12/09/2013

SIG: le mégalomane et le gourou

La force du coup de blizzard qui a frappé SIG ce 12 septembre 2013 aurait été prévue par n'importe quel météorologue qui se serait intéressé de près à la politique énergétique de l'acteur monopolistique genevois des énergies. Pour la date, c'était plus difficile, mais néanmoins inéluctable.

En effet, la "démission" d'André Hurter de son poste de directeur général de SIG, n'est une surprise que pour ceux qui ne suivent pas de près la politique énergétique de SIG. Ce monopoliste se voyait déjà méga-producteur d'énergies renouvelables non conventionnelles (http://www.tdg.ch/geneve/actu-genevoise/Quand-Andre-Hurt...). Or le "Je m'voyais déjà", c'est du Aznavour, pas du Bach que jouait André Hurter...

On peine à comprendre la ou les raisons qui ont poussé cet homme cultivé, pianiste de qualité, à s'être englué dans des décisions irrationnelles tendant vers la mégalomanie. Sauf si l'on pose la bonne question: "cherchez la femme" ou plutôt "cherchez le gourou".

Pour ma part, j'avais conseillé il y a plusieur années à André Hurter, lors d'entretiens liés à ma fonction de député soucieux des finances de l'Etat, de mettre fin aux liens de SIG avec Isabelle Chevalley, la lobbyiste de l'éolien en Suisse romande qui vend ses services en faisant croire à sa compétence. Apparemment, à avoir continué d'habiter dans le canton de Vaud depuis sa nomination à la tête de SIG, André Hurter peinait à comprendre le dialecte genevois... Sinon, il ne lui aurait pas renouvelé des mandats trop chèrement payés, au vu des résultats. En l'occurrence. "perseverare" a bel et bien été "diabolicum"...

Surtout que ce "diabolicum" aurait pu coûter un milliard de francs à SIG, donc à ses clients, comme je l'estime dans une question écrite posée au Conseil d'Etat (http://www.ge.ch/grandconseil/data/texte/Q03726.pdf). A noter, pour le citoyen intéressé, que réponse lui sera apportée le 3 octobre, et sera disponible sur ce blog.  

Voilà aujourd'hui un beau gâchis humain, une perte de réputation pour cette entreprise qui a flirté avec l'amateurisme, mais aussi la possibilité de tourner la page. On ne peut que lui souhaiter un nouveau départ avec un directeur général ayant les pieds sur terre, et pas dans les hélices. Et surtout plus de gourou. 

Le hasard fait que j'écris ces lignes en ayant face à moi un gadget publicitaire de SIG, une hélice alimentée par le solaire. Et elle est à l'arrêt, donc sans danger pour moi. Mais peut-être y en a-t-il encore à SIG qui tournent très vite au-dessus de la tête de directeurs qui n'ont pas encore donné volontairement leurs démissions... 

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Commentaires

46 millions, le prix livré-monté de 46 éoliennes de 600 kilowatts, voir 1 Mégawatts.

C'est les coûts des études de la traversées de la rade, on aurait pu en construire deux, de traversées !

Pierre, vous aviez pourtant largement tiré l'alarme bien avant que le chêne rompe avec le fracas qui caractérise mos institutions, mais quand il s'agit de remplir les poches de certains profiteurs, les décideurs genevois ont la mauvaise posture d'être plutôt psychorigides !!

Écrit par : Corto | 12/09/2013

Monsieur Weiss,
je vous écris du Jura où nous avons fait connaissance des promoteurs et développeurs de l'éolien il y a trois ans. Nous avons assisté à des séances ubuesques à Bourrignon où les SIG, associés à Ennova (ex RenInvest), ont tenté de considérer les habitants des Hauts du Jura pour des idiots. Sur les conseils de Mme Chevalley, ex-conseillère du maire de Delémont, lui-même conseiller national démissionnaire pour des raisons très troubles, les SIG ont pensé que les pauvres Jurassiens sacrifieraient leurs crêtes aux velléités des promoteurs de l'éolien.
Ce qu'il vous faut savoir, c'est que RenInvest a "graissé" à hauteur de milliers de francs des propriétaires terriens... avec deux objectifs: exercer une pression sur les habitants et signer un pré-contrat aliénant. Le résultat de l'assemblée communale de Bourrignon a été cinglant: à 60 contre 20 les habitants ont dit non aux beaux parleurs et aux dollars faciles. Nous espérons que toute la lumière sera faite sur les pratiques indécentes de ces joueurs de l'éolien. La situation a "tué" la poule aux oeufs d'or de l'énergie éolienne. C'est le patron de Juvent, M. Pfisterer, qui le dit.
Avec toute ma reconnaissance.
Jean-Daniel Tschan, chef d'entreprise, député, président de Librevent, 2340 Le Noirmont

