26/10/2013

Isabelle Chevalley et SIG: suite d'une cacade en trois questions pour un mauvais karma

Quand on lit ce qu'on lit (en page 3 de la Tribune de ce matin samedi, sous la plume de l'excellent Marc Moulin) et quand on sait ce qu'on sait sur les vrais honoraires d'Isabelle Chevalley, on se dit que c'était de la roupie de sansonnet en comparaison des largesses d'Ennova, une filiale de SIG, à l'égard de ses dirigeants. Ou encore de la talentueuse Lara Gut. Le tout avec de l'argent confisqué à la source à hauteur de la participation de SIG à des clients genevois captifs.

Juste une petite question mesquine au passage, et pour commencer: SIG a-t-il aussi payé les frais de leasing de la voiture à gaz, sauf erreur, de la passionaria du pied du Jura, qui sait tout, connait tout (par exemple les OGM mieux que le professeur Duboule) et parle de tout dans des médias complaisants, peut-être parce qu'ils sont eux aussi quasi-monopolistes et qu'ils sont faits par des journalistes majoritairement repus de politiquement correct ?

Savait-elle surtout que le potentiel énergétique des sites qu'elle avait retenus et fait proposer par SIG à Ennova, grâce à ses compétences stratosphériques, était nettement surestimé ? Ainsi de 9 des 14 éoliennes de Delémont (une ville gouvernée - c'est un hasard, certainement - par celui dont elle fut l'assistante parlementaire et qui la précéda à la tête de Suisse-Eole) qui gênent un radar de Météo-France et ne peuvent de ce fait être mis en service, pour autant qu'ils soient construits un jour, ou encore de 2 des 5 turbines de Saint-Brais frappés par une épidémie aviaire ... Certes, errare humanum est. Mais dans le cas d'Isabelle Chevalley, sa persévérance dans l'erreur tient du "diabolicum" ...

Autre question, plus importante: que faudra-t-il encore au bon peuple vaudois pour comprendre que cette brave vendeuse d'éolien (il n'y a pas de sot métier- d'autres essaient bien de proposer des idées basées sur des valeurs de rigueur et d'éthique) n'est au fond qu'une faiseuse, comme il y en a tant, des deux sexes, en affaires. Sauf que la conseillère nationale des Vers libéraux avait commencé par trahir le parti grâce auquel elle avait été élue pour assouvir ses ambitions dans une création de son fait. En comparaison Mauro Poggia ferait figure d'enfant de chœur (qu'il a peut-être été dans sa jeunesse !).

Mauvais karma, assurément, pour Isabelle ! Pour qui la vraie préoccupation, maintenant, devrait être de justifier de la qualité de son travail et de ses compétences, mises en cause par la firme anglaise - citée par la Tribune de Genève - en sa qualité d'auteur d'un des audits demandés par le president de SIG.

Gageons que l'on va trouver un député genevois, membre de la commission de l'énergie et des SI, qui à peine arrivé dans cette commission, posera la question de la restitution des honoraires d'Isabelle Chevalley pour la partie fantaisiste de ses "expertises" ! Et peut-être le même qui demandera des auditions par la commission de contrôle de gestion, où il va aussi siéger, des responsables de ce vent mauvais.

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Commentaires

Merci à Isabelle pour avoir enterré honteusement d'éventuelles possibilités de sortir du nucléaire, comme le dit Pierre, c'est avec des faiseurs de cet acabit que rien n'avance dans le pays des banques les plus riches du monde, étonnant, non ?

Si elle était saoudienne, elle aurait fait foirer la production du pays sans même se fatiguer !!

Écrit par : Corto | 26/10/2013

Bonsoir Monsieur Weiss,

Une fois encore, je ne connais pas personnellement Isabelle Chevalley, ni le détail des faits qui lui sont reprochés, mais je suis surpris par votre acharnement à son égard, alors que je vous trouve étrangement silencieux, voire complaisant (?), à l'égard du Conseil d'administration de SIG. En effet, n'était-ce pas avant tout au CA de contrôler les dérives qui sont reprochées ici ? Question d'autant plus pertinente que l'acceptation de "l'initiative Minder" par le peuple suisse remet au premier plan les responsabilités des Conseils d'administration dans les entreprises.

