25/02/2011

Ziegler, juré du Prix Kadhafi et expert en droits de l'homme

Jean Ziegler, le juré et l’ami primé de Kadhafi

ou la tartufferie sans limite d’un « expert » onusien

 

Les événements libyens ont permis à Jean Ziegler de refaire des siennes sur les ondes de la RSR qui espérait peut-être le discréditer en le mettant face à ses contradictions, mais qui lui a momentanément permis de rebondir. En apparence.

 

Le moment est donc particulièrement propice pour poser quatre questions et y apporter des réponses.

 

1. Jean Ziegler (JZ) est-il ou a-t-été l’ami de Mouammar Kadhafi ? Oui, selon l’avocat Charles Poncet, défenseur de l’Etat libyen. Oui, selon Jean Ziegler, si ami signifie invité régulier à ses fêtes ou en tout cas à des rencontres, en compagnie d’autres intellectuels, que le Guide autodidacte aimait convier en Libye.

2. JZ a-t-il été membre du jury du Prix Kadhafi des droits de l’homme ? Oui, selon le socialiste marxisant qui l’a fièrement déclaré à plusieurs medias, notamment romands à l’époque de la création du prix. Non, selon le même plus tard et surtout aujourd’hui. Trois voies de sortie de cette contradiction : a) il n’en a pas été membre à l’époque et a menti, par fanfaronnade ou pour d’autres raisons, parce que le Guide lui avait laissé entendre qu’il allait en être membre et que ledit Guide n’a finalement pas honoré sa parole, chose étonnante de la part d’un bédouin ; b) il en a été membre au début mais en a été exclu ou a quitté de son propre chef ce jury par la suite, en raison des violations des droits de l’homme en Libye ; c) il en est membre depuis le début, mais prétend le contraire. Par exemple parce qu’il ne supporte pas que soient mises en évidence ses faiblesses avec les dictateurs qui ont asservi des peuples sur cette planète, au nom d’idéologies « de libération », de la Corée du Nord de Kim Il Sung à l’Ethiopie de Mengitsu, du Zimbabwe de Mugabe à Cuba de Castro.

3. JZ a-t-il reçu le prix Kadhafi des droits de l’homme en 2002 ? Non, selon l’intéressé qui prétend n’avoir jamais reçu de prix. Mais qui a reçu plusieurs autres décorations étrangères. Oui, selon de nombreux médias. En tout cas, une ONG basée à Genève dont il est membre du conseil de fondation, le Centre Europe Tiers Monde (CETIM), a bel et bien reçu ce prix en 2001.

4. JZ a-t-il sa place en qualité d’expert au comité consultatif du Conseil des droits de l’homme des Nations Unies. Oui, s’il s’agit de contribuer à soutenir cette institution onusienne dont la crédibilité tend vers zéro et aussi le DFAE qui l’a soutenu lors de son élection. Oui encore, si l’on considère que son action internationale permet d’améliorer les droits de l’homme dans toutes les nations où ils sont encore bafoués. Notamment à Cuba qui est pour lui toujours un modèle, voire le paradis sur terre. Non, si la Suisse entend regagner un peu de la crédibilité qu’elle a sérieusement perdue lors de l’affaire des otages libyens, selon les documents rendus publics sur Wikileaks.

 

Reprenons.

 

Le voici ainsi lundi 21 février 2011, en pleine crise libyenne, dégoulinant d’admiration pour « ces jeunes gens qui se révoltent » et de fiel pour « ce régime effrayant ». En toute sincérité, à l’en croire.

 

"Tout le monde est surpris par ce printemps arabe. C'est un pur miracle, totalement inattendu. Nous devons une admiration profonde envers ces jeunes gens qui se révoltent." Cette analyse étonnante est celle de Jean Ziegler, invité plusieurs fois par le régime libyen. "C'est vrai j'ai été invité plusieurs fois par Mouammar Khadafi à discuter de mes livres. En tant que sociologue, j'ai fait mon métier. Je lui ai posé des questions pour essayer de comprendre. C'est passionnant d'écouter Kadhafi répondre. Mais ces invitations n'impliquent aucun consentement à la politique de ce régime effrayant". Fidel Castro, Kadhafi, même combat, même aveuglement de la part de certains intellectuels occidentaux? "Il n'y a aucun parallèle à tirer entre la révolution cubaine de 1959 et la révolution libyenne de 1969. La révolution cubaine est une lumière, rien à voir avec le despotisme des bédouins du clan Kadhafi". Jean Ziegler tient à souligner aussi l'"abyssale hypocrisie des Européens" qui "continuent de négocier pendant les événements un accord de libre-échange avec la Libye".