Écrit par : jean-daniel tschan | 12/09/2013

@ M. Tschan

Cher Monsieur,

J'ai transmis votre message à qui de droit. Je vous en remercie. J'ai l'impression que Madame Chevalley est mal prise. À défendre André Hurter (voir le site de la TG), elle défend surtout sa propre personne. Et à annoncer des honoraires de 85 F/h, elle donne l'impression d'être "cheap". Sauf si leur nombre explose...

Cordialement,

Pierre

Écrit par : Pierre Weiss | 12/09/2013

Le plus étonnant dans cette affaire est le temps qu'il a fallu pour que les politiques ne commencent enfin à réclamer un plan de vision stratégique et une liste exhaustive des plan d'actions SIG en cours pour l'atteinte des objectifs fixés.

Depuis 5 ans au moins, n'importe quel plan d'action visant au déploiement terrestre d'éoliennes à hélice à axe horizontal, à l'étude ou en cours d'installation, particulièrement avant la fin de la phase d'aménagement pour le transportz de l'électricité (avant l'instllation des pylones), aurait dû être tout simplement interrompu et inscrit aux pertes et profits en raison de l'obsolescence de cette technologie en milieu terrestre.

La technologie de remplacement ? La turbine à axe vertical, pour laquelle les conditions de vent sont considérablement moins restrictives, ne nécessitant plus la recherche de sites particulièrement favorables et leur aménagement coûteux du fait de leur distance de centres urbains et leur difficulté d'accès.

http://www.youtube.com/watch?v=6fz7kbkEDAE

http://www.youtube.com/watch?v=Mc6JrtpQz34

Turbine éolienne à axe vertical de 6kW
( 6kW Vertical Axis Wind Turbine, VAWT)
http://www.youtube.com/watch?v=-gtWbcBJ10M

http://www.youtube.com/watch?v=7AEewu86ovg

La vraie question politique c'est quel doit être le rôle de l'etat dans l'encouragement au déploiement de cette technologie afin de baisser son coût et offrir l'énergie générée comme service universel.

Écrit par : Chuck Jones | 12/09/2013

M. Tschan,

Merci pour votre témoignage mettant en lumière certains procédés digne de la corruption russe !

Écrit par : Corto | 12/09/2013

Bonsoir,

Selon un vieux dicton, "on est toujours plus malin après, qu'avant", il est peut-être un peu facile de tirer aujourd'hui sur le lampiste Hurter, un homme que je ne connais pas personnellement, alors que chacun dans l'arène politique pense détenir la solution infuse à propos de cet énorme défi qui s'appelle "transition énergétique", un virage qui s'est encore accentué depuis la catastrophe de Fukushima.

En effet, que dire de la décision hâtive du Conseil fédéral au lendemain de la catastrophe de Fukushima (11 mars 2011) de sortir du nucléaire ? Une décision annoncée par Doris Leuthard dans la précipitation, sans grande réflexion et surtout sans concertation avec les acteurs de la branche. Si je peux parfaitement admettre, comprendre et partager l'émotion du peuple à la suite de cet accident, j'en attendais davantage en revanche d'un gouvernement responsable qui se doit d'avoir une vision énergétique sur le long terme. Aujourd'hui on est loin du compte !

