18/09/2013

Thierry Apothéloz, favorable au port du voile islamique, invite ses supporters qui mangent halal

Dernière minute:

Je suis en mesure d'opposer un démenti formel aux internautes qui font l'hypothèse tenant du pur fantasme que la sœur de Thierry Apothéloz est liée à la famille Ramadan. J'espère très sincèrement que les personnes répandant ce mensonge se convertiront à la vertu de la vérité !  

 

Un indice quasi cascher pour confirmer mon hypothèse hardie que Thierry Apothéloz remplacerait Sandrine Salerno à la "1ère rencontre annuelle des musulmans de Genève" organisée et encadrée à Genève par la succursale locale des Frères musulmans intégristes, soit la fratrie Ramadan, sur le thème angélique "union et ouverture".

Ajoutons-y un second indice encore plus probant du multiculturalisme mou du candidat au Conseil d'Etat très rose de Vernier : sa position laxiste sur le port du voile islamique à l'école publique obligatoire (http://issuu.com/psgenevois/docs/newpscr_009-13_psg).

Selon une fuite intéressée dont le concurrent que je deviens de l'agence Decaprod (qui ne me cite pas plus que la TG, selon mon ami Pascal, ne la cite), Thierry Apothéloz a organisé un pic-nic aux Evaux le dimanche 8 septembre 2013, dans le cadre de sa campagne pour le conseil d'Etat. Le pic-nic était organisé à l'intention de ses supporters. Jusque là, rien que de banal.

Mais grâce à Thierry Apotheloz, on évite vite la banalité: le pic-nic était aussi halal ! Cette sollicitude pour la diversité culturelle genevoise est touchante. Il est vrai qu'il y a nombre de femmes voilées à Vernier et, plus largement, à Geneve. Certaines font peut-être partie de son comité de soutien. En ce sens, son action est logique. Voire de bonne guerre électorale. Surtout depuis que sa concurrente Sandrine a trouvé son chemin de Damas (voir ma note précédente). Mais jamais, à ma connaissance, n'ont été organisés à Genève des pic-nids politiques halal. Spaghetti PDC, choucroute radicale, pour les libéraux évidemment caviar, choucroute au caviar désormais pour le PLR, travers de porc MCG sont d'habitude offerts aux militants - vendus chez les libéraux à leurs amis radicaux...

Peut-être que grâce à ce choix culturel, Lucia Dahlab, la non-élue au conseil municipal et néanmoins candidate voilée des Verts au Grand Conseil (pas pour le plus plaisir de tous les Verts, à témoin son score à Vernier en 2011 où elle a fini avant-dernière de son parti, preuve que les sermons en faveur de la diversité, c'est bon pour la façade, mais pas dans l'urne), était aussi présente...(http://www.ge.ch/elections/20110313/commune/43/nominatif/)

Petite précision: les boucheries halal de Genève servent aussi des clients juifs souhaitant manger cascher, car il est compliqué pour les juifs de trouver de la viande cascher en Suisse, en raison de l'interdiction de l'abattage rituel. En ce sens, le pic-nic halal de Thierry Apothéloz était quasiment cascher. Tout en privilégiant clairement l'électorat musulman, y compris sa composante islamiste. En réalité, la viande halal n'est pas casher aux yeux de la kasherout, mais la viande kasher est considérée comme halal par les musulmans.

Une chose est claire sur le plan politique. Thierry Apothéloz votera contre mon projet de loi, quand il sera déposé (voire soumis au peuple si un référendum s'y oppose, au cas où elle serait adoptée par le Grand Conseil), pour interdire les signes religieux ostentatoires à l'école obligatoire. Dont le voile.

Aux citoyens de faire le bon choix, en ne donnant pas leur voix à un candidat qui n'est pas dérangé par l'inégalité culturelle entre les hommes et les femmes. Et par le mépris signifié aux femmes. Peut-être que ses concurrente sont plus nuancés sur ce point. Non seulement désormais Sandrine Salerno, mais peut-etre, pourquoi pas, Roger Deneys. Tout pécheur méritant miséricorde, je serais intéressé à ce qu'il se dévoile sur ce point.

14:15 Publié dans Développement durable | Lien permanent | Commentaires (56) | |  Facebook | | | |

Le chemin de Damas de Salerno. Mais pas encore d'Apothéloz.

Une fois de plus, le duo de choc des Frères musulmans genevois, Hani the bad et Tariq the good, ne résistent pas au plaisir de l'intoxication commune. En effet, invitant à une manifestation de prosélytisme qui se tiendra le 29 septembre 2013 dans une école publique genevoise, avec prières au programme, ils prétendent dans leur programme envoyé aux partis le 27 août (voir ci-dessous) bénéficier de la présence de Sandrine Salerno en sa qualité de maire de Geneve. C'est non seulement faux, mais c'est un mensonge, peut-être excusé par le Coran.

Quelques détails croustillants. Lorsque l'invitation part portant son nom et le titre de son exposé, Sandrine Salerno (SaS) n'a même pas été consultée par les propagandistes locaux de la charî'a. Lorsque trois semaines plus tard, elle fait part de son refus de s'y rendre, sa place est alors signalée comme vacante (voir ci-dessous). Et les frères Ramadan de lui chercher un ou une remplaçante.

Maïs à défaut de vouloir tromper sciemment les Genevois -et énerver ceux qui voient d'un mauvais œil nos autorités s'acquoquiner avec ces compagnons de route du terrorisme islamiste -, on peut faire l'hypothèse que les frérots se sont trompés à l'insu de leur plein gré. En effet, dans le passé, SaS avait assumé des positions qui ne pouvaient que leur plaire. Du coup, ils ont probablement déduit (de bonne foi) qu'hier ne pouvait que prédire demain.

C'est ainsi que lors d'une soiree à laquelle SaS a assisté, peu avant le vote sur les minarets, la magistrate s'était exclamée: "Je me réjouis de changer d'identité!". Une déclaration prémonitoire que personne n'avait interprété à sa juste valeur. Et qui donne tout son sel au chemin de Damas sur lequel elle chemine aujourd'hui, non sans courage.

Ajoutons que selon nos informations (en avance sur celles de Decaprod), l'ouvrier de la onzième heure qui devrait remplacer SaS serait le jeune Thierry Apothéloz, conseiller administratif de Vernier. Et subsidiairement, candidat au Grand Conseil. Qui recevra le même salaire (en déconsidération) des Genevois pour s'être associé au quarteron d'intégristes islamistes de la rue de la Grenade. On s'en voudrait de le mette en garde contre ce qu'il peut perdre en voix en allant se transformer en caution des Ramadan.


BONUS

0. Titre inventé de l'exposé de SaS

14h35​ Intervention de Mme Sandrine Salerno, Maire de Genève, sur le thème : « quelle politique à Genève en matière de diversité ? ».


1. Bonus de la soirée minarets.

1.1 Lors de la même réunion, Lucia Dhalab, l'enseignante voilée fait un discours mielleux au cours duquel néanmoins elle introduit trois revendications :
- Port du foulard pour les enseignantes (elle est à l’origine de la décision de la Cour européenne de Strasbourg, grâce à l'ancienne conseillère d'Etat MBG)
- Congé pour les élèves musulmans lors des fêtes musulmanes
- Dispense de gym en fin de journée pour les élèves qui font le ramadan

1.2 A cette soirée déjà destinée à montrer la diversité des musulmans était aussi invité l’ambassadeur de l’OCI à Genève Babacar Ba. Rappelons que l'OCI est cette fameuse irganisation qui n'a eu de cesse de faire introduire dans nos législations le délit de "diffamation des religions" (après avoir tenté sans succès de faire introduire le dlit de blasphème).

2 Mail de la couverture des Frères musulmans aux partis genevois

De : sabine tiga [mailto:sabine.ti@hotmail.com]
Envoyé : mardi 27 août 2013 14:03
À : psg@ps-ge.ch; verts genève; info@plr-ge.ch; info@pdc-ge.ch; info@mcge.ch; secretariat@udc-ge.ch
Objet : invitation rencontre UOMG le 29.09.2013
Madame, Monsieur,

L'UOMG (Union des Organisations Musulmanes de Genève) m'a chargé d'organiser leur 1ère rencontre annuelle le dimanche 29 septembre à l'ECG Henri Dunant.

Le comité souhaiterait inviter une ou un représentant de votre parti afin de faire connaissance et partager un moment convivial sur le thème de cette journée : "UNION et OUVERTURE".

L'UOMG est un collectif d'organisations musulmanes genevoises qui travaillent pour promouvoir le mieux vivre ensemble à travers diverses actions dont le fait d'entretenir des relations bénéfiques avec divers partenaires sociaux, culturels, politiques.



Vous trouverez ci-joint l'affiche de l'évènement ainsi que le programme détaillé. Madame Salerno prendra la parole en tant que Maire de Genève.

J'espère que vous nous ferez l'honneur d'être parmi nous lors de cette rencontre.

Je reste à votre disposition pour plus de renseignements.

Veuillez recevoir, Madame, Monsieur, mes salutations amicales.

Sabine Tiguemounine, pour le comité organisateur de l'UOMG
www.uomg.ch

3. Affiche actuelle de l'événement islamique et programme détaillé

http://www.uomg.ch/index.php/informations/139-programme-de-la-premiere-rencontre-annuelle-des-musulmans-de-geneve

01:08 | Lien permanent | Commentaires (7) | |  Facebook | | | |

13/09/2013

Pénurie d’enseignants : les vraies raisons

Comme à chaque rentrée, les associations professionnelles d’enseignants font état de leur analyse des causes de la pénurie, à venir, et du malaise actuel, lui, des enseignants. Les conditions salariales sont trop rapidement mises en cause. Pour qui connait la situation sur le plan européen et la réelle rémunération des enseignants en Suisse, cette explication fait même sourire. En fait, le problème est ailleurs, essentiellement dans le manque de considération pour cette profession, probablement la plus belle de toutes. N’a-t-elle pas pour vocation d’élever les élèves, nos enfants, au mieux de leur potentiel, jusqu’à rendre leur réflexion autonome et leur savoir factuel et critique ?

Selon une étude récente portant sur 31 pays de l’UE et de l’EEE, la disparité des salaires est la première conclusion qui frappe, y compris entre des pays économiquement proches. Toutefois, de la Bulgarie, avec un salaire annuel brut médian de 4271 € au Luxembourg, 1er de classe, avec un salaire allant jusqu’à 112 736 € pour le primaire et 125 671 € pour le secondaire, la profession est la même, les problèmes aussi. Le déséquilibre entre l’offre et la demande est d’ailleurs la situation la plus fréquente, dès lors que nos sociétés ont opté pour le libre choix des études !

Une grande enquête Eurydice, toujours valable, portant sur « la profession enseignante au 21ème siècle », diagnostique de son côté la perception de la profession par les enseignants et la société. Et propose trois pistes de réflexion qui ont de quoi donner de l’espoir.

Les enseignants s’y disent en général assez satisfaits de leur métier (98% en Suède dans le seocndaire, indépassable, et quand même 66% en France). L’autonomie et la qualité des relations avec les élèves et les collègues sont des plus motivants. Mais les conditions de travail peuvent être complexes et la charge de travail lourde, contrairement aux apparences et aux discours simplistes sur la longueur de leurs vacances. Une partie significative d’entre eux, de 12% à 50% selon les pays, est toutefois prête à renoncer à leur métier. En cause, le regard un brin méprisant porté par la société, en clair par des parents qui préfèrent pour leurs enfants la facilité à l’ascèse et à l’effort que supposent les études.

Pour pallier ce manque potentiel et former davantage d’enseignants, certains pays développent des voies alternatives de formation (apprentissage à distance, validation des acquis obtenus dans d’autres secteurs d’activités, formation en emploi). Cela suppose un mélange savant entre une certification basée sur la maîtrise des matières et une certification axée sur la maîtrise des compétences.

Enfin, la motivation peut s’effilocher, au fil des rentrées. Pour en maximiser le niveau et la durée, des systèmes de retraite anticipée ont été mis sur pied. A ce qui peut passer pour une démission face à l’obstacle, on préférera les aménagements de fin de carrière, avec notamment le tutorat offert à de jeunes collègues. Bref, développer la transmission du savoir (-faire), à ne pas laisser dans les mains des seuls pédagogues !

(Version sans notes de l'éditorial paru ce 13 septembre 2013 dans Entreprise romande)

17:32 | Lien permanent | Commentaires (3) | |  Facebook | | | |

12/09/2013

SIG: le mégalomane et le gourou

La force du coup de blizzard qui a frappé SIG ce 12 septembre 2013 aurait été prévue par n'importe quel météorologue qui se serait intéressé de près à la politique énergétique de l'acteur monopolistique genevois des énergies. Pour la date, c'était plus difficile, mais néanmoins inéluctable.

En effet, la "démission" d'André Hurter de son poste de directeur général de SIG, n'est une surprise que pour ceux qui ne suivent pas de près la politique énergétique de SIG. Ce monopoliste se voyait déjà méga-producteur d'énergies renouvelables non conventionnelles (http://www.tdg.ch/geneve/actu-genevoise/Quand-Andre-Hurt...). Or le "Je m'voyais déjà", c'est du Aznavour, pas du Bach que jouait André Hurter...

On peine à comprendre la ou les raisons qui ont poussé cet homme cultivé, pianiste de qualité, à s'être englué dans des décisions irrationnelles tendant vers la mégalomanie. Sauf si l'on pose la bonne question: "cherchez la femme" ou plutôt "cherchez le gourou".

Pour ma part, j'avais conseillé il y a plusieur années à André Hurter, lors d'entretiens liés à ma fonction de député soucieux des finances de l'Etat, de mettre fin aux liens de SIG avec Isabelle Chevalley, la lobbyiste de l'éolien en Suisse romande qui vend ses services en faisant croire à sa compétence. Apparemment, à avoir continué d'habiter dans le canton de Vaud depuis sa nomination à la tête de SIG, André Hurter peinait à comprendre le dialecte genevois... Sinon, il ne lui aurait pas renouvelé des mandats trop chèrement payés, au vu des résultats. En l'occurrence. "perseverare" a bel et bien été "diabolicum"...

