28/08/2011

La nuit, la plupart de nos gardiens dorment

La liste des effectifs des forces de l'ordre faite par la Tribune de Genève du 27 août 2011 est impressionnante à première vue. Sauf qu'elle est imprécise et incomplète, au point de donner une illusion de sécurité, surtout la nuit. Essai de se rapprocher de la réalité. La journaliste de la Tribune a en effet raison de dire que "chercher à connaître les effectifs, c'est s'attaquer à un coffre-fort sous haute protection". Au risque de se faire embastiller ?...

A première vue, il y aurait 1694 postes dans la police, 205 dans les polices municipales et 336 gardes-frontière, soit un premier total global de 2235 postes. Sauf que l'on ne peut faire cette addition - une erreur dont se garde bien la Julie - sans mélanger des pommes et des poires. En effet, le vrai total des forces de l'ordre implique de commencer par enlever 395 postes administratifs des effectifs de la police. Soit un nouveau total de 1840 postes. Duquel il faudrait encore déduire les postes à vocation administrative des douanes et des polices municipales (qui servent à décharger les forces de l'ordre de tâches qu'elles n'ont pas vocation à accomplir). Ou être sûr qu'il n'y en a pas. Supposons donc un premier effectif global de 1800 personnes.

Reprenons, car ces totaux théoriques, surtout le premier, sont surtout intéressants à des fins statistiques ou lorsqu'il s'agit de voter les budgets. Ce qui intéresse le citoyen, c'est de savoir combien l'Etat (Confédération, canton et communes) affecte d'hommes et de femmes à sa sécurité nuit et jour. Or, c'est là que les choses se gâtent, surtout la nuit.

Selon les données extraites au chalumeau du coffre-fort..., il y aurait le jour, sauf circonstances extraordinaires, 264 policiers (gendarmes, inspecteurs de la police judiciaire, policiers relevant de la sécurité internationale), 205 agents municipaux (dont 98 en Ville de Genève) et 60 gardes-frontière (dont 25 en patrouille sur le territoire cantonal). Soit un second total allant de 494 à 529 personnes que nous arrondissons à 500 personnes. Sauf que les agents municipaux ne sont pas armés et ont des compétences qu'on qualifiera de gardiens de la paix, ce qui est déjà une noble mission. Mais, pour faire face à la violence, à la criminalité, pour faire régner l'ordre, il ne reste que les policiers et les gardes-frontière. Soit un premier total opérationnel de 300 personnes.

Et la nuit fond sur Genève. Comme fondent les effectifs affectés à la sécurité de ses habitants. Il ne reste alors plus que 80 policiers, toutes catégories confondues et 20 garde-frontière (dont 12 sur le territoire). Mais aucun agent municipal - là, le calcul est vite fait. Soit un second total opérationnel de 90 à 100 personnes.

Ce dernier chiffre est inquiétant. Il ne traduit cependant qu'imparfaitement la réalité qu'il exagère. En effet, il faudrait lui ajouter les effectifs des diverses sociétés de sécurité privées, pas plus armées au demeurant que les agents municipaux, mais au moins présentes la nuit, qui ont progessivement été amenées à occuper le terrain délaissé ou jamais occupé selon le type de forces de l'ordre. Un chiffre que nous ne manquerons pas de rechercherpour l'actualiser. En 2005, l'Hebdo l'estimait déjà, pour 80 agences, à 2650 personnes ! (http://www.hebdo.ch/dans_la_jungle_des_polices_priveacutees_21170_.html) alors que, selon le Matin, leur nombre aurait dépassé 13000, en 2009, pour l'ensemble de la Suisse (http://www.lematin.ch/actu/suisse/la-suisse-compte-quasi-autant-de-gardes-prives-que-de-policiers).

La nature a horreur du vide. La sécurité aussi. Aux pouvoirs publics d'en prendre la mesure, notamment la nuit, car dans le canton de Genève la situation actuelle n'est plus acceptable. On n'a pas encore entendu que cela fasse partie des priorités de la très prolixe cheffe de la police.

