monde dans la farine. Mais les choses se sont arrêtées assez rapidement, aux alentours de quelques millions de CHF de poursuites contre cet individu, le mot a été passé et l'afflux des victimes de ce "joueur de bonneteau" à sa façon s'est éteint tout seul.

Écrit par : Jessica | 23/07/2010

Ca y est...il falloir légiférer et réglementer cette profession. On pourrait proposer à ces entrepreneurs de spectacles indélicats (pas tous non, il y en a des fort délicats...j'ai les noms...)une formation conjuguant l'éthique à l'agréable qu'on aurait pu payer avec les recettes du droit des pauvres ....que votre parti a combattu...tempi passati...
bon été
p.losio

Écrit par : pierre losio | 23/07/2010

@anaxagore
spectacle ?
"la politique n'est pas la gestion du réel mais un théâtre du désir" (O.P.)
p.l.

Écrit par : pierre losio | 23/07/2010

On aurait aussi pu lire ;

Il y a les escrocs de rue qui profitent de la naïveté des passants pour leur soutirer leurs billets. Il y a M. Quark aux pommes (ou Quarcoopome), soi-disant organisateur de concerts, qui profite de la naïveté de ses partenaires pour leur vendre un concert d'échecs, sans roi, sans reine et donc sans Prince. Une partie annulée d'avance, c'est certain. A coup sûr, il mérite d'être nommé Prince du bonneteau, il ne soutire pas les billets, il les vend tel du vent.

Quant aux CFF, au Stade de Genève et aux fans de Prince, ils sont les... pommes de ce sieur. Ils se sont faits manger leurs pièces avant de se retrouver mat, sans jouer, pire sans entendre jouer.

Si c'était le cas, cela montrerait qu'en matière d'organisateurs de spectacles, il est temps de séparer l'ivraie du bon grain. Il ne reste qu'à espérer que les promesses de remboursement ne soient pas "parole, parole", comme aurait dit Dalida, sinon certains l'auront "gigi la morose" musicale.

Minet l'amorose.

Écrit par : Minet | 24/07/2010

Cher Pierre, votre sens de l'auto-dérision semble proportionnel à vos chances d'être engagé dans les paddocks de Ferrari. Quant à l'agitation des libéraux sur le sujet évoqué, elle reste pour moi stupéfiante, compte tenu de votre conception de la liberté individuelle. A moins d'une d'une erreur doctrinale estivale, n'imaginant en effet pas le retour de vos hommes sur le pavé genevois pour s'attaquer, cette fois-ci, aux dommages collatéraux des campagnes publicitaires du crédit à la consommation.

Écrit par : Viktor | 24/07/2010

Ce qui me dérange dans ce concert à la Praille c'est que quand on lit un peu la rubrique spectacle des journaux les grands concerts sont annoncés des mois à l'avance et dans ce cas même pas 2 mois, et les gens se ruent sur les billets sans garantie, sans connaître l'organisateur, ce n'est plus de l'amour pour Prince, c'est de l'aveuglement. J'espère qu'ils seront remboursés.
Les arnaques au bonneteau sont tellement stupides que je me demande comment des gens sensés se font encore prendre. Si je veux jouer de l'argent j'achète un billet à gratter, j'ai au moins une petite chance de regagner ma mise. S'il n'y avait pas des gogos le problème serait réglé.

Écrit par : graindesel | 24/07/2010

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