Surtout que ce "diabolicum" aurait pu coûter un milliard de francs à SIG, donc à ses clients, comme je l'estime dans une question écrite posée au Conseil d'Etat (http://www.ge.ch/grandconseil/data/texte/Q03726.pdf). A noter, pour le citoyen intéressé, que réponse lui sera apportée le 3 octobre, et sera disponible sur ce blog.  

Voilà aujourd'hui un beau gâchis humain, une perte de réputation pour cette entreprise qui a flirté avec l'amateurisme, mais aussi la possibilité de tourner la page. On ne peut que lui souhaiter un nouveau départ avec un directeur général ayant les pieds sur terre, et pas dans les hélices. Et surtout plus de gourou. 

Le hasard fait que j'écris ces lignes en ayant face à moi un gadget publicitaire de SIG, une hélice alimentée par le solaire. Et elle est à l'arrêt, donc sans danger pour moi. Mais peut-être y en a-t-il encore à SIG qui tournent très vite au-dessus de la tête de directeurs qui n'ont pas encore donné volontairement leurs démissions... 

18:15 | Lien permanent | Commentaires (19) | |  Facebook | | | |

11/09/2013

Hafid Ouardiri: manipulateur un jour, manipulateur toujours !

Hafid Ouardiri est un homme touchant. Dans sa volonté de passer pour un ami de la paix et de l'entente entre les cultures, il est prêt à raconter des mensonges qui font de Pinocchio un parangon de sincérité. Ainsi de son indépendance à l'égard des partis en lutte pour le pouvoir en Égypte.

Pour preuve, son discours de façade dans la Tribune de Genève du 4.9.2013 sous le titre "Égypte: comment sortir du chaos ?". Il y donne force conseils de respect de la démocratie inspirés par le parcours ubuesque du président déchu Morsi. Qu'il conclut par cette phrase: "Je dis tout cela en vous assurant que je ne suis partisan d'aucun des partis en lute pour le pouvoir en Égypte, ce n'est qu'une question de vérité et de justice".

Pour le lecteur crédule, cela passera pour des paroles... du Coran.

Pour l'internaute curieux et non amnésique, pour un exemple flagrant de manipulation. Il n'y a pas besoin d'être Champollion pour déchiffrer la manipulation qui se cache derrière la façade. Il suffit d'aller sur le site de l'un des blogueurs parmi les plus actifs de la toile locale pour saisir l'ampleur de la manipulation à l'œuvre (http://demirsonmez.blog.tdg.ch/archive/2013/07/09/manifestation-pro-mursi-a-geneve-244263.html).

On y découvre Hafid Ouardiri non seulement déambulant (il aurait pu être un simple curieux), mais surtout haranguant, micro en main, les quelques dizaines de Frères musulmans convoqués sur la Place des Nations le 9 juillet 2013, à peine deux mois plus tôt, par son alter ego de la rue de la Grenade (ça ne s'invente pas), siège du Centre islamique des Eaux-Vives, l'ineffable Hani Ramadan. La teneur des affiches ne laisse aucun doute quant au sens des propos. Le poids des mots, le choc des photos, selon la formule de Paris-Match, qui donne plus que l'impression que Hafid Ouardiri est un "compagnon de route" des Frères musulmans. comme Sartre du PCF. Ce n'est pas honteux, c'est son droit, ici, en Suisse, garanti par nos lois. Mais qu'il assume, crénom de sort !

Hafid Luardiri est un coutumier du genre. On se souvient encore de la manipulation - les termes ne sont pas de moi - dont avait presque été la victime la journaliste Catherine Focas en 1989. Son article de l'Illustré en apporte une démonstration éclatante. (http://pierreweiss.blog.tdg.ch/archive/2013/07/16/hafid-ouardiri-le-voileur-devoile-244463.html).

Alors Hafid Ouardiri, un homme enquête de "vérité et de justice" ? Demandez à Orwell, l'inventeur de la novlangue, s'il ne l'aurait pas nommé à la tête du Miniver et du Minijust associés, en fait le ministère non de la vérité et de la justice, mais de leur contraire, le ministère de la propagande et de l'arbitraire.

Car cet homme est bel et bien un des porte-paroles locaux des Frères musulmans, haïs par la majorité des Égyptiens. Mais s'infiltrant partout où le le titre de sa Fondation (financée par qui ?) fait encore illusion sur des Genevois en mal de crédulité (http://www.fec-geneve.ch/).

C'est l'heure de lui rappeler la phrase de Ciceron qui forme l'incipit de sa première catilinaire : quousque tandem Catilina abutere patientia nostra ? Pour les non latinistes (http://www.estelledebouy.net/wp-content/uploads/2011/07/ciceron.pdf): jusqu'à quand, Hafid, abuseras-tu de notre patience ?

Aie au moins le courage de tes opinions, celui dont fait preuve ton Frère Hani Ramadan, un autre docteur en désinformation et mensonges (http://haniramadan.blog.tdg.ch/archive/2013/09/10/egypte-contre-la-conspiration-de-la-desinformation-246820.html). Voilà un ibel exemple d'nternaute qui ne publie que les opinions qui lui sont favorables, surtout si elles sont rédigées en arabe, mais sans traduction (http://haniramadan.blog.tdg.ch/archive/2013/09/05/un-homme-integre-et-devoue-246557.html) !

05:54 Publié dans Formation | Lien permanent | Commentaires (8) | |  Facebook | | | |

07/09/2013

Chypre: la Turquie désinforme et détruit l'héritage culturel chrétien

A 100 kilomètres des côtes syriennes, la petite République de Chypre ne souffre pas que de l'impéritie de son précédent gouvernement de gauche, ami de la Russie, de ses mafias et des pays arabes. Sa crise financière, dont l'UE, la BCE et le FMI essaient de la sortir au prix d'un sérieux appauvrissement de ses citoyens et d'une profonde restructuration d'un secteur bancaire surdimensionné et imprudent, pour dire le moins, n'est que le dernier avatar d'une histoire récente tragique.

Le ciel bleu dont elle bénéficie 300 jours par an pourrait toutefois la sauver sur le plan economique, non seulement grâce aux deux millions de touristes qui viennent la découvrir chaque année (dont une moitié de Britanniques, mais moins de 30 000 Français !), mais aussi et surtout grâce aux importantes réserves de gaz naturel trouvées au large de ses plages. Leur exploitation est imminente, comme au Liban et en Israël, deux autres de ses voisins.

En effet, ce ne serait pas la première fois que la jeune République, indépendante du Royaume-Uni depuis 1960 seulement, se sortirait d'une situation catastrophique. La dernière était en 1974, à la suite de l'invasion turque qui a mené à la division du pays, à la perte de 70% de son PIB de l'époque confisqué par l'occupant, à un nettoyage ethnique affectant 180 000 de ses habitants, soit le tiers de ses citoyens forcés de fuir leurs villes et villages et devenus réfugiés dans leur propre pays. Et à une destruction de son héritage chrétien, objet d'une désinformation grossière par la République fantoche turque du nord de Chypre (RTNC), qui s'est unilatéralement déclarée indépendante en 1983. À noter que cette sécession n'a été reconnue par aucun État membre de l'ONU, à l'exception, bien entendu, de la Turquie dont la monnaie y a cours légal.

Occupée par 43 000 soldats turcs, repeuplée par plus de 160 000 paysans anatoliens pour compenser l'émigration de la moitié des Chypriotes turcs depuis 1974, la RTNC représente un obstacle majeur pour l'adhésion de la Turquie à l'UE. Comment en effet y accepter un État qui occupe 37% du territoire d'un État membre de l'UE ? Cela équivaudrait à reconnaître que le crime paie.

Le problème n'est pas seulement politique. Il est aussi culturel. Le régime illégal procède à une "turquification" systématique des noms des localités, à une destruction des cimetières où plus une croix chrétienne n'a le droit de rester debout, bref à une négation du passé millénaire de l'île d'Aphrodite. L'héritage grec en est banni.

C'est ainsi que même si la RTCN le cache (par exemple dans un superbe prospectus touristique "North Cyprus" (www.simplynorthcyprus.com), les autorités de cette province turque, de facto, citent, parmi les "exemples de l'héritage culturel qui vous attend: la cathédrale de Sainte-Sophie (...),la cathédrale de Saint-Nicolas" (p. 18). Or ces deux cathédrales sont des mosquées, depuis longtemps d'ailleurs. La honte du détournement religieux est-elle si gênante ?

Se rengorgeant de la centaines d'œuvre d'art qui peuvent y être visitées (et qui en valent la peine, foi d'amateur de vieilles pierres, à commencer par le château franc de Saint-Hilarion et le monastère gothique de Bellapais, à côté de Kyrenia, à suivre par les ruines de Salamine, à terminer par la tour d'Othello qui fait partie de l'enceinte vénitienne de Famagouste), le régime cache la destruction de nombreux sites archéologiques, -sauf ceux de première importance, pour des raisons de marketing touristique -, le vandalisme étatique au détriment des monuments, la vente de biens culturels à l'étranger.

Il cache en particulier le fait que plus de 500 églises (telle la Panagia Avgasida à Milia, 15 ans apres l'invasion! ou encore, plus récemment, l'Eglise de Sainte-Catherine, à Gerani) ont été détruites, vandalisées ou converties au mieux en centres culturels ou en mosquées, au pire en étables. Près de 20 000 objets religieux (icônes, par exemple un portrait de la Vierge à Livadia, près de Famagouste, vaisselles sacrées, manuscrits, etc., ont été volés, des mosaïques ont aussinété détruites ou vendues à l'étranger.

En somme, une partie non négligeable de l'héritage culturel de l'Europe chrétienne fait l'objet du nihilisme culturel turc. Ce qui pose au moins trois questions:

- qui s'en soucie en Suisse, à part les Arméniens, eux aussi victimes, y compris à Genève, du nationalisme turc et du négationnisme de leurs autorités ?

- en quoi le comportement des occupants turcs à l'égard des chrétiens est-il différent de celui que l'on observe dans d'autres pays musulmans soumis à des forces islamistes ? Il suffit de penser aux destructions d'églises coptes par dizaines en Égypte, aux assassinats de moines catholiques en Algérie, aux violences contre les melkites en Irak et maintenant en Syrie. Pour ne pas évoquer ici le lointain Pakistan, l'Indonésie ou les Philippines.

- quand les intellectuels et les politiciens des pays occidentaux et chrétiens, qui ne renient pas leur héritage, auront-ils le courage de reconnaître qu'une guerre des civilisations est en cours, et que la nôtre est mal partie pour la gagner?

Le premier pas serait aujourd'hui de lutter par des pétitions envoyées aux autorités turques pour que soit mis fin à l'occupation turque de cette merveilleuse île méditerranéenne. Le deuxième de faire preuve de vigilance face à la destruction de notre héritage culturel ici par les nationalistes turcs, là par les islamistes. Le troisième d'être attentifs dans nos pays aux tentatives des islamistes d'y imposer leurs valeurs, tel le port du voile. Car ceci n'est pas une autre histoire, pour paraphraser Kipling...

19:07 Publié dans Développement durable | Lien permanent | Commentaires (5) | |  Facebook | | | |

Michèle Künzler, les trams et les vases communicants: Carouge gagne, Bernex et Onex perdent

Les miracles n'existent pas, surtout pour une théologienne protestante telle que Michèle Künzler. Et je m'etonne que personne n'ait encore reagi, dans les communes qui vont "payer" pour la concession justifiée faite à Carouge. Car elle montre que le principe des vases communicants l'emporte encore sur les promesses politiciennes.

En effet, en satisfaisant les 20000 Carougeois par le prolongement annoncé (à la veille du Jeûne genevois !) de la ligne 18, la cheffe de la mobilité genevoise et les TPG privilégient ceux qui ont fait le plus de bruit pour la suppression d'un réel avantage - une desserte directe de Cornavin.

Mais du même coup ils privent d'une (simple) amélioration promise de fréquence ceux qui s'entassent dans la ligne 14 qui part de Bernex (10000 habitants, sans compter ceux de la Champagne, dont Bernex est devenu le point de transbordement) et traverse Onex (20000 habitants) et le Petit-Lancy (quelques milliers d'habitants).

Bref, les victimes sont en gros deux fois plus nombreuses que les bénéficiaires. Et les promesses d'amélioration de fréquence remises à la semaine des 4 jeudis (du Jeûne). Peut-être faudra-t-il attendre que le CEVA entre en fonction pour que les véhicules de la ligne 18 qui, venant du CERN, rebroussaient chemin au Quai de la Poste, soit enfin redirigés sur Bernex, Carouge ayant alors ses trains.

Gageons que le successeur de Michèle Künzler trouvera de bons arguments pour inaugurer cette ligne en 2017, à la suite de la mise en service du CEVA.

09:04 | Lien permanent | Commentaires (7) | |  Facebook | | | |

06/09/2013

Guy Mettan, le voile et la girouette

"Un député PDC milite pour un code de bonne conduite des religions", titre la Tribune du 4 septembre 2013. L'intention de Guy Mettan est louable. Mais le moyen proposé par sa motion la rend impraticable. Et il le sait. Dialoguer avec M. Ouardiri comme représentant de l'islam sur la question de l'interdiction de tous les signes religieux ostentatoires à l'école publique obligatoire, et donc du voile islamique ou, pire encore, avec son Frère musulman Hani Ramadan, promet un résultat où la solution s'appelle soumission, dhimmitude, à leur vision voilée du monde.

Mieux vaut choisir la voie politique, où une loi est votée par le Grand Conseil. Et est soumise à référendum. Que les frères et les sœurs, dont Lucia Dahlab, la candidate verte voilée au Grand Conseil, que l'électorat vert relèguera aux dernières places - j'en prends le pari - le lancent, et on verra bien le peuple se positionner. Pour rappel, un sondage de la Tribune donnait 82% des 4000 participants opposés au port du voile islamique à l'école obligatoire genevoise !

Rappelons ici que Lucia Dahlab est cette ex-institutrice que Martine Brunschwig Graf avait dû combattre jusqu'à la Cour européenne des droits de l'homme (et de la femme) de Strasbourg pour l'empêcher de faire du prosélytisme en classe, en s'affichant avec son voile, signe flagrant d'inégalité entre les sexes dans une République qui entend éduquer les élèves à l'égalité et au respect de la femme.