Le rôle des administrateurs n'est pas simplement d'assister au séances périodiques du CA et de percevoir les indemnités qui en relèvent, mais de définir la stratégie de l'entreprise, de contrôler sa bonne exécution et d'en corriger les dérives éventuelles.

A cet égard le CA de SIG n'aurait-il pas ici une responsabilité écrasante ? La leçon de l'histoire avec le CA de la BCGe n'aurait-elle servi à rien ?

Cordialement !

Écrit par : Jean d'Hôtaux | 26/10/2013

Jean d'Hôtaux, je ne comprend pas, vous repprochez Pierre Weiss de faire ce que vous même, dénoncez ???

Écrit par : Corto | 27/10/2013

@Jean d'Hotaux
Effectivement, nous faisons face à un problème de Gouvernance d'entreprise. La composition du Conseil d'Administration actuel (Mai 2012 à Mai 2014) témoigne de la diversité de provenance de ses membres, mais aussi de palette de compétences qui le compose.

Les questions qui touchent les aspects de transversalité de l'information au CA et le cadre éthique qui entoure la conduite des affaires de l'entreprise restent floues et complexes

Ces sujets ne sont certainement pas nouveaux, mais nécessitent une nouvelle prise de conscience pour les administrateurs et aussi certainement une formation pour certains d'entre eux.

SIG est touchée dans cette affaire qui va bien au-delà du rôle de Mme Chevalley que je ne connais pas. Il ne faut pas se tromper de cible, mais il ne faut pas non plus négliger les erreurs aussi lourdes soient-elles !

La responsabilité première va au conseil d'administration qui assure la haute surveillance de l'entreprise. Si Madame Chevalley est restée relativement longtemps comme "conseillère" auprès de SIG, il apparaît que le sujet stratégique qu'elle traitait devait être connu des plus anciens membres du Conseil.

QUID du suivi... ON en revient à la Gouvernance !

Ce sujet de la Gouvernance n'est pas le seul apanage des SIG, mais d'un ensemble d'activité que nous devons revoir même si cela est douloureux. Il en va du crédit de nos institutions !

Ce thème de la gouvernance me semble un sujet de valeurs de la plus haute importance en regard du tir groupé (l’acharnement n’est jamais source de solutions) sur Madame Chevalley.

Écrit par : tempestlulu | 27/10/2013

Vos commentaires sont globalement très judicieux.

Il ne s'agit pas de tirer sur une ambulance, mais de bien voir que sa conductrice avait un rôle qui était ignoré même du président du conseil d'administration, caché qu'il était par l'ancienne direction !

Donc il n'y a pas que le rôle et les responsabilités du CA. Il y a aussi celles du DG et de ses adjoints.

Mais cette dissimulation n'est pas le pire. Les contrats avec Ennova sont plus graves encore.

Écrit par : Pierre Weiss | 27/10/2013

@ corto :
Je ne reproche rien à Pierre Weiss, je rappelle simplement quelques fondamentaux, à savoir que c'est le Conseil d'administration (en fait ses membres, pris individuellement) qui est (sont) in-fine responsable(s) de SIG. Cela figure clairement à l'article 11 de la "Loi sur l’organisation des Services industriels de Genève (LSIG)" :

" Art. 11 Responsabilité
Les administrateurs sont personnellement responsables envers les Services industriels ainsi qu’envers les tiers des dommages qu’ils causent en manquant intentionnellement ou par négligence aux devoirs de leurs fonctions. "
Voir ici :
http://www.ge.ch/legislation/rsg/f/s/rsg_L2_35.html

@ tempestlulu :
Nous sommes d'accord sur l'essentiel : la gouvernance de SIG doit être améliorée afin de corriger ce qui fait l'objet du billet de Pierre Weiss.
A quoi sert-il en effet d'accuser le lampiste, Isabelle Chevalley en l'occurrence, aussi important soit-il (soit-elle ?), si l'on ne modifie pas les procédures de cette gouvernance, celles qui incombent à son Conseil d'administration ? Si rien n'est fait à ce sujet, on n'aura fondamentalement rien résolu et d'autres dérives se reproduiront.