 

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Commentaires

Il y a un disfonctionnement majeur de l'Etat quand les donnees que vous mentionez ne sont pas disponibles librement et en toutes circonstances a tout un chacun.
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Il est aussi ridicule d'avoir seulement 100 agents disponibles la nuit pour un canton de plus de 450'000 ames alors que c'est les nuits du jeudi au dimanche matin qu'on lieu les agressions les plus nombreuses.
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Tant que je ne verrais pas les agresseurs, excuser moi pour la formule, mais je suis d'extraction proletaire et animal dans mon esprit, "chier dans leur froc" quand ils sont arretes a Geneve, je voterai pour tout ceux qui proposerons les methodes les plus durs, tel l'UDC.
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Mais je reve de l'emergence legale d'un parti plus dur encore que l'UDC.

Écrit par : Anonyme | 28/08/2011

Raisonnement intéressant. Mais quid des vacances, arrêts maladie ou accidents et autres absences?

Écrit par : jdj | 28/08/2011

Compter ses légos, c'est bien, savoir quoi en faire c'est mieux.

Quid surtout de la charge principale de la police cantonale, assurée par la gendarmerie, soit maintenir police urgence 24/24, 7 jours sur 7, 365 jours par an, ce qui oblige l'usage d'un horaire à rotation pour assurer l'entier de cette couverture. Là dessus viendront se greffer les diverses autres tâches de la police, la formation continue, et toutes les manifestations de la belle Genève, si gourmande en effectifs, sans oublier le sport et les cérémonies officielles. Si le seigneur de Soral le veut bien, nos pandores devront encore placer leurs vacances, et reprendre leurs heures supplémentaires, le tout sans tomber malade ni être accidenté, voire blessé.

Après qui fait quoi dans cette République, là est la véritable question, car si l'on sait ce que font les gendarmes, pour le reste c'est encore une grande nébuleuse pour nous, simples citoyens !

Walter SCHLECHTEN, seigneur de La Croix-de-Rozon.

Écrit par : Minet | 28/08/2011

Changer l'horaire de la PJ et faire faire ainsi plus de nuits aux inspecteurs, première solution.

Changer l'horaire des APM et faire faire ainsi des nuits plus longues aux APM, deuxième solution.

Augmenter le nombre de personnel en rotation dans les postes de gendarmerie en horaire 4/2, troisième solution.

Savoir qui fait quoi la nuit entre tous ces services, quatrième solution

Après ... reste les miracles !

Écrit par : Minet | 28/08/2011

" La nature a horreur du vide. La sécurité aussi. Aux pouvoirs publics d'en prendre la mesure, notamment la nuit, car dans le canton de Genève la situation actuelle n'est plus acceptable. On n'a pas encore entendu que cela fasse partie des priorités de la très prolixe cheffe de la police. "

Bien d'accord avec vous pour dire que la situation actuelle n'est pas acceptable, encore faudrait-il leur donner les moyens d'accomplir leurs tâches à ces pouvoirs publics !
Par conséquent il faut que le Grand conseil accepte d'augmenter le budget de la sécurité publique pour doter les forces de police en moyens et en effectifs !

Car si la sécurité n'a pas de prix, elle a un coût que nous nous devons d'assumer. Soyons cohérents !

Écrit par : Jean d'Hôtaux | 28/08/2011

Très intéressant, vraiment. Mais à la tête du département concerné, n'y a-t-il pas, depuis 2 ans, Madame Isabel Rochat, PLR comme vous? Connaît-elle vos chiffres ou pense-t-elle encore que dans quelques jours on va pouvoir cloner les gendarmes pour les multiplier? Bref, vous qui, en parfait libéral êtes toujours très attentif à la dépense de l'Etat, n'êtes-vous pas responsable, avec vos alliés de l'Entente, d'avoir gelé les budgets de la sécurité depuis des années au motif qu'il n'y avait qu'un "sentiment" d'insécurité? Ajourd'hui, à deux mois des élections fédérales le thème vous inspire...jusqu'au 24 octobre.

Écrit par : mauro poggia | 28/08/2011

Une très bonne et très juste analyse.... Vous devriez devenir officier car vous savez compter et faire des déductions :-)

Par contre, je pense que le calcul des heures sup de la police devrait être calculé comme au privé ou d'autres polices, cad le temps à la minute avec prise en compte des heures de nuits, car la selon des amis c'est vraiment abusé comment ils se font gonfler les heures sup.

Il serait peux être judicieux de regrouper des services et de supprimer des places d'officier, car c'est l'armée de mexicain, des chefs partout mais plus personne dans le terrain.