On en voit aujourd'hui les conséquences et ceci malgré la stratégie 2050. Les problèmes s'avèrent être d'une très grande complexité et touchent à tous les domaines aussi bien techniques, qu'économiques, fiscaux, légaux, pour ne citer que ceux-là. Faute de décisions politiques qui tardent à venir les acteurs de la branche n'ont aucune visibilité à long terme. Aujourd'hui les politiciens, dont vous êtes, ont beau jeu de tirer sur le pianiste, alors qu'on tarde à lui remettre la partition.

Voyez ce qu'il se passe en Suisse et dans toute l'Europe, la branche électrique est en crise, les grandes sociétés se restructurent et certaines sont contraintes de déprécier, voire de brader leurs actifs. Voyez Alpiq en Suisse, Suez en France, Vattenfall en Suède, sans parler des allemandes RWE, EON ou EnBW, toutes ont des difficultés liées à cette absence de vision.

Alors que la branche est en difficulté, c'est d'un accompagnement politique dont SIG a besoin, pas de conseils techniques !

A méditer : Et si SIG, André Hurter avec elle, n'était pas tout simplement une victime collatérale de cette "stratégie énergétique 2050" menée à la petite semaine ?

Alors que SIG est une entreprise publique, mais tout de même dotée de la personnalité juridique, pourquoi le Grand Conseil a-t-il interféré dans ses choix récents, je pense à l'abandon du projet de la centrale chaleur-force du Lignon ? Pourquoi avoir tenté de lui extorquer quelques millions pour boucher les trous budgétaires de l’État, en toute illégalité, alors que l'entreprise a besoin de se financer pour se développer dans une période difficile ?

Je n'ai pas une bonne impression d'Isabelle Chevalley, mais j'ai été révulsé d'entendre l'apprenti sorcier et ci-devant grand prévisionniste, votre homologue député Eric Stauffer déverser son fiel prémonitoire ce soir au Téléjournal ...

Cordialement !

Écrit par : Jean d'Hôtaux | 12/09/2013

Jean d'Hotaux, vos observation relatent la situation énergétique globale, ceci dit les SIG ne sont pas non plus une petite barque que l'on mène au grés des flots, ni les manœuvres auxquelles les contributeurs devrons assurer les coûts, si anodines que soit.

Certes la "démission" de Monsieur Hurter ne permet que de calmer les humeurs populistes et autres clameurs parfois nauséabondes, mais quoi décider dans le cas des SIG ?

C'est ce que nos pères appelaient déjà jadis, le nivellement par le bas, les SIG savent qui ils perdent, mais ne savent pas qui viendra, car le vide devra être comblé rapidement et là réside un autre danger pour cette entreprise servant la collectivité. Malheureusement le choix sera avant tout "politique" !

Quant à la Suisse, l'Europe et le reste du monde ; tâchons déjà de bien gouverner notre canton et après on verra pour le reste.

Bien à vous

Écrit par : Corto | 12/09/2013

"La vraie question politique c'est quel doit être le rôle de l'etat dans l'encouragement au déploiement de cette technologie afin de baisser son coût et offrir l'énergie générée comme service universel."

Je propose ceci en lieu et place d'éolienne de 180 m de haut: des éoliennes domestiques. A installer sur chaque habitation. A compléter par d'autres sources d'énergie renouvelable.

http://www.youtube.com/watch?v=eBdGSipRRxE

Mais évidemment fini le monopole des fournisseurs d'électricité. Réaliser un début d'indépendance énergétique serait une catastrophe à terme.

Une éolienne ne devrait pas coûter plus de 10'000 CHF (10'000 USD aux USA). En France elles coûtent au moins 20'000 Euro. Plus qu'une voiture. Et en Suisse?

Écrit par : Johann | 13/09/2013

Petit complément sur la pertinence des options managériales d'André Hurter qui ressemble à Saint Steve Jobs selon Cramer et Chevalley:

Au lendemain du discours de Saint-Pierre qui disait vouloir questionner le projet de centrale chaleur-force au Lignon, André Hurter avait dit avec mépris qu'il ne changerait rien à la planification...

Écrit par : Pierre Weiss | 13/09/2013

Si le Conseil d'Etat ne l'en avait pas empêché, c'est presque 200 millions de plus qu'il aurait envoyés en fumée avec la centrale a gaz du lignon. Dont il a reconnu dans la Tribune du 5 juin 2013 qu'elle ne serait aujourd'hui pas rentable...