Quelques réflexions :

Le "core business" de SIG est l'énergie, le slogan de l'entreprise en témoigne : "Les énergie de Genève". Par conséquent, il me semble que les qualités professionnelles des administrateurs dans les domaines de l'énergie et de la législation y relative, ainsi que la gestion d'entreprises, devraient prévaloir sur l'appartenance politique. Or la loi susmentionnée ne précise rien à ce sujet. En parcourant les CV des 23 membres du CA, force est de constater que certains d'entre eux ne disposent pas de ces qualités.
Toutefois à défaut de disposer d'administrateurs multidisciplinaires, le CA pourrait être constitué d'un amalgame de spécialistes, l'essentiel est que l'ensemble soit cohérent.

Composition du Conseil d'administration :
http://www.sig-ge.ch/entreprise/nos-activites/organisation/conseil-d-administration

Par ailleurs, on est en droit de s'interroger sur l'effectif du CA. Vingt-trois (23) membres, ce nombre est-il un gage d'efficacité ? N'est-ce pas pléthorique ?

La complexité des domaines techniques traités par SIG ne saurait constituer un quelconque prétexte à d'éventuelles négligences.

Cordialement !

Écrit par : Jean d'Hôtaux | 27/10/2013

Je suis comme Jean d'Hôtaux, je ne comprends pas votre acharnement à vouloir démolir Mme Isabelle Chevalley que je ne connais pas personnellement non plus.
Mais quels que soient les montants que cette personnes a touchés, je peux imaginer qu'elle n'a jamais mis de pistolet sur la tempe des membres de la direction et/ou du CA des SIG pour les obtenir. On peut évidemment discuter du bien-fondé des choix opérés. Mais en mettant Mme Chevalley dans le collimateur, vous vous trompez de cible et - qui sait ? - on pourrait vous accuser de vouloir minimiser, voire occulter la responsabilité des têtes (bien) pensantes des SIG.

Mais se tromper dans ses choix - fussent-ils à plus de 40 millions - ne relèvent pas encore du code pénal à moins que l'on ait des arguments pour prouver qu'il y a eu volonté de tromper et de s'enrichir sur le dos des contribuables. Dans ce cas précis, Mme Chevalley ferait-elle partie de la charrette ?

Écrit par : Michel Sommer | 27/10/2013

Michel, si il s'agissait d'un cas unique, passe encore, mais ce genre d'égarements coûteux font malheureusement légions dans bon nombre de projets de développements en général, que ce soit des projets suisses ou des projets liés à des développements dans des pays du tiers-monde, ce que je dirais de façon générale, c'est que des "spécialistes" de tous bords dépensent énormément de fonds consacrés à des "études" sans que les résultats soient au rendez-vous, il s'agit avant tout pour certains de soutirer des fonds pour des "études" qui n'ont aucun autre but que de tirer des fonds pour des "études" !

Disons que le business des "projets" semble beaucoup plus coûteux que rentable, c'est dans ce cadre que la majorité des "spécialistes" de projets en développements devraient être beaucoup plus encadrés et contrôlés, malheureusement.

Écrit par : Corto | 28/10/2013

Sur une cacade...nationale

Je conçois sans difficulté que les problèmes financiers des SIG, suite aux investissements douteux dans l'éolien industriel, grâce à des administrateurs enthousiastes et aux conseils avérés de Mme Chevalley, vous préoccupent en tant qu'habitants de Genève et l'arc lémanique.

Mais tout cela, au final, me laisse assez songeuse, car vous ne parlez que d'argent.

