28/06/2013

SIG et les éoliennes: suite et pas fin

Les investissement consentis par SIG en faveur de l'énergie éolienne amènent à se poser des questions plus précises que dans une récente note de ce blog sur la stratégie énergétique de ce distributeur-producteur d'énergies. Comment SIG justifie-t-il les investissements prévus et leurs conditions ? En particulier, est-il vrai que les producteurs d'énergie éolienne sont payés pour une électricité non produite en cas de surproduction d'énergie ? Quel est le degré de réalisme des localisations prévues par SIG, au sens de leur acceptabilité politique ? Après la cacade subie dans le Gros-de-Vaud, un nouveau test nettement plus important est prévu pour les Crêtes du Jura d'ici moins d'un an, qui risque de mettre à mal les prévisions optimistes de sa direction. Quelle est la solidité du partenaire de SIG, la société du Landeron Ennova ? Peut-on y voir de la part de SIG une prise de risque exagérée quant aux investissements consentis ? Quels sont les mandats, dans leur exhaustivité, attribués par SIG à Isabelle Chevalley? En particulier, sa crédibilité est-elle proportionnelle à ses échecs dans les communes dont elle tente d'arracher, sinon d'acheter l'accord ? Voici ces interrogations, telles que transmises au Conseil d'Etat, par le biais d'une question écrite. http://www.ge.ch/grandconseil/data/texte/Q03726.pdf

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17/06/2013

SIG et les moulins à vent

Tout à sa stratégie d'économies énergétiques (http://www.sig-ge.ch/clients/immobilier/les-energies/economies-d-energie), SIG vient de subir une défaite qui tient de la gifle. Une gifle qui a déplacé pas mal d'air par la force avec laquelle le peuple de deux communes vaudoises l'ont lancée. Daillens, à 78%, et Oulens, à 85%, ont en effet refusé l'érection sur leur territoire de 10 éoliennes qui auraient permis la production de 55000 MWh par an, de quoi satisfaire la consommation de 11000 ménages. Un beau projet dont la population consultée n'a pourtant pas voulu. La conseillère nationale Isabelle Chevalley, présidente de Suisse-éole, indécemment agressive à l'égard de ses adversaires, et qui soutenait activement le projet de SIG, devra faire preuve à l'avenir de plus de capacité diplomatique pour convaincre les citoyens. Et de moins d'arrogance, voire de méchanceté gratuite. Pour l'heure, avec ce projet, la voilà partageant le sort de Scarlett O'Hara: partie avec le vent... ("Gone with the wind")... Et pas plus prête de séduire les paysans du Gros-de-Vaud que Scarlett les planteurs de Géorgie. Mais cette opération ratée dans les grandes largeurs pose en tout cas trois ou quatre questions aux Genevois, clients quasi captifs de SIG: - Combien SIG a t-il investi dans cette stratégie éolienne au fil des ans ? - Quels résultats l'entreprise étatique a t-elle obtenu en termes de production énergétique, sur combien de sites ? - Quel est le prix réel du kilowatt d'électricité éolienne compte tenu des investissements décidés ? Et, subsidiairement, quel est le rôle encore tenu par l'égérie des Verts libéraux vaudois au sein de SIG ? Ses compétences humaines, sinon scientifiques, posent en effet problème. Il suffit de penser à la façon dont elle a traité Philippe Roch. Alors que l'ancien directeur de l'Office fédéral de l'environnement est atteint dans sa santé par une méchante tumeur au cerveau, elle n'hésite pas à "douter de son équilibre mental" (http://www.illustre.ch/Philippe-Roch-tumeur-cerveau-operation-cerveau-Roch-tumeur_165653_.html). Le monde a priori aimable des énergies renouvelables cache de sacrées luttes. L'image de SIG ne peut que patir d'être associée à la "passionaria des éoliennes". Plus généralement, il serait temps que le Grand Conseil genevois mette son nez dans des opérations qui ressemblent au moins en partie à des moulins en Espagne.

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11/06/2013

La DGM bloque sciemment le trafic automobile en multipliant les arrêts TPG

 

II n’y a pas de bonne ou de mauvaise pollution due au trafic automobile, contrairement au bon et au mauvais cholestérol. Il n’y a que des émissions de gaz toxiques, qu’ils proviennent directement ou indirectement (par effets reportés sur le trafic privé) des véhicules effectuant des transports publics ou qu’ils soient émis par les véhicules affectés au trafic privé.

 

Il y a pourtant des moyens de lutter contre l’augmentation de la pollution de l’air. Certains sont dus au progrès technique, qui diminue la consommation d’essence des voitures (moteurs et pneumatiques plus économes, revêtement de la chaussée plus roulant). D’autres à la modification des comportements (choix de nouvelles technologies recourant à l’électricité, y compris d’origine nucléaire, moteurs électriques pour les voitures, report sur le train à la place de la voiture avec moteur à explosion). D’autres enfin, à une utilisation intelligente de la voirie ou de la signalisation.