Écrit par : Pierre Weiss | 13/09/2013

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Voici qu'apparait enfin ce que nous, opposants à l’éolien industriel, dénonçons depuis longtemps et que pourrait bien devenir « l’affaire SIG »
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Ayant suivi l'actualité et les sujets sur la TSR et la radio, hier, j'en ai retenu quelques phrases prises au hasard et certains de la bouche même d’Alain Peyrot, nouveau président du CA des SIG :
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L’éolien n’est pas rentable, on ne peut pas exclure un enrichissement personnel, une action pénale ne serait pas exclue si les éléments de l’enquête approfondie la rende nécessaire.
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Penchons-nous maintenant sur l'interview de Madame exSIG parue dans les colonnes du Temps et cernons-y quelques mots de Madame Chevalley, je cite :
Au sujet des investissements malheureux( ?) des SIG, voici sa réponse : « C’est n’importe quoi. Il ne s’agit pas d’investissements malheureux puisque les parcs éoliens sont fortement soutenus par le système de subventions fédérales, dit RPC »
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Donc l’éolien n’est rentable que grâce à un soutien massif. Ce que nous savions déjà et qui est confirmé dans la conclusion de Madame exSIG qui s’inquiète pour la future tâche de SuisseEole :
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« Je le crains. Cela va compliquer la tâche de Suisse Eole si le doute s’installe dans les esprits concernant une technologie pourtant parfaitement rentable et éprouvée. »
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Plusieurs questions de fond et d’importance émergent sachant que Madame Chevalley est présidente de Suisse Eole. Cette association pour la promotion de l’éolien en Suisse est subventionnée par la Confédération (donc nos sous à tous !) et son comité est constitué pour la plupart par des personnes ayant intérêt personnel financier direct dans la dissémination de l’éolien industriel dans notre pays.
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Madame Chevalley va-t-elle être mise sous enquête ? Y a-t-il lieu de penser qu’il y a eu enrichissement personnel ? Ne serait-il pas pertinent de mettre Suisse Éole sous investigation et de vérifier la teneur d’éventuelles collusions d’intérêts ? Souvenons-nous de l’affaire Swissmedic, Suisse Éole par certains aspects y ressemble beaucoup. Ces questions sont peut-être un peu spéculatives et hâtives mais en tout cas pas dénuées de légitimité.
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Ceci m’amène à parler du remaniement du subside de la RPC récemment modifié.
L’OFEN vient de réduire son soutien au solaire prétextant une baisse de coûts, ( alors que ce mode de production n’a aucun problème d’acceptance sociale). Ce que la presse n’a pas relevé et que cet office fédéral s’est bien gardé d’annoncer dans sa conférence de presse du 22 août dernier, c’est ceci :
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Lâchant le solaire pour des questions de baisse de coûts ( !), l’OFEN en profite pour rehausser le montant de la RPC (redevance à prix coûtant) allouée à l’éolien de 15 %, pour la deuxième fois à ma connaissance, depuis l’accident de Fukushima ayant changé le paradigme de la politique énergétique suisse. Il faut savoir que depuis 2008, du à la chute de l'EURO, le prix des éoliennes industrielles a baissé de 25 à 30%, et qu'elles comptent pour 75% de l'investissement d'un parc.
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On peut aussi se poser des questions sur les raisons qui poussent l'OFEN à permettre une telle hausse de tarif, alors que le prix de l'électricité sur le marché européen est à la baisse, actuellement environ 4cts/kWh, ce qui signifie que le courant éolien aléatoire recevra un subside de 20cts/kWh !
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Pour le cas où 1000 éoliennes de 2 à 3MW seraient installées, avec une production de 4GWh chacune, la totalité du subside RPC atteindrait 800 mio CHF par année !!!! (entre 4 et 5x le prix du marché et sans bénéfices pour l'économie suisse puisque cette technologie est importée)
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Cette hausse est un aveu flagrant que l'énergie éolienne n'est pas rentable en Suisse, faute de vent, puisque la rétribution est généreusement augmentée alors que les coûts des installations ont baissé depuis 2008.
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Ceci signifierait aussi que les pronostics de productions éoliennes annoncées ces dernières années ont été surévalués, et que l'on cherche à corriger le tir de la non rentabilité par une augmentation massive des subsides .
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(+15% pour le tarif RPC et -15% de baisse des investissents via l'Euro, indiqueraient une surestimation de production validée par l'OFEN d'au moins de 30%, si ce n'est pas plus ) *
Madame exSIG dans son intervention sur Forum d’hier soir déplore les garde-fous inhérents à notre système politique en Suisse : ceux-ci seraient, selon elle, responsables des retards accusés par son industrie fétiche.
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Soyons clairs : l’affaire SIG est l’arbre qui cache la forêt. C’est l’éolien suisse tout entier qu’il faudrait mettre sous enquête. Il ne s’agit pas seulement d’une affaire genevoise mais bel et bien d’un problème national. Les sommes qui pourront être englouties par notre pays sont vertigineuse et cela pour une production plus que marginale.
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Il y a urgence d’attendre. Il y a urgence de se pencher avec objectivité sur la réalité expérimentée par nos voisins commençant à déchanter amèrement de leur transition énergétique et de faire des choix hâtifs qui pourraient se révéler fâcheux.
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Et ceci pendant que nos organes gouvernementaux essaient de passer en catimini la nouvelle loi sur l'énergie, proposant, entre autre, un relèvement du prélévement de la taxe RPC sur les factures d'électricité. La consultation est certes ouverte pour quelques jours encore mais on nous promet déjà une mise en application de cette loi pour 2014.
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Il existe pourtant un référendum pour cette loi, circulant malheureusement trop confidentiellement, qui permettrait au peuple suisse de ne plus être exclus du questionnement énergétique. Ceci ne doit pas être. L'affaire est bien trop importante pour être escamotée du débat public.
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Écrit par : Vent de Folie | 13/09/2013

