24/03/2008

Robert Cramer ne pilote pas (non plus) les Mouettes !

Après les TPG, les SIG, le tram de Meyrin - et en mettant de côté la gestion politique locale du dossier du CEVA que le peuple risque encore de sanctionner - c'est maintenant au tour des Mouettes. Car les insuccès se succèdent pour le Vert Robert Cramer. Il n'a ainsi trouvé aucune majorité au sein de la commission des finances pour octroyer un contrat de prestation de 1,9 million de francs pour 2008 à une société, les Mouettes genevoises, qui en doit entre 500 000 et 700 000 à l'Etat. Le moment de mettre le holà à une dérive dans la Rade était arrivé. Il ne reviendra plus au Grand Conseil qu'à le confirmer en plénière.

L'affaire serait cocasse si elle ne démontrait pas une perte de maîtrise qui impressionne par son ampleur. La lecture du rapport - public depuis sa parution à l'automne 2007 - de la commission de contrôle de gestion du Grand Conseil est à cet égard édifiante (http://www.ge.ch/grandconseil/data/texte/RD00727.pdf).

Au fil des auditions, on en apprend ainsi de belles. Et d'abord que les contradictions, résumées dans la conclusion, abondent. On ne sait pas si l'Inspection cantonale des finances (ICF) a investigué le cas des Mouettes d'elle-même ou à la demande du département du territoire (DT), présidé de Genève ou de Berne par M. Cramer. On ne sait pas si le collaborateur du département du territoire qui a informé l'ICF a eu un rôle important ou non. On ne sait pas non plus le montant précis des montants dont l'Etat estime qu'ils lui reviennent. Ni le nombre de collaborateurs qui travaillent pour les Mouettes. Ni si les griefs en matière de gestion du personnel sont reconnus ou pas par la direction des Mouettes.

En revanche, le rapport "démontre très clairement les carences du contrôle interne du département du territoire". Au point d'en faire "un cas d'école". Lenteur à réagir, suivi du dossier inexistant, quasiment depuis Sirius, par le service "compétent" (pp.39-40).

On apprend aussi, de la bouche de M. Cramer, que les bateaux exploités par les Mouettes ont été payés par l'Etat (p. 30 du Rapport). Notamment les bateaux solaires, ajoute son secrétaire adjoint à la mobilité. Normal, ça permet de revendre du courant vert à SIG...   

Alors que n'importe quelle entreprise en relations d'affaires avec l'Etat est soumise aux très strictes conditions de l'Accord intercantonal sur les marchés publics (AIMP) - un accord auquel les partis du Grand Conseil ont donné leur bénédiction, au point, pour certains, de vouloir le renforcer par l'adjonction de clauses supplémentaires -, la société des Mouettes pourrait, elle, imposer à l'Etat ses conditions. Mais comment peut-on avoir encore confiance, à la Tour Baudet, après tant de mésaventures ? 

La très lente reprise en mains du dossier par le chef du DT fâché de voir l'ICF et le Grand Conseil mettre leurs nez dans sa gestion aléatoire doit certes être soutenue.

Mais il faut aller plus loin. Soit l'Etat obtient des Mouettes la restitution du trop perçu, en raison de l'incurie administrative tant des Mouettes que du DT, ou met la main sur ses bateaux, et le contrat de prestations peut être signé. Soit les Mouettes font de la résistance, et il n'y aura pas de contrat de prestations avec cette société. Le chantage de la fin de ce service public à la gestion très particulière passera d'autant moins que la CGN serait intéressée.

Il y a un moment où il faut passer son brevet de pilote professionnel. Dans la Rade comme dans les bureaux du DT. Et demander aux dilettantes de choisir leur casquette. 

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10/03/2008

L'assassinat de la femme et le chant de l'oiseau

L'amour des oiseaux, c'est bien, l'amour et le respect de la vie des hommes et des femmes, c'est mieux.  

"Je revenais ce matin de la mosquée après avoir accompli la prière du matin. En me rendant au bord du quai, j’ai été frappé par la beauté mélodieuse du chant d’un oiseau haut perché quelque part dans les arbres". (...) "Pour qui chantait cet oiseau, faisant écho à la récitation recueillie des imams ?"

Le hasard fait que la veille où, sur son blog de la Tribune, un soutien déclaré de la lapidation des couples adultèrins était frappé par le piaillement d'un oiseau, j'ai eu l'occasion de voir "Les cerfs-volants de Kaboul". Après le poids des mots du livre, le choc des images qui permettent de voir des pierres frapper la tête et le corps d'une femme sur un stade de Kaboul, à la mi-temps. Et la foule des spectateurs du match de lever les bras au ciel, et d'acclamer les talibans dans leurs basses oeuvres.

 Qui veut faire l'ange fait la bête. La maxime tient toujours. Elle me remet au passage dans les yeux, je me demande par quelle association d'idées, ces images de dictateurs sanguinaires qui adorent les animaux. 

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20/10/2007

Genève-Berne et au-delà.. Bravo M. Mange !

Ajouter aux 4 pistes autoroutières - insuffisantes - qui traversent le Plateau suisse, 2 voies de TGV, voilà une idée à étudier, sinon à creuser... C'est celle d'un ancien professeur de l'EPFL, Daniel Mange, par ailleurs responsable vaudois de la CITRAP, une association qui oeuvre au développement des transports publics. Il s'est peut-être inspiré de la solution retenue par l'Italie entre Turin et Milan où s'est construite, à côté de l'autostrada une direttissima qui continuera vers Trieste.

Toutes les objections sont possibles. Le projet Mange oublie Fribourg, Boncourt ou Cudrelien, il ne dessert pas le centre des villes, il arrive tard. Mais il a l'avantage d'exister, de proposer au lieu d'ergoter, d'être améliorable, par exemple vers Bâle et l'Allemagne, et peut-être même plus facilement finançable que le Swissmetro dans lequel certains ont tant investi et d'autres espéré. Il relierait du même coup Cointrin et Kloten, contribuerait à la diminution du trafic aérien sur courtes distances, permettrait l'interconnection avec le réseau européen de TGV sans rupture de charge, sans devoir donc changer de véhicules. Bref, il ferait des villes du Plateau les quartiers d'une agglomération. En changeant l'échelle, il nous installerait dans le XXIe siècle.

Que ceux qui seront élus par les Genevois à Berne le 21 octobre songent que leurs successeurs pourraient y arriver plus vite. L'altruisme commande donc de dire bravo au professeur Mange!

 

 

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17/10/2007

Elections: la raison l'emportera, malgré tout!