L'article mentionné écrit que je veux empêcher, par le biais d'une loi, le port du voile. Sans préciser "à l'école publique obligatoire". Sans rappeler que ma proposition n'est qu'une réaction, et pas la plus radicale..., à un arrêt du Tribunal fédéral enjoignant aux cantons de légiférer s'ils entendent interdire par règlement le voile islamique dans leurs écoles. Et sans savoir, puisque ce n'est pas encore public, mais le devient pas cette note, que ce projet de loi va être, selon une position unanime de la députation PLR, un sujet important des prochaines Assises du PLR consacrées à l'école genevoise. Des Assises qui auront lieu, pour des raisons de calme évidentes, après les élections de cet automne.

Je n'ai en effet jamais proposé de texte visant à interdire le voile islamique, comme l'écrit la Tribune, ce qui serait discriminatoire, mais, en me référant à la législation française dès la première note de mon blog consacrée à cette question, le 13 juillet, tous les signes religieux ostentatoires. J'ai insisté sur ce point dans une autre note, du 18 juillet, destinée à un ami PDC en écrivant qu'"il se trompe sur mon intention qui n'est pas d'interdire le seul voile, mais (...) le port de signes religieux ostentatoires, quelle que soit la religion concernée". Une excuse pour ce raccourci vient de ce que les titres des articles de laTribune de cet été consacrés à cette question avaient préféré aller à l'essentiel.

Je profite de l'occasion pour rappeler que Guy Mettan, mettant en musique la phrase devenue célèbre "ce n'est pas la girouette qui tourne, c'est le vent", due à Edgar Faure, ministre de l'éducation nationale en mai 68, avait écrit une audacieuse chronique dans la Tribune du 12 juin 2002 sous le titre "Retour du pamphlet et mort du politiquement correct".

Il y résumait avec talent un ouvrage Oriana Fallaci "la rage et l'orgueil", un pamphlet féministe et (donc) anti-islamiste dirigé "contre les mollahs qui appellent à la haine de l'Occident, contre les hordes musulmanes qui envahissent l'Europe sans aucun respect pour sa culture. Et surtout contre les "cigales", ces beaux penseurs occidentaux qui discourent sur les droits de l'homme et de la femme, mais ne lèvent pas le petit doigt lorsqu'on lapide au "Journal de 20 heures" trois femmes de Kaboul qui avaient commis le crime de s'être rendues chez le coiffeur".

Et Guy Mettan de conclure avec une clairvoyance courageuse que "malgré ses outrances, cette diatribe a beaucoup de mérites. (...). Et surtout Oriana Fallaci met le doigt sur ce qui fait mal, à savoir que la guerre des civilisations a bel et bien commencé, Un phénomène que les intellectuels européens se sont évertués à nier. Cette immense régression est à l'œuvre. (...) Le reste n'est qu'effet de manche, posture médiatique et bruit de bouche sans intérêt".

Comme sa motion ? Probablement. À part qu'elle a le mérite d'ouvrir le débat au Grand Conseil.

10:42 | Lien permanent | Commentaires (12) | |  Facebook | | | |

29/08/2013

Sandrine Salerno et le budget de la Ville : absence de courage ou choix structurel ?

Un déficit annoncé de 25 millions pour un budget d'un peu plus d'un milliard. Voilà comment Sandrine Salerno (SaS), en sa qualité de conseillère administrative de la Ville, aborde l'année 2014 : par une incapacité à respecter l'esprit de la loi sur l'administration des communes qui oblige les communes à adopter des budgets équilibrés. Certes, proposer un déficit ne signifie pas adopter un déficit. N'empêche que cette posture révèle un autre défaut de SaS dans son poste de conseillère administrative avec une majorité de gauche : sa capacité à se défausser sur les autres, en l'espèce le Conseil municipal, pour respecter la loi.

Ce faisant, elle donne raison aux citoyens qui se méfient de cette candidate au Conseil d'Etat, l'une des 4 du PS à espérer siéger au sommet de l'Etat. Pourquoi? Tout simplement parce que SaS pourrait briguer le département des finances. Et qu'elle donne un indice à ceux qui craignent de l'y voir incapable d'orienter le canton vers un retour maîtrisé à l'équilibre de ses finances et à la diminution de sa dette. Avec elle, l'héritage de David Hiler serait vite liquidé.

Bref, SaS présente un mauvais budget pour la Ville. Elle ne pourrait faire mieux pour le canton. On connaît par ailleurs sa méfiance à l'égard de l'économie privée en général, et notamment du secteur bancaire de notre canton. Espérons à ce stade que les conseillers municipaux sauront réviser son travail imparfait, car incomplet.

Ajoutons qu'une autre posture de SaS est imaginable : qu'au sein d'une majorité gouvernementale de droite, elle sache se comporter collégialement. En d'autres termes, que la structure majoritaire l'amène à arrondir les angles. A l'aune de Micheline Calmy-Rey qui en était arrivée à défendre le secret bancaire à la veille de son élection au Conseil fédéral. SaS ne serait plus alors la pire des solutions.

Réponse à ces supputations d'ici à quelques semaines. Et à quelques années au cas où elle serait élue, hypothèse fort plausible, à juger de sa campagne et surtout de celle de ses concurrents.

11:54 | Lien permanent | Commentaires (11) | |  Facebook | | | |

28/08/2013

Affaire Ziegler: une élection impossible selon les statuts de la CDH de l'ONU

La fois de trop ? La Suisse a beau transmettre la candidature de Jean Ziegler au Comité consultatif (CC) de la Commission des droits de l'homme de Nations-Unies (CDHNU), elle risque fort de sortir de cette affaire avec une mine confite. Son poulain aussi. En effet, selon les règles adoptées en juin 2007 par cette même commission, (http://ap.ohchr.org/documents/F/HRC/resolutions/A_HRC_RES_5_1.doc) "les membres du Comité consultatif auront un mandat de trois ans. Ils ne pourront se représenter qu'une seule fois.

Or JZ a été élu en 2008 pour un mandat d'une année, puis il a été réélu en 2009 pour un mandat de 3 ans. Selon les règles de l'ONU, JZ est donc inéligible au Comité consultatif selon les règles mêmes de la CDH.

Du coup, l'argument de la diplomatie suisse selon lequel existerait une exception (pour un troisième mandat) dès lors qu'un congé d'une année entre deux mandats serait observé prend sérieusement de l'eau. Or cette exception est une vue de l'esprit.

Elle l'est d'autant plus que le législateur onusien savait très bien comment s'y prendre pour créer pareille exception. En effet, un an plus tôt, l'Assemblée générale (AG) des Nations-Unies avait approuvé la Résolution 60/251, et notamment son article 7 qui prévoyait plus que deux mandats, après une pause, pour le CDH (http://www2.ohchr.org/french/bodies/hrcouncil/docs/A.RES.60.251_Fr.pdf): "Élus pour un mandat de trois ans, les Membres du Conseil ne seront pas immédiatement rééligibles après deux mandats consécutifs". Peut-on être plus clair ?

Le fait que la CDH de l'ONU n'ait pas utilisé cette disposition existante ne fait que renforcer la signification de l'article 74 de la CDH. Donc pas d'exception au Comité consultatif de la CDH de l'ONU, même pour JZ.

Il n'est pas exclu que la diplomatie suisse soit au courant de cette contrainte lourde de la loi internationale. Ou que des diplomates amis ne la rappellent d'ici au jour du vote.... Un peu de patience ne nuit jamais, un peu de finesse juridique non plus.

Reste à savoir si, argument jamais invoqué car me semble-t-il non pertinent, la durée courte du premier mandat altère l'interdiction d'un troisième mandat.

(Version corrigée de quelques erreurs)

16:23 Publié dans Associations, Formation | Lien permanent | Commentaires (4) | |  Facebook | | | |

25/08/2013

Hani Ramadan et les églises brûlées par les islamistes : la faute aux conspira-sionistes !

Les églises coptes égyptiennes sont détruites par les ennemis des Frères musulmans. Voilà en substance la thèse quasiment "conspira-sioniste" que défend contre toute évidence Hani Ramadan et que dément par l'image France24 (http://www.france24.com/fr/20130819-egypte-gizeh-coptes-eglise-incendie-pro-morsi-sissi-tawadros-militaires-crainte-attaques-reportage). Car il ne suffit pas d'avoir une exception pour infirmer la règle de la haine des chrétiens qui mine l'Egypte, notamment, et fait tant de mal à l'image de l'Islam en Occident.

Cet ex-enseignant qui refusait de serrer la main de ses collègues femmes, devenu après son licenciement "brunschwigien" - qui a coûté cher à l'Etat- prédicateur-imam et de plus en plus porte-parole officieux des Frères musulmans à Geneve, fait partie de cette catégorie de personnes qui sait tout, de manière apodictique. Il n'admet donc pas la contradiction. Aussi, plutôt que de répondre sur son blog à sa dernière note (http://haniramadan.blog.tdg.ch/archive/2013/08/24/pour-la-liberte-et-contre-l-oppression-245962.html), je prends ici la peine de donner la version que les journalistes occidentaux, certainement à la solde du général al-Sissi, écrivent. Mais pas seulement les journalistes occidentaux.

Ainsi, selon l'abbé Arbez qui cite le délégué de l'Union égyptienne des droits de l'homme - très certainement une abominable ONG occidentalisée - 82 églises chrétiennes ont été brûlées en 2 jours après la chute de Morsi (http://www.lesobservateurs.ch/2013/08/18/egypte-suite/). Et de poser la question qui tue, au sens figuré bien entendu: combien sont-ils ces musulmans modérés à être descendus dans la rue, en Europe ou ailleurs, pour protester contre ces actes barbares ? N'y a-t-il pas un contraste, pour le moins, avec ces quartiers qui s'embrasent, en France, mais au propre cette fois-ci, avec voitures brûlées et commissariats attaqués au mortier (!), par exemple à l'annonce de l'arrestation d'un simple délinquant multirécidiviste d'origine maghrébine ou encore pour fêter le 14 juillet (http://www.leparisien.fr/espace-premium/val-de-marne-94/le-commissariat-encore-attaque-par-des-tirs-de-mortier-16-07-2013-2984909.php) ? Que se serait-il passé si 82 mosquées avaient été détruites par des coptes ?

Bref, loin de combattre "pour la liberté et contre l'oppression", pour reprendre le titre de sa note, Hani Ramadan se fourvoie dans un délire conspirationniste décuplé par sa rage de voir le peuple et l'armée unis contre un régime démocratiquement élu mais délégitimé par une pétition signée par plus de 20 millions d'Egyptiens et des manifestations les réunissant par millions. Autant de citoyens qui en ont eu marre d'un régime incompétent qui ne rêvait que d'instaurer la charria comme loi suprême - c'est son droit, car c'était son programme - mais qui nommait gouverneur de Louxor un terroriste, responsable de la mort de 68 personnes dont 36 touristes suisses (http://videos.tf1.fr/jt-20h/2013/egypte-un-ancien-terroriste-a-la-tete-de-la-province-de-louxor-8036768.html). Une provocation tellement "hénaurme" qu'elle provoqua la démission du ministre égyptien du tourisme de feu (sic !) le gouvernement Morsi (http://www.tdg.ch/monde/gouverneur-conteste-luxor-ministre-demissionne/story/25014901).

À mon tour de poser une question à Hani Ramadan qui écrit sans rire "Dns le monde entier, les musulmans libres refusent catégoriquement ce régime" : dans quel pays démocratique du Proche et du Moyen-Orient, autorise-t-on des manifestations pro-Morsi ? La réponse est simple, selon un journaliste arabe assurément "soudoyé par la presse sioniste": en Israël (http://www.gatestoneinstitute.org/3945/muslims-freedeom-of-speech), et pas en Jordanie ni même les Territoires palestiniens...

Hani Ramadan peut se féliciter de vivre et d'écrire ses recits délirants en Suisse. En Égypte, aujourd'hui, sa carrière de polémiste serait compromise. Le bâton manié par des citoyens excédés par les islamistes risquerait de le frapper ! Ça rappelle les tristes excès commis à la Libération contre les collabos, les vrais comme les supposés.

23:44 | Lien permanent | Commentaires (72) | |  Facebook | | | |

23/08/2013

IUFE (suite): quelques précisions pour éviter de faux espoirs

Je suis sceptique quant à l'issue du combat initié par le PDC, mais peu importe. À cause des atermoiements du DIP et des dysfonctionnemts au sein de l'Uni qui continuent, soit dit en passant, il vaut la peine de le mener. On verra bien. Tous les gagnants ont tenté leur chance...

Sur la reconnaissance fédérale de l'IUFE, tant de fois annoncée, elle devrait être finalement là cet automne, selon les informations données au Grand Conseil. Même si, ensuite, le fait de l'avoir obtenue ne devrait pas être un obstacle dirimant au démantèlement de cet institut.

À souligner que le Grand Conseil ne peut supprimer l'IUFE, qui est un institut interfacultaire de l'université, en tant que tel, mais peut créer une HEP et diminuer d'autant le budget alloué à l'uni.

L'obstacle le plus difficile car le plus coûteux est que le statut de la fonction publique protège les profs nommés au sein de l'IUFE par les facultés (des profs qui font surtout de la recherche). Il ne suffit pas de supprimer les fonctions pour les supprimer eux, il faut attendre la fin de leur mandat de 7 ans. À ce moment-là, s'il n'y a plus d'enseignement aux futures enseignants, leurs postes deviennent superflus. Les facultés seront libres de les garder ou de les remercier.

Ce sera le cas échéant un coût de la transition à supporter pour l'uni, si nous avons une majorité au Grand Consei pour ce projet, ce qui est possible. Car à la fin, il faudra aussi faire les comptes, et là ce sont évidemment des choix politiques. Une façon de trouver les moyens pourrait être d'augmenter les taxes, notamment pour les étudiants étrangers, comme l'ont fait ou le projettent plusieurs unis suisses. Question politique s'il en est ! MBG l'avait voulu, elle, et même gagné en référendum.