Cela fait plus de 5 ans que nous tentons d'avertir les SIG, M.Hurter et Mme Chevalley en tête, que ces projets pharaoniques, sont non rentables à cause du manque de vent, y compris sur les crêtes de l'Arc jurassien.
En étudiant quelque peu ce qui se passe en Allemagne et ailleurs dans le secteur de l'éolien, un enfant de dix ans aurait compris, que la limite de force du vent autorisée pour valider un parc en Suisse, qui est de de 4,5m/s à 5m/s, est étrangement inférieure à la limite de 7m/s-8m/s recommandée par les fabricants d'éoliennes eux-mêmes.

"Facteur de charge et production d'une turbine
Une éolienne moderne (puissance : 3 MW, 100 m de haut et 3 pales de 50 m de rayon) commence à tourner dès force 3 à 4 beaufort (15 km/h) mais ne produit (courbe en trait épais) d’une façon importante et proportionnelle au vent que quand le vent se maintient entre 4 à 7 beaufort (29 à 60 km/h; 7 à 15 m/s).
Sa production est maximum par de rares vents de 7 à 9 (entre 60 et 90 km/h)."

http://www.leseoliennes.be/economieolien/turbinecharge.htm

Pourquoi donc construire des parcs éoliens où le vent est insuffisant pour produire de l'électricité?
"Eh bien suivez la piste de l'argent" dit-on communément.
Les subventions bien trop généreuses ( RPC) ont attirés toutes sortes d'entreprises et de personnes- plus ou moins recommandables- pour ce qui est devenu une vraie ruée vers l'or avec "planter de drapeau".

Ceux qui en 2004, ont mis en route le concept éolien pour la Suisse ( dont le bureau d'ingénieur KohlNussbaumer qui continue à valider tous les sites avec des études arrangées) sitôt après avoir fait réaliser les premières mesures par Meteotest, ont vite compris que le vent était largement en-dessous de la limite des 7 m/s nécessaires sur la plupart des sites pressentis.
Avouer cela, c'était condamner définitivement leurs projets de développement des parcs éoliens industriels en Suisse faire perdre à leurs bureaux d'études de nombreux mandats grassement payés, et aux promoteurs, les subventions généreuses qui devaient les accompagner.

Il a donc suffit de baisser cette limite de la vitesse du vent pour rendre viable, sur le papier, pratiquement n'importe quel emplacement choisi sur la carte.
D'où l'expression citée plus haut de ruée vers l'or avec "planter du drapeau".
Car c'est alors ce qu'ils ont fait.
Le moindre recoin, encore vierge d'infrastructures et avec un peu d'espace, en dehors des grandes villes, a été signalé avec un petit drapeau. Des émissaires ont été envoyés sur place pour prendre contact avec les politiciens du crû, les propriétaires terriens, pour leur vanter leurs produits "verts" et réserver" le terrain face aux concurrents.
Un peu de marketing, avec des slogans décrivant les quelques avantages et jamais les nombreux désavantages, des promesses d'argent-et l'argent sonnant- et le tour était joué.
Comme le monde politique n'y connaissais rien, il était facile de masquer le manque de productivité des machines en faisant confondre par exemple, la puissance nominale d'avec la production réelle et l'injection au final dans le réseau.
C'est pourquoi aujourd'hui, nous entendons stupéfaits, des personnes comme Mme de Quattro, annoncer fièrement dans la presse, que grâce aux 167 éoliennes géantes prévues dans le canton de Vaud, 25% de la consommation vaudoise sera couverte!
Oubliant de dire au passage que les porteurs des projets des autres cantons ( Zurich, Genève) revendiquent cette production pour eux-mêmes...
Comme elle n'a jamais un seul document scientifique sur le sujet malgré nos nombreux courriers d'information, et que la seule source à laquelle elle s'est abreuvée ces dernières années est celle de ses amis promoteurs, on mesure l'étendue de son ignorance.

Exagérer la force des vents avec des modélisations fausses, livrer dans les présentations des photomontages cachant la véritable échelle des machines, manipuler les études environnementales en minimisant les impacts sur les écosystèmes et utiliser une législation sur le bruit scandaleusement inadaptée pour de tels engins, fut, par la suite, un jeu d'enfant...

