15/10/2012

Rentes des infirmiers et des assistants sociaux : le SSP/VPOD ne sait pas compter

Quand on veut tuer son chat... Pour le quarteron qui a entrainé le SSP/VPOD à lancer un référendum pour torpiller la fusion des caisses de pension publiques (CIA et CEH), tous les moyens, toutes les allégations et même tous les mensonges sont bons, pourvu qu'ils fassent PEUR. Après les cas déjà traités sur ce blog des enseignants du secondaire et des basses classes de traitement (pour lesquelles les rentes de la future caisse de pension augmenteront), voici le tour des infirmiers et des assistants sociaux, gravement abusés par les référendaires.

Le choix du SSP/VPOD de cibler sur ces catégories de personnel ne tient pas du hasard. Ce sont là deux catégories de personnel où ce syndicat trouve nombre de soutiens pour ses actions, dont les "débrayages". En travestissant grossièrement la réalité, son but est clair: obtenir à coup de désinformation les signatures des uns et des autres. En rétablissant cruellement (pour le SSP/VPOD) les faits, le mien l'est tout autant: faire échouer un référendum lancé sur les bases branlantes.

Exemple: en affirmant que cette fusion entrainerait "une diminution massive des pensions (les diminutions seraient d'environ 1 000 frs par mois pour les salariés en classe 15, une classe médiane)", les tracteurs (ou auteurs du tract...) multiplient quasiment par trois la réalité ! En effet, en cas de retraite maximale, après 37 ans de cotisation pour les infirmiers bénéficiaires d'une clause de pénibilité, 40 ans pour les assistants sociaux, la retraite maximale de la future caisse de pension de l'Etat de Genève (CPEG) serait de 54 753 F, alors qu'elle est encore de 59 027 F. Soit une différence de 4 274 F par an, ou 356 F sur 12 mois. Un montant, presque le tiers, qui n'a tout simplement rien à voir avec les affirmations du SSP/VPOD. Faut-il encore ajouter que la diminution serait inférieure pour les rentes non maximales ou vaut-il mieux renvoyer le SSP/VPOD à l'école primaire pour apprendre à calculer ? 

Ajoutons une considération générale concernant l'argument du SSP/VPOD selon lequel "le lancement du référendum pourrait entraîner une dégradation supplémentaire des conditions de retraite des assurés CIA et CEH". Le soutien récent de l'UDC - qui s'était abstenu au Grand Conseil - au référendum devrait suffire pour enlever toute illusion aux membres de la fonction publique. Le résultat obtenu par la loi adoptée au Grand Conseil est le meilleur qu'ils pouvaient espérer dans les circonstances présentes. Le prochain, ultime étape avant la liquidation, sera nettement plus rigoureux.

Indiquons d'ores et déjà que la liquidation fera l'objet d'une autre note. Et là, il y aura vraiment de quoi prendre PEUR !

Précisions qui ont leur importance: les chiffres qui suivent s'entendent pour des retraites après une carrière complète (CEH: 37,5 ans, CIA: 38 ans, CPEG: 40 ans), en annuité 22, avec un taux d'activité et un taux moyen d'activité de 100%; les rachats éventuels ont été effectués le cas échéant; ils ne donnent aucune indication sur les mesures transitoires pour les personnes proches de la retraite qui ont intérêt à s'adresser à leur caisse de pension pour le calcul précis de leur rente future. Ils concernent les infirmiers et les assistants sociaux célibataires, mariés et les couples d'infirmiers et d'assistants sociaux concubins et mariés.

Traitment légal brut : 114 946 F

Traitement net: 97 888 F

Rente CIA et CEH (actuelle) pleine: 59 027 F

Rente CPEG (future) pleine: 54 753 F

Rente AVS pleine (célibataire):  27 840 F

1/2 Rente AVS pleine (marié):  20 880 F

Rentes AVS + CPEG en F et % du traitement net (célibataire) : 82 593 F, soit 84%

Rentes AVS + CPEG en F et % du traitement net (marié) : 75 633 F, soit 77%

Rentes AVS et CPEG en F et % du traitement net pour un couple d'infirmiers ou d'assistants sociaux concubins: 165 186 F, soit 84%

Rentes AVS et CPEG en F et % du traitement net pour un couple d'infirmiers ou d'assistants sociaux marié : 165 186 F, soit 77%

Rappel: le mandat constitutionnel prévoyait que l'AVS et le 2ème pilier devaient couvrir 60% du revenu.

Ces chiffres se passent à ce stade de tout autre commentaire.

   

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