23/11/2010

Le cours de banderoles, une nouvelle discipline pour jeune socialiste

M. de Sainte Marie, président des jeunes socialistes, aime le sexe. C'est son droit. Opposant à la nouvelle loi sur les heures d'ouverture des magasins, il conseille de "faire l'amour, pas les magasins". Opposant naguère à la révision de la loi fédérale sur le chômage, il a contribué à une affiche manifestement obscène (voir ma note "l'obscénité contre la LACI").

Le voilà qui maintenant nous avoue, dans toute sa candeur post-juvénile, le début de son engagement politique (La Tribune de Genève du 23 novembre 2010): "Une prof de français (du collège Claparède) m'a poussé à (...) m'engager en politique". A voir le résultat, pas dans un parti de droite. Participant ensuite à des manif anti-américaines en lien avec la guerre en Irak, "j'en garde un souvenir très fort. On préparait les banderoles avec nos profs de dessin".

D'où la question que les responsables du DIP, du directeur de Claparède à la direction générale du post-obligatoire et à la direction du département, et peut-être même jusqu'à M. Beer, le conseiller d'Etat, ont dû se poser: "la préparation de banderoles fait-elle partie du programme de dessin de la maturité? Ou est-ce une option de l'éducation citoyenne pour les nuls ?".

On savoure la réponse par avance.

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Commentaires

Bonjour,

L'éducation citoyenne, celle qui apprendrait notamment aux auteur-e-s de la campagne "20h: no stress!" qu'on ne mène pas un débat politique en organisant des concours pour gagner des i-pad (et qu'accessoirement on n'utilise pas le franglais pour faire "djeuns"), manque en effet cruellement à Genève.

Mais toute candide que soit la démarche, je crois que je préfère encore une école qui amène ses jeunes à s'exprimer et se forger leursopinions, fusse par le biais de banderoles, qu'une école apprenant qu'on peut trahir le principe du débat d'idées en éteignant la conscience des citoyen-ne-s à coup de biens de luxe. Offrir des produits d'un tel coût, pour soutenir une campagne sur l'ouverture prolongée des magasins, donc sans rapport direct avec l'objet de vote, est-ce que ce n'est pas un peu "obscène" finalement?

Écrit par : Audrey | 23/11/2010

Je trouve Pierre Weiss méchant avec cette gauche qui quadrille nos écoles jusque dans les salles des maîtres, méchant et pas constructif du tout. Non ! c’est dur pour tou-te-s ces enseignant-e-s qui font ce qu’ils/elles peuvent pour intéresser leurs élèves au monde. On les motive ! Car la question de la démotivation est essentielle : elle est chevillée à celle de l’échec scolaire et du manque d’efficacité de notre enseignement.

Parler, c’est se mouvoir dans l’abstraction du monde, mais dessiner des banderoles c’est déjà entrer dans la culture écrite. Voyons ! Ce n’est pas rien que cela ! La culture écrite en lettres majuscules dans la cours de récré ! Comment Pierre Weiss ne voit-il pas que le tout de l’école, le centre de notre travail c’est le passage d’une culture orale à une culture écrite ! Or confectionner des banderoles faisait l’objet d’une séquence didactique.

Mais je vois, Pierre Weiss, que vous n’avez qu’une idée approximative de la séquence didactique !

La « séquence » au collège est une nouvelle façon d’enseigner le français fondée sur le « décloisonnement » des disciplines. Il est proscrit, par exemple, d’enseigner la grammaire ou l’orthographe de façon spécifique et selon une progression continue et cohérente. Il faut faire de la « grammaire de texte » et enseigner l’orthographe en catimini, de façon anecdotique et parcellaire, à condition qu’un « parcours », un texte contingent ou des « objectifs » l’autorisent… Seul peut être étudié ce qui trouve sa place dans une sorte de charade didactique artificielle, matrice purement formelle dans l’élaboration de laquelle le professeur-technocrate doit se consumer (au lieu de véritablement préparer ses cours), avec une idée fixe : désormais, tout est dans tout et réciproquement, pour le plus grand plaisir supposé des élèves.

En fait, n’importe quoi – y compris les banderoles - peut faire l’objet d’une séquence didactique (interdisciplinarité commande) comme l’ont démontré les pédagogistes depuis belle lurette : l’enseignement du français à visage humain a enfin vu le jour grâce aux efforts des scientifiques de l’éducation...

Écrit par : Jean Romain | 23/11/2010

Tres simple.

La gauche a noyaute l'education et s'est repandue tel un cancer.

Au lieu de rester factuels de nombreux enseignants procedent a un lavage de cerveau des mineurs qui leur sont confies.

Ces bobos-gauchos endoctrinent "objectivement" la jeunesse sur le dos des impots de leurs opposants (les 5% des plus aises qui paient le 50% des impots genevois) et mobbent les collegues qui veulent en rester a la mission initiale d'education.

Et au final nous obtenons des generations dont les resultats PISA sont mediocres (d'autant plus quand on les met en relation avec les sommes enormes que Geneve consacre a l'education) endoctrines par des fonctionnaires jouissants de l'emploi a vie, de vacances incomparables et grassement payes.

Écrit par : je reste anonyme | 24/11/2010

Ces sales jeunes qui manifestent partout en Europe, d'abord en Grèce, en Irlande, au Portugal et maintenant à Londres et même devant le sénat italien ce matin ! Ils se prennent pour qui ? Comment osent-t-ils refuser d'être réduits en esclavage à raison de 25 heures, 8 jours par semaines et 53 semaines par années pour la moitié et au chômage avant de se retrouver à la rue pour l'autre moitié! et puis quoi encore ?

Ils pensent peut être que leur vie leur appartienne et qu'ils ne sont pas là juste.
pour permettre à une minorité de managers et politiciens de s'enrichir afin de se taper quotidiennement des gueuletons à 1000 balles et se payer une nouvelle Rolls-Royce chaque semaine ? Quand comprendront-ils enfin que c'est l'homme qui est là pour servir l'économie et non l'économie qui est là pour servir l'homme !!!

Écrit par : un jour marxiste, un jour néolibéral, l'important c'est d'être extrêmiste, n'est-ce pas Pierre | 24/11/2010

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