 

http://www.rsr.ch/#/la-1ere/programmes/l-invite-du-journal/?date=21-02-2011

 

Un ami de 40 ans ?

 

Pourtant, n’est-il pas depuis quelques dizaines d’années un visiteur fidèle du dictateur Kadhafi ? C’est du moins ce que déclare Charles Poncet, l’avocat genevois qui a défendu l’Etat libyen contre la Suisse dans l’affaire Hannibal Kadhafi.

« Jean Ziegler. C'est quelqu'un qui connaît ce chef d'Etat depuis 35-40 ans, qui lui est proche, qui a des liens d'amitié de longue date avec lui" (dans Le Matin du 14 août 2009).

Jean Ziegler ne nie pas ses accointances avec le dictateur, tout en rappelant son désaccord, qu’il exprime de ce côté-ci de la Méditerranée, avec le non-respect des droits de l’homme en Libye. Ainsi dans son dictionnaire que L’Illustré lui consacre.

K COMME KADHAFI

«C’est un homme complexe que j’ai rencontré plusieurs fois. Il lit mes livres en arabe et il m’invite pour en discuter. Ces discussions sont toujours passionnantes et totalement libres. Par ailleurs, je condamne absolument les abus des droits de l’homme en Libye.»

http://www.illustre.ch/Jean-Ziegler-Larousse-dictionnaire_59432_.html

A l’origine du prix Kadhafi des droits de l’homme : un rôle controversé

Certains ont même expliqué son empathie envers le régime de Kadhafi par l’anti-islamisme du Guide de la Révolution libyenne, « le dernier barrage contre l’islamisme », son rôle de leader du Tiers-Monde, son anti-américanisme, etc. Au point d’accepter, à la fin des années quatre-vingt, de soutenir la création du Prix Kadhafi des droits de l’homme.

Cet engagement fait toutefois l’objet d’une vive controverse, Jean Ziegler se défendant mordicus d’y avoir joué le moindre rôle.

Une controverse est née au début des années 1980 lorsque Jean Ziegler suggéra au gouvernement fédéral d'inviter Mouammar Kadhafi en Suisse. Lorsqu'on le lui a demandé, Ziegler confirma que Khadafi l'avait invité plusieurs fois « parce que mes livres sont traduits en arabe et qu'il les lit ». Il a reconnu avoir été consulté, tout comme d'autres intellectuels européens, quand la Libye a voulu créer un prix pour les Droits de l'Homme en 1989. Aujourd'hui Ziegler prétend qu'à l'époque, « il appuyait le prix car cela représentait une étape vers une ouverture ».

Time Magazine l'a décrit, en 1989, comme membre du jury du prix Kadhafi des droits de l'homme[10]. Jean Ziegler a démenti avoir créé ce prix, l'avoir financé, avoir reçu le prix ou avoir fait partie du jury[].

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http://fr.wikipedia.org/wiki/Jean_Ziegler

Pire. Il a même accusé de diffamation ceux qui ont diffusé cette information. Sans toutefois avoir jamais intenté de procès. Ainsi de sa déclaration dans Le Temps du 19 février 2011 où il met au passage en cause « des officines opposées à mon rapport à l’ONU sur la situation alimentaire dans les territoires occupés palestiniens ».

Il s’agit là, en clair, d’une attaque en règle contre l’ONG UN Watch.

A noter que le site de cette dernière renvoie à une autre controverse, celle de sa nomination comme professeur à l’université de Genève. http://www.unwatch.org/site/apps/nlnet/content.aspx?c=bdKKISNqEmG&b=2315281&ct=3165265).

Un rôle avoué par l’intéressé

Sauf que, s’agissant de la genèse de ce prix Kadhafi, Jean Ziegler s’est lui-même vanté de son rôle de membre du jury dans le Journal de Genève - la numérisation des archives du Journal a du bon, ou du mauvais, c’est selon – en 1989, la fin justifiant le moyen : « Si nous pouvons obtenir de l’argent pour l’African National Congress, je ne vois pas pourquoi je refuserais de faire partie du jury ».