Reste que la grande majorité des enseignants n'a pas un statut de profs, mais de chargés d'enseignement. Pour ceux-là, la création d'une HEP serait une aubaine car ils devraient alors passer de classe 20 (salaire de 106 000 F à 143 000 F) à classe 26 (salaire de 138 000 F à 187 000 F), comme dans les HES. J'en connais qui trouvent que ce serait le moment, même si la plupart des enseignants ne sont pas d'abord motivés par l'argent, comme vous le savez bien !

Enfin, et c'est le plus inquiétant, changer de structures ne signifie pas encore trouver d'autres têtes pour enseigner. Le réservoir des compétences locales est limité, à telle enseigne que l'on a nommé à l'IUFE pour former des enseignants du secondaire - dont un bon nombre a une formation académique nettement supérieure - force personnes formées pour le primaire (qui n'y avaient même pas toutes enseigné !). Ces engagements ont été un ballon d'air structurel pour les docteurs de la LME (formation pour les enseignants primaires) qui n'avaient pas d'autre perspective professionnelle, du point de vue académique, à la FAPSE.

22:06 | Lien permanent | Commentaires (15) | |  Facebook | | | |

22/08/2013

IUFE: bravo au PDC qui siffle la fin de la première mi-temps !

À lire son programme électoral (http://pdc-ge.ch/programme/formation/creer-une-haute-ecole-pedagogique/), le PDC entend mettre fin à l'expérience de l'IUFE pour remplacer cette Genferei par une HEP apte à former des praticiens de l'enseignement primaire, et pas seulement des théoriciens. Ce que l'IUFE ferait bien au demeurant, selon le PDC. Cette proposition de réforme venue d'un parti qui, comme le PLR (et le soussigné), a soutenu la création d'un institut de formation des enseignants rattaché à l'Université ne tombe pas du ciel. Mais elle ne va pas assez loin.

L'IUFE s'est en effet signalé, depuis son ouverture, en 2008, par des dysfonctionnements attribués à une direction inexpérimentée, insuffisamment coachée par le rectorat. Administration défaillante (ce qui n'est pas près de cesser) et improvisations pédagogiques initiales indignes d'un institut universitaire n'ont pas manqué de susciter l'insatisfaction des étudiants, sinon des enseignants. Diverses pétitions remises au Grand Conseil en témoignent. À chaque fois, son aimable directeur, un professeur de qualité, au demeurant dépassé par les responsabilités qui lui avaient été conférées, annonçait des améliorations. Qui ne sont venues qu'au compte-goutte. La plus grave carence est la reconnaissance fédérale de l'IUFE, continuellement repoussée et, à chaque fois, annoncée pour demain...

Il est donc temps de remettre de l'ordre par un coup de sac institutionnel, faisant de l'IUFE une structure telle qu'on en trouve dans tous les autres cantons, c'est à dire une Haute École Pédagogique (HEP). Car l'un des effets pervers du système actuel est que les futurs instituteurs formés à Genève ne voient pas leur titre reconnu ailleurs en Suisse, ni à l'étranger, contrairement à ceux qui se forment à Lausanne, à Fribourg, à Neuchâtel, en Valais ou en Suisse alémanique, voire en France ou en Belgique. Résultat des courses: quelques étudiants genevois, parfaitement rationnels, même s'ils sont encore rares, préfèrent traverser la Versoix. D'autant que la durée des études est plus longue à l'IUFE. Et que leur contenu, comme le prétend le PDC, y est non seulement excessivement théorique, mais encore trop inspiré par les "gourous" de la FAPSE.

On verra bien ce que le PDC fera de sa proposition au cours de la prochaine législature. Mais si, comme il serait logique, ce parti déposait un projet de loi sitôt les élections passées, il ne manquerait pas de soutiens au sein du Parlement, l'Université n'étant plus crédible dans ses déclarations d'intention réformistes. Même si une HEP a une structure salariale qui serait probablement plus coûteuse pour les caisses de l'Etat.

Restera à savoir si cette révolution annoncée par le PDC s'étendra à la partie de l'IUFE qui s'occupe de la formation des enseignants secondaires, eux aussi formés par des HEP dans la grande majorité des autres cantons.

On me permettra ici une note personnelle. Lors du vote, je serai éthiquement obligé de m'abstenir pour des raisons familiales. Pour celui qui avait amené à la création de l'IUFE, j'avais d'ailleurs choisi une solution qui allait à l'encontre de ces mêmes intérêts familiaux. Certains ont mis du temps pour le comprendre !

23:09 | Lien permanent | Commentaires (10) | |  Facebook | | | |

20/08/2013

Affaire Ziegler: victoire d'étape et aveu de Carlo Sommarruga

La commission des affaires étrangères du Parlement a aujourd'hui désavoué le Conseil fédéral. Par 12 voix (PLR, UDC et 2 voix PDC) contre 10 (les autres), elle considère que Jean Ziegler (JZ) n'est "pas adéquat" pour la fonction onusienne à laquelle l'infatigable sociologue de 79 ans se présente. À noter au passage que le qualificatif est le même que celui retenu par le nouvel ambassadeur des USA à l'ONU, Samantha Power: "unfit" (http://pierreweiss.blog.tdg.ch/archive/2013/08/19/affaire-ziegler-suite-et-pas-fin-les-usa-s-opposent-245721.html). Mais ne cachons pas notre plaisir. Voilà une gifle (à laquelle j'ai modestement contribué) bien méritée par ce Saint Sébastien de la politique suisse qui adore les poses de martyre pour se plaindre des complots ourdis contre lui par des lobbyies qu'il ne contrôle pas.

On peine à comprendre la cohérence de ce soutien en apparence provocateur de la Suisse à JZ. Car le fait qu'il s'agisse du seul Suisse à s'être présenté tient du plus haut ridicule. Comment diable le Département des affaires étrangères (DFAE) n'a pas pensé à contacter Jakob Kellenberger, autrement plus crédible, lui, en matière de droits de l'homme (outre qu'il aurait eu l'avantage d'être du même parti que Didier Burckhalter)? En effet, l"incompétence de JZ, connue depuis 2002 au plus haut niveau de l'ONU, suffit à le disqualifier auprès d'esprits simplement factuels (http://pierreweiss.blog.tdg.ch/archive/2013/08/19/affaire-ziegler-suite-et-pas-fin-les-usa-s-opposent-245721.html).

Non, il faut entendre Carlo Sommaruga à Forum ce mardi 19 août (http://download-audio.rts.ch/la-1ere/programmes/forum/2013/forum_20130820_standard_developpement-1_9fa24db4-953f-4dc9-b3ac-90f884b6de80-128k.mp3) pour obtenir un aveu scandaleux qui confirme l'une des hypothèses que j'avais avancées pour expliquer les raisons d'une renomination provocante (http://pierreweiss.blog.tdg.ch/archive/2013/08/19/affaire-ziegler-suite-et-pas-fin-les-usa-s-opposent-245721.html). L'absence de soutien à JZ témoigne selon lui d'un manque de compréhension, par la majorité de la commission des affaires étrangères, des enjeux liés à la position de la Suisse dans la galaxie onusienne. Il a ainsi cité une nomination obtenue avec les voix de pays du sud, qui forment la base électorale de JZ. L'auditeur comprend que JZ serait au fond le bénéficiaire d'un marchandage indigne de ce pays. Il fallait oser le dire, comme dirait ce bon JZ. Non seulement le soutien du DFAE a JZ se base sur des racontars, des légendes urbaines, des propos non fondés, mais encore la stratégie qui le dicte relève du soukh. Celui de Tripoli ?

Le plus drôle serait dorénavant que l'ONU considére que JZ est inéligible au poste qu'il brigue. Cette hypothèse est moins absurde qu'il ne semble à première vue, compte tenu des mandats qu'il y a déjà exercés. Y a-t-on pensé à Berne ? La Suisse pourra toujours présenter Carlo Sommaruga pour le remplacer...

19:37 | Lien permanent | Commentaires (7) | |  Facebook | | | |

19/08/2013

Affaire Ziegler (suite et pas fin) :Les USA s'opposent

Dans le match qui est en train de se jouer entre partisans et opposants au soutien inattendu, par le Conseil fédéral, de la candidature de Jean Ziegler à la Commission des droits de l’homme des Nations-Unies (CDH de l’ONU), une étape vient d’être franchie. Le nouvel ambassadeur des USA à l’ONU, Samantha Power, s’est en effet clairement positionnée contre son élection dans un tweet rédigé le 15 août : «  Indeed, Dr. Ziegler is unfit for continued service at the @UN _HRC ». Ce tweet est repris à l'étranger et contribue à ce qui est devenu, sans conteste, une nouvelle Affaire Ziegler http://www.jpost.com/International/US-ambassador-to-UN-Sw.... Traduction libre: « En réalité, M. Ziegler n’est pas adapté à un nouveau mandat à la CDH de l’ONU ».  


A n’en pas douter, cette prise de position devrait jouer un rôle au moins équivalent, pour le Département fédéral des affaires étrangères, au soutien pavlovien manifesté par une cinquantaine d’ONG http://www.tdg.ch/suisse/ong-manifestent-soutien-jean-zie.... Un Département décidément mal pris, à voir les oppositions à sa décision qui se multiplient, y compris au sein du PLR, le parti du ministre Burkhalter, telles celles des 4 membres PLR de la commission des affaires étrangères.



La liste précise des soutiens d’ONG à JZ est encore inconnue, pour ne pas dire opaque. Mais il y a fort à parier qu’elle sera fort proche de la nébuleuse que le polémiste suisse avait réussi à mobiliser lors de sa précédente candidature http://blog.unwatch.org/wp-content/uploads/NGOs4Ziegler.pdf  et http://pierreweiss.blog.tdg.ch/archive/2011/04/03/jean-zi....



Même si l'ONU connait aussi un système de majorité automatique que la candidature de JZ est à même de satisfaire, l’importance de ce désaveu par les USA n’est pas à sous-estimer. Car maintenant, on sait que JZ, au mieux un amnésique, au pire un menteur,  http://pierreweiss.blog.tdg.ch/archive/2013/08/14/jean-zi... était aussi considéré au sein de l’ONU comme incompétent voire nuisible pour la CDH en 2002 déjà. Il aura fallu la publicité donnée à un document tiré de la masse de données de l’affaire wikileaks pour que cela apparaisse en plein jour.



Cette fois-ci, pour l’ambassadeur Power, ce sont les positions politiques de JZ qui sont en cause : pro-Hezbollah, pro-Garaudy, un négationniste notoire, et évidemment pro-Kadhafi. N’en jetez plus. Il ne manquerait plus que JZ soit aussi pro-Morsi ! Parions que cela ne saurait tarder. 


 



L‘ami des dictateurs, qui a notamment des liens si étroits avec Castro, devrait commencer à se faire du souci pour la réussite de sa dernière candidature, vu son âge avancé (79 ans), à un hochet politique lui permettant de croire qu'il est encore important. Quitte à demander une intervention de la Corée du Nord, qui ne manque pas de fusées, en sa faveur…  Pour l’envoyer sur Russin !


(Variante légèrement remaniée de la version parue sur le site lesobseervateurs.ch)

00:54 | Lien permanent | Commentaires (9) | |  Facebook | | | |

16/08/2013

Ziegler - un exemple canadien : à Montréal on démissionne, à Berne, on nomme ! Cherchez l'erreur...

Sous le titre en "une" de la partie affaires, "SNC Lavalin - autre départ d'un dirigeant entaché par la Libye", le grand quotidien montréalais "La Presse" de ce 16 août 2013 fait état de la démission d'un haut dirigeant "indirectement mêlé aux déboires de la firme en Libye". Il s'agit en l'occurrence du conjoint de l'ancienne ministre de la justice du Québec, Kathleen Weil. M. Novak, car c'est de lui dont il s'agit, exerçait des activités de lobbyiste pour cette société. Et il a donné des cours de développement des affaires à Saadi Kadhafi, un des fils du dictateur lors de ses visites au Canada.

Mais quand on démissionne à Montréal pour avoir été lié, de près ou de loin, à l'argent sale libyen, à Berne on nomme en Jean Ziegler (JZ), pour un poste où il a été considéré à la fois incompétent et nocif pour l'ONU, un proche de Kadhafi. Un professeur qui enrichissait ses cours ou sa réflexion théorique sur les révolutions du Tiers-Monde des leçons pratiques que lui donnait le dictateur en personne. Un proche si proche qu'il a été vice-président d'une fondation qui administrait un fonds de 10 millions de dollars (qu'est devenu ce pactole depuis 2011 ?) servant à remplir les enveloppes distribuées par le jury du Prix Kadhafi des droits de l'homme - dont JZ faisait évidemment partie - à ses amis, voire à lui-même. (http://pierreweiss.blog.tdg.ch/archive/2013/08/14/jean-ziegler-amnesique-ou-menteur-en-tout-cas-disqualifie-po.html)

Pourquoi diable le sceau d'infamie, pour contacts étroits avec la Libye, n'a-t-il pas déjà marqué l'épaule de JZ, comme il avait marqué celle.de Milady, d'une empreinte encore plus forte que dans le cas de M. Novak ? Parce qu'en Suisse, on est moins rigoureux qu'au Canada. Tout simplement.

20:38 | Lien permanent | Commentaires (7) | |  Facebook | | | |

15/08/2013

Jean Ziegler: amnésique ou menteur? En tout cas, disqualifié pour incompétence selon wikileaks (scoop)

Des remous. C'est le moins que l'on puisse dire. La proposition du Conseil fédéral, rendue publique en plein été, de renommer Jean Ziegler (JZ) comme expert de la Commission des Nations-Unies pour les droits de l'homme, à l'un des trois postes attribués aux pays occidentaux, ne passe pas inaperçue. Des parlementaires fédéraux du PLR, du PDC et de l'UDC entendent en effet remettre en question ce choix du DFAE, le département responsable dont le chef nous avait habitués à ce jour à plus de circonspection dans ses choix.   

Pourquoi ne faut-il pas renommer JZ ? D'abord parce qu'il s'est disqualifié tout au long de ses mandats précédents.

