23/01/2014

L’onde verte sur les pénétrantes de la Ville de Genève se cacherait-elle sous le tsunami vert aux dernières élections ?

 Dans son numéro de novembre 2013, TCS Genève consacre son toujours intéressant dossier du mois (pp. 10-13) aux questions de l’onde verte. Il en résume les enjeux en affirmant : « les feux de circulation hachent le trafic. Cela cause énervement et hausse de la consommation de  carburant et de la pollution ».

Qui revient de Buenos-Aires (3 millions d’habitants) ou de Santiago du Chili (5 millions d’habitants) ne peut qu’être frappé par l’existence et les bienfaits de l’onde verte dans ces métropoles, corroborée par les conversations avec les chauffeurs de bus ou de taxi, et son inexistence à Genève, au nom de mille prétextes et d’interventions humaines volontaires qui l’ont fait disparaître et en empêchent le retour.

Sans nullement vouloir proposer un déplacement outre-Atlantique de la Direction générale de la mobilité, pour apprendre que « it takes two to tango » (il faut être deux pour danser le tango), comme disent les anglo-saxons, ou pour gouter aux délices du pisco…, cette question veut aller un pas plus loin que la motion MCG (déposée en août 2012 et acceptée par le Grand Conseil) « Pour un retour aux ondes vertes ».  

Il s’agit en d’autres termes de revenir à l’onde verte, même modérante (cf. « la double priorité de l’onde verte », p. 11), et d’abandonner « l’onde rouge » chère aux Verts genevois et aux experts qui, à ce jour, mettent encore en œuvre leurs principes d’immobilité. Une onde rouge à fréquences multiples qui régit la circulation à Genève, notamment sur la route de Chancy que connaissent bien les Soraliens.  

La question dédoublée vaut essentiellement pour les pénétrantes du centre-ville, et non pour celui-ci, et a fortiori encore moins pour l’hyper-centre. Elle est simple :

-          Dans quel délai le nouveau Conseil d’Etat entend-il revenir à l’onde verte et abandonner l’onde rouge nuisible à l’environnement ?

-          Quelle réponse donne-t-il plus largement aux conclusions du TCS (« L’avis du TCS : peut mieux faire !) (p. 13, « Autres voies »).

 Merci d’avance à l’exécutif pour sa double réponse.

Que notre exécutif me permette d’ajouter que le prétexte de la saturation du centre ne vaut pas pipette, ce qui est l’excuse traditionnelle des anti-voitures qui ont réussi à réduire à l’excès la voirie urbaine (cf. la rue de l’Ecole-de-Médecine et sa double file pour vélos !).

Sauf à prétendre que Buenos Aires et Santiago seraient des villes où ne circuleraient que des gauchos en poncho sur leurs caballos...     

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Commentaires

Merci !
Enfin c'est dit haut et fort. L'exemple de la route de Chancy est parlant. Je pourrais vous en donner d'autres, comme la sortie de la ville par Versonnex, Pictet-de-Rochemont, route de Chêne. Ou la rue de Lausanne...
Mais plutôt que de constater, inlassablement, il serait peut-être temps de déduire et agir. Surtout que le magistrat en charge fait partie de votre "Entente". Alors merci de bien vouloir lui botter le cul et lui rappeler ses arguments de campagne.
Bon, d'accord, je suis un peu impatient. Laissons-lui les 100 jours. Mais je ne sais pas pourquoi, j'ai comme le pressentiment qu'il ne va pas faire beaucoup de vagues...

Écrit par : Pierre Jenni | 23/01/2014

Cher Pierre, je partage totalement ton point du vue. Si je vais plus loin dans le raisonnement, je pense qu'il faudrait que les têtes pensantes de la DGM fassent un stage à Buenos Aires et à Santiago ! Le problème c'est qu'à Genève on ne pense qu'à la mobilité des générations 30/50 ans. Aux autres de se débrouiller si tant que faire se peut ... !!! La lutte continue.

Écrit par : Mario Cavaleri | 23/01/2014

Cher Monsieur,

Vous soulevez un problème bien réel ! Je dois me rendre au travail pour arriver à 22h00 sur place. J'ai deux lieux professionnels.

En partant de mon domicile à Rive pour me rendre à mon lieu de travail N° 1, à la Zimeysa, il me faut quasi 30 minutes depuis le carrefour de Rive pour ces à peine 10 kilomètres.

Mais en partant de mon même domicile à Rive pour me rendre à mon lieu de travail N° 2, à Givrins, également pour y arriver à 22h00, il ne me faut que 28 minutes pour ces 32 kilomètres.

Vous cherchez l'erreur ? Je l'ai trouvée. Depuis Rive vers la Zimeysa, tous les feux qui me contraignent à m'arrêter à chaque fois sont cadencés pour cela.