 

Apparemment, à Genève, la DGM n’a pas choisi cette voie – si j’ose dire … -  pour les TPG qui n’en peuvent mais, et paient en augmentation de leur impopularité auprès de la population. On y constate plutôt une multiplication des files d’attente, des bouchons pour utiliser un mot du langage courant, due à la création d’arrêts de bus empêchant les voitures de dépasser les véhicules des TPG. Cela se fait notamment par l’inflation du nombre d’ilots centraux ou l’interdiction de dépassement par la pose d’une ligne blanche. En matière de politique de gribouille, on ne saurait faire mieux ! Alors qu’il serait si simple de créer des évitements permettant des dépassements. Pire : il y a même des exemples où des sites propres sont supprimés pour bloquer le trafic à l’arrêt des bus !

 

Illustrons notre propos par deux exemples opposés. Dans le village de Lully, il y a un arrêt TPG (dans chaque sens) où un évitement a été créé, qui « mange » certes sur le large trottoir, mais qui permet aux voitures, aux camionnettes de livraison comme aux camions de ne pas devoir patienter, émettre des gaz d’échappement et perdre du temps qui, pour les entreprises, est de l’argent.

 

En revanche, sur la route de Base, à la hauteur de la zone industrielle et au Grand-Lancy, à proximité du cimetière, un îlot central empêche tout dépassement alors que plusieurs arrêts de TPG se succèdent. Résultats : des bouchons se créent, du temps se perd, de l’essence si chère et, paraît-il, si rare, se consomme en vain, la qualité de l’air se dégrade, les automobilistes s’énervent et pestent contre leurs autorités.

 

Or, contrairement à ce que certains croient, les TPG ne sont pas responsables de cette situation chaotique sciemment créée, mais, renseignement pris auprès de la régie publique des transports, les décisions sont prises par la très restructurée (mais apparemment pas encore assez) Direction générale de la mobilité (DGM) qui dépend du DIME.

Une DGM qui a une seule fixation: bloquer le trafic automobile pour contraindre les automobilistes, dégoûtés de devoir patienter des heures dans l'année pour se rendre à leur travail avec leurs voitures, à utiliser des transports publics eux-mêmes engorgés aux heures de pointe... Et pour rendre la chose encore plus irréversible, la DGM élargit sans la moindre justification objective les trottoirs pour piétons et cyclistes, comme au Pont Wilsdorf.

Dire qu'il y a besoin de retour de balancier pour mettre fin à cette politique reflétant une idéologie unilatérale, cherchant des excuses, telle la peine que les bus ont à se réinserer dans le trafic après leurs arrêts, vers un juste milieu prenant pragmatiquement en considération les intérêts de tous les utilisateurs de la route en fonction de leur importance numérique réelle est une litote. 

 

On peut imaginer que cette mesure dite, en langage politiquement correct, de modération du trafic, mais en français courant de blocage des voitures, participe d’une politique de sécurité. Encore faudrait-il disposer d'une statistique du nombre d’accidents causés par les arrêts TPG « intelligents » mais apparemment démodés, qui permettent le dépassement des véhicules des TPG et n’impliquent pas l’arrêt des voitures privées.

 

La DGM devrait donc produire le décompte du nombre d’arrêts TPG obligeant le trafic à s’arrêter, avec l’effet collatéral de contribuer à la pollution de l’air et quantifier l’augmentation de la pollution qui en résulte, voire le coût de cette mesure pour l’économie cantonale.

A défaut, on considérera que sa gestion de la question des arrêts TPG justifie les soupçons que l'on peut avoir sur l'idéologie du blocage du trafic privé qui l'anime, au détriment de la mobilité multimodale des Genevois. 

 

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07/06/2013

Imposition selon la dépense: le Portugal a compris, la gauche genevoise n'a rien appris