Le suspense est grand, les candidats tremblent, et pourtant une chose est sûre: les Suisses auront appris quelque chose de cette campagne électorale. Et apprendre, ce n'est pas simplement sentir, seulement ressentir, uniquement dégouliner de bons sentiments qui confinent à l'hypertrophie cardiaque. C'est, au contraire, le résultat d'une réflexion.

Ce qu'ils auront appris ne plaira pas nécessairement aux docteurs en correction politique: la volonté de redéfinir l'identité nationale parfois au risque du nationalisme, le souci d'indépendance confinant au protectionnisme, le culte du chef avant le ronron des idées, et aussi le développement durable érigé en catéchisme. Bref, ils auront passé par où les libéraux s'engagent: par la liberté de penser leur avenir. Sans tabou. Parfois aussi sans frein, et cela s'est vu par des exagérations inadaptées à la qualité de citoyen. 

Ils ne donneront pas nécessairement toutes les réponses souhaitées par les premiers défenseurs d'une société ouverte, d'une économie dynamique, d'une recherche audacieuse. D'une vie politique où la recherche du consensus l'emporte sur l'anathème, le respect des minorités sur l'exclusion majoritaire, le fédéralisme sur le centralisme.

Mais l'on peut être confiant, notamment à cause du caractère cantonal des élections fédérales, qu'ils composeront les futures Chambres avec un lot non seulement maintenu, mais encore renforcé d'esprits qui donnent la priorité aux vrais défis de la Suisse en ce début de 21è siècle: la qualité de la formation, l'aménagement d'une société donnant envie d'entreprendre pour soi et avec les autres, une sécurité sociale adaptée aux mutations démographiques et économiques. C'est dans cet esprit, si je suis élu, que j'entends aller sièger à Berne, pour contribuer au futur de ce pays au fond si attachant, réflexion faite! 

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14/10/2007

SIG transit gloria...

Le problème de la gouvernance des établissements publics autonomes (SIG, TPG, AIG, HUG, Hospice général, notamment) mérite mieux que l'obstructionnisme érigé en vice partisan. Il faudra donc attendre un mois de plus pour offrir aux citoyens de ce canton des lois permettant des conseils d'administration plus efficaces, moins politisés - l'un pouvant aller avec l'autre! Mais à toute chose malheur est bon.

Car ces réformes sont insuffisantes. L'actualité a montré que l'opacité pouvait être mise à profit. Et que l'occasion fait le larron. Et le citoyen de découvrir que le président (socialiste) de SIG a pu faire grimper son revenu pour ses activités de service privé au service public jusqu'à 1000 francs par jours, samedis, dimanches et jours fériés compris.

Pareille rémunération est peut-être justifiée, voire insuffisante. Mais elle manque singulièrement de transparence, en une période où cette valeur prend une importance accrue. Raison pour laquelle il est nécessaire de compléter les projets de loi en question. Ce sera chose faite dès demain grâce aux propositions de trois députés - dont l'auteur de ce blog - qui ont à coeur d'offrir aux Genevois un Etat efficace, irréprochable et transparent à la fois.

Morale partisane de l'histoire: au PS, on aime faire la morale... aux autres. ça ne coûte pas cher, ça n'empêche pas de rapporter gros, à court terme. Mais ça peut décourager ce qui reste d'électorat populaire à voter avec leurs pieds en direction des partis populistes. Ou bien, espérons-le, de ceux qui prônent et assument la responsabilité individuelle. 

  

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12/10/2007

Politique et amitié: merci Mario!

La politique crée des liens d'amitié. Au sein de son parti, cela va -ou devrait- aller de soi. Mais aussi avec les membres d'autres partis. Mario Cavaleri est ainsi devenu mon ami, au fil des ans. C'est un homme pondéré, fin, intelligent. Mais aujourd'hui, j'aimerais dire que je fais plus que ressentir les liens que nous avons tissés. Je ressens aussi une certaine colère pour tous les coups qu'il a reçus cette année.

Les derniers sont les plus mesquins. Une néo-conseillère administrative, qui semble ennivrée de son pouvoir, n'est pas plutôt élue qu'elle commence une chasse à l'homme. Et de mettre à pied, à son pied pour les expulser de son dicastère, plusieurs de ses cadres. Parmi ceux-là, Mario.

Outre que ces pratiques sont étrangères à nos moeurs, elles sont surtout indignes. Elles font fi de la qualité d'engagements professionnels, elles humilient ceux contre qui elles sont dirigées. Elles ont un seul avantage: elles mettent à nu l'âme de celle qui les a prises. Et en montre la couleur. Noire comme un mouton.

 Mario, je suis convaincu que tu rebondiras. Grandi par celle qui a cru pouvoir t'abaisser.

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07/10/2007

Un champignac d'or pour le dernier précieux ridicule de la FAPSE

Pauvres élèves qui ignorent, tel Monsieur Jourdain, qu'ils sont désormais des "apprentis compreneurs" pour un des maîtres de leurs maîtres, professeur à la FAPSE. Et qui sont le prétexte à un double gâchis: financier et linguistique.

Car il y a des instituteurs genevois qui ont encore du bon sens. Ce sont ceux ont été choqués par le coût de l'organisation, sur leur horaire de travail, de trois conférences données par un enseignant de la faculté de psychologie et des sciences de l'éducation (FAPSE), qui ont rendu nécessaire l'engagement de remplaçants pour un coût estimé à 80 000 F. Certains ont même proposé que les conférences de recyclage se tiennent dorénavant le mercredi, jour de congé. Au DIP, on dit y réfléchir pour le futur. Vaut mieux tard que jamais, au coût de l'heure de réflexion!

Mais ces conférences, par leur titre, étaient en elles-mêmes une provocation rare: "Tout ce qu'il faut savoir pour aider l'apprenti compreneur". D'autant qu'elles faisaient partie, précise la Tribune de Genève, d'un plan lecture.

Une chose est sûre, il n'y avait personne en salle pour la relecture. Car un tel titre ne peut qu'encourager tous les préjugés que la FAPSE avait nourris par le soutien de certains (la moajorité?) de ses membres à la lutte contre le retour des notes à l'école primaire. Si cette faculté se sentait la vocation de passer pour un avatar des "Précieuses ridicules", elle ne pouvait mieux tomber !

Au surplus, le dernier précieux professeur ridicule de la FAPSE semble ignorer que le terme d'apprenti n'a plus droit de cité en Suisse, et donc à Genève, depuis la nouvelle loi sur la formation professionnelle. Les apprenants l'ont remplacé. Aidons donc l'apprenant compreneur de la FAPSE à relire ses classiques, dans l'attente de son Champignac d'or.

