21/09/2013

Alors, Isabelle Chevalley, les éoliennes, combien d'heures de travail ?

La modestie d'Isabelle Chevalley est connue de tous. Il suffit de songer à ses honoraires: 85 F de l'heure pour les mandats que lui avaient attribués SIG, selon ses déclarations à La Tribune du 12 septembre 2013 où elle refute mes critiques à son égard (http://www.tdg.ch/geneve/actu-genevoise/Isabelle-Chevalley-defend-le-directeur-demissionnaire-des-SIG/story/11616563). Soit un tarif nettement inférieur à ce que demanderait un consultant ne travaillant pas dans une perspective associative, de défense d'une cause où l'idée de profit personnel n'a pas droit de cité.

Son énergie aussi est visible de tous les citoyens intéressés à la vie politique. Au Conseil national, où elle siège désormais,mais aussi dans les médias où elle se démène comme une lionne pour défendre la cause des énergies électriques renouvelables, dont l'éolien en sa qualité de présidente de Suisse Eole.

Au nom de la transparences, et pour l'édification du public, pour ne pas invoquer son droit à l'information - une manie rhétorique et pour le moins intrusive, à la limite d'une exigence d'exhibitionnisme faisant fi de la protection de la sphère privée, de la gauche dont ni elle ni moi ne faisons partie -, il serait intéressant de savoir combien d'heures par année, en moyenne, Isabelle Chevalley a consacré à SIG. Juste pour le fun !

Après tout, n'était-ce pas Staline qui demandait "le Vatican, combien de divisions ?", pour mettre en doute la force de l"Église catholique, romaine et apostolique ? Ici, il s'agit plus banalement de prier Isabelle Chevalley de nous renseigner sur l'ampleur de son engagement. En espérant qu'elle lise cette note qui ne paraît pas sur 24 heures,mais qui est certainement référencée par Google puisque son nom est mentionné en titre.

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Commentaires

Et combien de panneaux solaires voltaïques fabriqués en Chine avec des usines électriques fonctionnant au charbon ont été subventionnés par la confédération via les campagnes SIG ?

Combien de millions et combien de chinois morts à cause des émanations de fumées et combien de CO2 charbon par panneau ?

Autre détail, puisque nous parlons de millions, combien de CO2 par franc-suisse émis par la banque nationale, en fait il faudrait faire un calcul de la représentation en CO2 de chaque monnaie au niveau international et par pays, vous prenez d'une part le PIB brut et le volume monétaire d'un pays et ses émissions de CO2 et autres pollutions et avoir un quotient par unité monétaire !

Avec un tel calcul, et vu le rendement des panneaux voltaïque, je vous garanti que les panneaux voltaïques chinois subventionnés par la confédération sont les productions électriques les plus polluantes de la planète et de très loin !

Bravo les écolos, encore deux ou trois coups dans le genre et finit la planète !

Mais l'argent n'a pas d'odeur pour les chinois qui meurt comme des mouches dans les cités-usines alimentées par des centrales à charbons !

Écrit par : Corto | 21/09/2013

Un site parle de "La grande arnaque des éoliennes" sur le Net, c'est édifiant. Un seul exemple, en Bretagne il y a un parc de 7 éoliennes mais une seule fonctionne car elle est alimentée par de l'électricité !

Écrit par : Larry Klette | 21/09/2013

Oui. Elle se démène et connaît bien son sujet. C'est une réalité évidente pour ceux qui la côtoient.

Si le tarif de rachat à prix coûtant (RPC) ne s'alignait pas sur les prix chinois, nombre d'acteurs suisses achèteraient des panneaux européens. Mais il est impossible d'obtenir l'équilibre financier avec la RPC actuelle. C'est l'effet pervers et malheureux de la recherche du seul prix et de l'oubli des autres paramètres.

Écrit par : archi-bald | 21/09/2013

@ archi-bald

Non, elle ne connait pas "bien son sujet". Et elle le sait. Il serait bon qu'elle avoue ses erreurs elle-même, reflets de son incompétence, avant qu'elles ne deviennent publiques.

Sa crédibilité va en prendre un sacre coup.

Il y a toujours un moment où l'on est rattrapé par ses insuffisances !

Écrit par : Pierre Weiss | 21/09/2013

Je parlerai plutôt de suffisance !!!

Écrit par : Corto | 22/09/2013

Magnifique déviation en corner sur le sujet SIG !
Il serait judicieux de demander à Monsieur Maudet qui siège depuis plusieurs années au Conseil d'Administration des SIG son avis sur le sujet dès lors qu'il a validé personnellement de nombreuses décisions et propositions émanant de la direction des SIG.

Si Madame Chevalley n'est certe pas parfaite, elle n'a certainement pas le pouvoir divin d'un conseil d'administration et de ses membres.