Deuxièmement, je trouve vraiment scandaleux de voir des policiers en train de prendre une pause de deux heures à une terrasse tranquillement, avec leur beau 4x4 Volvo.
Ces agents portent atteinte à l'image d'un corps qui heureusement est composé d'agents qui montrent eux l'exemple.

Écrit par : Martinet | 29/08/2011

Encore faudrait-il trouver des citoyens désireux de devenir policier et aptes à exercer cette fonction.

Ce n'est pas d'aujourd'hui que le recrutement se fonde sur des examens d'aptitude ouvert aux titulaire d'un CFC, y compris de ceux qui n'ont aucune valeur sur le marché du travail.

Ce bassin de recrutement conduit à ce que peu de candidat réussisse les examens d'aptitudes. C'est dire que le bassin de recrutement est par trop restreint. Il faut donc l'élargir à ceux qui ont, au préalable et statistiquement, plus d'aptitude. Mais, me direz-vous, ils peuvent d'ores et déjà postuler ! Oui, mais rare sont ceux qui le font. L'esprit du corps de police en uniforme(je ne parle des psi) en repousse, sans doute fort injustement, beaucoup.

Esprit de corps lié à l'exercice commun d'une profession stressante de la part de personne dénuées des compétences préalables nécessaires pour adopter le recul indispensable. L'étude des milieux hospitalier démontre, de manière similaire, l'impossibilité pour le personnel sous qualifié à tenir le choc et à se réfugier en un esprit de corps pathologique.

Que faire ? Au vu de l'attitude de l'UCPC il n'y rien à faire. Il appartient à la Berne fédérale de palier les carences cantonales et de créer une police fédérale, en prenant soin de cibler le juste bassin de recrutement.

Écrit par : CEDH | 29/08/2011

A lire Minet, on aurait presque tendance à croire que les gendarmes veulent se décharger de leur part du travail.

Et quand il écrit "Savoir qui fait quoi la nuit entre tous ces services, quatrième solution", ça me fait curieusement pensé qu'il veut mettre en application leur nouveau caprice de faire que de l'urgence et pas de paperasse.

Pauvre Genève, la situation est loin d'être réglée quand un gars comme lui tape sur les autres services...

Écrit par : bob pahud | 29/08/2011

@ Mauro Poggia

Une fois de plus, vous réagissez à l'une de mes notes. Pour évidemment en critiquer les raisons. C'est de bonne guerre. Cela me laisse même penser que je touche juste. D'autant que je ne me suis jamais opposé aux augmentations d'effectifs de la police, ni au nouveau statut, ni à la réforme de la caisse de pension. Ce que vous ignorez ou feignez d'ignorer, ce qui m'importe peu, en définitive. Comme vous ignorez, vous qui ne connaissez pas particulièrement les budgets et les comptes de l'Etat, que les budgets alloués pour rémunérer le personnel de la police ne sont pas utilisés en totalité. Ergo, pour augmenter les effectifs au budget, épuisons d'abord les moyens à disposition. Peut-être serez-vous prêts à le reconnître.

En revanche, le mode de calcul des heures supplémentaires des policiers ne m'a jamais frappé par sa transparence, c'est le moins que l'on puisse dire, et je n'accepte pas la moindre insubordination de la part d'une partie de ce corps qui est là pour faire respecter la loi, et non la violer ou tourner en dérision les Autorités. A chacun ses valeurs. J'ai choisi les miennes, vous les vôtres, et ce ne sont pas nécessairement les mêmes. Et j'ai la faiblesse de croire que sur ces points, une majorité de la population me suit et vous suspecte de pur électoralisme. Mais les gens sont si méchants, n'est-ce pas ?...

Écrit par : PIerre Weiss | 29/08/2011

Si "le mode de calcul des heures supplémentaires des policiers " n'est pas transparent, c'est justement parce qu'ils doivent travailler la nuit et les week-ends.

Si on leur appliquait les mêmes compensations qu'aux autres fonctionnaires (B5.01 et MIOPE) le nombre d'heures supplémentaires exploserait, alors on biaise, on cherche un système mais en essayant d'écrêter pour éviter ces surcoûts.

Evidemment, ce genre de compromis implique des calculs et des aménagements compliqués, qui ensuite demande un minimum d'effort pour être compris par ceux qui n'ont pas participé à leur élaboration ...

On connaît ce refrain, où l'on accuse systématiquement les policiers de tous les maux, au lieu de reconnaître que ces systèmes ont été mis en place par des responsables politiques à la tête du département !