Alors que des mouvements de citoyens inquiets commençaient à poindre à l'horizon,et que les planifications cantonales maladroites et avides, inspirées par des personnes comme Mme Chevalley se révélaient au public, ils ont compris que même en ayant abaissé les limites de vent-avec des éoliennes qui a l'époque faisaient 70m de haut- la vitesse mesurée à 50m était encore largement en-dessous de 5m/s.
C'est ainsi que sont apparues ces gigantesques machines, dites de dernières générations, se dressant à des hauteurs vertigineuses 200m, sous prétexte qu'en installant de plus grands modèles, cela permettait de réduire leur nombre sur les sites et de préserver ainsi l'environnement et le paysage.
C'est exactement l'inverse qui s'est produit: non seulement la taille des machines a augmenté au mépris de l'environnement et des populations, mais elles ont doublé en quantité.
Plus de machines, plus hautes = plus de subventions.
1.000.000.000 de francs par machine et par année, il faut avouer qu'il y a là une bonne raison de vouloir en mettre beaucoup plus…

Les distances de sécurité ( 300m) et les normes pour la protection contre le bruit, elles, n'ont pas bougé, alors que nous avons affaire avec des machines plus puissantes (vitesse de 300km/h en bout de pâle) et 3 fois plus hautes.

Il serait peut-être temps que les genevois se penchent aussi sur le massacre du patrimoine environnemental et paysager, que vont provoquer ces gigantesques complexes industriels éoliens, installés en pleine nature, sur les crêtes et dans les pâturages de l'arc jurassien, dans les campagnes et les forêts des autres cantons que celui de Genève.
Ce serait enfin faire preuve de responsabilité collective.
Car si les administrateurs des SIG, d'Ennova et de nombreux politicien ont eu les "mains libres" pour concevoir des projets industriels, aussi trompeurs financièrement et qu'écologiquement, c'est aussi parce que la société civile dans son ensemble ont voulu du vert et du durable à n'importe quel prix.
Sans s'informer davantage sur le sujet, tous ont accepté comme vérité absolue, que "l'éolien c'est mieux que le nucléaire". Point final!
Que cela ne produise rien, coûte extrêmement cher et massacre le peu d'environnement naturel qu'il reste en Suisse, n'a eu aucune importance. Car il s'agit d'un dogme. Gare à celui qui le conteste!

A partir de ce moment là, satisfait par une équation qui tuait dans l'oeuf toute réflexion et toute discussion, la population majoritairement citadine, a pris pour argent comptant cette publicité mensongère des promoteurs de l'éolien, suivie en cela par les politiciens et les médias de tout bord.

Qui s'est inquiété de la réalité sur le terrain et de ces centaines de km2 de territoire naturel et semi-naturel, préservés depuis des générations et sous protection cantonale et communale, qui a coup d'exception à la LAT, sont devenus des zones propices au développement industriel?

Qui a été visité les lieux où vont se dresser ces centaines de monstres de béton et d'acier de 200m de haut?
Pour rappel, les plus grands sapins font 30m de haut...

Qui s'est inquiété de la densité des parcs (environ 1 tous les 3-5 km) par exemple sur le Jura Nord Vaudois, du Mollendruz au Suchet, en passant par Ste-Croix et le Chasseron jusqu'au Val-de-Travers?
Combien d'entre vous connaissent le nombre de machines qui sont projetées sur ce petit bout de territoire encore préservé?
C'est près de 120 machines de 150-200m de haut , avec des pales en mouvement perpétuel qui balaient une surface de 10 000 m2 à 13 000 m2 ( 2 terrains de football), visibles à des km à la ronde de jour, et de nuit, à cause des clignotants lumineux obligatoires pour la sécurité aérienne.
Un vraie discothèque en pleine nature et un enfer pour la faune sauvage et les riverains!

http://www.pro-cretes.ch/eoliennes-arc-jurassien

Avez-vous exprimés la moindre curiosité intellectuelle concernant les arguments des opposants en visitant par exemple les nombreux sites suisses, européens, américains, australiens ?

Vouloir nous réduire à de simples pro-nucléaires "nimby", incapables de comprendre les enjeux de l'avenir énergétique du pays, n'est-ce pas trop facile?

