29/10/2012

Didier Bonny et les râteliers

Qui est actuellement 1er des "viennent ensuite" sur la liste des candidats PDC au Grand Conseil, avec 8 238 voix ? Didier Bonny.

Qui n'a pas évoqué ce fait dans sa campagne "indépendente" pour l'élection de cette semaine au Conseil administratif ? Didier Bonny. L'aurait-il oublié, tout occupé à sa campagne sur son triporteur ?

Or, de deux choses l'une. Soit Didier Bonny est réellement indépendant, et renonce à priver d'un siège au Grand Conseil son ex-parti - car il en a démissionné, pis encore, il le combat sans la moindre vergogne en s'opposant à Guillaume Barazzone, le candidat-maison. Soit Didier Bonny n'a plus aucun sens de la décence, et occupera un siège de député - celui de Guillaume Barazzone, élu au 1er tour dimanche au Conseil administratif, espérons-le !  Mais un siège qui ne lui donnera accès à aucune commission, faisant de lui le Mauro Poggia du parlement cantonal (un autre transfuge, mais c'est une autre vieille histoire, comme disait Kipling).

En toute légalité.

Mais avec le sens moral qui caractérise ceux qui voudraient manger à deux râteliers. Et qui profitent d'avoir été élu grâce à ceux qu'ils se sont mis à combattre.

Bref, il est temps que Didier Bonny sorte de l'ambiguïté. Ses électeurs et surtout ceux de Guillaume Barazzone lui en sauront gré.

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26/10/2012

Mise à jour: Les futures rentes des fonctionnaires genevois, sans ou avec liquidation de la CIA et de la CEH

Mise à jour importante concernant les montants en cas de liquidation 

Le 31 octobre à midi, les Genevois sauront si le syndicat SSP/VPOD et ses improbables alliés référendaires (Solidarités, Avivo et… UDC) auront réussi à récolter 7 000 signatures contre la loi de fusion des caisses de pension CIA et CEH. Et ce (mal)faisant, à faire exploser le difficile et coûteux compromis atteint par une très large majorité du Grand Conseil, pavant ainsi la voie à une loi nettement moins généreuse, voire à une liquidation pure et simple de ces caisses publiques. Rappel : les retraités actuels et les fonctionnaires qui prendront leur retraite d’ici au 1er janvier 2014 voient leurs retraites garanties par l’Etat, y compris en cas de liquidation !

Certes, les rentes vont baisser et les fonctionnaires devront travailler plus longtemps pour limiter les diminutions de rentes (ou augmenter ces mêmes rentes), mais ces dernières n’auront strictement rien à voir avec les conséquences d’une liquidation.

Dans cette hypothèse, pour ne prendre que deux exemples extrêmes concernant les célibataires, la rente (incluant l’AVS) des fonctionnaires de la classe la plus basse (4) pourrait alors passer au pire de 57 778 F à 46 133 F (environ), celle des fonctionnaires de la classe la plus haute (32) pourrit chuter au pire de 158 975 F à 47 840 F (environ). Pour les fonctionnaires mariés, la rente (incluant l’AVS) pourrait tomber au pire de 51 245 F à 39 600 (environ) pour la classe 4, elle pourrait s’effondrer au pire de 152 015 F à 40 880 F (environ) pour la classe 32. Autant dire que l’attractivité de la fonction publique, basée en bonne partie sur de retraites généreuses, y compris avec la loi adoptée par le Parlement, aurait vécu.

Il convient toutefois de préciser que la rente maximale de 20 000 F (environ) versée par l'Institution supplétive (IS) ne concernerait que les assurés ayant été soumis depuis 1985, année d'entrée en vigeur de la LPP, aux prestations minimales de la LPP. Pour ceux-là, le montant est calculé chaque année par l'OFAS et précisément connu: 19722 F pour les hommes à 65 ans et 20 367 F à 64 ans pour les femmes.

Pour les assurés ayant commencé leur carrière après l'entrée en vigueur de la LPP (ce qui sera le cas de tous les assurés à partir de 2025), la rente  minimale LPP devrait se situer entre 20 000 F et 25 000 F.

