24/05/2013

Vélibs: Berne privilégie le système biennois

Pas de chance pour les TPG et leur choix de système de vélos en libre-service (vélibs).

Après avoir dû dénoncer l'adjudication en faveur d'une société montréalaise connaissant des problèmes financiers et technologiques, voici maintenant le responsable de la mobilité douce de la Ville de Berne, la capitale de la Suisse, qui préfère le velospot - système léger et flexible dit de "quatrième génération", développé à Bienne et adopté aussi par les villes du canton de Neuchâtel (Neuchâtel, la Chaux-de-Fonds, Le Locle) ainsi que, dans une version analogue appelée "call a bike", par la Deutsche Bahn (DB) dans plusieurs villes allemandes -, au système lourd et peu flexible, dit de "troisième génération", encore en usage dans la plupart des villes françaises, notamment. Un peu comme les téléviseurs couleur à écran plat qui ont mis un certain temps pour remplacer les téléviseurs noir et blanc à tube cathodique.

En effet, l'un des arguments-massue des opposants au velospot biennois était qu'il pouvait à la rigueur fonctionner dans des petites villes, comme Bienne, mais pas dans une grande métropole comme Genève. 

Or, que dit ce responsable, dans un courrier qui nous a été transmis, qu'il entend porter à la connaissance des décideurs : "Das System Velospot halte ich persönlich für das mit Abstand beste bisher. Ich kenne mittlerweile einige Systeme, aber Velospot hat entscheidende Vorteile: Flexibilität und relativ niedrige Kosten".

Soit, en français: "Je considère personnellement le système velospot comme de loin le meilleur à ce jour. J'ai connu entre-temps quelques systèmes, mais Velospot montre des avantages déterminants: flexibilité et coûts plus bas". Et de plaider aussi pour son adoption par un large nombre de villes suisses.

Il faudra donc que le DIME, et notamment sa cheffe, Michèle Künzler, explique pourquoi le choix que se prépare à faire Berne ne pourrait être aussi envisagé par Genève lorsque ce point sera traité par le parlement genevois, probablement à sa prochaine session. Car Berne, à notre connaissance, est une ville dont le nombre d'habitants (125 000) est nettement plus proche de celui de Genève (192 000) que de celui de Bienne (50 000). 

A moins que le but de Michèle Künzler ne soit tout simplement de maximiser les coûts pour les communes en faveur d'une offre de mobilité douce souhaitable pour Genève ! Car pourquoi (faire) dépenser moins quand on peut (faire) dépenser plus (aux communes) ? 

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