Pourrais-t-on parler de gouvernance d'entreprise Monsieur Weiss avant de chercher de problèmes hors de la première sphère de gouvernance d'une entité publique ?

Écrit par : tempestlulu | 22/09/2013

@tempestlulu

Cher anonyme,

Vus semblez ignorer que le pouvoir au sein d'un CA est largement détenu par son président. On le voit par la différence quantique entre Mouchet et Peyrot. Quand en plus la direction générale cache des informations au CA, il faut être devin ... Ou vous-même pour comprendre ce qui se passe. .

Écrit par : Pierre Weiss | 22/09/2013

Monsieur tempestlulu

Dire que ces projets éoliens sont dignes d'intérêt en matière de production d'énergie, c'est méconnaître le dossier éolien.
Il ne faut pas confondre la puissance installée, exagérément "ventée", d'avec la production et l'injection au final dans le réseau.

C'est un fait désormais reconnu partout en Europe et ailleurs, que la production des parcs éoliens est surévaluée de 30% à % 50% à des fins de marketing et pour attirer les investisseurs.
Car ce qui les intéresse ce n'est pas l'électricité produite, mais les subventions faramineuses des Etats. Et ces milliards qui sont en jeu à travers l'Europe rien que pour l'éolien industriel (vente de certificat carbone, spéculation etc.) attire les investisseurs de toute sorte qui veulent leur part du gâteau.

Savez-vous que leur fonctionnement dit "à pleine charge" ne dépasse pas 25 % de leur puissance installée et ceci dans le meilleur des cas.
Soit une production réelle qui correspond à 1 jour sur 4 et donc de 3 mois par année dans les endroits côtiers qui sont les plus venteux.
En Suisse ce temps de fonctionnement sur une année se situe entre 15% et 18% (sauf dans la plaine du Rhône), soit 1 jour sur 6 au maximum et donc à peine deux mois de production réelle par année.
C'est pourquoi, il faudra construire entre 5 et 8 centrales à gaz en Suisse pour pallier à la production intermittente des éoliennes. Or une seule centrale à gaz de plus, tant qu'à les faire, suffirait à remplacer ces parcs éoliens que l'on nous présente pourtant comme si urgents.
1500 éoliennes en Suisse produiront environ 4% (Chiffres indépendants)à 8 % (Chiffes promoteurs) de notre consommation annuelle actuelle.
Tout en sachant que l'augmentation de la consommation totale du pays est de 2% par année en moyenne, nous voyons que ce potentiel éolien correspond à 3 ou 4 années de l'augmentation de la consommation...
Le développement démographique, et donc des infrastructures, s'accélérant , celle-ci va continuer à augmenter. Ainsi après 3 ou 4 ans, il faudra à nouveau construire 1500 éoliennes et ainsi de suite.

Ainsi croire que ces immense complexes industriels sont verts et qu'ils ont une quelconque utilité dans le mixte énergétique est une rêverie.

Vous devez comprendre aussi que cette production est trop infime pour des dommages "collatéraux" graves en terme d'aménagement du territoire. Car les éoliennes doivent être installées en pleine nature puisqu'elles demandent beaucoup beaucoup d'espace.
Les pales des derniers modèles brassent une surface de plus de 13 000m2, équivalente à celle de 2 à 3 terrains de football.
Ce sont ainsi des centaines d'hectares de nature qui vont être ainsi industrialisés.

Il s'agit ni plus ni moins du massacre des derniers espaces encore préservés du pays, du saccage de notre patrimoine naturel et paysager qu'il nous reste-les machines atteignant désormais 150 à 200m de haut et sont dressées sur les crêtes- d'un atteinte irrémédiable à de nombreux eco-systèmes fragiles et déjà sous pression, et la mort assurée pour des milliers d'oiseaux, de chauves-souris, d'insectes, etc. ( tous indispensables à cet équilibre).
Et pour les gens et la faune, vivant dans un rayon de 2 à 5 km des impacts sonores et visuels conséquents 24h sur 24h, puisque cette industrie peut fonctionner toute la nuit.
Tous les 3 dBA la perception du bruit double. En pleine nature le bruit environnant la nuit ne dépasse guère les 20 dBA.
Or la limite autorisée pour les éoliennes la nuit est de 40 dBA, soit-disant identique à celui d'une machine à laver... Faites le calcul!
Accepteriez-vous de dormir à côté de votre machine à laver en fonctionnement, jour après jour, année après année. Je ne le pense pas.
Et ceci ne concerne que les bruits audibles. Pas les vibrations, inaudibles et que les promoteurs refusent de mesurer parce qu'elles sont inaudibles...