Il n'est pas trop tard pour bien faire:

http://ventdefolie.wordpress.com/
http://www.voisinedeoliennesindustrielles.com/
http://www.epaw.org/
http://www.na-paw.org/

Qui d'entre vous entend les souffrances des riverains obligés de vivre et de dormir à quelques centaines de mètres de ces ventilateurs géants hauts comme un immeuble de plus de 70 étages?
Contrairement aux autres industries bruyantes l'éolien a le droit de fonctionner jour et nuit à cause d'un toute de passe-passe législatif qui permet de limiter les mesures du spectre sonore en décibels A, afin de cacher les éléments trop dérangeants (infrasons inaudibles devant être mesurés en pondération C).
Ainsi sur le papier les nuisances sonores ne dépassent pas celui d'une simple machine à laver…
Néanmoins, est-ce que vous dormiriez à côté de votre machine à laver en fonctionnement toute la nuit, pendant des jours et jours?
Je ne le pense pas.

Tous ceux d'entre vous qui ont voté pour une limitation des résidences secondaires, ne se sentent-ils pas concernés par l'emprise sur l'environnement de machines qui nécessitent chacune une base en béton armé équivalente à celle d'un immeuble? Et ce sans compter les routes, les lignes de distributions souterraines et aériennes, les transformateurs, etc.
Et leur taille, 10x plus haute qu'une résidence secondaire de 20m de haut...

Ce sont des centaines et des centaines km2 de zones naturelles qui vont être ainsi sacrifiées pour des cacahouètes énergétiques.
L'enjeu de ce dossier éolien dépasse largement les problèmes financiers des SIG-Ennova et de leurs experts auto-proclamés.

La dernière instrumentalisation de l'OFEN, au travers d'un sondage arrangé- discuté dans les médias ce 28 octobre (Emission Forum: http://www.rts.ch/la-1ere/programmes/forum/ ) et décrypté par un psychologue, alors qu'on s'attendait à entendre au moins un ingénieur, où environ 500 personnes vivant la plupart à 5 km d'une éolienne, et donc ne pouvant en aucun cas être dérangé par les nuisances sonores et visuelles- ressemble à une tentative désespérée de sauver une planification énergétique aussi désastreuse qu'absurde.
Une vraie cacade nationale!
Pour rappel, 5 km c'est 2,5 x la distance demandée par les opposants, soit un périmètre de 10x la hauteur en bout de pâle, donc minimum de 2 km de distance aux habitations ( y compris les hameaux) pour des éoliennes de 200m de haut…

Merci d'avance à vous tous de vous informer sérieusement avant qu'il ne soit trop tard, et que les SIG, après avoir conclu un accord avec Ennova, continuent leur fuite en avant juste pour ne pas perdre la face et renflouer leurs finances.

Avec mes meilleures salutations.

Myrisa Jones

Écrit par : Myrisa Jones | 29/10/2013

Si Madame Chevalley a touché des débours aussi importants pour mentir et induire en erreur les SIG, Myrisa Jones devrait recevoir au minimum le double pour ses conclusions on ne peut plus probantes !!!

Écrit par : Corto | 30/10/2013

Raison pour laquelle le vrai problème n'est plus le montant horaire des honoraires de la fée de l'éolien, mais ses compétences d'expert. En fait d'ex-expert !!!

Écrit par : Pierre Weiss | 30/10/2013

Raison pour laquelle le vrai problème n'est plus le montant horaire des honoraires de la fée de l'éolien, mais ses compétences d'expert. En fait d'ex-expert !!!

Écrit par : Pierre Weiss | 30/10/2013

Au cours du fil des notes concernant ce dossier, je suis interloqué de voir certaines réactions tentant de voir ce débat s'éteindre, par ailleurs, à chacune des notes, je suis par contre stupéfait par la connaissance des intervenants, de leurs connaissances des enjeux et des conséquences écartées par les "experts".

Nous voyons par preuve par neuf, qu'aucune concertation n'a existé entre les premiers intéressés et les promoteurs aveugles de tels projets, c'est consternant, comment des "experts" peuvent avoir repousser du bout du doigt des arguments aussi probants ?