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29/09/2007

Elections: le droit de savoir, le devoir de se prononcer

Les questions de la Cicad "déplaisent à la gauche", dixit la Tribune de Genève du 28.09.2007. Soit. Un point de vue libéral n'est donc pas superflu. Car j'ai décidé de répondre à ce sondage, comme à de nombreux autres,  fort en l'occurrence de mes convictions qui m'ont amené à devenir vice-président de la Licra (ligue internationale contre le racisme et l'antisémitisme)  à Genève. Voici mes raisons.
1. Certes, les candidats voient les questionnaires se multiplier dans leur courrier à l'approche d'une échéance. Mais n'est-ce pas normal que des associations tiennent à connaître leurs opinions sur les causes qu'elles promeuvent ? Si l'on a envie de représenter notre canton à Berne, il faut donner de son temps, pas seulement dans les stands, mais aussi derrière son écran. Le temps des comices agricoles de Flaubert n'est plus. Le respect du citoyen, de l'électeur passe ainsi par le dialogue électronique. 
J'ai ainsi répondu récemment, entre autres - la liste n'est pas exhaustive -, aux questionnaires de l'AMG (association des médecins de Genève - voir ma réponse sur le site www.amge.ch), du Nomes, de la Chambre de commerce et d'industrie. Et à celui de la Cicad.
Il y a donc, qu'on le regrette ou qu'on s'en réjouisse, un droit de savoir de la part de la société dite civile. Je considère même que le fait qu'elle prenne le pouls des candidats oblige et honore ces derniers. 
2. De même il y a un devoir de se prononcer, quand on est candidat, pour aider à la formation de l'opinion publique, au choix ultime du citoyen.
Dans certains pays, les citoyens votent avec leurs pieds. Dans le nôtre, le cerveau est l'instrument usuel, qui n'exclut pas les tripes! Pour bien faire, il faut s'informer évidemment grâce aux médias, mais aussi par tous les moyens dont dispose une société libre, dont les courriers des associations. Or ces associations ont aussi besoin de l'avis des politiciens.
3. Certes, l'on peut être gêné par les questions fermées. Mais, même en faisant abstraction de la possibilité de lles commenter, comme le permettait le questionnaire de la Cicad, la cristallisation de l'opinion qu'elles exigent suppose le minimum de ce qui doit être exigé d'un candidat, à savoir le courage de son opinion, au service de causes où l'on n'hésite pas à prendre parti.
4. La vie amène à choisir son camp. Je n'hésite pas à choisir le mien, et à assumer mes choix, face à la Cicad comme face à d'autres associations. Et à faire preuve dans la durée d'une constance et dans mon intérêt pour les causes qui m'ont motivé, et dans les positions défendues. J'espre le faire avec le maximum d'esprit critique et de réflexion que ne doit pas obscurcir l'engagement pour les causes que je crois justes.
C'est l'occasion de rappeler que je m'engage dans cette marche vers Bene - encore trois semaines ! - pour la promotion de certaines valeurs. Au premier rang, les libertés, sous toutes leurs formes. Celle de penser, celle de croire. Celle de s'exprimer, et donc de critiquer. Celle de s'associer encore, notamment pour lutter contre les discriminations. Voilà, quelles que puissent être les reproches formels que l'on puisse faire à un questionnaire, pourquoi je n'ai pas pris le prétexte de la forme pour refuser d'entrer en matière sur le fond. Et que j'ai donc répondu.
Et j'ajouterai que j'ai d'autant mieux fait de répondre que, contrairement à d'autres associations, la Cicad ne juge pas les réponses, ne distribue ni bons ni mauvais points. Elle se contente de mettre à disposition une base de données permettant au ciotoyen intéressé et patient... de voir les réponses brutes de décoffrage de près de trois candidats romands sur cinq.

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25/09/2007

Immeuble secondaire à squatter !

Certains ont leur résidence secondaire, d'autres leur immeuble secondaire. Ils y vont le weekend, invitent des amis, des amis d'amis, se font "une petite bouffe", un grand feu de joie, avec la maîtresse au milieu. Un peu de saleté ne nuit pas , pas mal de déprédations et surtout beaucoup de bruit. Petit détail sans importance, l'immeuble secondaire n'est pas le leur, mais c'est précisément secondaire. Inutile de dire que c'est du dernier chic.

Le lundi, après la plainte du propriétaire légitime, face à la police qui vient les déloger, ils fuyent courageusement vers leurs immeubles primaires, où ils paient peut-être leur loyer, en "pantères grises" qui, le temps d'un weekend, ont voulu se donner le frisson des années où l'on squattait en rond et en long. On a les anciens combattants qu'on peut.

Et ils passent le reste de la semaine à prospecter pour trouver un nouvel immeuble pour le weekend suivant. Pour retrouver une convivialité qui ne saurait s'accomoder de loyers payés, aussi vulgaires à leurs yeux que les congés payés étaient incongrus avant guerre. Pour faire de l'improvisation musicale, pour donner dans la diversité culturelle.

En fait, ces sqautters-là sont des zappeurs. Des zappeurs de la démocratie libérale qu'ils méprisent, sauf lorsqu'ils y retournent pour user et abuser du recours à la justice.

Triste temps, tristes sires, qui ont enfin trouvé face à eux un Etat qui réagit, un procureur qui sévit. La tolérance zéro est dorénavant la seule attitude face à ces abuseurs de l'Etat de droit. 

A quand une étude sociologique sur ce nouveau mouvement social, si branché, si tendance ?

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23/09/2007

Le Grand Théâtre en danger !

Un million de francs en moins. La décision de la Fondation Wilsdorf de mettre fin à son mécénat en faveur du Grand Théâtre, pour autant qu'elle soit définitive, est la première conséquence sonnante et trébuchante de la crise qui a secoué la scène lyrique genevoise cette année. La politique de Gribouille de la Ville, et notamment de son magistrat chargé de la culture, Patrice Mugny, commence à coûter. Elle risque de mettre en difficulté notre opéra.

La mention du soutien de Wilsdorf au nouveau système de surtitrage, visible aux yeux des spectateurs qui ont eu l'occasion de voir les Troyens, le superbe spectacle qui ouvre la saison 2007-2008, risque fort d'être une dernière.

Que faire? La saga de la désignation d'un nouveau président du conseil de la Fondation du Grand Théâtre n'incite pas à l'optimisme. Certes, il est toujours possible d'espérer l'arrivée - ou le retour - d'autres mécènes. Une augmentation de la subvention municipale ne doit pas être exclue a priori.

Mais à défaut, il faudra songer à une intervention du canton, compte tenu du rôle du Grand Théâtre pour l'attractivité de Genève et son rôle international. Les modalités devront en être discutées, mais les errements et la versatilité de la "politique" municipale ne laissent pas place à un attentisme qui serait irresponsable.