Tout est fait par les promoteurs et leurs amis politiciens, pour cacher ces impacts nombreux avant la construction des parcs.
Les témoignages de riverains choqués par les mensonges, malades parce qu'ils ne peuvent plus dormir la nuit, qui croyaient à cette énergie et avaient accepté des machines dans leur proche environnement, se multiplient dans le monde.
Il y a déjà des "réfugiés" de l'éolien ayant du fuir leur maison.

Pourquoi estimez-vous que le territoire genevois est trop modeste pour recevoir ces machines?
Et que pensez-vous de ce qu'il adviendra de l'Arc jurassien, lorsque pratiquement toutes ces crêtes seront couvertes par ces centaines de machines gigantesques, visible à des dizaines de kilomètres à la ronde ( y compris la nuit puisque leur taille nécessite des feux clignotants pour l'aviation...)
Le Jura nord vaudois lui, grâce au SIG, et à des politicien déconnectés de la réalité, va accueillir sur quelques dizaines de km2 près de 150 machines !!!

Il paraît que ces populations périphériques doivent se sacrifier parce qu'il s'agit de l'intérêt général. Or l'intérêt général ne suppose-t-il pas une juste répartition des sacrifices?
Même si le territoire genevois est petit, proportionnellement et par simple souci d'équité, il devrait recevoir son quota d'éoliennes industrielles: environ 50.
D'autant plus qu'avec ces machines de 200m de haut, comme le disent eux-mêmes les SIG "il est désormais possible de capter les vents dans des région peu ventées."
L'excuse du manque de vent dans le canton est aussi un faux prétexte, puisque le bout du lac fait partie de ce fameux couloir rodhanien, où le vent est important et régulier, comme à Martigny , et comme le nécessitent les grandes éoliennes.

Pourquoi croyez-vous que les SIG exportent ces monstres en dehors des frontières cantonales?
Parce qu'ils savent très bien qu'en terme d'aménagement du territoire, c'est une hérésie que de dresser des centaines de tours hautes comme des immeubles de plus de 40 étages en pleine nature, et qu'ils n'arriveraient pas à convaincre les genevois de "sacrifier" leur campagne pour "l'intérêt général" avec ces infrastructures démentielles.
Car comme ailleurs, la population se rendrait vite compte de leur mensonges concernant les impacts environnementaux, paysagers, sonores et visuels de ces monstres, malgré leurs tentatives innombrables de les cacher et de les nier.
Comme ailleurs, la population genevoise refuserait de subir cela pour des "peanuts" énergétiques.

Ils imaginaient aussi qu'après avoir embobiné les autorités politiques des autres cantons et manipulé ces pseudo-écologistes de bureau, auto proclamés spécialistes de l'éolien, que la population se laisserait tout aussi facilement convaincre.
Dans le canton de Genève, ils veulent préserver l'image d'une société qui agit pour l'écologie.
Aller voir leur site et leur prétention affichée de préserver la nature... tant qu'elle est genevoise.

Quel genevois va donc s'inquiéter de ce que va subir l'environnement naturel et les habitants du jura nord vaudois par exemple, dans ces lieux où il y a les vues panoramiques des plus remarquables , alors que même certains de leurs habitants propriétaires terriens sont prêt à céder leur héritage patrimonial ( 30 ou 90 ans) pour un plat de lentilles?
Par contre les populations qui font confiance naïvement, se rendent compte après la mise en fonction des parcs éoliens, qu'on les a trompées.

Si certains lopins de terre appartiennent à quelques propriétaires, j'estime pour ma part que le patrimoine environnemental commun, l'espace au-dessus de la terre et l'horizon m'appartient aussi en tant que citoyen.

Savez-vous qu'il est interdit de construire des éoliennes à moins d'un rayon de 20km autour d'un radar, d'une antenne de l'armée, des centre de mesures sismiques, des aéroports etc. à cause des infrasons aériens et solidiens qui peuvent gravement perturber leur mesure.

Pour l'être humain, qui est un être vivant complexe, donc me semble-t-il plus sensible qu'une machine, en Suisse la distance autorisée par rapport à une habitation, un hameau ou un village est de 300m… parce que tout simplement il est dit qu'il n'y a pas d'infrasons.
Ils sont reconnus pour les appareils dit sensibles mais pas pour l'être humain.
N'est-ce pas le preuve qu'il y a deux poids deux mesures?

Les demandes d'augmenter ces distances de sécurité à 10x la hauteur des machines, soit de 1500m et 2000m comme cela commence à se faire ailleurs, est rejetée pour la raison que "très peu de parcs pourraient alors voir le jour".
Ainsi parce que le territoire et trop exigu et trop habité, la sécurité et la santé des riverains n'est pas leur problème.
Les habitants de ce pays n'ont qu'à pas prendre la place de leurs éoliennes!
Quant au bilan économique, énergétique et écologique pour la Suisse et sa population-les 46 millions des SIG, déjà oublié par les médias, n'étant que la pointe de l'iceberg- d'ici quelques années, si ces parcs se construisent tout de même, le scandale sera retentissant, comme cela se passe aujourd'hui dans les pays européens qui ont développé l'éolien depuis deux décennies.