SCOOP

Selon un document trouvé sur wikileaks (http://www.cablegatesearch.net/cable.php?id=02ROME5540), un site que JZ risque de moins admirer dans les jours qui viennent et qui met en cause les déclarations laudatives du porte-parole du DFAE, le chef du programme mondial pour la nourriture de l'ONU avait demandé le 24 octobre 2002 au secrétaire général de l'ONU Kofi Annan de le licencier pour incompétence. Sergio Vieira de Mello, haut commissairede l'ONU pour les droits de l'homme, avait reçu copie de cette demande.

Voici un premier extrait de ce cable: 

UN'S SPECIAL RAPPORTEUR ON THE RIGHT TO FOOD JEAN ZIEGLER) IS SERIOUSLY DAMAGING THE EFFORTS OFTHE WORLD FOOD PROGRAM TO RESPOND TO FOOD CRISESAROUND THE WORLD, AND PARTICULARLY NOW IN SOUTHER AFRICA.

Et en voici la conclusion:

I HOPE YOU WILL GIVE SOME THOUGHT TO THE POSSIBILITY OF DISCUSSING THIS ISSUE WITH HIM. THERE ARE SO MANY TALENTED, RESPONSIBLE, AND HUMANE PEOPLE WHO COULD DO AN EXCELLENT JOB AS THE SPECIAL RAPPORTEUR ON THE RIGHT TO FOOD. AT THE INTERNATIONAL FOOD POLICY RESEARCH INSTITUTE AND AT MAJOR UNIVERSITIES, THERE ARE A NUMBER OF EXPERTS WHO UNDERSTAND THE COMPLEXITY OF FOOD SECURITY ISSUES AND WHOSE CAREERS HAVE DEMONSTRATED A COMMITMENT - NOT TO PUBLICITY - BUT TO FINDING SOLUTIONS TO THE CHRONIC HUNGER THAT STILL AFFLICTS THE LIVES OF SO MANY OF THE WORLD'S POOR. SINCERELY, JAMES MORRIS, WFP EXECUTIVE DIRECTOR

C'est la raison principale developpée au point II. 

 

I. Renommer un menteur n'est pas possible

En effet, renommer JZ comme expert dans cette commission, c'est comme nommer le chanvrier valaisan Rappaz à l'Office des Nations-Unies oontre la drogue et le crime selon les déclarations marginalement ironiques du conseiller national PLR Christian Lüscher ou encore Fidel Castro - un proche ami de JZ - à la tête de Reporters sans frontières. 

- JZ a été membre du jury du prix Kadhafi des droits de l'homme, un prix créé par Kadhafi en 1989, peu après l'attentat de Lockerbie perpétré par des terroristes libyens sur l'ordre de feu le dictateur libyen - on se refait les virginités qu'on peut... - et décerné jusqu'en 2011, année de la chute de son régime. JZ nie aujourd'hui avoir joué ce rôle.

Et pourtant, les articles abondent qui le mentionnent comme membre du jury ("And the winner is...", Time, 8 mai 1989; ou "Mandela receives "anti-Nobel award", UPI, 23 avril 1989, ou encore "Gadhafi human rights prize for two dock strike wifes", Daily Mail, 4 septembre 1997). Il n'a pas démenti ces articles.

- JZ est l'ancien vice-président de la Fondation 21 pour le dialogue interculturel ( cf. le Registre du commerce de Genève du 19 juin 2006 où JZ apparait comme vice-président tant de ladite Fondation que de "l'Institut Nord-Sud pour le dialogue interculturel"; lire aussi l'article de L'Hebdo du 27 avril 1989 "Le Nobel de Kadhafi" où JZ déclare qu'il "préfère avoir les mains sales que pas de mains du tout", ainsi que "Un deuxième spectacle autour du Prix Kadhafi, La récompense est financée par les pétrodollards libyens", Le Temps du 30 août 2000 ou encore "Les noirs demandent réparation pour l'esclavage", Le Temps du 7 août 2001). De la même façon, il nie aussi avoir eu cette responsabilité, comme le 13 août 2013, à l'émission Forum de la RTS. 

A souligner ici que cette Fondation administrait, de 1989 à 2011, le capital de dotation du Prix dont le montant généralement évoqué est de 10 millions de dollars et dont les intérêts, de l'ordre de 250 000 dolars permettent de décerner le prix en question présenté comme un contre-prix Nobel pour le Tiers Monde ("Mandela receives "anti-Nobel" award", UPI, 23 avril 1989, ce que JZ affirme dans l'article cité).

A ce propos, il serait peut-être intéressant de savoir ce qu'il est advenu du capital de dotation de ladite Fondation. 

Comment JZ peut-il avoir oublié ses activités et tous ces faits officiels et gestes rendus publics ?

- JZ a même été un des 13 récipiendaires dudit prix en 2002.  http://fr.wikipedia.org/wiki/Prix_kadhafi_des_droits_de_l.... Ce qu'il nie malgré les évidences. En témoignent la liste rétrospective des récipiendaires publiée le 24 novembre 2004, à 9:14 (!), par l'agence de presse officielle libyenne Jana qui le nomme John Ziegler..., de même que la dépêche de l'AFP datée du 30 septembre 2002 concernant l'attribution du prix Kadhafi des droits de l'homme à Garaudy et Ziegler sous le titre "French Holocaust denier, Swiss campaignair for (its) victims share Kadhafi prize" et celle de l'ATS, du 30 septembre 2002, au titre le plus explicite qui soit:  "Prix Kadhafi des droits de l'homme: Jean Ziegler et Roger Garaudy parmi les treize lauréats". A noter que JZ se trouvait à Tripoli le jour où le prix a été décerné, mais où il l'aurait refusé. Une étrange coïncidence !

L'excellent article "Führerstaat, frisch gestrichen", paru dans la NZZ am Sonntag du 25 décembre 2005 le confirme aussi. JZ y explique avoir accepté ce prix non pour lui, mais pour l'institut sur le Tiers-Monde qu'il dirige, précisément depuis 1989, l'année de Lockerbie - seconde coïncidence étrange - au département de sociologie de l'Université de Genève.

Changement de version le 2 octobre 2002. JZ prétend avoir refusé le Prix, "pour une raison exclusivement diplomatique: la fonction qu'il occupe désormais à l'ONU" ("JZ refuse le "prix Kadhafi des droits de l'homme"", Le Temps, 2 octobre 2002). Il ajoute même n'avoir "jamais accepté de prix". A l'évidence un autre mensonge, voire une offense à l'égard des "idiots utiles" de la SSR qui avaient décerné au politicien un "Swiss Award" en 2005...  

 

II. Renommer un faux et mauvais expert n'est pas possible

En effet, JZ, menteur et non pas simplement amnésique, n'a pas les qualités nécessaires pour remplir ce job sans disqualifier la Commission et ridiculiser, voire déshonorer la Suisse. 

Nommé une première fois en 2000 pour une durée de 3 ans, sous l'initiative de Cuba, "Rapporteur spécial pour le droit à l'alimentation" par la Commission de l'ONU pour les droits de l'homme, JZ n'a non seulement pas "cherché le consensus" - cela ne fait pas partie de l'ADN de ce sociologue-polémiste -, bien qu'il il le prétendît, pendant les 7 ans de son mandat renouvelé, il a aussi fait la preuve de sa partialité, sinon de son incompétence. Or l'impartialité est exigée d'un expert de l'ONU, de même que l'objectivité et la non-sélectivité (absence de biais) (Voir à ce sujet la résolution de l'Assemblée générale de l'ONU 48/141, du 20 décembre 1993). 

Partialité contre les USA en reprochant à ce pays ses lâchers de nourriture en Afghanistan, en prétextant que les USA violaient "les éléments principaux des organisations internationales et du droit international", ou que ces lâchers auraient permis de nourrir les Talibans (Cf. communiqué de presse de l'ONU ga/shc/3660, du 9 novembre 2001).

Partialité en faveur de Cuba - logique, de la part de JZ, ami de touours du Lider maximo, peu regardant en matière de respect des droits de l'homme dans son pays connu aussi pour ses prisons où croupissaient et croupissent encore des priosonniers politiques et détenteur lui aussi du Prix Kadhafi des droits de l'homme - http://fr.wikipedia.org/wiki/Prix_kadhafi_des_droits_de_l... - qui l'amène à critiquer à nouveau les USA  tant à la Commission des droits de l'homme qu'à l'Assemblée générale pour violation "flagrante" du droit international et singulièrement du droit à l'alimentation. Même si Cuba n'a jamais figuré, pendant toute la durée des mandats de JZ sur la liste d'urgence de la FAO, l'organisation onusienne compétente pour l'alimentation et l'agriculture. Mais cela ne l'a pas empêché de prétendre que les USA commettaient un "génocide" à Cuba (Prensa latina du 20 mars 2005), alors que celui, bien réel, du Darfour n'était qu'une simple "préoccupation", la responsabilité avérée déjà à l'époque du régime de Khartoum, un autre soutien de JZ, n'étant que "présumée" aux yeux de cet expert "impartial" (Communiqué de presse de l'ONU AFR/873, HR/CN/1065, du 29 mars 2004)... 

Partialité évidemment au détriment d'Israël. Ami de nombreux antisémites patentés, tels le Français Roger Garaudy et l'Américain Louis Farrakhan, autres détenteurs du Prix Kadhafi des droits de l'homme, JZ rédigea en 2001 déjà, à un an de son entrée en fonction, un rapport pour la Commission des droits de l'homme accusant Israël de mener des politiques qui "génèrent la faim et menacent les plus indigents de famine" (www.fao.org/righttofood/kc/downloads/vl/docs/AH320_en.pdf). En réalité, selon les standards de l'ONU elle-même, la sitution alimentaire dans les Territoires palestiniens n'a jamais été classée comme crise alimentaire mondiale. En novembre 2003, le Comité permanent sur la nutrition compara les risques alimentaires de diverses populations de réfugiés; or les populations de Cisjordanie et de Gaza y étaient classées les moins à risque ! A noter ici que jamais à une exagération abjecte près, JZ qualifia Gaza d'"immense camp de concentration" et les soldats israéliens de "gardiens de camp de concentration, ce qui lui valut une réprimande par le secrétaire général Kofi Annan ("Annan éreinte un fonctionnaire", JTA, 8 juillet 2005) et par le Haut-Commissaire Louise Arbour ("Les commentaires sur Gaza dd'un expert en droits de l'homme sont inconscients", Reuters, 7 juillet 2005).

Partialité toujours contre Israël quand, en 2006, après la Guerre du Liban, JZ s'autosaisit pour aller enquêter au Pays des Cèdres sur les violations du droit à l'alimentation des Libanais de la part des Israéliens, bien que 4 experts du Conseil des droits de l'homme y aient été dépêchés afin de mener une enquête officielle pour le compte de l'agence onusienne. AU terme de son enquête, les officiers israéliens devaient, selon lui, être jugés pour crimes de guerre ! (Conférence de presse de l'ONU, 26 octobre 2006, http://youtube.com/watch?v=ehUPTdNLpL.A) Où est le rapport avec l'alimentation, sinon que son mandat lui servait de prétexte pour fulminer, à son habitude, contre ses ennemis politiques.      

Et pendant qu'il se laissait aller à ses dérives politiques, il n'avait évidemment pas le temps de se consacrer à son mandat. Car comment expliquer, sinon par son incompétence connue des instances onusiennes au plus haut niveau (http://www.cablegatesearch.net/cable.php?id=02ROME5540), selon le document produit par wikileaks, qu'il n'ait même pas réussi à rendre compte des pénuries alimentaires mondiales les plus graves, dont la liste est pourtant mise à jour en permanence par la FAO ? Sur 35 pays concernés en 2004, 17 avaient souffert d'une crise en raison d'actions humaines (guerre, par exemple), et non de désastres naturels. Or JZ mit en cause 34 fois les USA, mais 0 fois les parties responsables de 14 des 17 crises alimentaires d'origine humaine. Il n'intervint pas davantage en faveur des populaitions souffrant de ces famines. Ont ainsi été laissés dans l'ombre

-le Burundi

-la République Centre-africaine

- la République du Congo

- la République démocratique du Congo

- la Côte-d'Ivoire

- l'Erithrée

- la Guinée

- Haïti

- le Liberia

- la Tchétchénie

- la Sierra Leone

- la Somalie

- la Tanzanie

- l'Ouganda

 

III. Les mauvaises raisons d'une renomination

Ce qui précède témoigne clairement à charge pour le fait que JZ n'est ni impartial, ni objectif, ni non-sélectif, au sens des critères requis pour être expert de l'ONU. Comment donc la Suisse peut-elle alors songer à reproposer sa nomination ? Cela donne-t-il vraiment l'impression, au terme d'une lecture, certes sommaire, mais néanmoins documentée de son action d'expert onusien que "JZ a l'expérience qu'il faut et qu'il est interntionalement reconnu pour ses compétences", comme l'a déclaré au Matin du 14 août, sans la moindre trace d'humour, le porte-parole du DFAE ? N'est-ce pas plutôt et tout simplement parce qu'il est "internationalement connu" ? Bref, la "peopolisation" ne touche pas que Stéphane Bern, le spécialiste des altesses sur TF1... 

D'autres explications, plus sérieuses, du choix suisse sont encore possibles. il convient de ne pas les négliger.

La première est bien connue de tout enseignant. Celui qui a réussi un examen une fois a de très fortes chances de le réussir une seconde. Or JZ a été élu une première fois. Dans la logique de l'ONU, la commission se déjugerait si ses membres ne le reconduisaient pas une nouvelle fois. La Suisse ne prend aucun risque en représentant JZ.

Elle en prend d'autant moins qu'elle se donne une image de pays ouvert, proche des pays du Sud (mais aussi de leurs dictateurs corrompus !), tolérant envers un esprit hyper-critique de ses institutions, qui n'a jamais de mots assez forts contre l'"oligarchie au pouvoir" dont le CF Burckhalter et pire encore le président de la Confédération Ueli Maurer sont les représentants stipendiés. Pourtant, en chrétiens qui tendent l'autre joue, ces 2 Conseillers fédéraux montrent leur magnanimité, leur indépendance d'esprit et leur indifférence aux lobbys économiques dont JZ est, depuis sa tendre enfance bourgeoise, l'ennemi juré. Cela évite au gouvernement d'aller chercher de vrais experts en droits de l'homme. A commencer par Jakob Kellenberger, l'ancien directeur du CICR qui a l'âge d'un gamin en comparaison de JZ.