 A terme, une restructuration des responsabilités devra suivre, à l'instar de ce que font d'autres cantons, dont Berne. Elle devra confier la responsabilité des lieux culturels d'envergure régionale, voire plus, au canton, des autres aux communes. Le Grand Théâtre n'est pas seul concerné; la Comédie, le Théâtre de Carouge, voire le Musée d'Art et d'Histoire méritent que leur sort ne soit pas dépendant de l'imprévisibilité érigée en doctrine. Ce qui reste du Musée de l'Horlogerie constitue au demeurant une autre preuve que l'amateurisme n'est plus tolérable.

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20/09/2007

A raciste, raciste et demi

Le point commun entre Lionel Jospin, Hergé et l'UDC? Le racisme.  

Lionel Jospin, le protestant sévère, est accusé par Madame Royal d'être raciste pour l'avoir critiquée. Sexiste, ça ne suffit plus à faire recette. Voilà au moins qui le sort de son semi-oubli en le rendant sympathique, tellement l'attaque est outrancière, pire: ridicule. Et dévalue les vrais comportements racistes, un fléau de tous les temps, mais du nôtre en particulier

Hergé, quoique mort et enterré, serait lui aussi un fieffé raciste pour son Tintin au Congo, écrit du temps où les têtes de nègre ne s'appellaient pas encore têtes au chocolat. Du temps des colonies. Du temps où, effectivement Hergé véhiculait des préjugés alors nauséabonds aux nez d'une seule minorité. 

Patrice Mugny ne pouvait pas manquer l'occasion de se glisser dans la peau d'un censeur. La posture est habituelle, dans les sphères du politiquement correct, de s'en prendre à certains provocateurs politiques de notre temps. On peut comprendre le fond de son raisonnement, on ne peut en admettre la manière. Car il le fait sans manière. 

En attaquant l'UDC au sujet de ses affiches récentes, il réussit surtout à discréditer les critiques basées sur une appréciation objective de l'affiche des moutons. Car dire de l'UDC que ce parti pue, c'est faire le trottoir, c'est tomber au niveau du caniveau, de l'égout.

De la part d'un actuel conseiller administratif, c'est irrespectueux. De la part d'un ancien président de la Licra, c'est plus qu'une erreur, c'est une faute. Car on ne peut pas, comme le fait Patrice Mugny dans son interview de la Tribune, à la fois prôner l'intégration (des étrangers, des différentes comunautés religieuses) et pratiquer l'exclusion des mal-pensants. A vouloir faire l'ange, il fait la bête; en voulant stigmatiser le racisme, il se fait sans s'en rendre compte raciste à son tour. 

Même avec les mal-pensants, il faut dialoguer, sans relâche ni angélisme. A l'UDC en particulier (sans évoquer ici les plaintes pénales qui reviennent sur ce parti comme des boomerangs), il faut expliquer que certaines affiches sont en totale opposition avec les valeurs humanistes de notre pays, avec la conception du respect de l'autre des libéraux. Je ne désespère pas que vienne le jour, après le 21 ocotobre?..., où des oreilles s'y feront plus attentives. Mais pour l'heure l'insulte ne peut tenir lieu d'argumentation.

La démocratie suisse, en cette fin d'été, fait mal au coeur.

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09/09/2007

SIG: l'écume et la vague de fond

Augmentation de 10% à 20% du prix de l'électricité (16% en moyenne pour les entreprises et les particuliers) dès la fin de l'année 2007, selon les déclarations à GHI de la porte-parole de SIG. En comparaison, la polémique sur les bonus des membres de la direction de l'entreprise monopoliste SIG ou sa générosité, aux dépens de ses clients, en faveur de squaters, notamment ceux de Rhino, fait pâle figure.

Cette augmentation a un double "mérite".

D'abord de mettre en évidence que les hausses de prix sont indépendantes de la structure juridique de l'entreprise. Tant SIG que des ténors socialistes genevois ou romands ne se sont pas privés de prédire des tsunamis au détriment des consommateurs si le marché de l'énergie était libéralisé. Or les augmentations de prix arrivent alors que les monopoles étatiques empêchent les utilisateurs de choisir les opérateurs les plus avantageux. Elles arrivent car les prix des énergies augmentent sur les marchés européens comme mondiaux.

Ensuite, parce que la confirmation de cette hausse amènera à se poser la question de la gestion de SIG. Evolution de la masse salariale, comparaison des salaires avec ceux du secteur public et d'entreprises publiques actives dans le même secteur, productivité, respect des normes éthiques, etc. devraient être autant de points à l'ordre du jour. Soit autant d'aspects que les critiques monomaniaques de la gauche austère et et la gauche épicurienne ne se privent pas d'adresser à l'économie privée. Il s'agira en particulier de voir comment cette hausse pourra être partagée entre tous les partenaires de SIG.

Car avant de demander à ses clients de mettre la main au porte-monnaie, SIG doit prouver sa totale bonne foi. Sinon, cette entreprise sera mouillée et par l'écume de l'affaire des bonus s'ajoutant à celle de Rhino, et par la vague de l'explosion des prix. La sécurité de l'approvisionnement énergétique et la qualité des prestations de SIG ne peuvent empêcher de se poser ces questions. Ni d'obtenir des réponses.

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26/08/2007

Les stores ou les maîtres ?

Dans un monde idéal, il n'y a pas besoin de choisir. Tout est donné, et quand il n'y en a plus, il y en a encore: il suffit de redemander - ou de se resservir. Dans le monde réel, la rareté, plus ou moins grande, est une réalité, et elle oblige bon gré mal gré à faire des choix. Cela surprend ceux qui refusent de grandir.

La politique de retour très douce, très lente, à l'équilibre financier à Genève semble avoir amené le Conseil d'Etat à faire certains choix, s'agissant des écoles. Le nombre d'instituteurs ou de maitres au Cycle reste le même (malgré la diminution du nombre d'élèves!); en revanche, les stores brisés par les élèves ne sont pour le moment pas systèmatiquement remplacés, les wc vandalisés pas toujours remis en état. Assurément désagréable. Mais vaudrait-il mieux diminuer le nombre d'enseignants et réparer les stores ?

Au fond, ce type de choix n'est pas sans vertus éducatives. Il montre à l'ensemble des élèves d'une école que le comportement de quelques uns a des conséquences pour tous. Que chacun doit être attentif au comportement de son voisin. Que les jeunes ne sont pas tous des anges. Et que ceux qui se comportent en bêtes peuvent retrouver le droit chemin grâce à l'appui de leurs pairs. De ce qui ressemble à une punition collective peut naître, dialectiquement..., un renouveau moral collectif.