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http://www.letempsarchives.ch/Repository/getFiles.asp?Style=OliveXLib:LowLevelEntityToSaveGifMSIE_LETEMPSFR&Type=text/html&Locale=french-skin-custom&Path=JDG/1989/04/25&ChunkNum=-1&ID=Ar00503&PageLabel=5

Au passage, on soulignera que la clairvoyance du polémiste genevois montre ses limites. Pour preuve, son refus d’admettre que le régime libyen finance le terrorisme international, un exemple de « propagande américaine », selon ses dires. Sauf que l’accusation lancée par l’ex-ministre de la justice de Kadhafi contre son ancien maître quant au rôle de la Libye dans l’attentat de Lockerbie sonne désormais comme un démenti flagrant.

 

http://fr.news.yahoo.com/54/20110224/video/vwl-lockerbie-kadhafi-a-ordonn-l-attenta-df14a31.html

 

Ce qui est aussi pour le moins troublant, c’est que dans un autre article, publié par l’Hebdo en avril 1989, Jean Ziegler confirme son rôle et sa « préférence pour avoir les mains sales que pas de mains du tout » au sein du comité du prix Kadhafi. Pour lutter contre l’humiliation permanente du tiers monde que constitue le prix Nobel…

 



Que valent alors les dénégations ultérieures de Jean Ziegler quant au prix Kadhafi des droits de l’homme 2002 qu’il n’aurait jamais reçu, un an après l’octroi, non contesté celui-là, de ce prix au Centre européen pour le tiers monde (CETIM) ? Coïncidence : Jean Ziegler est membre du comité consultatif de cette ONG aux côtés notamment des Genevois Jean Rossiaud et Jean-Pierre Garbade.

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http://www.cetim.ch/fr/cetim_soutiens.php

 

L’aurait-il reçu en 2002 à l’insu de son plein gré ?... Une chose est sûre. Le site du prix Kadhafi n’est plus accessible pour confirmer ou infirmer la réception de cette marque de reconnaissance pour ses bons offices !

 

A noter encore que ces sources romandes, avec à l’appui des déclarations du déroutant Jean Ziegler, ne sont pas les seules à affirmer son double jeu : peut-être pas ami, mais de facto agent RP du régime libyen.

Dans un article de 1989, le Time affirme que Jean Ziegler aurait participé au jury du prix[1]. D'autres sources comme The Independent[2] ou Times of Malta[3] ou l'ONG UN Watch[4] affirment qu'il aurait cofondé le prix. M. Ziegler dément maintenant avoir créé ce prix, l'avoir financé ou avoir fait partie du jury[5]. Le site web du prix a été par la suite déconnecté.

· 2001 :

http://fr.wikipedia.org/wiki/Prix_Kadhafi_des_droits_de_l'homme

JZ aime les prix

 

Une autre chose est sûre. Quand Jean Ziegler prétend, dans Le Temps du 2.10.2002, n’avoir jamais accepté de prix, c’est qu’il joue sur les mots. Il est en effet détenteur de plusieurs décorations étrangères, dont une française, antérieure à son prétendu prix Kadhafi, puisque remise en 1994 sous l’ère Mitterand.

 

Jean Ziegler refuse le «prix Kadhafi des droits de l'homme»

 

GENEVE. Lundi, la même distinction avait aussi été attribuée à Roger Garaudy Le sociologue genevois Jean Ziegler a déclaré mardi soir qu'il refusait le «prix Kadhafi pour les droits de l'homme». Les autorités libyennes avaient décerné la veille cette distinction dotée de 750 000 dollars à 13 lauréats. L'ancien conseiller national socialiste, qui a pris en mai sa retraite de professeur à l'Université de Genève, aurait donc pu bénéficier d'une somme approchant les 100 000 francs suisses. Cette récompense avait toutefois une dimension doublement sulfureuse, susceptible d'alimenter la polémique. D'abord en raison des critiques auxquelles le colonel Kadhafi est lui-même exposé au chapitre du respect des droits de l'homme. Ensuite parce que cette année le prix a aussi été attribué à Roger Garaudy, un historien français connu du grand public pour ses positions révisionnistes. Cet ex-communiste converti à l'islam avait été condamné par la justice française pour avoir nié l'existence des chambres à gaz dans l'un de ses livres. Raison diplomatique Instauré en 1989, le prix Kadhafi avait été décerné cette année-là à l'opposant sud-africain Nelson Mandela. Et en 1999, il avait été attribué aux enfants d'Irak à titre exceptionnel. L'édition 2002 a, outre Jean Ziegler et Roger Garaudy, salué les mérites de onze autres personnalités, dont les écrivains libanais Nadim Bitar et libyen Ahmad Ibrahim Faqih, le poète soudano-libyen Mohammad al-Faytouri, et l'historien Khalifa Tlisi, également de Libye. Jean Ziegler a évoqué une raison exclusivement diplomatique pour justifier son refus du prix: il y était contraint par la fonction qu'il occupe désormais à l'ONU, soit rapporteur spécial de la Commission des droits de l'homme pour le droit à l'alimentation. «Mais de toute façon je l'aurais décliné, assurait-il hier soir. Je n'ai jamais accepté de prix, ce n'est pas maintenant que je vais commencer.» Dimanche et lundi, le Genevois était toutefois bel et bien à Tripoli, la capitale libyenne, comme il l'a lui-même indiqué hier sans apporter d'autres précisions sur les motifs de ce séjour. Sa visite pourrait peut-être s'expliquer par un désir de médiation. Car la Libye doit en principe assumer la présidence de la prochaine Commission des droits de l'homme durant la session annuelle de l'ONU en mars 2003 à Genève. Ce qui ne va pas sans susciter des manifestations de mauvaises humeur dans la communauté internationale, à commencer par les Etats-Unis. Tripoli a été désigné par le groupe africain de la Commission pour jouer ce rôle, et plusieurs pays membres de la Commission ont témoigné de la méfiance que ce choix leur inspirait. L'organisation humanitaire américaine Human Rights Watch s'est également inquiétée de cette future présidence