La Suisse ne prend aucun risque non plus car la vision du monde par la galaxie des Nations-Unies (à part les USA) et surtout celle de leurs fonctionnaires internationaux est tendenciellement orientée vers l'anti-américanisme. La chose n'a pas échappé au renard JZ qui jamais ne critique les gouvernements de pays européens, ni a fortiori ceux du Tiers-Monde démocratiques ou dictatoriaux, profitant de la majorité automatique que ceux-ci forment. Ni même la diplomatie suisse, qui sert ses intérêts, quel que soit le parti du conseiller fédéral. Car jamais, malgré ses 79 ans, JZ ne cessera de réclamer des hochets par ses crix, pour rappeler urbi et orbi qu'il existe.  

 La Suisse évite aussi de se faire des ennemis d'ONG politiquement correctes et puissantes pour toute question liée aux droits de l'homme, y compris pour les nominations de fonctionnaires, telles que Amnesty International et Human Rights Watch, qui jamais n'ont élevé de critiques contre l'action de JZ. 

Vu du côté onusien, le choix de la candidature de JZ est une faiblesse de plus dans une organisation qui a élevé l'hypocrisie et l'impunité au rang de beaux-arts. D'ailleurs la Libye n'a-t-elle pas présidé, du temps de Kadhafi, en 2009, le programme antiracisme de la Commission des droits de de l'homme ? Quant à JZ, il n'a été critiqué qu'une seule fois pour ses déclarations enflammées de tribun par les instances dirigeantes de l'ONU. Bref, l'omertà règne. Au passage, mais c'est une autre histoire, on en a vu les effets dans le scandale du Pétrole contre nourriture ou encore dans les abus sexuels commis par des casques bleus en Afrique et en Haïti. 

 

IV. Il faut renommer JZ, l'oxymoron de la diplomatie suisse

La boucle est bouclée. Nommer JZ, récipiendaire du Prix Kadhafi des droits de l'homnme à la Commission des Nations-Unies pour les droits de l'homme, c'est nommer "the right man at the right place". L'oxymoron peut être déclaré nouvelle langue officielle de l'ONU, sur proposition du DFAE.

01:43 | Lien permanent | Commentaires (24) | |  Facebook | | | |

10/08/2013

Voile en France: les crèches et l'uni entre l'école et la rue

Il n'y a pas que le Tribunal fédéral pour nourrir la discussion, voire la polémique sur le port de signes religieux ostentatoires. Avec, au premier rang, le voile islamique.

En France aussi, un rapport du Haut Conseil à l'Intégration (HCI), un organisme aujourd'hui remplacé par l'Observatoire de la laïcité, préconise, au milieu d'une douzaine de mesures (lire, pour plus d'informations, le rapport du HCI http://www.lefigaro.fr/assets/pdf/Avis.pdf), son interdiction à l'université où seul le voile intégral est aujourd'hui interdit, et pas seulement dans les écoles, lycées (classes préparatoires des Grandes Écoles comprises), et IUT (en gros, les HES de nos voisins). Toutefois, le président dudit Observatoire fait état de son désaccord, Genevieve Fiorasco, ministre de l'enseignement supérieur aussi, mais le ministre de l'intérieur et des cultes, Manuel Valls, y est nettement plus favorable, à l'image de plusieurs présidents (recteurs) d'université.

C'est une litote que de dire que le ministre de l'intérieur est soutenu par les Francais. Selon un sondage exclusif de l'Ifop pour le Figaro (paru le 8 août 2013), 78% d'entre eux sont opposés au port du voile dans les salles de cours des universités (http://www.lefigaro.fr/actualite-france/2013/08/08/01016-20130808ARTFIG00457-une-majorite-de-francais-contre-le-voile-islamique-a-l-universite.php). On notera que ce score place l'université entre l'école (78% des Français contre le port du voile) et l'espace public, en clair la rue (63% des Français contre le port du voile). À noter que dans le cas de la rue (pour le voile intégral seulement) comme de l'école, des lois ont déjà tenté de régler le problème. La question est maintenant de savoir quand viendra le tour de l'université stricto sensu.

Car il faut relever une sacrée incohérence dans les solutions légales adoptées par nos cartésiens de voisins: 35% des étudiants de l'enseignement supérieur sont déjà touchés par l'interdiction du port du voile. Restent les deux-tiers qui ne le sont pas. En raison de la montée des revendications communautaristes dans les universités (par exemple, refus d'être jugé par des jurys mixtes, donc composés aussi de femmes, stands de propagande, prosélytisme croissant), des recteurs d'université estiment qu'il est grand temps d'agir. Même s'il s'agit de contraindre de jeunes adultes. Comme le dit un ancien responsable de la formation des enseignants français, "la religion ne saurait être un objet de débat et de division dans les lieux de partage du savoir". (http://www.lefigaro.fr/actualite-france/2013/08/05/01016-20130805ARTFIG00412-on-assiste-a-une-montee-des-revendications-religieuses.php).

Avant l'université, le tour va toutefois très probablement venir pour les établissements privés accueillant du public. La raison en est le refus, en mars 2013, d'une islamiste de laisser son voile au vestiaire de la crèche Babyl-Loup, dans les Yvelines. Le secrétaire du PS, Harlem Désir, avait alors reconnu qu'il y avait besoin d'une extension du dispositif législatif concernant l'école aux établissements privés remplissant des missions de service public. En quoi il tentait d'éviter tout désaccord avec l'UMP qui a indiqué, à la session de juin du Parlement, vouloir déposer un projet de loi sur ce volet du dossier du voile. Un autre sondage fait lui état de 84% de Français opposés au voile dans les lieux privés accueillant du public.

Ces différents degrés de rejet ne sont que l'expression d'une logique élémentaire: les enfants méritent le plus d'être préservés du prosélytisme et de l'image d'inégalité entre les sexes que représente le voile. Les adultes, surtout quand ils déambulent dans la rue, sont supposés être capables de faire preuve de libre-arbitre et donc ont moins besoin de pareilles précautions. Même si la tendance est clair: du voile -pris comme symbole du communautarisme -, les Français ont ras-le-bol !

Comme quoi un voile (à l'uni publique) peut en révéler un autre (dans les crèches et autres écoles privées) qu'il s'agira de tirer. Le plus tôt étant le mieux, pensent dans leur grande majorité les Français.

06:40 | Lien permanent | Commentaires (7) | |  Facebook | | | |

08/08/2013

Le FC Bâle a gagné face au Maccabi Tel-Aviv grâce à l'Egyptien Salah. Le BDS a perdu

Le sport l'a emporté sur la politique mardi soir à Tel-Aviv. Or cette victoire du FC Bâle contre Maccabi Tel-Aviv n'a tenu qu'au but marqué par le joueur égyptien Mohamed Salah. Le même qui avait menacé de boycotter ce match, après avoir refusé de serrer la main des joueurs israéliens, à l'issue du match aller gagné 1 à 0 par le FC Bâle. Comme si le sport devait séparer les peuples, au lieu de les unir.

Apres avoir en effet menacé de ne pas participer à cette partie, à la suite de pressions venues de son pays d'origine, M. Salah a finalement pris une part décisive à cette rencontre. Ce faisant, Mohamed Salah a entendu les appels à la raison lancés dans son pays d'accueil, notamment par l'Association Suisse-Israël. Sa section bernoise a ainsi rappelé, par le biais d'un communiqué de presse (repris samedi par la presse alémanique, notamment par la Basler Zeitung et le Tages-Anzeiger) qu'Egypte et Israël étaient liés par un traité de paix depuis 1979 - soit tres probablement avant la naissance de M. Salah, pourrait-on ajouter -, et que les questions religieuses ne devaient pas avoir droit de cité dans les stades.

Selon la Tribune de Genève, la partie a été rocambolesque. Après avoir mené 3 à 0, grâce notamment au but de Salah, Le FC Bâle a marqué un auto-goal puis s'est vu infliger deux buts par le Maccabi. Du coup, le FC Bale peut continuer sur sa lancée, après l'avoir emporté en 3eme phase qualificatrice de la Coupe de la Ligue des champions. On lui souhaite bonne chance.

Cette décision de donner la priorité au sport représente un échec de la politique de boycott d'Israel soutenue en Suisse notamment par l'association pro-islamiste "Droit pour tous". Une association qui entend lutter contre le droit à l'existence d'Israel en lançant des appels au boycott dans tous les domaines (sportifs, culturels, économiques, etc.) où la Suisse entretient des relations avec cette autre nation de volonté. Une politique qui part du boycott, passe par les désinvestissements, et vise les sanctions, d'où son appellation de BDS.

Bravo Mohamed, bien joué ! Hopp Basel !

14:22 | Lien permanent | Commentaires (8) | |  Facebook | | | |

06/08/2013

"L'expérience Blocher": à soutenir et à voir, sans Cherix et avec Sommaruga !

La Festival de Locarno va permettre aux spectateurs de la Piazza Grande de découvrir "l'expérience Blocher", le dernier documentaire de Jean-Stéphane Bron, auteur notamment de "Maïs im Bundeshuus" et de "Cleveland vs. Wall Street". Or le fait que son dernier documentaire ait été produit avec de l'argent public fait tiquer certains censeurs de gauche, moralisateurs à la petite semaine, tel François Cherix. Au motif que l'UDC a fait du "mal aux institutions", il n'ira pas le voir. Il n'y a décidemment pas de limite à l'étroitesse d'esprit. Qu'on le veuille ou non, Blocher est LE politicien suisse qui a le plus marqué la Suisse depuis la chute du Mur, en 1989. Malgré ses échecs, il a dicté et dicte encore, avec son parti, l'agenda politique de ce pays.

François Cherix aurait mieux fait de se renseigner avant de s'exprimer dans la Tribune de Genève. Il aurait ainsi appris de l'Office fédéral de la culture que "tous les critères étaient remplis pour l'encouragement à ce film". À surplus, l'OFC se targue de faire de la liberté d'opinion "une valeur cardinale". Vraie ou exagérée, la réaffirmation de l'attachement de l'OFC à la liberté de création, dans un milieu qui passe souvent comme favorable à la gauche - un élément que M. Cherix oublie comme par hasard de mentionner - mérite d'être soulignée. Même s'il ne s'agissait que d'un exercice-alibi, c'est bien joué. Et rend du coup plus difficile l'accusation, si rapide du côté de l'UDC, que les subventions fédérales à la culture engendrent potentiellement une culture d'Etat.

Donc non seulement cette aide est bienvenue, mais elle aura permis à ce documentaire d'exister. Ce qui me permettra, comme Carlo Sommaruga avec qui je suis généralement en désaccord sur tout, d'aller voir ce film "avec curiosité". Sans François Cherix, qui n'est "pas masochiste"... Et encore moins curieux de voir si Bron a réédité ses réussites précédentes.

13:37 | Lien permanent | Commentaires (3) | |  Facebook | | | |

30/07/2013

Voile à l'école: Saint-Gall, Turgovie et le Tessin. Les initiatives croissent et se multiplient

Charles Beer a beau avoir dit "tout le mal qu'il pensait de (mon) projet de loi" dans les colonnes de la Tribune, cette même Tribune du 30 juillet doit lui donner d'autres sujets d'aigreur. Voici en effet le canton de Saint-Gall qui va débattre de la question. Puis celui de Thurgovie. Et d'abord le Tessin qui votera le 22 septembre 2013 sur l'interdiction dans les lieux publics de la burqa et du nikab.

Et au Tessin, ce n'est pas l'UDC qui aura amené le peuple à se prononcer, mais un simple citoyen. Avec de bonnes chances de succès, toujours selon la Tribune. Puis les Chambres fédérales - où une coalition opposée au voile à l'école PDC - PLR - UDC devrait l'emporter - seront appelées à se déterminer. Et enfin le Tribunal fédéral, le jour où un recours sera déposé, par exemple par une jeune fille portant un voile et étant mise en demeure d'observer la loi.

La question n'est donc plus de savoir si mon projet de loi (qui doit encore être approuvé par une majorité des députes PLR pour être déposé le 3 septembre - ce qui ne va pas de soi, compte tenu des convictions de certains et des considérations électoralistes d'autres) sera voté par le Grand Conseil genevois, mais plutôt quand il le sera, sous une forme ou une autre, par un moyen ou un autre.

Sous une forme ou une autre: en visant l'interdiction de signes religieux portés de façon ostentatoire, comme je le souhaite, ou en ciblant l'interdiction de couvre-chefs, tel que le député UDC Éric Bertinat l'a imaginé en réaction à ma proposition.

Sous un moyen ou un autre: par le biais d'un projet de loi, tel que le mien, ou d'une initiative populaire que d'autres pourraient lancer, avec de très bonnes chances de succès (rappelons ici que le sondage de la Tribune donnait 82% des 4000 répondants en faveur de l'interdiction du voile à l'école).

Car le mouvement est lancé depuis que le Tribunal fédéral s'est prononcé le 11 juillet sur le cas de deux écolières d'une commune scolaire thurgovienne, Bürglen, pour lui reprocher l'absence de base légale cantonale à son règlement communal.

On peut considérer que l'histoire n'a pas de sens. On ne peut en revanche reprocher aux citoyens de vouloir lui en donner un, quand il a pour but le respect de la femme, la poursuite de l'objectif de l'égalité entre les sexes et en l'occurrence la mise en œuvre des 13 priorités du DIP, celles-là mêmes que Charles Beer va léguer à son successeur, singulièrement la priorité 7 (une politique volontariste en faveur de l'égalité entre filles et garçons - voir http://www.ge.ch/dip/13_priorites.asp). Dès lors, cela tient de "mission impossible" de convaincre les citoyens, surtout ceux de cette gauche qui n'a que le mot égalité à la bouche, de rejeter mon projet de loi.

