26/09/2011

un budget 2012 inacceptable

Un déficit de 429 millions de francs dû notamment à une progression des charges de 3%, une explosion de la dette, à 11,4 milliards de francs, l’absence d’une réflexion stratégique se traduisant en une mise à jour du Plan financier quadriennal 2011-2014, pour tenir compte de la crise traversée par la Suisse et singulièrement le canton de Genève. C'est peu dire que le budget 2012 est, en l’état, inacceptable. Pour sortir de l'ornière où l'a conduit son dérapage non contrôlé, le Conseil d'Etat serait avisé de collaborer à un réexamen des charges plutôt que de proposer des augmentations d'impôt. Sinon, le vote du budget 2012 par le Grand Conseil, en décembre 2011, risque d'être chahuté. Il est vrai que Genève a déjà connu des régimes de douzièmes provisoires, et y a économisé plus que des fifrelins.

 

Certes, on peut noter avec satisfaction, dans le projet soumis à l'examen des députés, l’accent mis en faveur des politiques publiques de sécurité et de justice. Ou encore la poursuite, à un niveau historiquement inégalé, de la politique d’investissement de l’Etat, avec des dépenses prévues de 986 millions, afin d’améliorer les conditions-cadre offertes aux habitants de ce canton.

 

Mais la présentation du budget  par le Conseil d’Etat genevois a surtout mis en évidence, les effets de la crise économique et financière mondiale sur les recettes cantonales par rapport aux prévisions du Plan financier quadriennal (PFQ) 2011-2014. Cela se traduit par une différence de près de 150 millions, que le Conseil d'Etat qualifie de déficit structurel. On relèvera toutefois que si les recettes fiscales provenant des entrepriss sont à la peine, celles qu'offrent à l'Etat les personnes physiques continuent de progresser. La croissance économique et les l'attractivité fiscale ont décidément du bon !

On pe peut toutefois passer sous silence, dans la recherche des éléments explicatifs de l'importance du déficit prévu pour 2012, les différentes hausses des dépenses proposées par ce Conseil d'Etat ou son prédécesseur. Elles ont eu en effet pour conséquence d'augmenter les charges salariales,  du passage au 13ème salaire à l'engagement de plusieurs centaines de collaborateurs. Ce projet de budget se caractérise ainsi par une forte croissance des charges de fonctionnement, fort délicate dans la conjoncture présente. Quand d’autres pays sont plongés dans la crise, le conseil d’Etat croit encore possible d’augmenter de 3% les charges de l’Etat, bien au-delà des engagements figurant dans son PFQ du 29 septembre 2010 (2,4%) !

 

Plus inquiétant encore: la volonté exprimée par le Conseil d’Etat de résorber le déficit structurel, estimé à hauteur de 150 millions de francs, par des mesures affectant aussi les recettes, et pas seulement les dépneses. Si ça ne ressemble pas à une annonce de hausse d'impôt, on se demande ce qui peut se cacher derrière cette annonce. Or, sans même insister sur les initiatives annoncées par le parti socialiste genevois qui auraient pour conséquences de priver le canton de recettes fiscales pour plus d’un demi-milliard de francs, on connaît l'opposition des Genvevois à toute augmentation d’impôts, voire les plébiscites avec lesquels ils ont accueilli les propositions de baisse de la fiscalité.

Bref, un réexamen rapide des effectifs non affectés à des prestations à la population s'impose. Après P1 et P2, à quand P3 ? Car il y a encore à élaguer sans toucher aux prestations ni aux service à la population.

14:01 | Lien permanent | Commentaires (1) | |  Facebook | | | |

Commentaires

Z'avez deux Conseillers d'Etat, z'êtes le plus grand groupe politique au parlement, z'avez la majorité, et vous refusez le budget?

Le MCG a bon dos...

Écrit par : gonzales | 29/09/2011

Les commentaires sont fermés.