 

Trancher dans le vif : mourir de rire ou de honte…

Toute cette affaire serait vaine, voire risible, si Jean Ziegler n’était pas été élu en tant qu’expert au sein du Comité consultatif du Conseil des droits de l'homme des Nations Unies pour la période 2009-2012, avec l’appui du département fédéral des affaires étrangères (DFAE) qui n’hésite pas à s’en féliciter. Va-t-il continuer à le faire ? Voilà qui mériterait une résolution parlementaire pour interpeller le conseil fédéral à ce sujet. Car il en va de la crédibilité de la diplomatie suisse, au demeurant bien mise à mal par Wikileaks dans l’affaire libyenne.

Mais de deux choses l’une.

Soit ce Conseil des droits de l’homme de l’ONU est une vaste farce dont la sauce préférée consiste à condamner unilatéralement certains pays, dont Israël. Et Jean Ziegler y a toute sa place, et peut-être même une présidence du groupe d’experts, tant qu’à faire.

Soit il est chose sérieuse, et sa mise à l’écart doit être étudiée dans les meilleurs délais, avant la fin de son mandat, en 2012, et en toute objectivité par les services de Micheline Calmy-Rey.

 

Lors de procédures d’élection aux organes directeurs, le Département fédéral des affaires étrangères (DFAE) soutient les candidatures suisses en menant de vraies campagnes en leur faveur auprès des membres du corps électoral, en général les États membres. Le gouvernement suisse (par l’intermédiaire de ses diplomates) ou des experts indépendants représentent ainsi la Suisse dans des organes importants, notamment  :… le professeur Jean Ziegler, Membre du Comité consultatif du Conseil des droits de l'homme des Nations Unies pour la période 2009-2012

http://www.eda.admin.ch/eda/fr/home/topics/intorg/chprio.html

Il devient ainsi quasiment accessoire de savoir de quelle façon se positionnera, en sa qualité d’« expert » en droits de l’homme du comité consultatif, le membre éminent du jury du prix Kadhafi des droits de l’homme, en tout cas lors de sa création selon ses propres dires, après les propos de Navi Pillay, haut-commissaire aux droits de l’homme de l’ONU qui accuse le régime de Kadhafi de « crime contre l’humanité ».

http://www.swissinfo.ch/fre/dossiers/le_printemps_arabe/Une_intervention_militaire_en_Libye_est_peu_probable.html?mobileTopicId=1223464&view=mobileDetail&cid=29558792

A noter que ce jugement est au demeurant partagé par Ibrahim Dabbashi, ambassadeur adjoint de la Libye à l’ONU.

http://www.tdg.ch/actu/monde/libye-kadhafi-coupable-genocide-partir-vite-possible-2011-02-21

Dépasser ses contradictions : un parcours de combattant…

Pour conclure, il n’est pas question ici d’analyser les raisons du comportement si étrange de Jean Ziegler dans ses relations avec Kadhafi.

Avancer un syndrome de dédoublement de la personnalité, comme le fait dans son blog la féministe anti-islamiste Caroline Fourest, ne ferait qu’ouvrir une autre polémique.