On se souvient qu'il y a quelques années, une élue libérale à la tête du département avait accordé aux policiers une compensation des heures de nuit, certes exagérée, mais correspondant à une disposition de la LTr. Cette compensation a ensuite été totalement supprimée par l'élu socialiste suivant !?!

Si vous voulez des policiers la nuit, commencez par reconnaître le travail de nuit à sa juste valeur !

Une nouvelle élue PLR prépare un effectif de réserve pour les nuits de week-ends mais, encore une fois, on veut le beurre et l'argent du beurre. Les policiers devront travailler la nuit à la place d'un horaire de jour sans compensation !!

Je suis policier, cela fait plus de 25 ans que je fais des nuits, mais comme je ne suis pas gendarme, je n'ai pas de retraite aménagée, je ne serai pas chef et ne ferai pas les dix dernières années de service au poste, sans faire d'horaire nocturne. Je vais continuer jusqu'à 62, voire 63 ans à faire des nuits, si la réforme de la CIA-CEH est entérinée car elle ne tient pas compte des années de travail déjà effectuées.

J'aime mon travail et je continuerai à le faire du mieux que je peux, mais à plus de 60 ans, lors de mon service de nuit, cela m'étonnerait que je puisse attraper un arracheur de sac ou un zizou qui courre comme un chat maigre.

Notre sécurité dépend des moyens que l'on y met ...

Écrit par : Clyde | 29/08/2011

"Si vous voulez des policiers la nuit, commencez par reconnaître le travail de nuit à sa juste valeur !"

Voilà l'expression même de l'esprit syndicaliste policier : "Bon peuple tu as le choix entre l'insubordination ou nous fourguer une rallonge."

N'oublions pas que le titulaire d'un CFC devenu gendarme voit son salaire doubler, sans compter six semaines de vacances et retraite anticipée. Salaire médian du gendarme 10'000 francs par mois, charge salaire médiane 15'000 francs (et encore il y a quelques années). Aujourd'hui : salaire du gendarme débutant (salaire+prime+prime assurance maladie) plus de 8'000 francs par mois pour un gendarme. Il semble à beaucoup que ce haut salaire est une reconnaissance des charges spécifiques liés à la fonction, travail de nuit compris.

Récemment j'ai constaté une autre incompréhension de certains de nos concitoyens. La Tribune de Genève s'est fait l'écho de ce qu'un fonctionnaire de l'Office des poursuites a commis une indélicatesse donnant lieu à instruction pénale : il est suspendu. Très bien. La même Tribune de Genève porte à notre connaissance le fait qu'un policier est reconnu pénalement coupable par un Tribunal d'un crime. Il reste policier, sa hiérarchie n'a pas même envisagé qu'il ne soit plus policier. Impunité.

Si vous voulez des policiers respectés, premières conditions de l'efficacité tant la dissuasion est moins coûteuse que l'action, ne vous complaisez plus dans la médiocrité du bassin de recrutement et exigez l'exemplarité.

Écrit par : CEDH | 29/08/2011

@ CEDH

En aucun cas, je ne demande une rallonge !

Vous faites une généralité qui n'a pas lieu d'être, je ne fait pas partie de l'UPCP.

Je constate simplement que les gendarmes bénéficient d'une retraite anticipée, ce qui n'est pas le cas de la PSI.

Je constate que la LTr prévoit une compensation en temps pour le travail de nuit, mais la police n'en bénéficie plus.

En aucun cas, je ne prône l'insurbodination, mais je demande le respect des accords signés, notamment concernant les horaires.

CEDH, votre haine viscérale des policiers vous aveugle.

Écrit par : Clyde | 29/08/2011

@ Clyde

Mes commentaires ne concernent pas la PSI.

Vous écrivez : "En aucun cas, je ne demande une rallonge ! Vous faites une généralité qui n'a pas lieu d'être, je ne fait pas partie de l'UPCP."

Ainsi donc, selon le fin observateur que vous êtes, l'UPCP, le syndicat unique, de la gendarmerie notamment, demande une rallonge. Dont acte.

Pourquoi parlez-vous de haine ? Je n'apprécie pas outre mesure ceux des policiers, les activistes syndicaux et politiques, qui ne se soumettent pas aux lois et aux autorités démocratiquement élues ou nommées, qui agissent dans le cadre de la loi, et prétendent se substituer auxdites autorités. Et qui pour ce faire prennent en otage la population. Où est l'exemplarité !

