25/01/2014

Quel est le ranking de l’Uni de Genève sur le plan de la sécurité ?

L’université de Genève se flatte à juste titre de sa position dans les classements internationaux que l’on pourrait immodestement qualifier de spectaculaire, notamment pour ses facultés les meilleures (médecine et sciences). Ceux-là ne portent heureusement que sur l’essentiel, singulièrement la qualité de l’enseignement, la recherche et la renommée scientifique de notre alma mater.
En revanche, personne n’a eu par bonheur l’idée d’un classement des universités sous l’angle de la propreté ou, pire, de la sécurité. Y compris par faculté. Or il s’agit là aussi d’une condition-cadre de la formation.
Il n’est ainsi pas rare de voir dans les bibliothèques des étudiants à la recherche de leurs ordinateurs portables (sans exclure que les voleurs ne soient d’autres étudiants !), des clochards faire les poubelles à Uni-Mail, voire des hôtes d’une nuit seulement, espérons-le, plier leur matelas à Uni-Bastions, sitôt les portes ouvertes. Au fond, il y a confusion entre université et hall de gare, voire cour des miracles. Cet état de fait n’est pas sans conséquence non plus sur l’état des sanitaires.
Or les étudiants, le personnel administratif et les enseignants sont désormais tous dotés d’une carte électronique. Les portes des classes pourraient être fermées électroniquement. Celles des bâtiments principaux aussi, et ne s’ouvrir que pour eux. Comme à Harvard.
Y a-t-il un plan des autorités universitaires pour sécuriser les bâtiments, à l’image de ce qu’offrent les meilleures universités ? Et si oui, quel est-il et quel en est le coût ? A noter que des dépenses supplémentaires pour la sécurité pourraient réduire le budget affecté au nettoyage !
Plus généralement, de quelle façon le DIP se préoccupe-t-il de cette question pour les HES et autres établissements dont il a la responsabilité ?
Et pendant ce temps, sur un site web, des étudiants lancent une pétition pour s’inquiéter de la dégradation du bâtiment Bastions (« 20 Minutes » du 20 janvier 2014, p. 5).
On notera avec malice que le classement évoqué pourrait montrer une corrélation significative entre les meilleures facultés sur le plan académique et la sécurité et la propreté qui y règnent. Resterait à trouver la variable explicative : un recrutement différentiel des étudiants, peut-être. Ou des professeurs…

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23/01/2014

L’onde verte sur les pénétrantes de la Ville de Genève se cacherait-elle sous le tsunami vert aux dernières élections ?

 Dans son numéro de novembre 2013, TCS Genève consacre son toujours intéressant dossier du mois (pp. 10-13) aux questions de l’onde verte. Il en résume les enjeux en affirmant : « les feux de circulation hachent le trafic. Cela cause énervement et hausse de la consommation de  carburant et de la pollution ».

Qui revient de Buenos-Aires (3 millions d’habitants) ou de Santiago du Chili (5 millions d’habitants) ne peut qu’être frappé par l’existence et les bienfaits de l’onde verte dans ces métropoles, corroborée par les conversations avec les chauffeurs de bus ou de taxi, et son inexistence à Genève, au nom de mille prétextes et d’interventions humaines volontaires qui l’ont fait disparaître et en empêchent le retour.

Sans nullement vouloir proposer un déplacement outre-Atlantique de la Direction générale de la mobilité, pour apprendre que « it takes two to tango » (il faut être deux pour danser le tango), comme disent les anglo-saxons, ou pour gouter aux délices du pisco…, cette question veut aller un pas plus loin que la motion MCG (déposée en août 2012 et acceptée par le Grand Conseil) « Pour un retour aux ondes vertes ».  

Il s’agit en d’autres termes de revenir à l’onde verte, même modérante (cf. « la double priorité de l’onde verte », p. 11), et d’abandonner « l’onde rouge » chère aux Verts genevois et aux experts qui, à ce jour, mettent encore en œuvre leurs principes d’immobilité. Une onde rouge à fréquences multiples qui régit la circulation à Genève, notamment sur la route de Chancy que connaissent bien les Soraliens.  

La question dédoublée vaut essentiellement pour les pénétrantes du centre-ville, et non pour celui-ci, et a fortiori encore moins pour l’hyper-centre. Elle est simple :

-          Dans quel délai le nouveau Conseil d’Etat entend-il revenir à l’onde verte et abandonner l’onde rouge nuisible à l’environnement ?

-          Quelle réponse donne-t-il plus largement aux conclusions du TCS (« L’avis du TCS : peut mieux faire !) (p. 13, « Autres voies »).

 Merci d’avance à l’exécutif pour sa double réponse.

Que notre exécutif me permette d’ajouter que le prétexte de la saturation du centre ne vaut pas pipette, ce qui est l’excuse traditionnelle des anti-voitures qui ont réussi à réduire à l’excès la voirie urbaine (cf. la rue de l’Ecole-de-Médecine et sa double file pour vélos !).

Sauf à prétendre que Buenos Aires et Santiago seraient des villes où ne circuleraient que des gauchos en poncho sur leurs caballos...     

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