Je partage de nombreux combats avec Jean Ziegler (notamment contre la politique financière conduisant à affamer le Sud), mais il devrait cesser d’imiter Tariq Ramadan. Car il commence à souffrir d’un inquiétant syndrôme de dédoublement de la personnalité… que mes enquêtes à venir promettent de traiter en détails.

http://carolinefourest.wordpress.com/2009/04/18/reponse-a-jean-ziegler-par-caroline-fourest/

En revanche, en excluant que Jean Ziegler soit atteint d’une quelconque maladie due au grand âge qui lui ferait oublier sélectivement ses actes et déclarations passées dérangeantes, on est probablement fort proche de la vérité si l’on considère qu’il ressent une profonde honte face à ses propres contradictions. Elles doivent le conduire à se cacher la vérité à lui-même comme à l’opinion publique, son juge suprême à ses yeux.

 

Peut-être même faut-il y voir un mécanisme de dissonance cognitive très pénible qui le mène à refuser d’avouer sa proximité disons intellectuelle avec tant d’anciens dictateurs et bourreaux que l’histoire a condamnés, même si le sociologue de Russin les a tant encensés. A part bien sûr le bienfaiteur du peuple cubain dont il reste, pour le moment, un indéfectible allié.

 

Terminons sur un document le montrant, avec l’un de ses anciens assistants, Juan Gasparini, en discussion avec celui qui bientôt ne devrait plus être qu’un mauvais souvenir pour le peuple habitant le rivage des Syrtes. Un peuple qui aura passé 42 ans à attendre la liberté et qui l’aura conquise dans le sang, contrairement aux Tunisiens et aux Egyptiens dont Jean Ziegler abhorrait les dirigeants aujourd’hui déchus. On a les amitiés qu’on peut.

 

Que voulez-vous, depuis Molière, « l'hypocrisie est, dans l'Etat, un vice bien plus dangereux que tous les autres ».

 

Pierre Weiss

 

 

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http://cyril-dimeo.over-blog.com/article-les-amis-d-extrem-gauche-de-kadhafi-67897140-comments.html

 

 

 

 

 

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Commentaires

Je me demande si on décerne encore la francisque !

Écrit par : Jean Romain | 25/02/2011

Merci pour cette synthèse !

" JZ aime les prix "

Oui, mais JZ n'est-il pas avant tout mythomane ?

Écrit par : Jean d'Hôtaux | 25/02/2011

Ziegler et Ramadan auront fait beaucoup pour détourner de la gauche des gens qui devraient y être par leur histoire et leurs convictions profondes.

Écrit par : Mère-Grand | 25/02/2011

Bravo pour ce blog bien documenté et accablant !
Ami des dictateurs, compromis jusqu'au cou avec des régimes opprimant leur peuple, le fumeux penseur de Russin est l'archétype de la gauche caviar soixante-huitarde.Aveuglé par la théorie, incapable de se remettre en cause ou d'accepter la moindre idée d'erreur, il pardonne à des Castro parce que les débuts promettaient des jours meilleurs. Dans le fond, il a été pour certains pays un de ces idiots utiles si chers à Staline; merci à l'Université d'avoir nommé cet inénarrable personnage qui crachait dans la soupe , mais pas sur sa paie.
Et évidemment, j'attends toujours des journalistes une prise de position un peu plus objective le concernant!
Tout cela me donne la nausée et franchement , on doit lui dire ce qu'ont entendu ses contacts amicaux : Ziegler dégage !

Écrit par : eric leyvraz | 25/02/2011

Bravo M. Weiss pour votre travail impressionnant de recherche, qui montre bien les girouettique "révolutions" de notre révolutionniaire de salon maison.

Sa camarade de parti aux affaires étrangères ne fait pas mieux : elle demande le respect des droits de l'homme en Libye, notamment de la liberté d'expression, alors qu'elle a ordonné des poursuites pénales contre Eric Stauffer coupable, il y a quelques mois, d'avoir laissé entendre sur une affiche que peut-être, éventuellement, M. Khadafi serait un assassin.

Écrit par : J.-L. Masson | 25/02/2011

Monsieur Weiss, félicitations !

Ziegler devrait réfléchir à la corde !
Ou alors à Dignitas, Exit ... etc.

Écrit par : Victor DUMITRESCU | 25/02/2011

"Le président zimbabwéen Robert Mugabe «a l'histoire et la morale avec lui», a expliqué «à titre personnel» le polémique sociologue, aujourd'hui rapporteur de l'ONU sur le droit à l'alimentation."

http://www.liberation.fr/monde/0101422647-jean-ziegler-chantre-de-mugabe

Bon il est vrai que l'énergie déployée pour établir son rapport sur la faim à Gaza, où plus du quart de la population souffre de surpoids, Jean Ziegler n'a jamais réussi à trouver de temps à consacrer au cas du Zimbabwe de Mugabe.