Dans la vie idéale, rien n'a de conséquences; dans la vie réelle, tout se paie, tôt ou tard.

 

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23/08/2007

Les paysans brésiliens ne squattent pas, eux

On s'en doutait, maintenant on le sait, sauf à douter de l'ouïe du journaliste de la Tribune du 23 août qui rapporte des propos pour le moins d-étonnants. Les ex-squatters de Rhino avaient fini pas se croire chez eux à Rhino. Maurice Pier, leur ex-porte-parole, les compare aux "paysans brésiliens chassés de leur terre". Sans se préoccuper de savoir si la comparaison n'attente pas à l'honneur des paysans brésiliens.

Et avec une différence: ce "chez-moi" devait être payé par les autres. Quelle qu'en soit la forme. La preuve: leurs affaires, qui ont exigé 1200 cartons pour le déménagement, sont bien à eux et réclamées comme telles, sont entreposées jusqu'à la fin du mois d'août dans un garde-meubles aux frais du propriétaire, semble-t-il. Les ex-squatters demandent une prolongation de ce délai "insurmontable". Ou alors que l'Etat paie, exigent-ils. Or, l'Etat, c'est majoritairement nous, et très marginalement eux, à tous égards, sauf dans la recourite judiciaire où ils se souviennent de leurs droits, voire s'en inventent. Qui a envie de payer pour eux?

Y aurait-t-il un obstacle quelconque à ce qu'au 1er septembre, M. Pire et consorts reprennent à leur compte la location du garde-meubles? Bien sûr que non. A propos, on n'a jamais vu un garde-meubles squatté...

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21/08/2007

Achtung! A Genève, l'allemand prend tout son temps

A la SNCF, un train peut en cacher un autre. Au DIP aussi. Sauf qu'il s'agit de train de problèmes. Mais vu que, selon les CFF, "der Kluge reist im Zuge" et qu'on est en Suisse, il n'y a pas de souci à se faire. Trève de circonlocutions. Au fait.

Des enseignants de 7e, donc du Cycle d'orientation (CO), n'auraient pas encore reçu le manuel de raccordement pour l'enseignement de l'allemand, à moins d'une semaine de la rentrée des classes. Le service de l'enseignement du CO ne serait ni responsable, ni coupable de ce retard, assure à la Tribune la présidente des maîtres d'allemand. Un des chargés de mission du CO met en cause l'imprimeur, étranger au canton (fribourgeois en fait...), qui, le vilain, n'a fait parvenir les manuels en question que le 9 juillet, donc il y a 6 semaines bien tassées. Or l'économat aurait bien autre chose à faire durant l'été que de s'occuper de pédagogie et de vile distribution de brochures d'enseignement: les impératifs comptables et administratifs l'emporteraient sur ces préoccupations, les vacances des collaborateurs du service aussi. Passons. Au passage, un enseignant conteste avoir été simplement informé de l'existence de cette brochure de raccordement par le DIP, a fortiori de sa distribution problématique. Une mission encore à remplir...

Il y a plus grave. La même présidente des maîtres d'allemand du CO explique doctement combien cette brchure de raccordement est nécessaire. Alors que ces chers bambins aux têtes désormais multicolores, une richesse de Genève, sont initiés à l'allemand dès la 3e année primaire, notés dès la 5e P, ils ne sont pas en mesure de plonger dans la méthode "Genial" dès leur arrivée au CO. "Reconnaître les acquis du primaire est ardu, car il existe une grande hétérogénéité". Sous-entendu dans la maîtrise de l'allemand par les instituteurs au moins autant que par les élèves. Et de conclure avec la précision et l'explication qui tuent: "Ce n'est que depuis 2000 que l'allemand y est considéré comme un réel apprentissage et plus comme une initiation. Faire changer les mentalités prend du temps".

Donc, en sept ans, et pas en six semaines, les enseignants n'ont pas été en mesure de réduire leur "hétérogénéité". Il serait au passage intéressant de savoir combien d'entre eux sont, depuis le début de ce millénaire, partis en stages et/ou vacances en Suisse allemande, en Allemagne, en Autriche ou au Tyrol du Sud, comme ne disent pas les Italiens, pour perfectionner leur allemand. Quelle sont les mesures prises par le DIP pour les y inciter? Quels sont les contrôles des connaissances des enseignants par le DIP en cette autre langue nationale? Combien de chargés de mission y sont affectés? Peut-être que cela pourrait aider au changement des mentalités...

En fait, l'enseignement de l'allemand à l'école primaire est vu comme une contrainte par beaucoup - enseignants, parents et évidemment enfants -, une contrainte inutile, désagréable. On fait semblant de s'y former, les têtes multicolores semblant d'apprendre. Les heures et les années passent. Et il faut tout recommence ou peu s'en faut au CO. Un gâchis inacceptable! Un gâchis que la géniale nouvelle méthode risque d'augmenter au CO. Elle ne comprend en effet pas de grammaire! L'oralité, l'oralité, il n'y a que ça! 

Pendant ce temps, d'autres enfants commencent un enseignement bilingue par immersion. Dès cette rentrée, par exemple, les petits Grisons en "romansch grischun" unifié et en allemand et/ou italien. Ou, à Genève, les élèves de certaines écoles privées dont, pour l'allemand, l'école Moser.

Il n'est plus acceptable que l'école publique genevoise n'offre pas, elle aussi, au moins une filière bilingue, avec des enseignants germanophones. Car il y a des parents qui en ont envie pour leurs enfants. Et des enseignants qui en ont les compétences.

A quand un recensement de l'offre et de la demande de bilinguisme dès l'école primaire par le DIP? A quand une politique de recrutement allant au-delà de la Sarine? A quand une vision de la Suisse par le DIP?

 

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17/08/2007

Du IIIe Reich à la RDA: le poids de la honte

Un ordre écrit de tir sur les fuyards du paradis de la République démocrtatique allemande (RDA), remontant à 1973, vient d'être retrouvé. "Hommes, femmes, enfants, abattez-les tous!" dit-il en substance. "Car les femmes et les enfants sont utilisés pour protéger les hommes". Pas de pitié donc.

On savait par le nombre de morts, pas exactement établi, le prix qu'ont payé les citoyens de la RDA à la dictature communiste, au mur de Berlin et au rideau de fer. Mais les documents écrits, établissant les resposabilités, sont rarissimes. Les dirigeants de l'ex-"patrie des ouvriers, des paysans et des intellectuels" ne se sont pas fait faute de se prévaloir de leur absence pour se défausser de leurs responsabilités lors des procès qui ont suivi son implosion. Même aujourd'hui, ils continuent à nier l'inhumanité de leurs ordres. Difficile de se raser le matin en songeant à ceux qu'on a fait assassiner !