Je regrette que nos policiers soit insuffisamment qualifiés et suis attristé de ce que l'UPCP, par intérêt corporatiste, bloque et verrouille toute évolution, au risque de mettre la République à feu et à sang. Où est l'exemplarité !

De plus, que cela vous plaise ou non, je ne peux trouver admissible qu'un policier condamné pour crime, un criminel, puisque c'est ainsi que l'on appelle celui qui a été condamné pour crime, déambule armé et exerçant une fonction d'autorité dans la rue. Où est l'exemplarité !

Mais au fond, ne trouvez vous pas qu'un gendarme doive être exemplaire ? Les dérives que je dénonce sont elles de bons exemples pour nos enfants ?

Écrit par : CEDH | 29/08/2011

Dans un monde parfait, les policiers seraient exemplaires, les politiciens oeuvreraient pour le bien de tous et tout le monde respecterait la loi !

Notre monde n'est pas parfait, les policiers ne sont que des hommes avec leurs qualités et leurs défauts.

Les syndicats de police défendent les intérêts de leurs membres et le font du mieux qu'ils peuvent. Comme je le précisait plus haut, le pouvoir décisionnaire appartient toujours finalement au responsable du département ou au Grand Conseil.

Le policier qui commet une infraction est doublement punis. Au niveau pénal et au niveau administratif. Les sanctions administratives peuvent aller jusqu'à la révocation, mais comme pour tout un chacun il y a une appréciation. A l'image des avocats qui ne sont pas systématiquement radiés du barreau après une condamnation ou d'un chauffeur poids lourd à qui on laisse son permis après une infraction grave ...

Vous dénoncez systématiquement le salaire des policiers, attaque amusante quand on imagine que vous faites partie d'une des professions où les tarifs peuvent atteindre des sommets peu compréhensibles pour le béotien que je suis. Malgré ces salaires faramineux, l'Etat peine à recruter !

Concernant les bons exemples pour les enfants, j'avais cette même discussion avec un collègue concernant notre nouveau code pénal : que donnerait l'éducation de nos enfants si nous les élevions selon les règles qui le compose ?

En général, je me méfie des gens qui veulent faire des exemples ...

Écrit par : Clyde | 30/08/2011

Les qualifications des policiers dépendent directement de la formation et notamment de la formation continue.

Même si cette dernière a été inscrite dans la LPol, il est plus facile d'organiser une séance de sport ou deux heures de tir, qu'une réelle étude du NCPP.

Les policiers souhaiteraient également être mieux formés, malheureusement cela ne dépend pas de leurs syndicats !

Écrit par : Clyde | 30/08/2011

La nuit, la plupart de nos gardiens dorment et c'est tant mieux ! Mais la nuit, tous les chats sauvages sont gris et c'est précisément le sort de ces gris qu'il faut prendre en considération. Pouvons-nous les renvoyer dans leurs litières d'origines ? Pouvons-nous les punir sans lâcheté politique ? Je n'attends depuis longtemps plus de réponse à ces questions, surtout quand je constate que les criminels de la famille Kadhafi sont accueillis en Algérie pour raisons humanitaires, en même temps que d'autres algériens vendent impunément la mort dans nos rues sans que le pouvoir judiciaire ne puisse les renvoyer en Algérie. Les dégâts du parti socialiste n'ont pas fini de nous pourrir la vie. La députée un peu simplette Loly Bolay a bientôt terminé de tisser son tapis d'âneries ? Qu'elle retourne à son foyer s'occuper de son ménage !

Écrit par : mag | 31/08/2011

@ Clyde

Il apparaît donc, d'une part, que vous êtes favorable à ce qu'il existe des policiers criminels ou délinquants et, d'autre part, que vous encensez l'UCPC, le syndicat des gendarmes, entre autre, qui milite souvent pour le maintien au sein de la police de policiers criminels ou délinquants parce que condamnés pour crimes ou délit. Dès lors il n'y a plus aucune raison d'écarter lors du recrutement les candidats qui se trouvent être criminels ou délinquants. Cela ne se justifie en effet plus par aucun intérêt public. Dès lors qu'un policier peut devenir délinquant ou criminel, il y a lieu qu'un délinquant ou un criminel puisse devenir policier. Le respect du principe d'égalité aurait même l'avantage d'élargir le bassin de recrutement et favoriserait l'augmentation du nombre de policiers.