"que dire de la décision hâtive du Conseil fédéral au lendemain de la catastrophe de Fukushima (11 mars 2011) de sortir du nucléaire ?"
Qu'elle procédait d'un réflexe formé par les médias à scandale (c'est-à-dire presque tous depuis que le "grand" public se croît compétent de juger de tout), et non d'une réflexion approfondie et prise dans la sérénité.

Écrit par : Mère-Grand | 13/09/2013

Depuis les années 60, les USA projetaient de construire de nombreuses centrales nucléaires, il faut dire que les américains se chauffent à l'électricité, résultat après 6 mois d'enquêtes, ils ont optés pour isoler les habitations et de fait, on économisés des millions de mégawatts/quotidiens.

Certes la Suisse ne pourra jamais compenser les pertes comme l'on fait les USA dans les années 60-80, mais juste un exemple, les ordinateurs constamment allumés sans réelles raisons, consomment autant que l'éclairage en 2012, alors en ce qui me concerne j'ai équipé mes ordinateurs avec des disques dures à mémoire statique et des systèmes de démarrages "built-in" et ils démarrent en 3 secondes, ce qui ne pose plus aucun problème de les éteindre après utilisation, en plus je choisi des processeurs basses-consommation, depuis mes factures ont baissées de 30% !

Multipliez mon cas par deux millions et vous avez 2'0000 éoliennes !

Écrit par : Corto | 13/09/2013

Pierre, pouvez-vous corrigez, 2'000 éoliennes et non 2'0000 !!

Merci

Écrit par : Corto | 13/09/2013

Il y a encore une proposition, un moteur fonctionnant au gaz dégage autant de chaleur (voir plus) qu'une chaudière de chauffage, il suffit d'y coupler un alternateur et vous fabriquez du 380 v triphasé pour votre habitation, tout ça à bas régime et sans un seul bruit !!!

Un moteur 4 cylindres avec carburateur gaz de grande série pour une habitation de 10 personne coûte environ 1'500 Sfr., moins qu'une chaudière à gaz et ne nécessite pas autant d'entretien.