Face à la crise dans lequel il s'est enfoncé, le Portugal a pris le taureau par les cornes en décidant, entre autres mesures de relance, à compter du 1er janvier 2013 d'exonérer de l'impôt sur le revenu, sur la fortune, sur les successions et les donations les (riches) étrangers retraités qui y acquerront un bien immobilier (http://www.algarverealestate.com/imagens/blog/informacoes/DL-249-2009-codigo-geral-investimento.pdf). Face à l'absence de crise qui fait de notre canton et de notre pays des endroits dont les habitants se classent parmi les plus heureux du monde, où la redistribution sociale fonctionne à plein régime en faveur de ceux qui peinent à s'adapter à une économie exigeante et où plus du tiers des contribuables ne paient pas le moindre impôt, la gauche genevoise et helvétique ne rêve que de scier la branche de l'arbre de vie qui est à la base de notre prospérité. Au nom de son principe d'égalité absolue dont elle est la prisonnière aveugle. Peut-on rêver plus belle opposition? Le pauvre portugais veut devenir moins pauvre en attirant des riches étrangers retraités, et le riche suisse ou genevois s'ingénie à devenir pauvre en chassant les riches étrangers inactifs ! Parions que le peuple ne se passera pas tromper par ce genre d'initiatives suicidaires pour les pauvres d'ici. Quelques informations sur l'intelligence portugaise mise en action en raison d'une nécessité qui rend ingénieux. Chacun à Genève sait combien ce pays produit de courageux et habiles travailleurs. Par dizaines de milliers, les Portugais sont venus dans notre canton où ils forment la plus importante colonie étrangère, au point d'y avoir dépassé l'immigration italienne, puis espagnole qui a contribué à notre richesse collective depuis l'après-guerre. Voici maintenant que le Portugal nous accueille, pour autant que nous soyons reteaités ou sur le point de le devenir et attirés par sa culture et son histoire, la douceur de son climat, la beauté de ses villes et ses 365 recettes de morue, en nous y exonérant totalement d'impôts, pour autant que nous n'y ayons pas résidé dans les 5 ans précédant l'acquisition d'un bien immobilier, condition sine qua non à son offre, et que nous soyons prêts à y passer au moins 183 jours par an (pour plus de détails, voir http://www.challenges.fr/patrimoine/20130502.CHA9058/le-portugal-nouveau-paradis-fiscal-pour-riches-retraites-etrangers.html). A noter que l'Union européenne n'y a rien trouvé à redire, contrairement à ce que prétendent nos belles âmes de gauche locale. Cerise sur le gâteau, ou plutôt noze sur les ovos moles, le marche immobilier portugais est lui aussi frappé par la crise et les prix d'achat de biens immobiliers s'y sont effondrés. Alors, cap à l'ouest, vers le pays des Grands Navigateurs qui, eux, n'ont pas perdu le nord.

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02/06/2013

"Les Verts veulent des bobbies" ou la sécurité selon le bisounours Hodgers

Brûlant la politesse à (ou simplement précédant) la présentation par son parti de son programme pour les élections cantonales de cet automne (Tribune de Genève du 31 mai 2013), Antonio Hodgers, candidat au conseil d'Etat et ancien acteur-médiateur du G8 de 2003, encore dans toutes les mémoires genevoises pour les destructions subies par habitants et commerçants, propose des "bobbies" non armés, sous-formés et sous-payés aux Genevois (Tribune de Genève du 30 mai 2013). Et la Tribune de résumer son propos en écrivant que "le parti écologiste entend se réapproprier le thème de la sécurité" "pour ne pas laisser ce thème à la droite". Toutes les idées méritent d'être étudiées. Les plus loufoques nées dans la tête des bisounours aussi.

Vouloir "lutter contre la petite délinquance en renforçant la présence policière sur le terrain", l'idée est certes intéressante. Réussir à distinguer ces bobbies dont les compétences seraient plus "relationnelles" que "répressives", voilà qui est tout à fait dans la logique verte où le gendarme court derrière le criminel en l'assurant qu'il ne pourra pas lui tirer dessus, mais seulement l'appeler poliment à la raison. Il suffit d'imaginer la tête du dealer détalant comme un lapin pour conclure à l'inanité de pareille idee. On voit malheureusement que Rousseau avec son idee d'homme né bon continue de faire des dégâts.

Sans savoir si le terme de bobbies utilisé par la Tribune revient à sa rédactrice ou à celui qui présentait cette trouvaille (même si l'on peut avoir des doutes favorisant Antonio Hodgers connu pour ses capacités d'images médiatiques), on comprend vite qu'avec ce genre d'idées, les Verts continueront de ne pas être crédibles aux yeux de la population en matière de sécurité, contrairement au PLR et à la politique efficace car réaliste menée par Pierre Maudet et Olivier Jornot qui peuvent déjà se vanter de résultats probants. Alors qu'ils n'ont jamais joué les matamores en assurant nettoyer Genève de ses délinquants et autres criminels en 45 jours, contrairement à un autre spécialiste auto-déclaré de la sécurité qui s'est fait plus discret, lui... Mais c'est une autre histoire.

Pour le moment, laissons les Verts poursuivre aimablement leur chemin de campagne. La direction générale de la mobilité (DGM) dont il est inutile de rappeler qu'elle est sous la férule de l'autre candidate verte au conseil d'Etat, Michèle Künzler, ne manquera pas de leur préparer une onde... verte dont elle s'est fait une spécialité connue de tous les Genevois. Et donc d'accélérer leur descente...

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