Enfin, pour les assurés ayant fait une partie de leur carrière selon un plan plus favorable que le minimum LPP (par exemple celui offert par la CIA et la CEGH) et une autre selon le minimum LPP (offert par l'IS en cas de liquidation), le niveau de leur rente sera influencé par la durée de la première partie de leur carrière et donc par le montant de leur avoir de vieillesse précédant leur arrivée dans la caisse régie selon le minimum LPP. 

Précision : ce scénario-catastrophe de liquidation n’est pas seulement celui de l’auteur de cette note, par ailleurs rapporteur de majorité de la loi 10847 au Grand Conseil ; il est partagé par les instances dirigeantes de la CIA qui n’ont pas hésité à prendre position publiquement. Et même le Cartel intersyndical de la fonction publique ne l’exclut pas.

Ajoutons que les membres de la CEH auraient tort de se croire à l’abri de pareille évolution. Sans plans d’assainissement et de financement adoptés par le Grand Conseil et par l’autorité de surveillance d’ici au 31 décembre 2013, la liquidation de leur caisse est programmée.

Aussi, après avoir montré les rentes de quelques catégories spécifiques (deux dont les rentes vont baisser : les enseignants du secondaire de même que les assistants sociaux et les infirmiers, et sept – les moins payées – dont les rentes vont augmenter ou rester stables) au fil de trois notes sur ce blog, le moment est venu de publier un tableau intégral comprenant toutes les classes de traitement, sans et avec liquidation des caisses.

A chaque citoyen, et notamment à chaque fonctionnaire, de décider si le chaos qui en résulterait mérite son paraphe.

[Cliquez sur le tableau ci-dessous pour l'agrandir]

Weiss cia che 26 oct 2012.jpg

17:40 Publié dans Genève, Politique, Solidarité | Lien permanent | Commentaires (2) | |  Facebook | | | |

25/10/2012

Le raciste et antisémite Seba a été refoulé. La LICRA Genève est soulagée

Le principe de précaution a prévalu. La LICRA Genève se félicite de l'action du conseiller d'Etat Pierre Maudet, chef du département de la sécurité, qui a empêché la venue dans le canton de Kémi Seba, un agitateur raciste, promoteur d'un apartheid total entre blancs et noirs. Soulagé par cette nouvelle, la LICRA Genève est toutefois inquiète face aux actions menées par les milieux à l'origine de l'invitation de ce personnage condamné dans son pays à une peine de prison en 2007 pour antisémitisme.

A l'initiative de la police genevoise, l'Office fédéral de la police a interdit l'entrée et donc le séjour en Suisse de Kémi Seba, un agitateur de nationalité française, invité à Genève pour y donner une "conférence" qui aurait dû se tenir samedi 27 octobre 2012. Les autorités genevoises ont refoulé à sa descente d'avion à Cointrin ce jeudi et remis aux autorités de son pays ce "ministre" de la section francophone du New Black Panther Party.

La crainte qui a été jugée fondée d'entendre ledit "ministre" inciter à la haine raciale et en appeler à la violence a convaincu les autorités fédérales et cantonales d'agir sans tergiverser. Attachée à la liberté d'expression dans le respect de la législation en vigueur, la LICRA Genève ne peut qu'être soulagée par cette décision.

Toutefois, il n'en va pas seulement des "thèses" défendues par ce partisan d'un apartheid absolu entre noirs et blancs, responsables de la condition des premiers dans le cadre d'un "complot" ourdi par les sionistes et les juifs - une accusation agitée compulsivement par les milieux racistes et antisémites. Il y a aussi l'écho local qui leur est donné.

La LICRA Genève ne saurait ainsi cacher son inquiétude face aux activités du groupuscule anti-antiraciste, anti-antifascite et antisémite "Egalité et Réconciliaiton" ayant invité Kémi Seba et notamment de son relai, "Genève non conforme". Rappelons que cette association, opposée à la coexistence pacifique des cultures et faisant son bouc émissaire de la mondialisation aux ordres de la finance mondiale (!), a fait entre autres l'objet d'une plainte de la LICRA et a été condamnée pour avoir été l'auteur d'une affiche antisémite appelant au meurtre des juifs à l'occasion de la fête nationale du 1er août 2011. Ce qui revient à passer des idées délirantes à l'abjection violente. 