Comme c'est en se basant sur les consommations faites hiver que la Suisse calcul ses minimas énergétiques, nous pourrions très rapidement exporter du courant !

De ça les écolos plongés dans leur idéaux marxistes, ils n'y pensent pas !

Votez Corto !

Écrit par : Corto | 13/09/2013

Monsieur Weiss,

C'est bien évidemment le Conseil d’État et non le Grand Conseil, comme je l'ai écrit par erreur, qui a interféré pour contraindre SIG d'abandonner le projet de centrale chaleur-force du Lignon, alors qu'il était presque abouti.

Mais la question fondamentale qui se pose dès lors après tout ce gâchis (démission d'André Hurter, éoliennes, CCF du Lignon, etc.) est celle de savoir à quoi sert le Conseil d'administration de SIG si le Conseil d’État peut le court-circuiter ?
Rappelons tout de même, une fois de plus, que SIG est dotée de la "responsabilité juridique" et que l’État n'est propriétaire de cette régie publique qu'à hauteur de 55%, le reste étant détenu par la Ville de Genève et les communes genevoises. En tant qu'établissement de droit public autonome, SIG est dotée d'un Conseil d'Administration, par conséquent c'est à lui qu'il appartient de fixer les objectifs stratégiques et d'en contrôler la réalisation, pas au Conseil d’État !

A quoi sert donc ce Conseil d'Administration pléthorique, constitué de 23 membres, dont 19 sont désignés par les instances politiques (CE, GC, communes genevoises, Ville de Genève) et 4 désignés par le personnel, s'il voit ses prérogatives subordonnées à celles du Conseil d’État ?
Si d'aventure les projets contestés aujourd'hui (éolien et CCF du Lignon, notamment) étaient mal ficelés, on se demande bien pourquoi le Conseil d'Administration les a entérinés, lui qui se réunit une fois par mois ?
Pour rappel, voici la composition du Conseil d'administration de SIG :
http://www.sig-ge.ch/entreprise/nos-activites/organisation/conseil-d-administration

C'est avant tout l'échec d'une politique énergétique claire, laquelle dépasse très largement les frontières cantonales genevoises, qu'il faut dénoncer ici. La démission d'André Hurter, même si celui-ci n'est certainement pas Saint Steve Jobs, n'est que l'arbre qui cache la forêt.

Cordialement !

Écrit par : Jean d'Hôtaux | 13/09/2013

@ corto :

Vous avez parfaitement raison, le choix du remplaçant d'André Hurter sera avant tout politique, alors qu'il s'agit essentiellement d'une fonction de management et c'est bien là que le bât blesse !

" Quant à la Suisse, l'Europe et le reste du monde ; tâchons déjà de bien gouverner notre canton et après on verra pour le reste. "

La politique énergétique est avant tout dictée par le Conseil fédéral. Les enjeux de cette politique dépassent de très loin les limites cantonales.

Cordialement !

Écrit par : Jean d'Hôtaux | 13/09/2013

Cher Jean,

Il n'y a pas de politique énergétique, il n'y a qu'une politique budgétaire dont on voit le résultat, ce résultat est la preuve par 9 du vide décisionnel en matière d'innovation, exactement la raison pour laquelle l'URSS a piétiné pendant 50 ans, voter des budget et stopper toute tentative innovatrice, Genève n'a toujours pas détruit son mur et nous n'en sommes pas à la dernière faillite en matière d'innovation, alors que nos industriels, eux, vendent des mouvements de montres à un million pièce !

Comme rien n'est impossible à Genève, sauf dans le politique !

Écrit par : Corto | 14/09/2013

La France vient de prendre le chemin des USA, mais avec 40 ans de retard. Force, construction de centrales nucléaires oblige, le premier ministre socialiste reconnait que la Vème république royaliste a trop attendu pour choisir la bonne solution, soit ce que j'annonçai il y a 7 jours, ce que Mitterrand n'avais pas mis en place dans les années 80, Ayrault devra désormais le financé tardivement, mais comme le dit le bon vieux adage, vieux motard que j'aimai !

Avec la France, le passé est encore prévisible !!

Écrit par : Corto | 20/09/2013

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