16:08 Publié dans Commerce | Lien permanent | Commentaires (7) | |  Facebook | | | |

22/07/2013

Noam Chomsky, un grand linguiste mais aussi un polémiste contesté

L'université de Genève, fidèle à sa politique d'"events" que constituent ses Grandes Conférences, lancée lors de son 450ème anniversaire, a cette fois-ci invité l'immense linguiste américain Noam Chomsky (après Arnold Schwarzenegger), un homme qui a aussi influencé la psychologie cognive. Chomsky a en effet été l'intellectuel le plus cité au monde entre 1980 et 1992; il est actuellement le 8ème intellectuel le plus cité et est détenteur de nombreuses distinctions, dont deux Prix Orwell !

Nul doute que cette invitation drainera vers l'alma mater un large public pour entendre, à défaut de comprendre (!), le professeur au MiT. Qui a aussi développé une réflexion théorique sur la politique économique des média, accusés d'être des "fabriques de consentement" au service de l'idéologie capitaliste hégémonique et belliciste des USA. L'aspect totalitaire de cette réflexion apparaît vite, car comment sinon rendre compte du fait que Chomsky lui-même est la preuve vivante que cette théorie connait des exceptions ? Au surplus, il n'est pas le seul dans son cas. L'animateur du Club suisse de la presse, qui profite de sa présence pour l'y inviter, fait aussi partie de ceux qui défendent de facto une conception libertaire de la liberté d'expression. Tout peut être dit, peu importe en définitive le rapport avec la vérité.

Sans compétence pour me prononcer sur la théorie de la grammaire générative et transformationnelle que d'autres, hors USA, critiquent (http://fr.wikipedia.org/wiki/Noam_Chomsky), j'aimerais ici mentionner que Chomsky est un Janus. Car à côté du scientifique, il y a le polémiste. Opposant à la politique étrangère américaine et donc, en son temps, à la guerre du Viet-Nam, à la politique menée par Israël (où d'aucuns le considèrent comme un traitre, même si lui-même se dépeint comme sioniste) à l'égard des Palestiniens, sceptique quant à l'implication de Al-Qaīda dans les attentats du 11 septembre et donc quant à la culpabilité de Ben Laden, assassiné à ses yeux, par Barack Obama, Chomsky s'est aussi singularisé comme un des signataires d'une pétition d'un négationniste américain en faveur du malheureusement célèbre négationniste français Robert Faurisson, l'homme qui nie l'existence des chambres à gaz.

À beau mentir qui vient de loin, diront pour l'excuser ses défenseurs. En écrivant, pour désamorcer la polémique suscitée en France par sa signature, que Faurisson était "une sorte de libéral (au sens américain du terme), relativement apolitique", décernant de la sorte un brevet d'honorabilité à un antisémite notoire, il aggrave son cas à mes yeux. Le premier amendement de la Constitution des USA, sur l'absolue liberté d'expression, n'excuse pas tout, et notamment pas le n'importe quoi. Surtout quand il ajoute que "sa prise de position est anodine". Le Pen, specialiste en détails de l'histoire, n'aurait pas dit mieux !

Je considère pour ma part que l'immense Chomsky a montré là ses limites d'analyste politique. Même si un autre classement le met au 4ème rang des personnalités les plus aptes à former un gouvernement mondial, juste derrière le Dalaï Lama (président), Mandela et Bill Cinton (http://fr.wikipedia.org/wiki/Opinions_politiques_de_Noam_Chomsky).

08:24 | Lien permanent | Commentaires (16) | |  Facebook | | | |

21/07/2013

Inititive 1:12 dite "pour des salaires équitables": quel coût pour les finances publiques genevoises ?

Selon le Matin Dimanche de ce 21 juillet 2013, l’initiative « 1:12 », dite « pour des salaires équitables », lancée par les Jeunes Socialistes pourrait se traduire par une diminution des recettes de l’AVS de l’ordre de 450 millions de francs. Voilà au passage une traduction en négatif de la phrase célébérissime de celui qui est passé à la postérité pour le père de l’AVS, l’ancien conseiller fédéral bâlois (et socialiste) Hans-Peter Tschudi : « Les riches n’ont pas besoin de l’AVS, mais l’AVS a besoin des riches ».

Mais ce n’est pas tout. Cette initiative ferait d’autres victimes collatérales. D’abord la SUVA, ensuite l’IFD, sur le plan fédéral.

Les cantons seraient aussi touchés, en cas d’acceptation. Le gouvernement zurichois a ainsi calculé que les pertes fiscales seraient de l’ordre de 188 millions de francs.

Ma question est donc simple : quelle serait la perte pour les finances publiques genevoises, au titre essentiellement de l’impôt sur le revenu, causée par cette initiative anti-riches ?   

.

 

22:22 | Lien permanent | Commentaires (2) | |  Facebook | | | |

20/07/2013

Voile à l'école en France: opposition encore plus forte qu'à Genève !

En presque un quart de siècle, de 1989 à 2012, le pourcentage de Français opposé au port du voile à l'école est passé de 75% à 89%, selon un sondage représentatif réalisé par l'IFOP sur commande du Figaro et publié le 24 octobre 2012; seuls 5% y sont favorables, et les indifférents ne sont que 6%.
(http://www.lefigaro.fr/actualite-france/2012/10/24/01016-20121024ARTFIG00700-l-image-de-l-islam-se-degrade-fortement-en-france.php).

À noter que 1989 est l'année où le port du voile avait été autorisé dans les collèges publics par un gouvernement de gauche, cédant aux sirènes du multiculturalisme, une décision vivement combattue par différents intellectuels de gauche, dont notamment Elisabeth Badinter.
(Lire à ce sujet l'article fondamental rédigé pour le Nouvel Observateur des 2-8 novembre 1989 par 5 agrégés de philosophie - Elisabeth Badinter, Régis Debray, Alain Finkielkraut, Elisabeth de Fontenay & Catherine Kintzler - au titre mobilisateur et prophétique à la fois: "profs, ne capitulons pas !"
ainsi qu'un autre appel contre le voile intégral, de 2003, http://archives-lepost.huffingtonpost.fr/article/2010/08/29/2198991_elisabeth-badinter-en-2003-sur-le-voile-islamique-si-on-accepte-cette-symbolique-fini-l-egalite-des-sexes.html)

Voilà de quoi faire réfléchir ceux qui, parmi nos concitoyens, mettraient en doute les résultats du sondage non représentatif de la Tribune selon lequel 82% des Genevois sont défavorables au port du voile à l'école publique, 15% favorables, le taux des indifférents n'étant que de 3%. On peut même suspecter le sondage de la Tribune de sous-estimer l'opposition des Genevois !

Un résultat à rappeler à ceux qui préféreraient taire le problème, alors que les braises sont là, prêtes à être ranimées au moindre souffle. À croire que la leçon du vote sur les minarets - j'étais contre l'initiative qui voulait les interdire, au nom de la liberté religieuse - n'a pas été tirée. Une liberté dont se sont au demeurant prévalus à tort les opposants à l'initiative sur les minarets; le recours intenté par le citoyen franco-algérien Ouardiri a du reste été déclaré irrecevable par la Cour de Strasbourg le 28 juin 2011 (https://www.uclouvain.be/260898.html).

Gageons que depuis 2012, date du sondage du Figaro, le pourcentage d'opposants aux islamistes en France y a encore augmenté grâce ou plutôt à cause de l'actualité dont j'extrais 3 exemples éloquents:
- l'expérience catastrophique du régime des Frères musulmans en Égypte qui y a certainement contribué pour beaucoup (http://www.lalibre.be/dernieres-depeches/afp/egypte-de-la-chute-de-moubarak-au-renversement-de-morsi-51d48fe335708c786994fef6);
- les enlèvements et assassinats de Francais en Afrique par des rebelles islamiques aussi, dont, dernier en date, celui de Philippe Verdon (http://www.bbc.co.uk/afrique/region/2013/07/130718_mali_verdon.shtml);
- cette dernière nuit de violence, à Trappes, en raison d'un contrôle policier sur une femme portant un voile intégral, qui va aussi jouer son rôle (http://www.lemonde.fr/societe/article/2013/07/20/trappes-la-republique-doit-etre-implacable-selon-ciotti_3450533_3224.html).

Bref, le moins que l'on puisse dire est que les islamistes n'ont pas bonne presse. 43% des sondés pensent ainsi que les musulmans en général représentent une menace pour l'identité de la France, parce qu'ils refusent de s'intégrer, une raison retenue par 68% des Français, ou qu'ils sont mal intégrés (67%).

Et pourtant, ces mêmes Français ne sont pas a priori xénophobes: 69% se disent ouverts aux musulmans. Mais voilà, l'intégration n'est pas un processus à sens unique. Et les vrais xénophobes ne sont pas ceux que les médias "politiquement corrects" désignent comme tels. Qui y songe ?



16:19 | Lien permanent | Commentaires (8) | |  Facebook | | | |

18/07/2013

Voile à l'école: un hérétique courageux

Le blogueur de la Tribune, auteur de la note "Élections: quand les politiques faseyent", ignore trois choses. Même s'il est un fin lettré polyglotte qui connait le hollandais et le sens du verbe "faselen", qui a donné faseyer en français. Même s'il est courtois au point de ne pas citer mon nom. Même s'il suppose avec la générosité amicale qui le caractérise que je serai réélu cet automne et que je n'avais pas besoin de lancer l'idée d'un projet de loi, dans la foulée du récent arrêt du Tribunal fédéral concernant l'absence de base légale cantonale en Thurgovie qui empêche une commune d'imposer un code vestimentaire à des élèves musulmanes, en l'occurrence de leur interdire le port du voile islamique.

Primo, il ignore (ou se trompe) sur mon intention qui n'est pas d'interdire le seul voile, ce qui serait effectivement "discriminatoire et inéquitable", mais d'interdire de façon plus générale le port de signes religieux ostentatoires, quelle que soit la religion concernée. Il ne s'agit pas du tout pour moi de m'en prendre au port de croix chrétiennes, souvent offertes à l'occasion de la communion, d'étoiles de David ou de main de Fatima portées autour du cou. En me référant spécifiquement à la loi française sur l'éducation dans la note initiale de mon blog sur cette question, je croyais avoir été clair. http://pierreweiss.blog.tdg.ch/archive/2013/07/13/voile-a-l-ecole-une-loi-cantonale-est-necessaire-pour-l-inte.html(http://fr.wikipedia.org/wiki/Loi_française_sur_les_signes_religieux_dans_les_écoles_publiques)

Secundo, il ignore (ou se trompe) sur la position du parti dont il attend le soutien pour siéger au Grand Conseil dès cet automne, après avoir été constituant élu de GE Avance, la liste des milieux économiques. En effet, Christophe Darbelley, opposant de longue date au voile islamique à l'école et surtout président de son nouveau parti, le PDC, a été on ne peut plus clair en déclarant dans le Temps du 13 juillet 2013:

"La présidence du PDC veut permettre aux écoles de décréter l’interdiction de porter le foulard. C’est une question d’intégration, et nous allons déposer une motion dans ce sens», indique Christophe Darbellay. En 2009, le président du PDC était resté tout seul avec son idée d’interdire la burqa. Il assure aujour­d’hui avoir une majorité très nette. «Nous en discuterons au sein du groupe parlementaire. On verra alors si c’est le groupe qui dépose une motion ou une seule personne et, dans ce cas, ce serait bien que ce soit une femme.»

Je sais par expérience personnelle le courage qu'il faut pour défendre une position contraire à celle de son parti. Je l'avais fait dans la question du prix unique du livre, convaincu de la nécessité de soutenir les éditeurs, libraires et auteurs romands. Mais en deuxième ligne, par respect de la position opposée de mon propre parti. En cela, l'auteur de la note sur le faseyage des politiques est un hérétique courageux en attaquant frontalement son propre président central. Par bonheur, notre époque ne brûle plus les hérétiques; j'espère toutefois pour lui que Christophe Darbelley pardonnera chrétiennement cet écart, disons, de jeunesse politique.

Tertio, il ignore (ou se trompe) sur le fait que, à tort ou à raison, l'école est un "lieu de joutes pré-électorales". Et pas seulement. De joutes post-électorales aussi.

Je me réjouis donc de nos échanges futurs au Grand Conseil dès cet automne, en français ceux-ci !

20:14 | Lien permanent | Commentaires (15) | |  Facebook | | | |

16/07/2013

Hafid Ouardiri, le voileur dévoilé

L'ex-porte-parole de la mosquée du Petit-Saconnex a beau m'accuser de jeter de l'huile sur le feu, d'"ajouter la haine à la haine", comme il l'a déclaré à la Tribune de Genève du 16 juillet à propos de ma proposition d'interdire le voile islamique à l'école obligatoire laïque genevoise, il n'est pas crédible. Les archives électroniques sont en effet le lieu où l'on peut confondre ceux qui n'ont de cesse de se faire passer pour des agneaux.

Il suffit en effet pour se convaincre de la duplicité de M. Ouardiri dans la question du voile islamique de lire les déclarations de deux jeunes musulmanes dans une édition de l'Illustré de 1989, rapportées par la Weltwoche (qui donne un portrait critique, non démenti, de l'ex-porte-parole) en 2009.

En réalité, sous ses abords affables qui ne séduisent que ceux qui ne font pas preuve d'esprit critique, M. Ouardiri est un redoutable prosélytite d'un islam intransigeant. On n'a pas à le lui reprocher, c'est son métier, sa vocation, probablement sa mission sur cette terre (helvétique). Encore faudrait-il qu'il le reconnaisse. Avec son but qui est d'imposer le voile dans nos écoles pour toutes les jeunes muslmanes comme un fait irréversible.

Dans la question du voile, il n'a en effet cessé d'agir pour que l'on arrive à une situation de non-retour, où le voile islamique apparaîtrait comme allant de soi. Voici comment il manipulait de jeunes écolières musulmanes, selon le témoignage de ces dernières à l'Illustré, rapporté par Mireille Vallette. "La journaliste (de l'Illustré) demande un rendez-vous à l'école pour qu'un photographe immortalise le tandem (des deux jeunes filles) en foulard "ce qui déclenche la fureur de l'aimable Abdelhafid Ouardiri". Les jeunes filles se présentent au rendez-vous, mais la journaliste obtient le fin mot de l'histoire: elles ne portent jamais le foulard en classe et n'ont pas envie de se différencier de leurs camarades. "A la mosquée, on nous a demandé de vous raconter cette histoire parce que Monsieur Ouardiri pense que ça peut faire un exemple et que d'autres musulmanes porteront le voile si elles lisent notre témoignage".

