09/01/2013

Les vélospots ont conquis les villes neuchâteloises. À quand Genève ?

Le Réseau des trois villes neuchâteloises (Neuchâtel, La Chaux-de-Fonds et Le Locle), trois villes à majorité de gauche, ont opté pour le système de vélos en libre service Velospot développé par la ville de Bienne, elle aussi à gauche. Et refusé comme un malpropre, en tout cas pour le moment, par le DIME et les TPG à Genève. Trop bon marché, trop avancé technologiquement, trop suisse (alémanique), trop à gauche... ? Qui sait. Dès la belle saison, indique le communiqué de presse du Réseau des trois villes du 8 janvier 2013, un réseau de 180 vélos réparti sur 20 sites sera progressivement mis à disposition de la population de ce canton. Et les trois villes de justifier leur choix. À leurs yeux, Velospot est "un système moderne, flexible et durable, tant au niveau de son infrastructure que de son coût et de sa souplesse. Le système propose des structures discrètes et permettant l'utilisation du mobilier urbain habituel. Les coûts modérés de Velospot permettent de conserver des tarifs attractifs pour les utilisateurs et de faciliter les extensions futures du réseau dans ou hors des villes." Pendant ce temps, à Genève, on espère que la prochaine session du Grand Conseil permette enfin de savoir si le système Biennois, nettement moins cher, en particulier pour les communes, pourra être étudié par sa commission des finances. On espère, mais sans la moindre certitude. En effet, du côté des partisans féroces de la solution dispendieuse de la conseillère d'Etat Künzler, les innovations, même suisses, ne semblent pas goûtées. Or la différence de coût - 31 millions sur 5 ans pour la proposition du DIME contre 12 millions pour celle de Velospot - est sans appel. Au surplus, on se réjouit de savoir pourquoi les magasins de cycles genevois ou leur association n'a jamais été entendue sur ce projet par le DIME ou les TPG, ne serait-ce que pour donner leur avis d'experts, et non pas nécessairement pour louer leurs services. Un DIME qui n'a pour seul interlocuteur que l'association GeneveRoule subventionnée - chichement - par ce même DIME...

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Commentaires

Peut-on savoir ce qui "justifie" une telle différence de prix entre les deux "systèmes"? Merci d'avance.

Écrit par : Duval | 09/01/2013

Les coûts d'infrastructure sont beaucoup plus élevés. Un système beaucoup plus lourd. Trop lourd

Écrit par : Pierre Weiss | 09/01/2013

Peut-être que Neuchâtel, La Chaux-de-Fonds et Le Locle sont des villes où le civisme et le respect du bien public ou tout simplement "le Respect" est davantage ancré dans l'esprit de la population.

Par logique, cela peut amener à croire que les vélos mis à disposition ont moins de risque de finir au lac ou dans le Rhône ou au fond d'une cave, comme cela a déjà été le cas à Genève par le passé.

Écrit par : Yossi Ran Roman | 10/01/2013

C’est très vague de simplement dire “ Les coûts d'infrastructure sont beaucoup plus élevés ». Pourquoi ? Est-ce que ils ont prévu plus des stations à Genève, est-ce que la technologie est différente ou les vélos meilleurs ? En fait « un réseau de 180 vélos réparti sur 20 sites sera progressivement mis à disposition de la population de ce canton » peut marcher là bas mais 180 vélos – ça suffit pas pour Genève

Écrit par : Simon | 10/01/2013

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