Autant dire que votre prise de position me répugne. Mais, dieu merci, de nombreux policiers, par ailleurs membres de l'UCPC pour ne pas devenir mouton noir au sein de la grande maison, partagent mon opinion.

S'agissant de la partie générale du code pénal, je ne peux que partager votre opinion ... enfin votre opinion de principe.

Je milite depuis longtemps pour la création d'une circonstance aggravante : celle pour un non résident de commettre un crime ou un délit intentionnel en Suisse. Circonstance aggravante devant se traduire par :

- Le doublement de la peine menace. La création d'une peine plancher sérieuse. Le doublement de la peine effective.

- En matière de crimes et délits : la suppression des sanctions pécuniaires comme peine principale, sauf exception.

- En matière de contravention : le rétablissement des peines d'arrêts à côté de l'amende.

- En matière de circulation routière. L'application de la loi sur les amendes d'ordre. Des garanties doivent être, comme la loi le prescrit, exigées des personnes résident à l'étranger. Y renoncer, comme le font actuellement nos polices, met en danger la créance de l'Etat et constitue une gestion déloyale des intérêts publics.

S'agissant de la moralité des avocats. Je regrette la non radiation de celui, non membre de l'Ordre des avocats, qui a été condamné pour des actes homosexuels de quasi-pédophilie.

S'agissant des honoraires d'avocats, profession que vous m'imputez, je relève qu'il ne s'agit pas de salaire et, a fortiori, de salaire prélevés sur les impôts. Si certains émargent à l'AJ, c'est alors dans le cadre d'un tarif étatique et ce n'est pas ce qui rapporte le plus.

Écrit par : CEDH | 31/08/2011

Suite à la prise de position du juge Paychère publiée par la Tribune, j'aimerais préciser que si, s'agissant de la délinquance locale nos juges et procureurs, peuvent certainement faire mieux, il n'en demeure pas moins qu'il faut modifier l'article 41 CP, ne serait-ce que pour permettre les courtes peines avec sursis et faciliter les courtes peines fermes. Cela il faudrait éviter de jeter le bébé avec l'eau du bain comme le préconise certaines personnalité de gauche, surtout en périodes électorales.

S'agissant de la criminalité importée, en l'état actuel du droit, il n'est pas possible d'infliger des peines plus élevée à raison de ce qu'elle le soit. La Cour de cassation genevoise s'y était essayée et avait été désavouée par le Tribunal fédéral pour qui une tel aggravation fondée sur des considérations de prévention générale relevait de la compétence du législateur.

Enfin, si l'on veut condamner à des peines fermes, il faut construire des prisons. Champ Dollon est engorgée par des prisonniers qui n'y ont rien à faire car en exécution de peine. Il manque déjà à ce jour des places d'exécution de peine, tant pour les courtes peines, y compris la semi détention, que pour les longues peines.

Sur ce, je remercie Monsieur Weiss de son hospitalité.

Écrit par : CEDH | 01/09/2011

@ CEDH

Je vous trouve très dogmatique et il semble que pour vous tout est blanc ou noir.

Je ne suis évidemment pas pour que des policiers criminels ou délinquants exercent, ou soient engagés, pour ce métier. Néanmoins comme tout un chacun, un policier a droit à un jugement et sa faute doit être évaluée ...

Tout accusé a droit à une défense et c'est le boulot d'un syndicat de défendre ces membres.

Exerçant ce métier depuis plus de 25 ans, je peux comprendre que certains policiers commettent une bavure dans certaines circonstances : quand certaines crapules qui commettent des crimes odieux, vous crachent dessus au moment de leur arrestation, menacent vos enfants, etc. ... que vous êtes vous-même en grand désarroi pour des raisons personnels et que vous ne trouvez aucune aide au sein de la police, au contraire que la hiérarchie vous enfonce, oui, je peux comprendre.

Je dis comprendre, pas excuser. Il y a ensuite des procédures, les fautifs sont punis et les brebis galeuses sont écartées : il est faux de prétendre que les policiers ne sont jamais révoqués.

Au delà, je m'abstiens de juger autrui et je fais confiance à la justice.

Par contre, il est vrai que je ne comprends pas toujours les règles de cette justice et je serai très favorable aux modifications que vous prônez.

Le cas de l'avocat que vous citez est connu et déplorable, mais il n'est pas le seul ...