Le cas est clair: M. Abdelhafid Ouardiri est un manipulateur patenté, et à mes yeux un pur voileur dévoilé.

"Eine Journalistin von L’illustré wollte wissen, wie es an den schweizerischen Schulen aussehe. Ouardiri, damals Sprecher der Genfer Moschee, präsentierte ihr zwei Mädchen (13- und 14-jährig). Sie versicherten ihr, dass sie den Schleier in der Schulklasse trügen, «aus Scham und weil wir die Religion respektieren». «Niemand zwingt uns dazu. Wenn wir ihn nicht mehr tragen könnten, wären wir sehr traurig.» Etwas suspekt fand die Journalistin aber Ouardiris heftigen Protest gegen ein Foto der beiden Mädchen mit der gesamten Schulklasse. Sie fand schliesslich heraus, dass sich in Tat und Wahrheit die beiden Mädchen wie alle anderen Schülerinnen kleideten: Jeans, Turnschuhe, kein Schleier. Die Mädchen gaben zu, gelogen zu haben, weil «Herr Ouardiri» gedacht haben soll, dass dieses Beispiel für andere Frauen ein Ansporn sein könnte, auch den Schleier zu tragen. Ouardiri erklärte die Lüge anders: Die Mädchen hätten unbedingt auf einem Foto in L’illustré erscheinen wollen".

01:05 | Lien permanent | Commentaires (75) | |  Facebook | | | |

14/07/2013

0,5% ou 50%: le pourcentage des élèves musulmanes voilées n'est pas clair

Le nombre d'élèves musulmanes voilées dans le canton de Vaud fait l'objet d'une présentation tendancieuse et lénifiante par le porte-parole du Département de la formation, de la jeunesse... et des cultes (DFJC) dans la Tribune de Genève du 13 juillet 2013. Cet exemple de discours est typique du déni de réalité venant de l'officialité, qui entend masquer l'entorse fondamentale faite au principe de l'égalité entre les sexes, voire entre les écolières. Selon M. Michael Fiaux, il n'y aurait que 200 écolières sur 40000 qui porteraient le voile. Soit 0,5%.

Or, en disciple de Churchill, je ne crois que dans les statistiques que j'ai fabriquées moi-même.

Sachant qu'il y a environ 80000 éleves qui suivent l'école obligatoire Outre-Versoix, dont 40000 écolières (ttp://www.scris.vd.ch/Data_Dir/ElementsDir/7386/1/F/Numerus-02-2012_Scolarite%20obligatoire.pdf), il n'y en a en réalité que 22000 au total (dont 11000 écolières) dans le secondaire obligatoire (à partir de 12 ans), soit en âge pubère, l'âge à partir duquel les musulmans considèrent que le port du voile est recommandé pour les jeunes filles.

Sachant que le pourcentage de musulmans est de 4,3 % dans le canton de Vaud (arrondi ici à 4%), cela donne 11000 x 0,04 = 440 jeunes filles musulmanes. Donc un total de 200 sur 440, ce qui donne un pourcentage proche de 50% (45%, pour être plus précis).

On pourrait encore déduire de ce nombre de 11000 les écolières n'ayant pas eu leurs premières règles, dont l'âge moyen est de 13 ans en Suisse, selon diverses études disponibles sur le web, et le chiffre de 50% serait largement dépassé.

À ce stade, la premiere question qui se pose est de savoir combien parmi ces jeunes filles portent le voile librement, par choix personnel et non par imposition parentale.

La deuxième est de savoir si cela correspond à l'image d'égalité et de dignité que notre société se fait de la femme, surtout à gauche, si regardante d'habitude au moindre coup de canif au contrat "républicain", et si le solution du dialogue avec les parents est adaptée à une telle situation.

Bref, voilà la démonstration par des chiffres officiels qu'il est urgent de légiférer sur le plan cantonal, comme le conseille nolens volens le Tribunal fédéral dans son arrêt thurgovien. Car il ne s'agit nullement d'une "proportion marginale", comme l'écrit la Tribune, faisant preuve de peu d'esprit critique, mais bel et bien d'une proportion devenue majoritaire si mes calculs sont corrects.

14:56 | Lien permanent | Commentaires (11) | |  Facebook | | | |

13/07/2013

Voile à l'école: une loi cantonale est nécessaire pour l'interdire

L'arrêt du Tribunal fédéral autorisant le port du voile islamique à deux écolières pour cause d'absence de base légale cantonale l'interdisant incite à une action immédiate et résolue à Genève au nom de l'égalité des sexes, de la dignité de la femme, dans le respect des droits de l'homme et de la liberté religieuse. Il ne s'agit en effet pas d'interdire, par exemple, le port d'une croix chrétienne ou d'une main de Fatima autour du cou.

Sous réserve d'un accord de la députation PLR au Grand Conseil, j'entends donc être le premier à annoncer le dépôt d'un projet de loi en ce sens. Son contenu devra nécessairement prendre en compte un arrêt de la Cour européenne des droits de l'homme entérinant la législation française conçue dans le même but et éviter d'aboutir à un effet contraire, à savoir le retrait de ces jeunes filles par leurs familles de l'école publique genevoise pour les placer dans des écoles islamistes.

Q'une chose soit claire: il ne s'agit nullement d'une manifestation d'islamophobie de ma part. Je m'étais en effet débattu pour obtenir la possibilité d'inhumer les défunts juifs ou musulmans selon les rites de leur foi respective. Mais le voile à l'école publique, c'est autre chose. C'est une attaque claire contre la laïcité de l'Etat, contre la dignité humaine, contre tant de valeurs auxquelles je tiens. C'est pourquoi mon but est de convaincre les députes de mon parti puis le Grand Conseil dans sa majorité d'adapter notre législation.

Nul doute que ce futur projet de loi donnera lieu à un débat politique passionnant entre ceux qui se font les chantres du relativisme culturel et les bardes des valeurs rappelées ici.

09:09 | Lien permanent | Commentaires (18) | |  Facebook | | | |

10/07/2013

Dette du canton: l'épine dans la couronne de David Hiler est héréditaire

En huit ans à la tête des finances cantonales, David Hiler aura fait beaucoup de choses positives pour ce canton. Dont certaines qui demandaient ou demandent encore du courage politique, telle la réforme de la fiscalité des entreprises. À l'heure de son bilan qui approche à grands pas, il convient de lui rendre cet hommage.

Mais personne n'est parfait. D. Hiler ne fait pas exception. Ainsi de sa générosité envers la fonction publique qui a notamment bénéficié d'une réforme salariale couplée à l'introduction d'un treizième salaire, avec des effets délétères pour les cadres, en raison d'un aplatissement de la courbe des revenu selon l'expérience. C'est surtout parce qu'il avait à plus d'une reprise fait état de son intention de ramener le déficit cantonal à moins de huit milliards, en fait à la hauteur d'un budget annuel. Et là, le moins que l'on puisse en dire, c'est que c'est raté.

Oh, certes, il peut sortir de bonnes excuses, allant du rattrapage en matière d'infrastructures à l'assainissement des caisses de pension publiques. Mais n'empêche que cela ne suffit pas à expliquer que la dette cantonale continue de peser sur la notation par Standard's & Poor de la qualité de la gestion des finances publiques genevoises. Selon son dernier rapport, c'est toujours AA-, une notation stable depuis 2010, due à un endettement de quelque 12 milliards, soit 25 000 F par habitant, comme le rappelle la Tribune de ce 10 juillet.

Le bilan est encore plus cruel quand on compare Genève à Vaud. Car là, le canton "rupestre" a superbement réussi à faire fondre en dix ans sa dette de 8 milliards à moins de 1 milliard, ne représentant pas plus de 1 000 F par habitant. Le mérite comparé du PLR Pascal Broulis n'en est que plus éclatant.

Certes, le rôle des communes vaudoises dont les responsabilités sont plus importantes que celles des genevoises en rend compte pour partie. Le canton n'y porte que 60% des infrastructures contre 82% à Genève. Mais cela ne suffit pas. Le CHUV ne démérite pas à côté des HUG, ni l'UNIL à côté de l'uni de Genève. Quant au réseau routier, vaudois son ampleur discrédite d'emblée les Genevois.

Non, il faut chercher ailleurs l'incapacité locale à assainir nos finances. Pour une part majeure, elle tient dans une fonction publique très nombreuse, se caractérisant par un niveau salarial en moyenne nettement plus généreux que de l'autre côté de la Versoix. Pour ne prendre que le secteur hospitalier en considération, l'ancien directeur des HUG, Bernard Gruson, avait coutume de dire que la différence de coût pour le personnel infirmier y était d'au moins 20% en défaveur des Genevois. Quand on sait que le canton attribue une subvention de l'ordre de 900 millions par an aux HUG, dont la majeure partie à pour vocation de rémunérer le personnel, on se rend immédiatement compte du potentiel d'économies qui gît inexploité. Un potentiel d'autant plus virtuel que David Hiler aurait encore voulu faire adopter une réforme de la rémunération de la fonction publique, à l'acronyme qui en dit long, SCORE, dont le premier effet aurait été d'augmenter le coût de la masse salariale !

Autant dire que ladite réforme à du plomb dans l'aile, et que la première tâche du nouveau Parlement sera de resserrer des boulons qui ne l'ont pas assez été par l'actuel Grand Argentier. C'est dire si la tâche de son successeur ou successeure (?) sera délicate.

12:17 | Lien permanent | Commentaires (5) | |  Facebook | | | |

05/07/2013

15 secondes pour ne pas mourir

15 secondes, c'est le temps dont dispose un million d'Israéliens vivant dans le sud de leur petit pays pour se mettre à l'abri des roquettes tirées contre eux depuis douze ans de la bande Gaza par le Hamas, le Jihad islamique ou Al Quaida.

C'est à peu près le temps qu'il vous aura fallu pour lire cette phrase.

C'est le titre d'un éditorial paru le 3 juillet dans El Pais, un des quotidiens espagnols les plus influents (http://elpais.com/elpais/2013/07/01/opinion/1372695371_45...) qui n'oublie pas que les victimes du conflit israélo-palestinien ne se trouvent pas que d'un côté. Pas plus que les responsables.

En voici la traduction:

 

15 Secondes

 

On oublie souvent qu’un million de civils israéliens vivent soumis à des attaques à la roquette.

 

Jorge Marirrodriga, 3 juillet 2013

 

Quinze secondes est approximativement le temps nécessaire au lecteur pour lire cette phrase trois fois. Mais pour un million de civils qui habitent au sud d’Israël, 15 secondes est le temps qu’ils disposent pour chercher un refuge quand sonnent les sirènes. Le jour ou la nuit. A n’importe quel moment. Une situation qui perdure depuis douze ans. Douze ans à organiser la vie quotidienne autour de ces 15 secondes : faire ses courses, amener les enfants à l’école ou faire une simple balade. Quand sonne la sirène on peut être sûr que quinze secondes plus tard (le temps de lire trois phrases) on entendra au moins deux explosions. Il n y a pas d’objectif militaire désigné, ni un endroit sûr où les bombes ne tombent pas. C’est égal que la roquette tombe sur un terrain vide, l’aire de jeux d’une crèche, une maison ou un parking. L’attaque est aléatoire, avec un seul dénominateur commun : c’est une attaque contre la population civile.

 

Il suffit de visiter des villes comme Shderot ou Ashkelon pour confirmer que l’être humain est capable de s’adapter à toutes les circonstances imaginables. Tous les abri-bus sont des refuges, dans les jardins publics les jeux pour enfants peints avec des couleurs vives sont aussi des refuges et toutes les maisons ont une construction annexe avec une fenêtre minuscule. Il s’agit de refuges aussi. Toutes les écoles possèdent des toits impressionnants fabriqués en béton, et les cours sont intérieures. Des refuges.

 

Les personnes qui vivent dans cette réalité quotidienne, dont nombre d’adolescents qui n’ont connu nulle autre réalité dans toute leur vie, habitent à l’intérieur de frontières délimitées par les Nations Unies en 1947. Et elles appartiennent à toutes les religions et groupes ethniques. Ils sont juifs et musulmans, commerçants ou bédouins, écoliers et retraités. Il y a même des immigrés sans papiers. Tous des civils. Personne ne peut les accuser d’occuper quoi que ce soit ni de tirer sur quelqu’un.  Ils sont des civils qui vivent en accord avec la légalité internationale. Et ils sont des civils qui, en douze ans, n’ont connu qu’une seule période de 60 jours sans aucune roquette ne soit tombée sur la région.

 

Dans d’autres villes du monde, on peut identifier les lignes de bus ou du métro par les couleurs,  mais les civils de Shderot savent reconnaître par les couleurs des débris de roquettes qui sont les ennemis qui tirent sur eux. La couleur verte, jaune ou noire ont des significations bien précises : Hamas, Jihad Islamique, Al Qaeda ou encore toute une myriade des petites organisations pour lesquelles le mot « négociation » n’existe même pas. Des organisations pour lesquelles le concept de « paix » passe forcément par l’annihilation de l’Etat créé grâce à une décision des Nations Unies et dans lequel un million de civils vit en permanence sous le feu.

 

La question est que, quand on met sur la table toutes les conditions qui peuvent inciter à un processus de paix entre Israël et les Palestiniens, on a tendance à oublier ces 15 secondes comme s’il s’agissait d’une affaire mineure. Curieusement, certains des leaders qui proposent des solutions au conflit les considèrent comme un élément négligeable de l’équation. Et quand les roquettes tombent sur Jérusalem ou Tel Aviv, ce qui est déjà arrivé, on considère ça comme une simple anecdote. Mais un million de civils qui vivent sous le feu constant méritent eux aussi qu’on pense à eux. Au moins pendant 15 secondes.

 

 

 

22:16 | Lien permanent | Commentaires (5) | |  Facebook | | | |