Nous voyons grâce à ce débats le grand écart entre la réalité et ce que certains intéressés continuent de prétendre, notamment envers le CA des SIG, c'est consternant. Pas étonnant dès lors de voir dans le camp pro-éoliennes, que des tentatives de faire cesser le débat et aucun argument constructif venant éventuellement contrecarrer les avis des septiques très peut informés par ces mêmes "experts" !

De la parole, jaillit la lumière (électrique ou pas) et merci à ceux qui utilisent la parole !!!

Écrit par : Corto | 30/10/2013

Cher Corto,

Comme vous avez raison ! Les soutiens aveugles à l'éolien subventionné ont disparu. Suisse Eole va devoir ramer pour remonter la pente (de la montagne). Les subventions de la Confédération ne seront pas de trop pour engager un vrai expert au service de sa communicante. Voilà le meilleur conseil que je puisse charitablement donner.

Lisez aussi la TG de ce 30 octobre et vous y verrez que le contrat entre SIG et Ennova a été cassé. On finira par savoir à quelles conditions. Gageons qu'une autre plainte contre la TG ou d'autres média curieux sera alors déposée. Mais la population saura alors le prix de l'aveuglement. Et ce sera là le vrai montant des honoraires d'sabelle Chevalley, une lobbyiste de seconde classe !

Écrit par : Pierre Weiss | 30/10/2013

Ah l'obstination de faire croire que le nucléaire étant le diable tout autres forme d'énergie était un paradis en devenir ! Oui alors le dogme posé, il fallait que tout y concoure, en commençant par les subventions (bien évidemment) et continuant par la parole d'évangile des experts (comme par hasard également placés politiquement au bon endroit pour que le politique morde à l'hameçon). L'écologie - et je le dis depuis longtemps - mérite mieux que ces piètres déformations honteuses : c'est avant tout une discipline scientifique respectable ! En la faisant devenir une forme de parti politique, on est entrés dans la doctrine politique dictant ses règles aux écologistes : là l'examen de l'histoire montre à l'envie les nombreux dérapages qui sont connus du passé, alors pourquoi les répéter et les entretenir ? Oui, l'aveuglement à ces doctrines écolo, soutenue et entretenues par des politiques écolo fera encore payer bien cher la facture à tous.

Écrit par : uranus2011 | 30/10/2013

Uranus, le problème planétaire est que nous sommes devenus de trop gros consommateurs d'énergie, en fait, pour le moment nous faisons une indigestion d'énergie et tout est fait pour que ça ne s'arrête pas, concernant Isabelle Chevaley, pour le peu que je puisse en déduire, nous avons à faire à une fausse prophète, comme l'histoire de l'humanité nous en a produit des millions oubliés dans les bas-fonds de notre épopée.

Il ne faut également négliger que certains préfèrent faire foirer les projets amenant de vraies solutions, des sortes de mi-escrocs mi-incompétents qui savent très bien que d'autres occasions ne se reproduirons pas au vu de leur manque de capacité d'adaptation dans la société, ces derniers ne se renient jamais, oh grand jamais.

De plus l'arrogance systémique de certains basant leur doctrines sur leur suffisance ne facilite pas les choses, il serait temps que nos responsables mettent un coup d'arrêt afin d'assainir le terrain pour que de vrais projets basés sur, d'une part les compétence et d'autre part sur la concurrence, puissent surprendre et innover. Dépenser 50 millions dans des aventures comme celle d'éolienne Suisse était voué d'entrée à des risques élevés, il y a eu de toute évidence des écarts méritant des sanctions, sans quoi, trouver des sorties face aux problèmes énergiques sont définitivement enterrés.

En Suisse, petit pays ayant les moyens, il serait temps de se tourner vers nos ressources en matière grise, plutôt que de les voir émigrer vers l'étranger, comme c'est malheureusement le cas depuis trop d'années.