Mais pour comprendre cela, il faut lire les médias internationaux, car chez nous la presse est trop "copains-copain" avec les promoteurs et leurs valets politiques, pour donner ces précieuses informations.

Avec mes meilleures salutations

Myrisa

Écrit par : Myrisa | 26/09/2013

Cher Monsieur,
Je ne doute pas qu'une différence entre Messieurs Mouchet et Peyrot existe, cependant malgré le pouvoir qui lui est conféré, le président reste en charge de quelques responsabilités au même titre que les membres du conseil. Il serait possible dès lors que les informations relatives aux investissements financiers dévoilés aux médias lors du départ du directeur général aient "échappés aux membres du conseil. Si tel est le cas, je vous concède que le tarif de Madame Chevalley me laisse perplexe et songeur en regard des événements.
Le dépôt de votre texte au grand conseil a montré que le souci de la gouvernance d'une entité publique était une préoccupation importante surtout en matière de transparence.
Je ne suis pas devin, mais ce projet éolien avait une saveur assez audacieuse en matière de production d'énergie au-delà des frontières cantonales. Frontières qui pour un modeste observateur sont assez étriquées pour l'implantation de ces fameuses éoliennes.
Il me semble qu'il y avait là un projet assez intéressant faisant preuve d'envergure et de capacité de gouvernance au sens large.
Si effectivement les informations ont été retirées du regard des administrateurs, la situation est préoccupante. Mais qu'en est-il des événements comptables à la hauteur des sommes évoquées ?
Il me semble dès lors que le problème se trouve bien au-delà de la sphère de compétence d'une "consultante" aussi représentative que semble être Madame Chevalley.

Écrit par : tempestlulu | 22/09/2013

@tempestlulu, ne vous casser pas la tête, les écolos gauchos sont nuisibles à l'écologie, tout comme les gauchos sont nuisibles à l'économie, si vous voulez des milliers d'exemples, c'est quand vous voulez !

Écrit par : Corto | 22/09/2013

Mademoiselle Chevalley ne rate pas une occasion de brandir son doctorat pour valider ses compétences. Par contre il faut voir comment elle traite les doctorants qui ne pensent pas comme elle... La biologiste jurassienne Nicole Lachat en a fait les frais lorsque l'arrogante Isabelle lui a décerné le prix du poisson vert qu'elle a mis en place pour humilier ceux qui la dérange. Parlons encore de tous ces scientifiques qui se penchent sur les éoliennes et qui n'arrivent pas aux mêmes conclusion que cette dépucelée gagnante (c'est elle-même qui s'est ainsi imagée) à l'entendre on pourrait imaginer qu'ils ont tous volé leur titre de Docteur. Par contre, elle utilise comme paroles d'évangile toutes les déclarations du petit maire de Saint-Brais, simple carrossier élevé par sa bienfaitrice au rang de docteur ès en éoliennes, en marché immobilier, en sciences humaines, j'en passe et des meilleurs. Attiré dans le comité de Suisse Eole pour garder au chaud le parc qu'elle et son copain Claudio Zanini de REinvest concoctaient pour la commune jurassienne, le pauvre est sorti de leur chapeau chaque fois qu'ils ont besoin d'un pantin pour répéter dans la presse, particulièrement celle de Suisse Eole, que tout va bien dans le Jura et que leurs projets avancent avec la bénédictions des autorités locales, que les opposants sont une petite minorité, que les éoliennes ne font pas de bruit, etc. Ici on rigole bien, parce que le Monsieur on le connait et ses compétences aussi... Interpelé par la présence de cet élu (tacitement) au sein du comité de Suisse Eole, le Service des communes du Canton du Jura a estimé qu'il n'y avait pas de conflit d'intérêts, qu'il s'y engageait à titre strictement privé. Mais chaque fois qu'ils lui donnent la parole, c'est comme maire de Saint-Brais! Ces gens manipulent la démocratie.J'espère, comme beaucoup, que le scandale des SIG mettra un terme à leurs manigances.

Écrit par : Pascale H. | 22/09/2013

Le groupe danois Vestas vient de produire un modèle d'éolienne avec des pales géantes de 82 mêtres. Ce qui nous fait un diamètre de 164 m.Cette hélice balaye une surface de 21124 m2. L'extrêmité de ces pales dépasse facilement les 350 km/heure.les chauves-souris et les oiseaux qui s'aventurent au travers de ces énormes surfaces n'ont aucune chances de survie.
écrit par Claude Br.

Écrit par : Claude Br. | 26/09/2013

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