27/07/2011

No vamos a la playa

Personne ne se baigne encore à la plage des Eaux-Vives. Et personne ne s'y baignera cette année, ni l'an prochain, ni en 2013, sur les 400 mètres de long d'un projet à 61 millions de francs qui réaménage les berges du lac jusqu'au port de la Nautique qui en profitera pour s'aggrandir. Et pour cause ! Il a été bloqué par des recours, dont un du WWF. La position favorable à la plage de l'Association pour la sauvegarde du Léman (ASL), dont on sait les compétences écologiques, ne peut rien face au dogmatisme d'une association qui ose conseiller de réaliser cette plage ailleurs. Sur le Salève ?...  

Entre un espace public de 3,5 hectares mis à la disposition de la population, avec ses espaces de jeux et sa plage gratuite, et le brouillage de l'image historique de la rade, le WWF a choisi. En oubliant que l'image historique en question ne remonte pas à Mathusalem, mais qu'elle donne une impression - normal pour une image - d'hostilité, par les rochers qui la composent, tels des toblerones anti-chars. Mais c'est vrai, après tout, pourquoi faire convivial quand on peut rester revêche ? Pourquoi diable lorgner sur Copacabana et ses naïades ?  

On voit par ce nouvel exemple que les blocages paralysent ce canton. Les baigneurs potentiels, surtout s'il y avait du soleil..., de la plage des Eaux-Vives n'en sont pas les seules victimes. Les usagers encore plus réels et plus nombreux du futur CEVA en savent quelque chose. Là, ce n'est pas le WWF, mais notamment l'un des dirigeants du MCG, l'avocat Mauro Poggia qui multiplie les recours dilatoires.  Jusqu'à imaginer une nouvelle initiative, si après avoir perdu devant le peuple, puis devant le Tribuna administriatif fédéral, il devait encore perdre devant le Tribunal fédéral.

Pendant ce temps, le compteur tourne. Celui du temps perdu qui jamais ne se rattrape. Celui des devis qui accuseront le coût de l'inflation. Pour le CEVA, chaque année perdue équivaut à quelque 30 millions de plus à la charge de la collectivité. Certes, le TAF a mis longtemps, trop longtemps à juger et il porte aussi une responsabilité du retard au départ de la première rame. Mais les quérulents aussi. Comme ils doivent être heureux de savoir que jamais ils ne devront en supporter le prix. Comme notre justice est au fond pleine de mansuétude ! 

Pour le moment, "non vamos a la playa, ni en tren".  

 

  

 

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Commentaires

Vous savez, toutes ces femmes se baignant les seins nus et ces maillots de bains ne couvrant pas des pieds à la tête, ça gêne les touristes venant s'amonceler pour voir le spectacle, malgré le fait qu'ils viennent s'amonceler, ils posent des plaintes via l'imam de Genève, c'est vraiment indécent ces Genevois qui se baignent dans un lac "public" !

Écrit par : Corto | 27/07/2011

Merci Pierre pour cette piqûre de rappel. Il est toujours bon de redire "qui" empêche le développement de Genève.

Buon estate.

Amicizia.

Écrit par : Fabiano Forte | 28/07/2011

Ça, Fabiano, pas besoin de piqûre "de rappel", quand vous êtes genevois, vous le confrontez à chaque seconde, il serait plutôt souhaitable de pouvoir oublier cette situation catastrophique, pour autant que l'on ne soit pas fonctionnaire !

A tous les entrepreneurs de ce canton !


(Manif mardi à 17 heure devant les Bastions !!!)

Il n'y a peut être pas d'autre moyen !

Écrit par : Corto | 30/07/2011

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