Pierre Weiss,

président de la LICRA (Genève)

 

Voir aussi 

http://www.tdg.ch/geneve/actu-genevoise/Les-auteurs-d-un-...

 

   

 

 

 

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15/10/2012

Rentes des infirmiers et des assistants sociaux : le SSP/VPOD ne sait pas compter

Quand on veut tuer son chat... Pour le quarteron qui a entrainé le SSP/VPOD à lancer un référendum pour torpiller la fusion des caisses de pension publiques (CIA et CEH), tous les moyens, toutes les allégations et même tous les mensonges sont bons, pourvu qu'ils fassent PEUR. Après les cas déjà traités sur ce blog des enseignants du secondaire et des basses classes de traitement (pour lesquelles les rentes de la future caisse de pension augmenteront), voici le tour des infirmiers et des assistants sociaux, gravement abusés par les référendaires.

Le choix du SSP/VPOD de cibler sur ces catégories de personnel ne tient pas du hasard. Ce sont là deux catégories de personnel où ce syndicat trouve nombre de soutiens pour ses actions, dont les "débrayages". En travestissant grossièrement la réalité, son but est clair: obtenir à coup de désinformation les signatures des uns et des autres. En rétablissant cruellement (pour le SSP/VPOD) les faits, le mien l'est tout autant: faire échouer un référendum lancé sur les bases branlantes.

Exemple: en affirmant que cette fusion entrainerait "une diminution massive des pensions (les diminutions seraient d'environ 1 000 frs par mois pour les salariés en classe 15, une classe médiane)", les tracteurs (ou auteurs du tract...) multiplient quasiment par trois la réalité ! En effet, en cas de retraite maximale, après 37 ans de cotisation pour les infirmiers bénéficiaires d'une clause de pénibilité, 40 ans pour les assistants sociaux, la retraite maximale de la future caisse de pension de l'Etat de Genève (CPEG) serait de 54 753 F, alors qu'elle est encore de 59 027 F. Soit une différence de 4 274 F par an, ou 356 F sur 12 mois. Un montant, presque le tiers, qui n'a tout simplement rien à voir avec les affirmations du SSP/VPOD. Faut-il encore ajouter que la diminution serait inférieure pour les rentes non maximales ou vaut-il mieux renvoyer le SSP/VPOD à l'école primaire pour apprendre à calculer ? 

Ajoutons une considération générale concernant l'argument du SSP/VPOD selon lequel "le lancement du référendum pourrait entraîner une dégradation supplémentaire des conditions de retraite des assurés CIA et CEH". Le soutien récent de l'UDC - qui s'était abstenu au Grand Conseil - au référendum devrait suffire pour enlever toute illusion aux membres de la fonction publique. Le résultat obtenu par la loi adoptée au Grand Conseil est le meilleur qu'ils pouvaient espérer dans les circonstances présentes. Le prochain, ultime étape avant la liquidation, sera nettement plus rigoureux.

Indiquons d'ores et déjà que la liquidation fera l'objet d'une autre note. Et là, il y aura vraiment de quoi prendre PEUR !

Précisions qui ont leur importance: les chiffres qui suivent s'entendent pour des retraites après une carrière complète (CEH: 37,5 ans, CIA: 38 ans, CPEG: 40 ans), en annuité 22, avec un taux d'activité et un taux moyen d'activité de 100%; les rachats éventuels ont été effectués le cas échéant; ils ne donnent aucune indication sur les mesures transitoires pour les personnes proches de la retraite qui ont intérêt à s'adresser à leur caisse de pension pour le calcul précis de leur rente future. Ils concernent les infirmiers et les assistants sociaux célibataires, mariés et les couples d'infirmiers et d'assistants sociaux concubins et mariés.