C'est probablememt un déni de réalité du même ordre qui s'était emparé des dirigeants du IIIe Reich à propos de l'holocauste. Pas d'ordres écrits là non plus. La "solution finale" est l'un des pires non-dits de l'histoire humaine. La conférence du Wannsee qui l'a planifiée en 1943 s'est déroulée sans procès-verbaux. Les bourreaux ont tout tenté pour se faire passer pour de consciencieux bureaucrates, du procès de Nuremberg à celui de Eichmann. Raul Hillberg, l'historien de l'holocauste qui vient de mourir, s'en était convaincu.

Pour l'honnête homme du siècle passé comme de ceux qui suivront, les responsables des tirs de la RDA comme des camps d'extermination du IIIe Reich uns resteront marqués à jamais non seulement par leurs décisions homicides, mais au moins autant par leur honte d'admettre et les balles dans le dos, et les chambres à gaz.

 

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09/08/2007

Les HUG méritent mieux !

Les HUG, dernier hôpital de Suisse ! Pas pour moi! Personnellement et scientifiquement, j'émets des doutes sur les résultats du sondage de Comparis qui ne porte pas sur la qualité des soins, mais sur des questions de perception du séjour hospitalier dans 53 hôpitaux suisses.

Des doutes personnels, car si j’avais été interrogé sur ma brève expérience – 10 jours en juin, à la suite de fractures à la jambe -, je n’aurais pas manqué de donner des réponses positives à quasiment toutes les questions posées. Prise en charge, explications et disponibilité des médecins et des infirmières, prévenance aussi, tout, ou peu s’en faut, s’est conjugué pour rendre mon séjour le plus apaisant en termes de douleur et d’appréhension. Il est vrai qu'il n'y avait aucune question portant sur les aspects gastronomiques des séjours hospitaliers...

Un scepticisme scientifique aussi, car avec un nombre de réponses de l'ordre de la centaine pour les HUG, si mes informations sont correctes, la marge d'erreur est particulièrement élevée. Il aurait suffi que je sois le 101e interrogé pour influer sur les résultats, faisant même passer les HUG devant le CHUV! La démarche est assurément à améliorer.

L'idée est juste de comparer les hôpitaux, y compris pour la qualité des soins. Celle de choisir son hôpital aussi. C'est pourquoi je retournerai sans hésiter aux HUG pour me faire enlever la plaque de titane qui "enrichit" actuellement mon tibia!  

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06/08/2007

Fiançailles ou mariage islamique ?

La question n'est pas anodine. La réponse pourrait signifier que la charia (droit islamique) a supplanté le droit suisse. Ou bien qu'il vaut mieux connaître l'arabe avant de signer un document, concernant, peut-être, de simples cadeaux de fiançailles !

La mise en cause du nouveau directeur de la mosquée de Genève par Madame Pastoor, un nom prédestiné pour cette femme de 59 ans, convertie à l'islam des pieds à la tête, mais apparemment pas arabophone, est grave. Elle prétend avoir dû contracter un marige à la va-vite. Or, rappelons que le droit au mariage fait partie des libertés garanties par notre constitution, quel que soit l'âge des personnes concernées. Il rétorque s'être simplement fiancé à une femme semble-t-il très pressante.

Derrière le prétexte, qui semble peu plausible compte tenu des explications dudit directeur, d'avoir utilisé Madame Pastoot pour obtenir un permis de séjour, de trouve posée la question du respect du droit suisse.

Les exortations d'un iman saoudien de la mosquée de Genève, vendredi 3 août, intimant les femmes à obéir à leurs maris et rester silencieuses, surtout en public, peuvent certes être interprétées contre le directeur. A l'inverse, la fougue de la conseillère de la fiancée-mariée, la représentante locale de Ni putes, ni soumises, laisse subsister le doute quant au sérieux de l'étude du cas. Voire quant aux mobiles de la mise en cause.

Le directeur de la mosquée genevoise a donc tout intérêt à démontrer que le document en question n'est pas un contrat de mariage. Il lui suffit de le remettre aux médias. Sinon, la population pourrait nourrir le doute, malgré les apparences abracadabrantesques, que Madame Pastoor a contracté mariage, en violation du droit suisse. Celui-ci exige en effet, pour ceux qui entendent se marier religieusement, que les fiancés ou, pour faire simple et moderne, les futurs mariée passent à la mairie avant de se rendre à l'église, au temple, à la synagogue ou la mosquée.

A quand la réponse ?

14:54 Publié dans Général | Lien permanent | Commentaires (2) | |  Facebook | | | |

04/08/2007

Les ados, ni anges, ni démons

Certains, à gauche mais pas seulement, croient que les ados sont en manque de droits. Et de leur proposer le droit de vote dès 16 ans, pour les plus raisonnables d'entre eux. Ils rêvent en fait de leur octroyer ce que les adolescents n'ont même pas eu l'idée de demander, sauf une minorité d'entre eux. Le président de la commission suisse de la jeunesse l'a dit, les sondages auprès des jeunes le répètent. Peu importe, quand on est atteint du jeunisme, la réalité n'est pas un remère suffisant ! On notera que la maladie semble d'origine germanique, puisqu'elle touche aussi l'Autriche et l'Allemagne.

D'autres, à droite toute, sont convaincus que les ados sont en manque de devoirs. Et de vouloir leur imposer le droit pénal des adultes dès 16 ans. Certets, ce ne serait que pour les délits particulièrement graves (meurtre, viol). A quoi s'ajouterait paradoxalement une responsabilité des parents accrue. Comme si la répression seule allait résoudre le mal-être d'une classe d'âge, comme si la responsabilité des parents n'était pas la première à devoir être rappelée, comme si les mesures en faveur de l'intégration des jeunes étrangers ne devaient pas être substanciellement améliorées. On notera que cette tendance n'est pas seulement germanique.

Pour les uns, les ados sont donc sinon des anges, du moins de petits adultes qui en méritent les mêmes droits. Pour les autres, ils sont des démons en puissance qui doivent être soumis aux mêmes devoirs.

Or, les uns et les autres se trompent. Formellement, parce qu'une extension des droits ne va pas sans sa contrepartie en termes de devoirs. Et réciproquement.  

Ils se trompent aussi sur le fond: les adolescents ne sont ni ne seront jamais des adultes. A la fois enfants et adultes, ils ont besoin d'un statut particulier. Il ne sert à rien de le nier, ni de les déséquilibrer.

 

 

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27/07/2007

Les emplois et les entreprises contribuables, dehors!