L'EPFL forme des excellents ingénieurs en sciences de l'environnement, ils n'ont pratiquement aucun débouchés dans le marché de l'emploi helvétique, c'est un massacre, ou ils s'exilent ou ils finissent dans les salles d'ordinateurs des banques ou des assurances par simple dépit !

A bon entendeur, salut

Écrit par : Corto | 30/10/2013

Cher Monsieur Weiss,

Pourriez-vous, dans un prochain billet, nous éclairer sur les rebondissements de la saga SIG-ENNOVA?

http://www.rts.ch/info/regions/geneve/5338894-coup-de-theatre-dans-le-feuilleton-eolien-a-geneve.html

Il semble que l'affaire va bien au delà des incompétences de Madame Chevalley, qui mérite toutefois notre attention vigilante en tant que présidente de Suisse Éole, organisation faîtière de la branche qui est comme chacun le sait subventionnée par le département de Madame Leuthard à hauteur de 600'000francs par année si je ne m'abuse...Nous n'aimerions pas que d'un commun accord tout ce petit monde s'arrange pour étouffer l'affaire, cacher le cadeau du chat sous le tapis et prier le citoyen contribuable de ne plus se poser de questions au sujet de l'utilisation de l'argent public auquel il a contribué par ses impôts...

Écrit par : Ven t de Folie | 31/10/2013

@ Vent de folie

Soyez assuré que je ne vais pas lâcher et IC, et Suisse Eole, et tous ceux qui vivent des subventions données à cette branche faussement écologique !

Écrit par : Pierre Weiss | 31/10/2013

Pour compléter l'information au sujet de l'étude mandatée par l'OFEN qui aboutit à la conclusion que les trois quart des riverains d'éoliennes ne sont pas "dérangés" par les machines.

http://ventdefolie.files.wordpress.com/2013/10/etude-ofen-octobre-2013.pdf

"L’auteure est Gundula Hübner, Martin-Luther-University Halle-Wittenberg (DE)
Mme Hübner est membre de la « Wind Task 28 » de l’Agence Internationale de l’Energie (IAE) qui est un lobby. Puissant, international, etc. mais rien de plus qu’un lobby.
La Wind Task 28 a pour but:

« Tâche 28 fonctionne comme une plateforme d'échange interdisciplinaire et interculturelle
dans le but de soutenir la réussite du développement de l'énergie éolienne dans les pays
participants. »

Dans le document co-signé par Mme Hübner, “Expert Group Summary On Recommended
Practices Social Acceptance Of Wind Energy Projects”, on lit:

« Minimiser les surprises liées au son et à atténuer activement les niveaux de bruit anormal:
Permettre aux gens à devenir peu à peu habitué aux turbines éoliennes, (par exemple, en construisant la centrale éolienne en deux ou trois phases) " »

Autrement dit : comment faire tolérer le suppositoire et l’administrer sans résistance !
Tout est dit ! "

Il s'agit donc bien d'une étude orientée, comme il en existe beaucoup à travers le monde sur l'éolien industriel, et qui ne tiens absolument pas compte de la réalité des nuisances sur le terrain.

Il faut savoir aussi que chaque parc qui réussi à s'implanter, prévoit dès sa conception, un développement en puissance et par étape, qui est appelé "Repowering".
Comme au Mont-Crosin, où les "petites" machines vieillissantes sont remplacées par de nouvelles machines plus hautes et plus puissantes, et en plus grand nombre, en étendant la zone du parc.
Tout est fait au niveau législatif, pour accélérer ce type de réaménagement, sans que les riverains ne puissent dire quoique ce soit.

Écrit par : Myrisa Jones | 01/11/2013

Qui savait que les SIG, entreprise désireuse de se profiler verte et vertueuse était en fait impliquée dans l'actionnariat indirect d'une entreprise qui a prospecté à la recherche de gaz de schiste, pardon de gaz"serré" (variante géologique mais dont les procédés d'extraction sont passablement similaires) sous le Léman?
Voyez plutôt:
http://ventdefolie.files.wordpress.com/2013/04/les-sig-et-le-gaz-de-schiste.pdf

Écrit par : vent de folie | 21/11/2013

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