Traitment légal brut : 114 946 F

Traitement net: 97 888 F

Rente CIA et CEH (actuelle) pleine: 59 027 F

Rente CPEG (future) pleine: 54 753 F

Rente AVS pleine (célibataire):  27 840 F

1/2 Rente AVS pleine (marié):  20 880 F

Rentes AVS + CPEG en F et % du traitement net (célibataire) : 82 593 F, soit 84%

Rentes AVS + CPEG en F et % du traitement net (marié) : 75 633 F, soit 77%

Rentes AVS et CPEG en F et % du traitement net pour un couple d'infirmiers ou d'assistants sociaux concubins: 165 186 F, soit 84%

Rentes AVS et CPEG en F et % du traitement net pour un couple d'infirmiers ou d'assistants sociaux marié : 165 186 F, soit 77%

Rappel: le mandat constitutionnel prévoyait que l'AVS et le 2ème pilier devaient couvrir 60% du revenu.

Ces chiffres se passent à ce stade de tout autre commentaire.

   

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08/10/2012

Grâce à la fusion CIA-CEH, des rentes vont augmenter

Une augmentation, parfois sensible, des rentes des fonctionnaires grâce à la fusion de la CIA et de la CEH. Voilà ce qu'offrira bel et bien la future caisse de pension de l'Etat de Genève (CPEG) aux collaborateurs de l'Etat se situant dans les classes de traitement 4 (la plus basse) à 8, et une quasi stabilité pour les fonctionnaires des classes de traitement 9 (secrétariat) et même 10 (commis administratifs).

A noter que la classe 5 comprend les travailleurs du nettoiement, la classe 6 les machinistes conducteurs, la classe 7 des commis administratifs, la classe 8 des employés à l'exploitation de l'informatique.

On peut regretter ces augmentations de rentes, en se plaçant du côté des contribuables ou même des cotisants à des caisses de pension privées, ou se féliciter de la générosité d'un conseil d'Etat qui a été très large avec l'argent des contribuables au fil des négociations qu'il a menées avec le Cartel intersyndical de la fonction publique, mais telle est la réalité.

Le comble est que le quarteron d'idéologues du syndicat SSP/VPOD qui a décidé du lancement d'un référendum refuse de lire les chiffres. Et de prétendre à une "diminution massive des pensions (les diminutions seront d'environ 1000 F par mois pour la salariés en classe 15, une classe médiane)". Un montant tout ce qu'il y a de plus faux, comme cela sera documenté dans un prochain épisode qui intéressera plus particulièrement les assistants sociaux concentrés dans cette classe.

Pour le moment, voici les chiffres pour la classe de traitement 4 qui concerne des personnes procédant à des entretiens d'immeubles (effectifs en 2011: 139 personnes). Répétons qu'il s'agit là des salaires les plus bas de l'Etat de Genève.

Précisions qui ont leur importance: ces chiffres s'entendent pour des retraites après une carrière complète (CEH: 37,5 ans, CIA: 38 ans, CPEG: 40 ans), en annuité 22, avec un taux d'activité et un taux moyen d'activité de 100%; ils supposent, le cas échéant, que les personnes concernées ont comblé leurs lacunes en la matière par le biais de rachats.

Ils concernent des fonctionnaires célibataires, mariés et les couples de fonctionnaires concubins et mariés.

Ils ne donnent pas davantage d'indication sur les mesures transitoires pour les personnes proches de la retraite qui ont intérêt à s'adresser à leur caisse de pension pour le calcul précis de leur rente future. Le lecteur intéressé se référera toutefois à l'art. 99 du projet de règlement transitoire de la future CPEG qu'il trouvera à l'annexe 2.1 du rapport de majorité sur le PL 10947-A (disponible à l'adresse  http://www.ge.ch/grandconseil/data/texte/PL10847A.pdf).

Traitment légal brut : 72 854 F

Traitement net: 62 501 F

Rente CIA (actuelle) pleine: 29 255 F

Rente CEH (actuelle) pleine: 30 918 F

Rente CPEG (future) pleine: 31 645 F

Rente AVS (célibataire):  26 133 F

1/2 Rente AVS (marié):  19 600 F

Rentes AVS + CPEG en F et % du traitement net (célibataire) : 57 778 F, soit 92%

Rentes AVS + CPEG en F et % du traitement net (marié) : 51 245 F, soit 82%

Rentes AVS et CPEG en F et % du traitement net pour un couple entretenant des immeubles concubins: 115 556 F, soit 92%

Rentes AVS et CPEG en F et % du traitement net pour un couple entretenant des immeubles marié : 102 490 F, soit 82%

Rappel: le mandat constitutionnel prévoyait que l'AVS et le 2ème pilier devaient couvrir 60% du revenu.