La néo-conseillère administrative Sandrine Salerno est une pro-squatter. C'est son droit. En revanche. son mépris pour les besoins des personnes à la recherche d'un emploi et des entreprises est peu compréhensible, alors que ce serait son devoir que de faciliter leur création en Ville. 

Interrogée par la Tribune (26 juillet 2007) sur les terrains qui pourraien être mis à disposition des squatters. elle relève d'abord qu'il n'y a guère d'immeubles disponibles (d'autant que la Ville a déposé plainte pénale pour obtenir l'expulsion de 7 des 24 squats restants). Pour imaginer ensuite "d'utiliser certaines de nos zones industrielles situées en milieu urbain" en faveur des squats.

Bravo Madame Salerno! Grâce à pareille politique de Gribouille, Genève évitera de créer des emplois, repoussera les entreprises vers d'autres communes, perdra des recettes fiscales que génèrent leurs activités.

Madame Salerno a une excuse. La même majorité de gauche du Conseil administratif où elle a été élue a déjà réussi à chasser de Genève une grande banque privée. Entre autres. 

Dédain de l'argent pour dédain de l'argent, elle donne au passage un prétexte à ceux qui veulent supprimer la taxe professionnelle. Genève est vraiment trop riche. Il faut lui supprimer le superflu! Elle nous en sera certainement reconnaissante...

10:46 Publié dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | | | |

24/07/2007

Le retour sur terre de Rhino

"Je n'arrive pas à croire que ce n'est plus chez nous". Face à l'évacuation de Rhino, la réaction attristée d'Estelle, dont la Tribune nous dit qu'elle a les yeux rougis, outre qu'elle renvoie à Verlaine

Il pleure dans mon coeur
Comme il pleut sur la ville,
Quelle est cette langueur
Qui pénètre mon coeur ?

surprend en fait par sa candeur.

La jeune squatter - on suppose la jeunesse, synonyme d'innocence - ne s'était en effet pas rendu compte qu'elle violait un domicile. Qu'elle s'emparait d'un bien - une chambre dans un appartement dans un immeuble - qui ne lui appartenait pas. Pas plus qu'il n'appartenait à M. Pire, squatter historique de Rhino, l'un des chefs des allocations - et non locations - de locaux aux nouveaux occupants illicites.

Dans son monde idéal, on devait probablement être libre de faire de la musique, de boire des verres en invitant tout ce que Genève compte de jeunes intéressés par une vie alternative. Sans se soucier que cette liberté s'exerçait au détriment de quelqu'un, un propriétaire, et non un spéculateur, qui avait un projet de rénovation de 19 appartements à prix ultra-abordables. Les idiots de locataires,  qui paient leur loyer, les ouvriers insultés par les squatters, apprécieront.

Dans son monde alternatif, ce qui est à toi est à moi. Mais pas l'inverse. Le propriétaire ne voulait pas vendre? On lance une initiative pour l'exproprier. L'initiative est invalidée? On s'invente un statut de locataire avec bail unilatéral. On multiplie les provocations juridiques. On en appelle aux Nations-Unies. Et pourquoi au Maître de l'Univers? Le moment est venu de revenir sur terre.

Petit détail: M. Pire déclare à la Tribune que la vingtaine de squatters attend de récupérer ses biens. Cela démontre deux choses. Primo, la propriété privée existe quand même. Secundo, il n'y avait pas 70 squatters à Rhino. 

 

 

 

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04/07/2007

Marc Roger - Lénine, même combat !

Un wagon plombé pour Marc Roger, voilà ce dont a besoin cet homme qui a peur de l'avion, du bateau, de son ombre, et surtout de la prison.

Après avoir fanfaronné au détriment du Servette, puis s'être dérobé aux convocations de la justice genevoise, Marc Roger montre son vrai visage: un abuseur de l'état de droit, prêt à toutes les ficelles pour échapper à son sort.

Une légende veut que Lénine ait traversé l'Allemagne, en guerre contre la Russie tsariste, dans un wagon plombé. Marc Roger pourrait, tout bien considéré, voyager ainsi à travers son pays, la France, pour éviter d'être tenté de descendre aux gares ou de trop se pencher par la fenêtre... È pericoloso sporgersi!

Pour sûr qu'il aurait droit à une réception digne de lui à son arrivée à Genève!

  

12:47 Publié dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | | | |

11/05/2007

Dette de l'Etat: la Tribune refuse, mais ne propose rien

Ily avait une fois une superbe maison de maître quasi inutilisée (quelques heures par mois) que la Tribune du 9 mai voudrait garder en mains de l'Etat. Car on ne sait jamais: une maison de maître, ça peut toujours servir. Et puis, les bijoux de famille, ça ne se vend pas, Monsieur. Sauf que ce bijou n'est dans la famille que depuis 20 ans.  

Sauf que, sise au bord du lac de Genève, à Bellevue, dans un beau parc d'un hectare, elle était et est toujours entourée de propriétés privées et n'est accessible que par la route de Suisse - ce que ne montre pas la photo de la TG - et par le lac. Pour en faire un parc public, c'est problématique, et cher au demeurant. Car cette maison vaut une fortune. On articule le chiffre de 20 millions.

La Confédération a décliné l'offre de l'acquérir. Trop petite pour elle comme pour le canton. Juste bonne à faire des garden-parties. Chers les plaisirs mondains des missions internationales à Genève !

Peu importe que le Conseil d'Etat veuille essayer de réduite la dette en se séparant des biens sans utilité. La TG considère qu'il s'agit là d'"esprit de clocher, de pingrerie bien genevoise, de manque de vision".

 Merci donc à la TG d'indiquer aux citoyens comment l'Etat doit s'y prendre pour faire face à la situation financière calamiteuse du canton !

 

 

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30/04/2007

Le bilinguisme est possible et nécessaire

Le DIP répond nécessairement oui à la question qu'il a demandé à Pascal Décaillet de lui poser: une école exigeante pour tous. Bravo! Une école aussi adaptée à notre temps, pas seulement dans ses pédagogies comme certains se sont limités à penser. Mais aussi dans ses contenus. Une école adaptée aussi aux demandes d'une majorité de ses élèves qui ont envie d'apprendre, de découvrir de nouveaux horizons.

Or, il est un besoin que l'école publique genevoise ne couvre qu'imparfaitement, sinon presque pas : l'immersion des élèves dans une autre langue et dans la culture qui l'accompagne. Elle donne l'impression d'être à la traîne de l'offre des écoles privées. Elle ne remplit pas son rôle social.