Je démarre d'un feu, et je vois le prochain devenir rouge... au final, c'est moi qui voit rouge ! Et cela systématiquement, peu importe l'heure, c'est TOUJOURS pareil.

Franchement, on dirait que quelqu'un a organisé ce sabotage pour vraiment faire schmirrer le reste de ses concitoyens...

Je ne parle pas du trajet Chêne-Pâquis : chaque matin, c'est un épouvantable cauchemar auquel je ne participe pas, mais que j'entends et dont je subis les nuisances, car redevenu un simple piéton à partir de 06h00 à mon retour de travail.

Écrit par : Keren DISPA | 23/01/2014

cher Pierre Jenni

je pense que vous vous trompez. J'ai une grande confiance en notre magistrat, un homme frais, plein de bon sens, dynamique, qui a envie de faire bouger Genève comme il a fait bouger les jeunes et les moins jeunes qui ont afflué au Festiverbant. le principal souci est de savoir si son festival va perdurer.

Écrit par : pierre weiss | 23/01/2014

J'adorerais me tromper. Pour la compréhension des lecteurs, ce serait peut-être bien de publier mon commentaire...;-)

Écrit par : Pierre Jenni | 23/01/2014

Peut-être qu'en secret nos députés écolos ont alimentés les feux de signalisations avec des éoliennes ?

Plus y a du vent, plus ça circule !

Écrit par : Corto | 24/01/2014

Je ne sais pas si il est encore utile de polémiquer avec les provocations sans cesse plus handicapantes économiquement et polluantes lancées par les reste de la colère de staline, les mêmes écolos qui favorisent à coups de subventions publiques l'importations des panneaux voltaïques "100% made in China". Allez voir dans les grandes villes chinoises ce que veut dire "pollution", ceux qui manufacturent des énergies "écolos" avec des usines au charbon sans filtrage dans les cheminées !

Attendez encore, que les dictatures asiatiques communistes exportent des voitures et vous verrez les "écolos" suisses subventionner les 4x4 maoïstes chinois !

Écrit par : Corto | 24/01/2014

On relèvera en outre qu'il y a à Genève un "ingénieur de la circulation", fonctionnaire sans doute grassement payé pour programmer les ralentissements, embouteillages et autres nuisances circulatoires.

Écrit par : Déblogueur | 24/01/2014

Oui Déblogueur, après avoir payé le(s) même(s) ingénieur(s) pendant des années pour qu'il rende le trafique fluide !

Y en a qui dorment paisiblement que d'un œil, ce sont les borgnes qui nous concoctent de pareilles aberrations !

Écrit par : Corto | 24/01/2014

Tout est fait à Genève pour ralentir le trafic, agrandissements des trottoirs, rétrécissements des chaussées, entraves de la circulation, et, le plus grave, suppressions des lignes de sécurité, ou lignes de présélections. Exemple, rue de Lyon, en montant depuis la place des Charmilles, ils ont laissé une flèche qui indique qu'il faut se rabattre sur une voie, et trois cents mètres plus loin, il a y'a à nouveau deux flèches, mais plus de ligne de présélection. Ceci est très dangereux, et complètement contradictoire. Résultats des courses, les voitures zigzaguent. Ceci est un exemple parmi beaucoup d'autres. ABE

Écrit par : Safin | 24/01/2014

Monsieur Weiss, pour une fois (et c'est extrêmement rare) je suis totalement d'accord avec vous. J'appuie également vos espoirs en Monsieur Barthassat qui me semble être d'une bonne volonté à tout épreuve. J'ai toujours pensé que les "écolos" au pouvoir faisaient tout pour asseoir leur dogme verdâtre, notamment en créant des blocages qui leur ont permis par la suite de taper encore plus fort sur les automobilistes. Je précise pour la petite histoire que je ne vote absolument pas PLR... ni UDC, ni PDC, ni PS et (vous l'aurez certainement compris) encore moins Verts ou SolidaritéS.

Écrit par : Félix WEBER | 26/01/2014

Jeudi dernier Croisée de Confignon - Kempinski (à côté duquel se trouve mon bureau) : si le trajet n'est pas spécialement saturé pour le cycliste quotidien que je suis, je n'en ai pas moins dénombré 28 feux sur mon trajet, dont seulement 12 au vert ou virant au vert à mon arrivée (eh oui, je respecte encore les rouges, même cycliste!). À certains endroits, il y a un feu tous les 2-300m et qui sont rouges à tour de rôle. Peu importe que vous rouliez à 22-25km/h ou 40, vous y avez droit! J'espère que mon confrère biker Luc Barthassat aura la présence d'esprit de changer tout cela et remercie mon frère politique Pierre Weiss pour avoir amené cette discussion urgente sur son blog.

Écrit par : Thierry Martin | 27/01/2014

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