Ces chiffres se passent à ce stade de tout autre commentaire.

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05/10/2012

Le vrai montant des futures retraites des enseignants

Les contre-vérités - en français courant les mensonges -, les approximations médiatiques - en clair, l'intox -, les comparaisons biaisées sont le pain quotidien des opposants à la fusion des caisses de pension publiques.

D'où la nécessité de rétablir les chiffres dans leur dureté peut-être, dans leur exactitude certainement. En commençant par ceux qui concernent la catégorie la plus fréquente parmi les actifs de la CIA, à savoir les maîtres et maîtresses de l'enseignement secondaire, cycle et collège confondus. Pour les 2 807 postes concernés (et 4156 enseignants, compte tenu des personnes à temps partiel), voici LA réalité à laquelle ils seront confrontés dès le 1er janvier 2014.

Précisions qui ont leur importance: ces chiffres s'entendent pour des retraites après une carrière complète (CIA: 38 ans, CPEG: 40 ans), en annuité 22, avec un taux d'activité et un taux moyen d'activité de 100%; les rachats éventuels ont été effectués le cas échéant; ils ne donnent aucune indication sur les mesures transitoires pour les personnes proches de la retraite qui ont intérêt à s'adresser à leur caisse de pension pour le calcul précis de leur rente future. Ils concernent les enseignants célibataires, mariés et les couples d'enseignants concubins et mariés.

Traitment légal brut : 143 242 F

Traitement net: 121 848 F

Rente CIA (actuelle) pleine: 79 041 F

Rente CPEG (future) pleine: 71 329 F

Rente AVS pleine (célibataire):  27 840 F

1/2 Rente AVS pleine (marié):  20 880 F

Rentes AVS + CPEG en F et % du traitement net (célibataire) : 99 169 F, soit 81%

Rentes AVS + CPEG en F et % du traitement net (marié) : 92 209 F, soit 76%

Rentes AVS et CPEG en F et % du traitement net pour un couple d'enseignants concubins: 198 338 F, soit 81%

Rentes AVS et CPEG en F et % du traitement net pour un couple d'enseignants marié : 184 418 F,    soit 76%

Rappel: le mandat constitutionnel prévoyait que l'AVS et le 2ème pilier devaient couvrir 60% du revenu.

Ces chiffres se passent à ce stade de tout autre commentaire.

D'autres chiffres suivront, pour d'autres catégories de fonctionnaires, afin de donner un tableau complet répondant aux allégations du SSP/VPOD et de ses alliés, le PdT, Solidarités et l'AVIVO. La forme du feuilleton sera peut-être suivie, comme pour les Mystères de Paris... 

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01/10/2012

Vol de données: merci à l'UBS !

L'information livrée par l'UBS quant à un récent vol de données ultra-sensibles par un employé frustré du Service suisse de renseignement placé sous la responsabilité du conseiller fédéral Maurer mériterait un triple hourra. Au lieu de cela, silence radio, ou presque, c'est à dire une simple relation des faits.

N'empêche qu'il y a des jours où il faut savoir dire merci. Merci à la Confédération quand elle sauve l'UBS, avec l'appui de la Banque nationale suisse, toutes deux faisant au passage une excellente affaire financière pour le plus grand bien des contribuables.

Mais aussi merci à l'UBS sauvée quand elle vient à la rescousse des intérêts supérieurs du pays en permettant d'épingler un informaticien félon de la Confédération. Car ce dernier, pour de très basses raisons personnelles, se préparait à commettre un forfait aux conséquences encore incalculables avec des données volées dans le cadre de ses activités professionnelles et susceptibles de mettre en danger la sécurité du pays, selon le procureur général de la Confédération. 

Pour le moment, le ministre de la défense se défend de vouloir "installer une culture de la méfiance" et se contente de remercier la chance. On peut toutefois nourrir quelques doutes que pareilles réactions d'Ueli Maurer suffisent à rassurer le citoyen. Une chose est sûre: personne ne l'a jamais entendu prétendre que nous avons le meilleur service de renseignement du monde. Il serait tant d'en réorganiser la sécurité avant qu'il n'en devienne le pire.

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