Certes, il est possible de passer une maturité bilingue français-allemand et français-anglais, dans un nombre limité de classes. Mais rien n'existe pour le cycle (et encore moins à l'école primaire). Or, ce ne sont pas les professeurs de langue maternelle anglaise et allemande qui y manquent. Un cycle, rien qu'un pour commencer, et les élèves comme leurs parents seraient rassurés, qui se soucient d'être des Suisses capables de converser avec la majorité de leurs concitoyens, des citoyens du monde capables de ne pas baragouiner l'anglais au travail ou en voyage. Car plus tôt on commence, et mieux c'est.

Et puis, tant qu'à faire, pourquoi ne pas faire l'inventaire complet des compétences linguistiques des enseignants - ou de ceux qu'un tel renouveau de l'école pourrait motiver. Peut-être que l'italien, l'espagnol, le portugais voire d'autres langues pourraient entrevoir un avenir radieux ! A quand une décision audacieuse du chef du DIP ?

Petit avantage: la maîtrise du français aurait tout à y gagner.

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24/04/2007

Les SIG ne font pas la lumière sur Rhino

Depuis trois ans, les SIG savaient, grâce à un avis de droit qu'ils avaient eux-mêmes commandé, que la fourniture d'électricité aux squatters de Rhino et d'ailleurs pourrait constituer "une complicité à violation de domicile".

Depuis, motus, bouche cousue, bref, la nuit complète. Et leur promesse dans la Tribune du 24 avril de "s'expliquer lundi" 23 avril tient plus des pratiques d'Eole que de la glasnost qui devrait inspirer une entreprise publique, propriété des citoyens qui y sont notamment représentés par leurs partis.

Les Genevois ne savent donc toujours pas qui au sein du Conseil d'administration ou, plus vraisemblablement compte tenu de l'aspect "opérationnel" de cet avis de droit, au sein de la direction des SIG, a décidé de ne pas rendre public ce document pendant trois longues années. Un proche des squatters? Un "simple" allié objectif? Un responsable trop occupé par d'autres tâches?

Pour mémoire, on rappellera que dans le cas des affaires de l'uni, le DIP avait aussi eu des problèmes d'interprétation d'avis de droit. Les avis de droit, c'est si compliqué... à s'en dépétrer!

Puisque les SIG ne veulent pas répondre à la presse sur ce point, il faudra que le Conseil d'Etat, en tant qu'autorité de surveillance, leur intime de le faire. C'est ce que je ne manquerai pas de demander à l'exécutif, dès la prochaine session du Grand Conseil. 

 

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23/04/2007

Des élections françaises rentables pour Genève !!!

Une école en Ville, un dimanche d'avril pas comme les autres, des Français de Genève impatients d'y déposer leur bulletin dans l'urne pour élire leur président-e, des contractuels voraces. Voilà le petit menu concocté par nos édiles pour bien rappeler aux Français qu'à l'étranger très voisin, on ne badine pas avec le non-respect du stationnement. Et même le dimanche des élections présidentielles.

Vu le taux de participation, l'opération a dû être rentable. Pour les caisses de la Ville. Mais pas pour son crédit.

Dimanche prochain, n'oubliez pas de donner une leçon à ces sangsues attachées aux seules basques des automobilistes. Allez donc voter pour les candidats qui entendent redonner un sens aux expressions "priorités" et "sens de la mesure". La sécurité, ce n'est pas la chasses obsessionnelle aux véhicules plus ou moins mal garés, c'est d'abord la lutte contre les dealers qui sévissent sur les quais, dans les parcs ou dans les préaux !

 

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03/04/2007

Votre premier billet

Bonjour,

Merci d'avoir créé votre blog sur notre plateforme. Vous pouvez dès à présent bloguer librement, mais nous vous conseillons de paramétrer d'abord votre blog à l'aide de quelques menus simples qui se trouvent sur la colonne de gauche de votre administration:

1. Paramétrer le blog

Sous Paramètres / Blog, vous pouvez donner un nom à votre blog. C'est ce nom qui apparaîtra dans les pages d'index. Vous pouvez également mettre un sous-titre et une description qui permettra aux moteurs de recherche de mieux vous trouver.

2. Paramétrer les commentaires

Sous Paramètres / Commentaires, vous pouvez choisir si vos visiteurs peuvent commenter librement vos billets ou si vous préférez les modérer (les lire) avant d'autoriser la publication.

3. Décrivez-vous

Sous Auteur, Editer Auteur, vous pouvez insérer toutes les caractéristiques personnelles que vous désirez. Et vous pouvez choisir lesquelles vous voulez voir publiées lorsqu'un visiteur cliquera sur le lien "A mon propos" de votre blog.

4. Choisissez les catégories de vos billets.

Au moment de la création de votre blog, vous avez choisi une catégorie générale pour votre blog, celle qui apparait en troisième colonne de l'index de nos blogs. Mais vous pouvez aussi catégoriser vos billets à l'intérieur de votre blog (les catégories qui apparaissent en 2e colonne de votre page d'accueil). Allez dans Notes / Catégories, et choisissez celles que vous voulez.

5. Ecrivez votre premier billet

Ceci fait, lancez-vous dans la rédaction de votre premier billet. Dans Notes / Nouvelle note, vous pouvez lui donnez un titre, une catégorie , et écrire jusqu'à... 65'535 caractères. A l'aide du menu au-dessus du texte, vous pouvez insérer du gras, de l'italique, faire des listes, insérer des liens hypertextes ou des images. Lorsque vous avez terminé, il suffit de cliquer sur "Bloguer ceci!" pour que votre billet soit publié.

6. Corriger un billet paru

Personne n'est parfait. Pour corriger un billet paru, aller sous Notes / Editer une note. Vous pourrez modifier n'importe quel billet déjà rédigé. C'est également là que vous pourrez effacer un billet, comme par exemple ce premier billet que nous avons placé pour vous.

7. Editer et corriger des commentaires

Dans Notes / Commentaires, vous pourrez intervenir également sur les commentaires liés à vos billets. C'est également là que vous pourrez les publier si vous avez choisi l'option Commentaires modérés.

8. Créer une liste de liens

Sous Liens / Liens, vous pouvez créer une liste de vos liens favoris qui seront affichés en 2e colonne de votre blog.

9. Voir votre audience

Sous Statistiques / Webalizer, vous pourrez suivre jour après jour votre succès et découvrir combien de visiteurs sont venus lire vos billets.

10. Envoyer des billets par votre téléphone mobile 

Vous pouvez bien évidemment consulter votre blog sur votre téléphone mobile en reprenant l'adresse de votre blog et en la terminant par /mobile

Vous pouvez également envoyer des billets depuis votre téléphone mobile. Pour cela, il vous suffit de créer une adresse e-mail dans Auteur / Editer Auteur. Puis, depuis votre téléphone mobile, créer un MMS que vous enverrez à cettre adresse pour publier votre billet. 

Bonne chance!

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