L'avantage que procure le job de rapporteur de l'ONU sur le droit à l'alimentation consiste en ce que le revenu de cette activité soit insaisissable par la justice. Ainsi donc La belle Manuella Maury, dans son émission le voyageur, amène, non sans malice et l'air de ne pas y toucher, le paon Jean Ziegler à confesser qu'à la suite de divers procès en diffamation dans lesquels il a été, en derniers recours, condamné à payer des sommes colossales en dommages et intérêts à ses victimes et qu'aujourd'hui, lui, hormis les 2 sous insaisissables que lui procure le fameux job, il ne possède rien, car tout le patrimoine connu appartient à Madame. A la question de savoir s'il avait donc aménagé sa faillite personnelle afin de se soustraire à ses obligations, pour toute réponse, Jean offrira à la très belle Manuelle un large sourire plein de dents.

Écrit par : Giona | 26/02/2011

Note à moi-même: Quand je serai dictateur, ne jamais être le meilleur ami de JZ.
Il me lâchera dès que je commencerai à massacrer ma population.

Écrit par : note à moi-même | 26/02/2011

Je ne sais pas pourquoi Pierre censure mes textes, tout y est reconnu par presse interposée !

Écrit par : Corto | 26/02/2011

@ Corto
Je suis désolé de vous censurer, mais je ne peux diffuser sur mon blog des attaques contre JZ qui pourraient faire l'objet de poursuites pénales. Mais si vous en avez un, faites-le sur le vôtre.

Écrit par : Pierre Weiss | 26/02/2011

Excellent Pierre. Merci !Je diffuse !

Écrit par : frontières | 27/02/2011

Avec les nouvelles du jour, soit : que la Confédération s'organise pour prendre en charge les futurs requérants économiques, afin de laisser de la -place- aux cantons pour
"accueillir" les futurs réfugiés politiques......???
On peut se demander si les autorités suisses ne sont pas en mal du plaisir Kadhafcayen?
Il semble assez évident que les futurs réfugiés POLITIQUES qui devraient débarquer de Libye ne seront que des partisans de kadhafi devenus persona non grata dans leur pays?!?
Donc des "patates chaudes" dans les mains des cantons qui devront gérer sur nos terres les amis du dictateur.
Bizarre ces Dames; MCR-KKS-Somaruga; qui tiennent les rennes de ce pouvoir en Suisse!?!
La seule solution pour l'heure c'est de fermer les frontières.

Écrit par : Corélande | 27/02/2011

Corélande, mais pas que de Libye, les centaines de milliers de "collaborateurs" de ces, tantôt, autocraties autoritaire que, de ces boucheries psychotiques, vont ramasser leurs maigres ou grasses pécules pour fuir vers nos "démocraties" ayant largement créés des liens avec ces "exécutants", c'est un peu l'histoire qui se répète, si vous vous souvenez des nazis venus visiter notre pays après la victoire des "alliés" !

ça en fait des guillemets ! ! !

Après avoir accueilli les victimes de ces régimes, phase 2, nous allons hériter de leurs bourreaux, cela ne manquera pas d'animer notre tranquille Helvétie.

Écrit par : Corto | 27/02/2011

Pas tout à fait Corto pour ce qui est du parrallèle avec la venue des Nazis après la seconde guerre mondiale. A l'époque il n'y avait pas de femmes aux "commandes".

A lire toutes ces bonnes femmes; présidentes, vice-présidentes et j'en passe qui se relayent par presse interposée et largement complice pour faire un appel du pied
à toutes sortes de requérants de l'Afrique du nord, au vu des évènements actuels.
On peut carrément dire que ces dames se foutent du peuple suisse qui devrait à court terme subir "un envahissement" qu'elles ne peuvent que planifier mais en aucun cas stopper!

Non mais c'est quoi ça......une dictature organisée qui ne dit pas son nom?!?
Il y a urgence et donc mesures d'urgences à mettre en place mesdames.....aux frontières. Point!

Écrit par : Corélande | 27/02/2011

Bravo, cher Monsieur Weiss, pour votre texte paru le 9 mars dans Le Temps qui résume tout ce qui est écrit ci-dessus. Bravo et MERCI,

cordialement,

Gilles Champoud

Écrit par : Gilles Champoud | 09/03/2011

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