Écrit par : Clyde | 01/09/2011

@ Clyde

Je crois que vous ne vous rendez pas compte du tort que porte à l'ensemble des policiers et à la collectivité l'existence de policiers criminels ou délinquants. D'ailleurs, la majorité de la population pense à tort que chez nous cela n'existe pas. C'est dire que la loi doit être changée. Policier condamné, policier viré. En tous cas viré de la police. Et viré dans tous les cas. Ce n'est pas le cas actuellement. Le citoyen peut avoir à faire à un policier délinquant ou criminel. Et il doit le savoir.

J'y pense, si un citoyen vous demandait si vous êtes criminel ou délinquant, quelle serait votre réaction ?

Franchement quelle crédibilité accorder à un syndicat qui a soutenu un gendarme condamné pour avoir coulé une enquête judiciaire en divulguant des informations en échange de quelques bouteilles. Quelle inconscience lorsque le même syndicat estime qu'un gendarme condamné à raison, entre autre, de dénonciation calomnieuse doit demeurer gendarme.

S'agissant des avocats, il faut sans aucun doute modifier la composition de l'organe de contrôle. Tout comme celle du Conseil supérieur de la magistrature. Tout comme celle de l'autorité administrative en charge au sein de la police des enquêtes disciplinaires.

Quel soutient apporte le syndicat en question à ceux des policiers qui ont eu le malheur de ne pas commettre un faux témoignage en faveur d'un collègue criminel ? Ce syndicat les enfonce ! Et c'est peu dire. Répugnant.

Écrit par : CEDH | 01/09/2011

Frustrations et Résignation,

voici le résultat de 17 ans de boulot dans la rue, aucun soutient de la hiérarchie et la jeune génération adore balancer et "collaborer" pour faire sanctionner les collègues.

Effectivement les lois sont suffisamment sévère, mais il ne fait pas oublier que c'est la politique qui décide la palette des sanctions, quand les prisons sont pleines on constate que pour certain délits similaire une personne ne fini pas en cellule ..... Ou est la justice et ou est le soutient pour ceux qui risque leur vie au service de la population???

Trops de paperasserie oui, et la de nouveau c'est des incompétents qui n'ont aucune idée qui décident au lieu de consulter les agents de terrain.

Ces professions deviennent le refuge aux jeunes qui ne trouve pas de boulot mais pour la plupart ne font pas ça par vocation, ducoup on diminue les conditions d engagement pour recruter des petits minets qui se prennent pour des cowboy tant qu'il n'ont pas a faire a des vrais caïd et la il n'y a plus personne.

La formation est certe excellente, mais c'est les missions et la structure qui doit être changée .
Pour Geneve la solution existe .... Recruter les gardes-frontière et faire une école pour les recycler dans la police, la plupart très expérimentés et seront heureux de servire a quelque chose au lieu de rester planter dans des postes la nuits pendant que la ville est en feux.

Si Geneve veux trouver rapidement des effectifs ils faut qu il fasse comme le canton de Berne et ne fixe pas de limite d'âge pour rentrer à la police et la ils trouveront des gens motivés et mature.

Écrit par : Dedieu | 02/09/2011

Le canton a dénigré les gardes-frontière depuis toujours et maintenant qu'il
les traîtes comme des sécuritas pour faire leur boulot et que la police n'arrive meme plus a faire sont travail en signant des collaborations, les politiques crient au secours et que ce n'est pas qu'a eu de garantir la sécurité?????

Mais de qui se moque t'on ??? Du peuple ça c'est certain, plus de policiers pour faire quoi ??! Plus de pauses au café du coin? De la terasse? Ah non bien sur mettre des amendes car c'est bien la seule compétence qu' on peux leur reconnaitre car quand on les appel pour intervenir sur une bagarre de rue ou des casseurs la il n'y a plus personne quand ils arrivent avec leur feux bleu sirène pour faire fuir les délinquants.

Ils se plaignent toujours, mais avec tous leur avantages et leurs passe droit ils feraient mieux de se taire et de faire le travail pour lequel on les paies et si cela ne leur va pas ils n'ont qu'a aller voir au privé si ils tiendraient une semaine.

La police ne sert qu' a punir le résident genevois et a lui prendre son argent, pour les autres c'est l'inpunité, aucune police cantonale n'est aussi mal organisée et aussi mal dirigée , c'est la Honte !!!! N

Écrit par : Blala | 09/09/2011

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